Centrales au charbon : un décret relève le plafond d’émission de CO2 en vue de l’hiver prochain
Energie | 24.08.2023 | P. Collet

© FotoschlickCentrale de Saint-Avold (Moselle)
Un décret publié ce jeudi 24 août, relève le plafond d’émission de gaz à effet de serre (GES) des installations de production d’électricité à partir d’énergies fossiles. Le nouveau plafond est à 1 800 tonnes d’équivalent CO2 par mégawatt (tCO2éq/MW) de puissance électrique installée entre le 1er avril 2023 et le 31 décembre 2024 et à 700 tCO2éq/MW à compter du 1er janvier 2025.
Concrètement, le relèvement de ce plafond permet à chacune des deux centrales au charbon encore en activité (Cordemais en Loire-Atlantique et Saint-Avold en Moselle) de fonctionner 500 heures supplémentaires au cours de l’hiver prochain. La réglementation précédente limitait à 1 300 heures leur fonctionnement (600 sur l’année 2023 et 700 sur l’année 2024).
Léger relèvement de la compensation des émissions
Conformément à la loi d’août 2022 relative au pouvoir d’achat, ce relèvement s’accompagne du versement d’une compensation des émissions de GES qui s’ajoute aux obligations européennes de restitution de quotas au titre du marché carbone. Celle-ci est maintenue à 40 euros par tCO2éq pour les émissions de la période entre le 1er avril 2023 et le 31 décembre 2023. Elle est relevée à 50 euros par tCO2éq pour 2023 et 2024.
Pour rappel, un premier décret de septembre 2022 avait déjà relevé les plafonds pour l’hiver 2022 à 3 100 tCO2éq/MW entre le 1er mars 2022 et le 31 mars 2023 (soit 2 500 heures de fonctionnement) et pour la fin de l’année 2023, à 600 tCO2éq/MW.
Philippe Collet, journaliste
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2 réactions à cet article
Dans les observations d’enq. pub du projet ECOCOMBUST 1, il y avait suggestion des S.M.R :études à INDRET puis remplacement programmé des tranches charbon ! Les lignes irrigant la Bretagne sont là ! IL FAUT PROSCRIRE le CO2 ? Les 3 tranches charbon, 600MW chacune, pilotable 24h/24h : 1-Le Havre, et les 2 de Cordemais avaient étaient rénovées à grands frais objectif 2035 ! Dans la version initiale, capacité 160 kt. fonctionnait 800 h/an, avec déchets verts+déchets bois: 80%, et 20% charbon (puis 100% déchets bois en 2025 selon CGT)->croquettes-> ->pollutions Loire. et Air ! Le CNDP cherchait un animateur pour défendre le projet ! Davy Crockett facile à trouver vu le nombre de politiques qui étaient pour ! M. R Dantec, sénateur-écolo44 contrair-t à M Hulot (après son NIET au projet vidéo juillet 2017 https://youtu.be/5WuS4Og_tgM disait qu’il était mal renseigné.Mme Rolland,et même Mme Laernoes écolo-NUPES, qui avait défendu en 2016 la centrale thermique ERENA, avec SA chaudière bois 9 MW en ville, REZE déjà polluée par le trafic. Décidément les fumées bois dans le 44 semblent solubles dans la soupe écolo-NUPES-PS-PC. La décision concernant la Commission Nationale de Débat Public 2/10/2019, C. Jouanno, a dit NON, car aucun garant ne s’est proposé pour la concertation préalable ! Décision n° 2019/150/PROJET ECOCOMBUST/1 du 2-10-2019. M Hulot avait sûrement lu rapport 11/2/2020 DREAL110220.pdf relevant 36 éléments rédhibitoires, et 38 remarques, et annexes interdites public !J Cl M 44 | Aujourd’hui à 13h05
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Ah la belle affaire ! On recrache du CO2, mais on paye, pour sûr que le climat va s’en trouver mieux ! Magnifique victoire des écolos, que leur détestation du nucléaire conduit à dégrader le bilan carbone de la France, pourtant un des meilleurs de l’OCDE. Et on remarquera cette nécessité d’augmenter le recours possible au charbon, qui manifeste bien que nos dirigeants ont bien intégré qu’en aucune façon on ne pouvait compter sur les intermittentes et les projets mirifiques associés genre hydrogène. Tout ça pour complaire aux gazo-pétroliers, en embuscade derrière les écolos, ne pas être naïf, et à l’Allemagne, qui veut la mort d’un système français trop concurrentiel. Politique émétique, juste lamentable.