Arrêts de travail, remboursement des médicaments : les pistes de Bercy pour faire des économies dans le prochain PLFSS
Par M.J. le 20-06-2023 https://www.egora.fr/actus-pro/economie/81086-arrets-de-travail-remboursement-des-medicaments-les-pistes-de-bercy-pour#xtor=EPR-3-1%5BNews_En_Bref%5D-20230620-%5B_1%5D

Lundi, le ministre de l’Économie a dévoilé ses pistes pour rogner sur certaines dépenses qu’il qualifie d’“inefficaces” et ainsi réduire la dette. Bruno Le Maire a ainsi annoncé avoir identifié 10 milliards d’euros possibles d’économies.
10 milliards d’euros d’économies : c’est l’objectif affiché ce lundi 19 juin par Bruno Le Maire à l’occasion des Assises des finances publiques pour “revenir à la normale en matière de dépenses publiques”. “Il reste des gisements de dépenses inefficaces partout dans la dépense publique”, a assuré le ministre de l’Économie. Parmi les secteurs concernés : le travail, la fiscalité… et la santé. Les dépenses sociales sont ciblées “en priorité car elles représentent 50 % de la dépense publique totale”, selon le ministre.
Les arrêts maladie sont particulièrement dans le viseur de Bercy. Évoquant une “dérive” liée à la forte augmentation du nombre d’arrêts maladie prescrits, Bruno Le Maire a estimé que leur nombre est passé de 6,4 millions à 8,8 millions en 10 ans. « C’est une hausse de plus de 30%, qui nous a conduits en 2022 à dépenser au total 16 milliards d’euros », a-t-il calculé sans toutefois préciser, rapporte France Info, quelles sont les économies attendues sur ce point.
À partir d’octobre, la Sécu remboursera moins les soins dentaires
Le Gouvernement veut également s’attaquer aux dépenses de médicaments et réfléchit notamment à augmenter la franchise médicale sur certains médicaments. Selon Les Echos, doubler la franchise – actuellement de 50 centimes – pourrait rapporter entre 500 et 600 millions d’euros. Bruno Le Maire a par ailleurs considéré que la “gratuité ou la quasi-gratuité peuvent conduire à déresponsabiliser le patient ». Alors qu’il appelle à une « meilleure répartition des charges” entre la Sécu, les mutuelles et les patients, il a insisté sur un chiffre : « chaque médecin généraliste prescrit en moyenne l’équivalent de 730 000 euros par an, c’est-à-dire 450 euros par patient », a-t-il pointé.
Ces pistes d’économies pourraient être déclinées dans le prochain budget de la Sécurité sociale.
“Faire payer les malades, c’est : faire payer les cancéreux, les dialysés, les insuffisants cardiaques ou respiratoires, les jeunes leucémiques, les patients en palliatif. C’est faire des économies sur la souffrance, et la douleur, faire du profit sur la maladie, a immédiatement réagi l’UFML-S dans un communiqué. Ce Gouvernement ne méprise pas seulement les médecins, les mains qui soignent, au point briser leur vocation, il méprise aussi les malades.”
Les frais dentaires moins remboursés par la Sécu dès le mois d’octobre
par François Fillon
16 juin 2023 https://www.vivamagazine.fr/les-frais-dentaires-moins-rembourses-par-la-secu-des-le-mois-doctobre/

La Sécurité sociale annonce que le remboursement des frais dentaires passera de 70 à 60 %, dès le mois d’octobre. Les déremboursements se poursuivent et s’accélèrent.
Transfert de charges vers les complémentaires santé
Alors que la loi de financement de la sécurité sociale (LFSS) pour 2023 prévoyait un transfert de charges de 150 millions d’euros pour cette année, puis de 300 millions d’euros pour les années suivantes, le montant vient d’être revu à la hausse et s’élèvera à 500 millions d’euros en année pleine. C’est le directeur de la Sécurité sociale qui vient d’annoncer que le remboursement des frais dentaires passerait de 70 à 60 %. Cette mesure interviendra dès le mois d’octobre. La différence devrait être prise en charge par les complémentaires santé.
Un Français sur deux renonce à des soins dentaires
« Les 500 millions ont été estimés avant la convention dentaire, qui devrait se conclure au mois de juillet. Et donc en rajouter une couche. Ce montant va donc nécessairement augmenter », a réagi auprès de nos confrères de l’Argus de la santé, Séverine Salgado, directrice de la Mutualité Française. Regrettant d’avoir été « mis au pied du mur une fois la décision prise ». Les mutuelles n’auront d’autre choix que de répercuter ce déremboursement sur leurs cotisations. Selon une étude Cofidis, déjà un Français sur deux renonce à des soins dentaires en raison des coûts pratiqués.