La pollution aux particules fines PM2,5 (diamètre inférieur à 2,5 micromètres) dans le métro et le RER est de 24µg/m3, soit près de cinq fois plus que les 5µg/m3 recommandés par l’OMS.

La pollution du métro parisien dépasserait les seuils de l’OMS 

Par F. Na le 23-05-2023 https://www.egora.fr/actus-pro/sante-publique/80565-la-pollution-du-metro-parisien-depasserait-les-seuils-de-l-oms#xtor=EPR-3-1%5BNews_En_Bref%5D-20230523-%5B_1%5D

La pollution aux particules fines dans le métro parisien atteint des niveaux qui dépassent les recommandations de l’OMS, alertent des journalistes.

Des usagers du métro parisien se sont portés volontaires pour effectuer des mesures pendant huit mois afin d’établir le niveau de pollution aux particules fines. Ces données ont été analysées par les journalistes de l’émission « Vert de rage » diffusée sur France 5.

En moyenne, la pollution aux particules fines PM2,5 (diamètre inférieur à 2,5 micromètres) dans le métro et le RER est de 24µg/m3, soit près de cinq fois plus que les 5µg/m3 recommandés par l’OMS. La sur-pollution, définie comme l’excès de pollution dans la station par rapport à l’extérieur, a été mesurée à 10,5µg/m3 en moyenne.

L’étude a été coordonnée par Jean-Baptiste Renard, directeur de recherche au CNRS et membre du comité scientifique de l’association Respire, à l’origine d’une plainte qui a conduit en avril à l’ouverture d’une enquête visant la RATP pour « mise en danger d’autrui et tromperie ».

Ces travaux n’ont pas été publiés dans une revue scientifique, mais s’ajoutent à d’autres réalisés selon diverses méthodes au cours des années. Il y a un an, l’Agence nationale de sécurité sanitaire (l’Anses) a estimé que « le corpus d’études épidémiologiques et toxicologiques spécifiques (était) trop limité pour pouvoir tirer des conclusions fermes sur d’éventuels effets sanitaires de l’exposition des usagers à la pollution de l’air », mais elle avait relevé que les données existantes suggéraient « la possibilité » d’effets cardio-respiratoires.

« De telles mesures doivent être réalisées selon des protocoles scientifiques validés et avec du matériel de référence », a réagi auprès de l’AFP la RATP via sa responsable du service développement durable, Sophie Mazoué, remettant en cause la méthode et les appareils utilisés par l’étude de Vert de rage.

L’étude réalisée par « Vert de rage » a établi un classement des stations et des lignes les plus polluées avec en tête, la ligne 5, « où la sur-pollution moyenne engendrée par le trafic » est de 18 µg/m3.
avec AFP

« Pollution dans le métro parisien : « Cela peut avoir des conséquences sur la santé de ceux qui y travaillent » »

Date de publication : 23 mai 2023 https://www.mediscoop.net/index.php?pageID=393aa095dbd4d7a2ae5a3021305ce6ea&id_newsletter=18304&liste=0&site_origine=revue_mediscoop&nuid=44baf5968540a6248a8065e80f2f7273&midn=18304&from=newsletter

Le Parisien constate qu’« une nouvelle étude montre que les particules fines émises par le métro (parisien) s’ajoutent à celles qui viennent de l’air extérieur », et publie un entretien avec le Pr Bruno Crestani, chef du service pneumologie de l’hôpital Bichat (Paris) et président de la Fondation du souffle, qui « avertit en particulier sur les risques que fait courir une exposition prolongée à ces polluants ».


Le pneumologue déclare : « Ce qui importe avant tout, c’est la durée d’exposition aux polluants. Pour un usager qui passe en moyenne 36 minutes par jour dans le métro (et plus longtemps dans une voiture que sur les quais, où sont réalisées les mesures), ce n’est pas tellement un souci. L’impact sanitaire d’une exposition de courte durée aux particules fines n’est pas démontré ».


« En revanche, pour les travailleurs du métro qui ont 20 à 30 ans d’exposition prolongée, 7 heures par jour, cela peut avoir des conséquences délétères sur la santé. À l’échelon individuel, c’est dur à déterminer. Mais à l’échelon d’une population, cela fait peu de doute », 
note-t-il.


Le journal interroge : « Les microparticules métalliques, caractéristiques des enceintes ferroviaires souterraines, ont-elles une toxicité particulière ? ».
Le Pr Crestani répond : « Oui, elles sont associées à certaines formes de cancer, à des fibroses pulmonaires ou à certains types d’inflammation des voies respiratoires. C’est étudié et documenté. Des études ont déjà été menées sur le sujet. Elles n’ont à ce jour pas montré de surrisque pour les salariés concernés ».
« Mais ces études ont porté sur des populations plutôt restreintes et sur des durées relativement courtes. Dans son rapport sur la pollution de l’air dans les enceintes ferroviaires, l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire) a d’ailleurs souligné l’insuffisance des données scientifiques à disposition sur le sujet et a recommandé la conduite auprès des travailleurs du métro de nouvelles études à caractère épidémiologique »
, ajoute le spécialiste.

Interview

Pollution dans les métros et RER parisiens : «Les pouvoirs publics doivent sortir du déni»

Article réservé aux abonnés

Le taux des particules fines présentes dans le métro parisien est largement supérieur à ceux de l’air extérieur, selon une enquête présentée dans une émission de France 5 diffusée lundi 22 mai. Secrétaire général de la CGT-RATP, Bertrand Hammache dénonce ce facteur qui s’ajoute aux conditions de travail, déjà difficiles et revendique des mesures de prévention et de réparation.

Sur un quai du RER B, à Paris. (Maurizio Orlando /Hans Lucas. AFP)

par Yoanna Herrera

publié aujourd’hui à 17h41

https://www.liberation.fr/societe/sante/pollution-dans-les-metros-et-rer-parisiens-les-pouvoirs-publics-doivent-sortir-du-deni-20230523_BJ26TGEAQJE43PWSIEKOHSQTJY/

Leur taille infime ne dépasse pas les 2,5 micromètres (µm) – soit deux millièmes et demi de millimètre – cela ne les empêche pas de pouvoir générer des effets néfastes sur la santé des gens qui s’y exposent trop longtemps. Les particules fines sont particulièrement présente dans le métro parisien : c’est ce que démontre une étude menée par l’association Respire et France Télévisionspour le compte de l’émission Vert de Rage, diffusée sur France 5 lundi 22 mai. Elle révèle que la pollution aux particules fines dans le métro parisien dépasse les seuils préconisés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Un point de bascule qui permet aux salariés de dénoncer, preuves à l’appui, ce phénomène qui les préoccupe depuis 2015. Le secrétaire général de la RATP Bertrand Hammache, agent gestionnaire de mouvement des trains depuis bientôt 30 ans, détaille auprès de Libération les enjeux qui découlent de cette enquête.

Qu’est-ce qui vient changer cette enquête ?

Nous avons alerté la direction de la RATP à plusieurs reprises dans le passé ma (Suite abonnés)

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

Laisser un commentaire