Quels liens l’extrême droite entretient-elle avec l’action violente ? Comprendre en trois minutes
VIDEO – En réaction aux émeutes qui ont éclaté en France après la mort de Nahel M., des groupes d’extrême droite sont descendus dans les rues de plusieurs villes de France, parfois armés.
A Lyon, à Chambéry ou à Lorient, des groupes d’extrême droite ont défilé dans la rue après la mort de Nahel M., tué par un policier le 27 juin, en revendiquant y maintenir l’ordre dans un contexte d’émeutes urbaines. A Angers, au moins une bagarre a eu lieu entre des militants d’extrême droite et des manifestants contre les violences policières.
Mener des actions violentes dans les rues, contre des personnes ou des biens, est une stratégie que l’extrême droite a déjà appliquée dans les années 1960, pendant la guerre d’Algérie – notamment lors de « ratonnades » – puis dans les années 1980 avec le mouvement skinhead.
Selon Nicolas Lebourg, historien spécialiste de l’extrême droite et des radicalités violentes, ces pratiques font partie des fondamentaux de l’extrême droite. Ce qui a changé, en revanche, c’est le déclencheur des violences et leurs cibles.
Nos explications dans cette vidéo de trois minutes. Si vous voulez en savoir plus sur le sujet, nous vous renvoyons au décryptage ci-dessous.
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