« Moins de postes vacants : les difficultés de recrutement s’amenuisent dans les hôpitaux publics »
Date de publication : 6 septembre 2023
Le Parisien note en effet que « les hôpitaux publics décèlent un léger mieux en matière de recrutement. Mais ils ont besoin d’une poursuite des efforts financiers en leur faveur, souligne […] la Fédération hospitalière de France ».
Arnaud Robinet, président de la FHF, remarque ainsi qu’« on observe de légers signes positifs en matière de recrutement » dans les hôpitaux et Ehpad. Le responsable ajoute cependant qu’« il ne faut pas relâcher l’effort. On est au milieu du gué et beaucoup reste à faire ».
Le Parisien explique qu’« en juin 2023, 4,98% des postes d’infirmiers étaient vacants dans les établissements dépendants de la FHF, contre 5,7% en avril 2022. Ce taux reste cependant très élevé dans les Ehpad (12,22%, contre 13,1% en avril 2022) ».
Le journal cite en outre Zainab Riet, déléguée générale de la FHF, qui souligne que « «cette embellie devrait permettre de mieux organiser les soins» et d’avoir «les bonnes équipes au bon endroit», mais il serait «prématuré» d’évoquer d’éventuelles réouvertures de lits, car «il y a encore des tensions et des fermetures ponctuelles» faute de soignants ».
Le Parisien observe que « la situation financière des hôpitaux et Ehpad publics reste en outre précaire, avec une projection de déficit cumulé autour d’un milliard d’euros pour l’année 2022. […] La fédération demande donc des financements publics en hausse dans le prochain budget de la « Sécu », qui sera examiné à l’automne prochain ».
La Croix évoque également cette « amélioration frémissante dans les recrutements » à l’hôpital.
Esther Serrajordia explique que « la FHF a interrogé 297 établissements publics […] pour réaliser un état des lieux. Le constat est celui d’une «embellie frémissante». En baisse dans tous les établissements, le taux de postes vacants fléchit entre avril 2022 et juin 2023 de 2,5% à 2,4% chez les aides-soignants et de 5,7% à 4,9% chez les infirmiers. La plus grosse diminution concerne les aides-soignants dans les Ehpad (passant de 7,7% à 5,59%) ».
La journaliste note que « l’absentéisme est lui aussi à la baisse. Il était monté à 11% au premier semestre 2022, notamment à cause du variant Omicron du Covid-19 qui avait touché les effectifs des hôpitaux. Au premier semestre 2023, il s’élève à 9,67% ».
Esther Serrajordia relève en outre qu’« entre 2019 et 2022, la masse salariale a fortement augmenté : 23,7% dans tous les établissements, 20,7% dans les Ehpad et 25,78% dans les CHU. Pour la FHF, ce frémissement est le résultat d’une meilleure attractivité des métiers d’aide-soignant et d’infirmier. Les annonces de la revalorisation de salaires (183 € net par mois minimum) décidées lors du Ségur de la santé commencent à se faire sentir ».
« La dynamique d’emploi des hôpitaux a elle aussi évolué ces dernières années, prenant davantage en compte les temps de trajet dans les plannings, baissant le délai de titularisation et tentant de redonner plus de sens aux métiers », continue la journaliste.
Elle ajoute que « si l’embellie doit permettre de mieux organiser les soins, elle ne permet pas pour l’instant d’éventuelles réouvertures de lits. […] Par ailleurs, l’amélioration ne concerne pas les médecins. En 2022, 98% des établissements déclaraient avoir des difficultés de recrutement de praticiens ».
Le nombre de candidatures au concours de praticien hospitalier en chute
Par Marion Jort le 03-07-2023 https://www.egora.fr/actus-pro/hopitaux-cliniques/81268-le-nombre-de-candidatures-au-concours-de-praticien-hospitalier-en

Cette année, seules 3 364 candidatures ont été reçues par le Centre national de gestion pour le recrutement des futurs praticiens hospitaliers… sur plus de 10 000 postes proposés.
“3 364 candidatures reçues pour 10 846 postes vacants publiés”, calcule le Centre national de gestion (CNG) dans un communiqué publié le 29 juin au sujet du tour de recrutement de printemps des praticiens hospitaliers (PH). A titre de comparaison, l’an dernier à la même époque, 4 056 candidatures avaient été déposées pour le concours.

La région proposant le plus de postes à pourvoir cette année est l’Auvergne Rhône-Alpes (1 333) postes, suivie par les Hauts-de-France (1 257) et le Grand Est (1 088). Les deux régions les plus attractives sont les Hauts-de-France et la région Normandie, qui cumulent à elles deux 567 candidatures.
