Les indicateurs de l’ONB (L’Observatoire national de la biodiversité) montrent un déclin de la biodiversité en France métropolitaine et d’outre-mer.

L’érosion de la biodiversité se poursuit en France 

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L’Observatoire national de la biodiversité (ONB) fête en 2023 ses dix ans et publie à cette occasion les grandes tendances de la dernière décennie à travers ses indicateurs.

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Les indicateurs de l’ONB montrent un déclin de la biodiversité en France métropolitaine et d’outre-mer.

La biodiversité continue de s’effondrer en France, et les politiques publiques mises en place ne parviennent pas à l’enrayer : tel est le constat de l’Observatoire national de la biodiversité (ONB). Malgré une prise de conscience sociétale, « les principales pressions n’ont pas été réduites significativement en France, et se sont, pour certaines, intensifiées pendant la dernière décennie » note l’ONB. 17 % des espèces de faune et de flore sont menacées ou éteintes.

Parmi ces menaces, la destruction et la fragmentation des habitats naturels est toujours en tête de classement : seuls 20% de ceux d’intérêt communautaire sont en bon état. Ainsi, « l’artificialisation continue de progresser à un rythme supérieur à celui de l’accroissement de la population ». Les écosystèmes les plus concernés par cette destruction sont, en métropole, les prairies permanentes et en outre-mer, les forêts de feuillus.

La biodiversité et les écosystèmes sont aussi impactés par le prélèvement direct des espèces sauvages, notamment marines, mais aussi la pollution. L’ONB relève notamment la hausse de la vente des produits phytosanitaires (+ 14 %). La pollution des cours d’eau par les nitrates est en revanche en baisse (- 12 %). Le changement climatique exerce, lui, des pressions sur les cours d’eau, avec 21,3 % d’assecs observés à l’été 2022 dans 92 départements de métropole, « un niveau jamais atteint depuis le début des suivis en 2012 ». Il cause également la modification des aires de répartition de nombreuses espèces : les populations d’oiseaux d’eau hivernants ont ainsi augmenté de 131 % depuis 1980. Quant aux espèces exotiques envahissantes, 14 d’entre elles sont présentes en plus dans chaque département sur la dernière décennie, par rapport à celles de 2003 à 2012.

Autre observation : les oiseaux communs spécialistes sont en net déclin, autant dans les milieux bâtis (- 33 %) que dans les milieux agricoles (- 36 %). Les espèces généralistes s’en sortent mieux : + 19 % entre 1989 et 2021. Des dynamiques qui entraînent une homogénéisation de la biodiversité (faune et flore), une des formes de son déclin. Quelques signaux positifs émergent toutefois : les forêts métropolitaines sont plus riches en espèces communes et indigènes d’arbres (+ 18,9 % en dix ans).

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Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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