Le projet de construction de 16 retenues de substitution réparties entre les départements des Deux-Sèvres, de la Charente-Maritime et la Vienne approuvé avec des engagements de sobriété mais non contraignants .

16 retenues de Poitou-Charentes : les propositions du comité de bassin pour renouer le dialogue

Eau  |  07.07.2023  |  D. Laperche

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16 retenues de Poitou-Charentes : les propositions du comité de bassin pour renouer le dialogue

© BNM 79

« Sortir d’une situation de blocage et de tension sur le territoire de la Sèvre niortaise et du Mignon » : c’est l’objectif de la motion votée le 4 juillet par le comité de bassin Loire-Bretagne à 137 voix pour et une abstention. En cause ? Le projet de construction de 16 retenues de substitution réparties entre les départements des Deux-Sèvres, de la Charente-Maritime et la Vienne.

Pour tenter d’apaiser la contestation suscitée par ces ouvrages, une mission menée par des hauts fonctionnaires avait été lancé, en 2018, et avait débouchée sur la signature d’un protocole d’accord entre l’État, les collectivités, le monde agricole, des associations environnementales ainsi que la fédération de pêche. Il ne fait toutefois pas consensus, car considéré par certains acteurs comme pas assez ambitieux. Et les projets pour lesquels les travaux ont commencé ou sont imminents, à l’instar de Sainte-SolineMauzé-sur-le-MignonGrève-sur-le-Mignon, occasionnent de vives confrontations sur le terrain.

La motion du comité de bassin vise trois objectifs : favoriser la reprise du dialogue, formaliser le pacte de gouvernance territorial, pour une gestion publique transparente, et accompagner l’appropriation et la prise en compte à l’échelle du territoire de cette motion.

Pour cela, le document énonce en préalable plusieurs points : il pose notamment que la recherche de sobriété est une priorité dans un contexte de changement climatique, que chaque projet doit être adossé à des engagements des irrigants favorables à une transition agroécologique, mais également que la définition des volumes prélevables doit s’appuyer sur des analyses hydrologiques, des milieux, des usages, du climat. « La motion va dans le bon sens, pour une reprise du dialogue, c’est essentiel, note Marie Bomare, chargée de mission juridique au sein de l’association Nature Environnement 17. Mais elle n’est pas contraignante. Elle constitue un appel du pied à la Coopérative de l’eau [qui porte le projet des retenues] et à la préfète, qui s’est portée garante des engagements du protocole. » Le comité de bassin veillera à la réalisation d’une évaluation indépendante du bilan des engagements, réalisé par un bureau d’études indépendant mandaté par l’agence de l’eau.

Le dialogue doit se poursuivre jusqu’au 7 décembre 2023 pour aboutir à des propositions de progrès portées par la commission locale de l’eau des Deux-Sèvres.

Dorothée Laperche, journaliste
Cheffe de rubrique eau / santé environnement

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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