Euthanasie: ces évolutions à l’étranger qui inquiètent les soignants français

DÉCRYPTAGE – Au Canada ou en Belgique, la demande d’aide active à mourir explose à mesure que les lois d’«exceptions» sur la fin de vie rentrent dans la norme, alerte la Société française de soins palliatifs.
Une euthanasie «clé en main» dans le salon d’un funérarium contre un forfait d’environ 700 dollars. Accueil avec des viennoiseries pour la famille, diffusion de photos sur grand écran et fauteuil blanc confortable pour recevoir l’injection létale du médecin…
Au Québec, la proposition commerciale d’un complexe funéraire pour louer une salle afin d’accéder à une mort «tout compris» a fait polémique en mai. Le signe d’un nouveau rapport à la mort, même si le gouvernement canadien s’est élevé contre l’émergence d’un «marché»?
Un brin d’incrédulité
Cette proposition commerciale révélée par un article du journal La Presse a d’autant plus fait parler d’elle qu’elle a été médiatisée en plein débat autour d’une extension de la législation sur l’aide active à mourir dans la province canadienne. La première loi, datant de 2016, avait déjà évolué avec la remise en cause du critère de «fin de vie imminente» devant les tribunaux. Le nouveau texte, adopté à la quasi-unanimité le 7 juin, assouplit l’accès à l’euthanasie en l’ouvrant…
Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 92% à découvrir.