C’est peut-être arrivé près de chez vous !
Quelque part en France, peut-être près de chez vous ou de vos proches…
Un petit groupe de firmes agro-industrielles a expérimenté en pleine nature de nouveaux pesticides génétiques reposant sur des technologies inédites d’interférence ARN, dont les dangers pour les abeilles, l’environnement ou même la santé humaine commencent à peine à être étudiés.
Ces produits tout droit sortis de laboratoires sécurisés ont été vaporisés sur des champs de colza et de pommes de terre pour « tester » leurs effets sur les insectes ravageurs…
… sans même que les firmes n’aient à fournir de garanties sur les mesures de précaution mises en œuvre pour protéger les autres insectes et animaux, ou même les populations alentour.
Pourtant, ce que les chercheurs entrevoient de ces nouvelles biotechnologies est alarmant :
- elles peuvent contaminer les sols ainsi que les micro-organismes qui s’y trouvent [1], les eaux et le pollen des fleurs alentour [2], bien au-delà de la zone de test ;
- les effets sur la santé des personnes qui ihnaleraient ces molécules hautement volatiles (agriculteurs, promeneurs, riverains…) n’ont quasiment pas été étudiés, comme le confirme un tout récent rapport de l’OCDE [3] ;
- ces pesticides génétiques sont trop imprécis pour cibler spécifiquement certains insectes ravageurs, et pourraient avoir un effet aussi dévastateur sur les abeilles et les pollinisateurs sauvages que les pesticides chimiques qu’ils sont censés remplacer [4].
En dépit des risques, ces tests ont bien eu lieu en France – comme nous l’ont confirmé les autorités françaises [5].
Mais PERSONNE ne veut nous dire oùces tests ont été menés ; par quels laboratoires, et dans quelles conditions de sécurité surtout ces expérimentations ont été faites.
Ni la Commission européenne, ni l’EFSA (l’autorité européenne de sécurité des aliments), l’ANSES (l’autorité sanitaire française), ou le ministère de l’Agriculture, que nous avons tous interpellés [6].
Plus aberrant encore : dans les seules réponses que nous ayons reçues, les institutions françaises reconnaissent avoir laissé faire les firmes sans même exiger de permis d’expérimentation, comme le prévoit pourtant la réglementation sur les pesticides…
… comme pour ménager les firmes, et ne pas les embarrasser à fournir les garanties indispensables avant de les laisser déverser dans la nature des milliers de molécules capables d’interférer avec l’expression génétique des insectes en ciblant leur ARN messager, une technologie inédite et potentiellement très dangereuse !
Face à cette omerta administrative qui protège et dissimule les exactions des firmes au détriment de l’environnement et de la population, nous lançons un appel à toutes les personnes qui auraient des informationssur ces tests : chercheurs qui ont participé aux expérimentations, fonctionnaires des autorités sanitaires ou des ministères qui ont vu passer le dossier…
Aidez-nous à faire éclater la vérité !
Nous avons besoin de votre aide pour bâtir un dossier solide et obliger nos responsables politiques et institutionnels à rendre des comptes : SVP transmettez ce mail le plus largement possible pour augmenter nos chances d’atteindre les personnes qui pourraient, par leurs témoignages, nourrir cette alerte.
Et si vous le pouvez, faites un don pour soutenir les démarches scientifiques, juridiques et citoyennes lancées par POLLINIS en cliquant ici.
Si les autorités continuent à nous refuser les explications qui permettront de faire la lumière sur ce scandale pseudo-scientifique, nous les obtiendrons par voie de justice, avec votre aide !
Les premières recherches que nous avons pu mener de notre côté sont très inquiétantes [7]:
Parce que les insectes partagent entre eux une grande partie de leur génome, hérité d’une longue histoire évolutive commune, de nombreux pollinisateurs (abeilles sauvages, bourdons, syrphes, papillons…) peuvent être eux aussi impactés par ces pesticides génétiques censés cibler uniquement des insectes considérés comme néfastes pour les cultures, comme le doryphore, la pyrale ou la chrysomèle.
Ce ne sont pas de simples suppositions :
Avec l’aide de scientifiques spécialistes des insectes et de la biologie moléculaire, nous avons passé en revue les 26 pesticides ARNi en cours de développement dans les laboratoires des firmes agro-industrielles – au premier rang desquelles on trouve les multinationales des pesticides chimiques et des OGM : Bayer-Monsanto, Corteva, Syngenta-ChemChina… – et en cours de recherche dans les laboratoires universitaires du monde entier.
Y compris les produits testés en France.
Nous avons identifié pas moins de 136 espèces de pollinisateurs qui seraient très probablement autant impactées par ces molécules génétiques que les insectes ravageurs qu’elles sont censées cibler.
Abeilles à miel, abeilles solitaires, bourdons, syrphes et pas moins de 65 espèces différentes de papillons, pourraient subir les ravages directs de ces nouveaux produits.
Si nous avons pu réaliser ce type d’étude, à notre échelle et en faisant un usage parcimonieux des moyens financiers que nous confèrent les donateurs de l’association…
… pourquoi les autorités censées garantir la protection de notre santé et de notre environnement ne prennent-elles même pas la peine d’exiger au moins les mêmes recherches auprès des firmes qui prévoient d’engranger des milliards de bénéfices grâce à la vente de ces produits ?
Et surtout, pourquoi protègent-elles avec tant de ténacité le secret si bien gardédes emplacements de ces tests ?
Nous devons continuer l’enquête.
Nous allons investiguer au cœur des institutions qui, même si elles s’en dédouanent, sont responsables de cette mise en danger de l’environnement et de la santé des riverains des zones de tests.
Nous allons continuer d’éplucher les documents administratifs disponibles, et saisir la justice pour obtenir l’accès à ceux que les firmes et les autorités nous cachent.
Pour continuer et amplifier tout ce travail, et obtenir enfin la vérité sur les pesticides ARNi, notre équipe a besoin de votre aide, et de votre soutien :
Donnez-nous les moyens de briser l’omerta qui protège les multinationales agro-génétiques, et leur permet de prendre nos campagnes pour des laboratoires de plein air !► JE FAIS UN DON
Et si vous connaissez, dans votre entourage, une personne susceptible d’avoir des informations sur ces tests, SVP transmettez-lui ce message.
Ici dans les bureaux de l’association, l’équipe est 100 % motivée pour poursuivre ses recherches et exposer les failles qui permettent à des firmes mondiales de répandre dans nos champs des molécules issues de techniques de modification génétique qui ne sont pas autorisées chez nous.
Et tout cela, avec l’aval des autorités censées les contrôler.
Pour lancer nos forces dans la bataille, et croiser le fer avec les institutions responsables, jusque devant les tribunaux s’il le faut, nous avons besoin de savoir quel budget nous pouvons consacrer à cette action.
C’est pour cela que votre soutien est important, dès aujourd’hui. Avec 20 euros, 50 euros, ou même 100 euros ou 200 euros de votre part, nous pouvons dès à présent amplifier nos recherches et nous rapprocher d’avocats spécialisés pour attaquer en justice.
En général, les personnes qui soutiennent notre association dans ce type d’action donnent 35 euros. Mais c’est vous, et seulement vous, qui décidez du montant que vous voulez consacrer à cette recherche pour exposer les firmes et les institutions qui les laissent mettre en danger l’environnement et la santé de la population en répandant des technologies génétiques balbutiantes dans la nature.
Si vous ne pouvez pas vous permettre de faire un don aujourd’hui mais que vous souhaitez nous assurer votre soutien sur ces démarches, vous pouvez choisir de faire un don régulier de 5 euros, 7 euros, 10 ou 15 euros par mois, par exemple. Vous déciderez vous-même de la date qui vous convient le mieux.► JE SOUTIENS PAR UN DON REGULIER
C’est grâce au financement des citoyens que notre équipe a pu, par le passé :
>>> lever des scandales majeurscomme celui des nouveaux tueurs d’abeilles que l’industrie voulait faire passer en catimini pour remplacer les néonicotinoïdes,
>>> dévoiler au grand jour la stratégie des firmes pour verrouiller l’accès aux études qui évaluent leurs produits grâce au secret des affaires,
>>> décrypter et rendre publiques les procédures ahurissantes qui permettent à l’industrie elle-même d’évaluer, avec ses propres protocoles et à la place des autorités sanitaires, l’innocuité de ses pesticides afin d’obtenir leur autorisation,
>>> ou encore attaquer en justice et remporter un procès historique contre l’Etat français pour le forcer à enrayer l’extinction de la biodiversité dont sont responsables les pesticides chimiques.
Toutes les actions menées par POLLINIS sont financées uniquement grâce au soutien des citoyens. Pas de subvention publique, d’entreprises privées ou de représentants d’intérêt : l’indépendance de nos finances est la garantie de notre indépendance de choix, de parole et d’actes.
Les seules personnes auxquelles nous sommes redevables et rendons des comptes, ce sont les citoyens comme vous, défenseurs de la nature et du vivant, qui soutiennent et rendent possibles nos actions !
Pour nous soutenir, cliquez ici.► JE FAIS UN DON
Nous espérons de tout cœur pouvoir compter sur votre aide pour aller au bout de ce bras de fer contre l’administration et l’industrie, pour faire la lumière sur l’expérimentation en pleine nature, quelque part peut-être près de chez vous ou de personnes que vous connaissez, de pesticides génétiques dangereux pour les pollinisateurs, les écosystèmes et les populations.
Si nous n’avons pas les moyens de continuer ce combat maintenant, les institutions responsables de cette mise en danger de l’environnement et des riverains penseront que leurs petits arrangements avec les firmes n’ont attiré l’attention, ni l’indignation, de personne.
Les firmes se frotteront les mains à l’idée qu’elles peuvent en toute liberté disséminer n’importe quelle molécule sortie de leurs labos dans nos campagnes, sans trouver face à elles d’opposition suffisamment sérieuse et solide pour reculer.
Ne les laissez pas prendre nos abeilles et nos enfants pour des cobayes : aidez-nous à monter un dossier solide pour faire éclater le scandale des pesticides ARNi, en transmettant ce mail à toute personne susceptible d’avoir des informations, et en soutenant par votre don notre investigation !
Merci d’avance.
Avec rage, et détermination.
L’équipe POLLINIS
PS : si vous possédez des informations concernant ces tests de pesticides génétiques en plein air, écrivez-nous sur l’adresse sécurisée pollinis.alerte@proton.me
Références
- Environmental Fate of RNA Interference Pesticides: Adsorption and Degradation of Double-Stranded RNA Molecules in Agricultural Soils. Kimberly M. Parker, Verónica Barragán Borrero, Daniël M. van Leeuwen, Mark A. Lever, Bogdan Mateescu, and Michael Sander. Environmental Science & Technology 2019 53 (6), 3027-3036
- US EPA ( Environmental Protection Agency), 2013. White Paper on RNAi Technology as a Pesticide: Problem Formulation for Human Health and Ecological Risk Assessment Submitted to the FIFRA Science Advisory Panel For Review and Comment.
- https://one.oecd.org/document/ENV/CBC/MONO(2023)26/en/pdf
- L’AGROCHIMIE DÉVELOPPE DES PESTICIDES GÉNÉTIQUES TOXIQUES POUR LES ABEILLES. POLLINIS 12.2022
- Réponse de l’ANSES
- Réponse de la Commission Européenne, Réponse de l’EFSA,Réponse au ministère de l’Agriculture français à la question posée par la députée Christine Arrighi
- NOUVEAU RAPPORT : LES POLLINISATEURS, VICTIMES COLLATÉRALES DES PESTICIDES ARNI