« La France, mauvaise élève européenne pour l’accès aux médicaments »
Date de publication : 28 juin 2023

Margot Favier note dans La Croix que « le Leem, syndicat des entreprises pharmaceutiques opérant en France, a dévoilé (…) les données de son premier observatoire de l’accès aux médicaments et de l’attractivité française pour les laboratoires. Il place le pays en mauvaise place dans le classement européen ».
La journaliste indique ainsi que « les syndicats pharmaceutiques dénoncent les lenteurs administratives qui empêchent l’accès à certains médicaments en France et ralentissent les investissements en recherche et développement ».
Margot Favier retient que « les chiffres sont éloquents. Un tiers des médicaments ayant reçu une autorisation européenne de mise sur le marché entre 2018 et 2021 n’étaient pas disponibles pour les patients français à la fin 2022, contre 13% en Allemagne. Un accès freiné par des difficultés de négociation des prix ».
« Autre point problématique, selon le Leem : «Les délais d’accès aux médicaments des patients dépassent les délais réglementaires européens», en raison de longs délais d’évaluation, mission confiée à la Haute Autorité de santé (HAS). En moyenne, les patients français doivent attendre 380 jours de plus que les Allemands, 179 jours de plus que les Anglais, mais 121 jours de moins que les Espagnols », remarque la journaliste.
Elle ajoute qu’« alors que les laboratoires pharmaceutiques augmentent leurs investissements en recherche et développement en Europe, la France reste stable. En cause, une recherche clinique en baisse face à l’Espagne, qui a mené un «programme offensif» ces dernières années. Parmi les 3019 essais cliniques industriels sur les médicaments lancés en 2021, la France a participé à 13% d’entre eux, contre 16% en Espagne ».
Le Leem souligne que « la complexité de la régulation constitue le principal frein à l’investissement en recherche et développement ». Margot Favier note que le syndicat « pointe la nécessité de «simplifier» les «méthodes» de la HAS ».
Christophe Durand, président de la commission accès du Leem, remarque ainsi : « Pourquoi réévaluer les bénéfices-risques du médicament alors qu’ils ont déjà été évalués par la Commission européenne ? ».
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