Alors que le Gouvernement cherche l’appui des parlementaires de droite pour voter son projet de loi immigration, le ministre de la Santé, François Braun, a défendu l’aide médicale d’Etat. 

Le ministre de la Santé défend l’aide médicale d’Etat   

Par F. Na le 30-05-2023

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Alors que le Gouvernement cherche l’appui des parlementaires de droite pour voter son projet de loi immigration, le ministre de la Santé, François Braun, a défendu l’aide médicale d’Etat. 

Gérald Darmanin, le ministre de l’Intérieur issu des rangs de la droite, s’est dit prêt à discuter des modalités de l’AME. Le Gouvernement convoite le soutien des Républicains pour l’adoption de son projet de loi immigration, qui voudraient limiter l’AME à une « aide médicale d’urgence ». 

Interrogé sur ce sujet au Grand jury RTL/LCI/Le Figaro, le ministre de la Santé a rappelé que l’aide médicale d’Etat (AME) représentait « 0,5%, même un peu moins, de l’ensemble du budget de la Sécurité sociale », et souligné qu’elle présentait des enjeux « extrêmement forts qui sont des enjeux de santé publique ». 

Quant à la réduire à une aide médicale d’urgence, « ça veut dire quoi l’urgence, ça veut dire combien de temps? Est-ce qu’on va soigner un diabète qui est déséquilibré et qu’on va laisser se déséquilibrer après? »,s’est-il interrogé. « Il faut une vision globale de santé publique », a-t-il insisté. 

Il a en revanche jugé « anormal qu’il y ait des filières pour venir faire (en France) des soins qui peuvent être faits dans le pays d’origine de ces patients ». « Donc un équilibre est à trouver », a estimé François Braun. 

D’autre part, le ministre indique avoir « travaillé » avec Gérald Darmanin sur l’extension aux professions de santé du « passeport talent », jusque-là réservé aux chercheurs étrangers ayant un contrat avec une unité de recherche en France. « Je souhaite l’étendre dans un premier temps aux métiers (comme) les médecins, les chirurgiens-dentistes, les pharmaciens, les sages-femmes parce que c’est là que nous avons le manque le plus criant de professionnels », a-t-il expliqué. La condition serait « un contrat avec un établissement » de santé, qui leur permettrait de venir en France et leur donnerait « 13 mois pour leur laisser le temps de passer l’examen de validation des connaissances ». La réussite à cet examen donnerait « un titre de séjour de quatre ans » qui leur permettrait « de faire venir leurs familles », a développé le ministre. 

[avec AFP]

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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