Déserts médicaux. Le médecin breton part donner un coup de main dans la Creuse
Le Dr Étienne Maes, de Saint-Jacques-de-La-Lande près de Rennes (Ille-et-Vilaine) est allé une semaine en mars, dans un village de la Creuse, pour consulter des patients, dans un centre médical solidaire monté en plein désert médical. Là-bas des médecins de toute la France se relaient.
Ouest-France Agnès LE MORVAN.Publié le 20/04/2023 à 17h33
Quand il a eu vent du projet, le Dr Étienne Maes, 50 ans, médecin généraliste, installé à Saint-Jacques-de-La-lande, dans le quartier populaire de La Morinais, n’a pas hésité une seconde : « Parce que la solidarité est une valeur qui me parle, que j’aime sortir de ma zone de confort. Cela m’a aussi permis de renouer avec la médecine rurale que j’ai pratiquée à mes débuts. » Durant une semaine en mars, il est allé faire des consultations au centre Médecins solidaires d’Ajain, dans la Creuse, à 500 km de son port d’attache.
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Le tour de France des déserts médicaux fait étape à Ancenis
Depuis le 1er février, un groupe parlementaire transpartisan s’est lancé dans un Tour de France des départements touchés par la désertification médicale. Les députés proposent une réunion ouverte à tous pour échanger sur leur proposition de loi, lundi 27 mars, à 18 h 30, salle Loire de l’Espace Edouard-Landrain, à Ancenis-Saint-Géréon.
Ouest-France Publié le 20/03/2023 à 17h19
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Dans le cadre du Tour de France des déserts médicaux, un groupe de parlementaires transpartisan fera étape lundi 27 mars, à 18 h 30, à Ancenis-Saint-Géréon. Les députés, dont Jean-Claude Raux (Ecologiste-Nupes) pour la 6e circonscription de Loire-Atlantique Ancenis-Châteaubriant, proposent une réunion publique pour échanger sur la proposition de loi visant à lutter contre les déserts médicaux, déposée le 31 janvier à l’issue de six mois de travaux et plus de 80 auditions.
Une unique étape en Loire-Atlantique
Parmi les mesures principales, ce texte entend instaurer un régime de contrainte d’installation pour les médecins, généralistes et spécialistes, et les chirurgiens-dentistes en zone sous-denses, afin de lutter contre les inégalités d’accès aux soins. Un désert médical auquel est particulièrement confrontée la 6e circonscription.
Après la Mayenne, le Calvados, La Drôme et la Haute-Vienne, il s’agira de l’unique étape de Loire-Atlantique, qui accueillera pour l’occasion Guillaume Garot (PS), député de Mayenne et ancien ministre ; Delphine Batho (Ecologiste-Nupes), députée des Deux-Sèvres et ancienne ministre ; Yannick Favennec (Horizons), député de Mayenne ; Mathilde Hignet (LFI-Nupes), député d’Ille-et-Vilaine ; Jérémie Patrier-Leitus (Horizons), député du Calvados ; Christophe Marion (Renaissance), député du Loir-et-Cher et Nicolas Sansu (Gauche démocrate et républicaine-Nupes), député du Cher.
Les députés se rendront, dans un premier temps, à la rencontre des membres du Comité de surveillance du Centre hospitalier Erdre et Loire (CHEL), qui fait actuellement face à la fermeture de ses services d’urgence de nuit, avant d’assister à la réunion publique.
Lundi 27 mars, à 18 h 30, salle Loire à l’espace Edouard-Landrain, à Ancenis-Saint-Géréon. Entrée libre.
Tour de France des déserts médicaux : les députés en terrain conquis dans l’Orne
Un groupe de députés transpartisan se mobilise pour lutter contre les déserts médicaux. Certains d’entre eux sillonnent la France depuis plusieurs semaines pour présenter un projet de loi régulant notamment l’installation des généralistes. Deux députés de l’Orne, Chantal Jourdan (PS/Nupes) et Jérôme Nury (Les Républicains) ont accueilli quatre de leurs collègues, lundi 13 mars 2023, à Alençon.
Ouest-France Eglantine FEREY.Publié le 14/03/2023 à 18h05
« La régulation de leur installation n’est pas une punition pour les médecins, mais une solution pour vous. » Le discours est bien rodé. Depuis plusieurs semaines un groupe de députés de droite, du centre, de gauche et d’extrême gauche (hors RN), sillonnent la France pour présenter un projet de loi visant à lutter contre les déserts médicaux.
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À Alençon (Orne), comme dans la plupart des étapes de ce tour de France, les parlementaires ont fait salle comble lundi 13 mars 2023. Les députés de l’Orne Chantal Jourdan (PS/Nupes) et Jérôme Nury (Les Républicains) ont accueilli quatre de leurs collègues du Palais Bourbon, Yannick Favennec (Horizons), Jérémie Patrier-Leitus (Horizons), Hadrien Clouet (LFI) et Guillaume Garot (PS/Nupes). Face à eux un public d’une petite centaine de personnes déjà tout acquis à leur cause, ils n’ont pas peiné à mettre leurs habituelles divergences de côté.
33 fois moins de pédiatres qu’à Paris
C’est que les constats sont éloquents et transcendent à la fois les sensibilités politiques et les origines géographiques. « Quand je vous regarde, je me dis que j’ai les mêmes dans ma circonscription », a d’ailleurs constaté Hadrien Clouet, député de Haute-Garonne. En locaux de l’étape, c’est Chantal Jourdan et Jérôme Nury qui ont dressé le bilan alarmant de la situation médicale dans l’Orne. La moitié des médecins généralistes ont plus de 60 ans. Le département compte trois fois moins de médecins que les Hautes-Alpes, ou 33 fois moins de pédiatres qu’à Paris.
« La situation a assez duré, il faut que cela change », ont martelé les parlementaires. Pour cela, ils proposent la régulation de l’installation des médecins généralistes dans le territoire français. La mesure est loin de faire l’unanimité chez les praticiens, elle était nettement plus populaire dans l’assemblée ornaise lundi soir. En clair, médecins et dentistes pourraient s’installer de droit dans les déserts médicaux mais devraient obtenir une autorisation de l’Agence régionale de santé dans les secteurs déjà pourvus.
« Nous avons tout tenté »
« Nous avons tout tenté, la construction de centres médicaux, la prime à l’installation, des loyers attractifs… Les collectivités locales sont allées au-delà de leurs prérogatives. Tous les mécanismes incitatifs ont échoué, et à la fin ce sont les contribuables qui payent. »
Le projet prévoit aussi la mise en place d’un préavis de six mois avant qu’un soignant quitte une zone mal pourvue en médecins et un « indicateur national » pour disposer « d’un maillage fin des besoins ».
Il est aussi question de créer des « Écoles normales des métiers de santé » dans des territoires manquants de soignants et d’encourager le salariat des médecins dans les centres de santé. À ce jour, 203 députés ont déjà signé la proposition de loi, « ce n’est pas encore la majorité mais ça avance ».
Tour de France des déserts médicaux : 300 personnes à Lisieux pour la seule étape du Calvados
Plusieurs députés, membres du groupe de travail sur les déserts médicaux, sillonnent la France depuis le mois de février pour promouvoir une proposition de loi régulant l’installation des médecins. Ils étaient à Lisieux, dans le Calvados, mercredi 1er mars 2023.
Ouest-France Lucas LARCHER.Publié le 02/03/2023 à 18h40
La grande salle de réunion de l’espace Victor-Hugo déborde, ce mercredi 1er mars 2023. Malgré les quelque 300 chaises installées en rangs serrés, nombreuses sont les personnes à devoir rester debout dans le peu d’espace encore disponible. Certaines se sont mêmes résignées à ne passer qu’une tête dans l’encadrement de la porte, faute de mieux. C’est peu de dire que le sujet concerne.
Si les sept députés présents ce soir ont choisi de s’arrêter à Lisieux pour la seule étape dans le Calvados de leur tour de France des déserts médicaux, ce n’est pas au hasard. « 27 % des habitants de Lisieux et alentours n’ont pas accès à un médecin traitant, ce qui fait du territoire un désert médical , entame, en introduction, Jérémie Patrier-Leitus, élu (Horizons) de Lisieux-Falaise. Et 60 % des habitants rencontrent des difficultés à se soigner. »
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202 députés cosignataires
Les députés Yannick Favennec (Horizons), Guillaume Garot (PS), Arthur Delaporte (PS), Chantal Jourdan (PS), Damien Maudet (LFI), Jean-Claude Raux (Écologistes) et Jérémie Patrier-Leitus (Horizons) sont tous membres du groupe de travail sur les déserts médicaux.
Depuis le 1er février 2023, ils parcourent la France pour promouvoir leur future proposition de loi, qui doit voir le jour à la fin de l’année. Son but, réguler l’installation des médecins en les dirigeants vers les zones en manque de praticiens.
Lisieux constitue la 4e étape de ce tour de France. « 202 députés, tous partis confondus, ont, à l’heure actuelle, cosigné notre proposition de loi , annonce Artur Delaporte, élu de Caen 2. C’est déjà un tiers de l’Assemblée (577 députés). Nous avons donc bon espoir de voir cette loi adoptée lorsque nous la présenterons. »
Et d’ajouter : « C’est un sujet qui nous concerne tous, communes rurales ou urbaines. Dans le Calvados, le manque de médecins et les difficultés de remplacement se font ressentir que nous habitions Vire ou les quartiers de Caen. »
En Mayenne. Face aux déserts médicaux, ils ont fait le choix de s’unir
Dans le sud de la Mayenne, professionnels de santé, élus et hôpital se sont mobilisés pour faire face à la désertification médicale. De cette initiative sont nés trois pôles santé prenant en charge environ 27 000 patients. Un modèle que le Dr Pascal Gendry, généraliste, souhaiterait voir se développer, y compris dans les villes.
Ouest-France Émilie GINESTOU.Publié le 03/02/2023 à 18h59
« L’union fait la force. » C’est un peu le leitmotiv du Dr Pascal Gendry. Ce médecin généraliste, installé depuis 1995 à Renazé, une commune de 2 500 habitants du sud de la Mayenne, est le président des Maisons de santé de France.
Avec d’autres professionnels, il s’est mobilisé au début des années 2000, en lien avec l’hôpital local et les élus, pour créer les pôles santé de Renazé, Craon et Cossé-le-Vivien, regroupant généralistes, infirmiers, pharmaciens et spécialistes. À l’époque, le territoire faisait face à une désertification médicale et une solution devait être trouvée pour garantir une offre de soins à 27 000 patients.
« Nous allons de plus en plus être confrontés à une population âgée, précaire, avec des pathologies chroniques, explique Pascal Gendry. Le médecin traitant seul ne peut pas répondre à tous les défis. »
Cette organisation médicale comporte de nombreux avantages. Pour les patients, d’une part. « Ici, on ne met personne à la porte. Nous sommes ouverts tous les jours de la semaine et le samedi matin. Chaque patient est suivi par une équipe pluriprofessionnelle, assurant une meilleure coordination des soins. » Et pour les professionnels de santé, d’autre part. « On a un coordinateur qui se charge de gérer les secrétaires, faire les commandes, répondre aux appels à projets pour mettre en place la télémédecine ou faire de la prévention. Choses pour lesquelles on n’a ni le temps ni la formation. »
Aller vers de nouvelles pratiques
Pascal Gendry regrette, toutefois, que le médecin soit trop souvent considéré « à titre individuel » dans les débats politiques. Il se dit sceptique sur la proposition de loi contre les déserts médicaux, qui prévoit notamment de réguler l’installation des médecins. « On parle de jeunes de 27-28 ans qui ont aussi une situation familiale. Si on ne s’assure pas qu’ils intègrent des équipes structurées, ils vont vouloir partir au bout de deux-trois ans, une fois leur quota rempli. »
Pour lui, « l’avenir est dans le collectif. C’est le projet qui va les faire venir. À Renazé, quatre des six médecins sont d’anciens internes. Ici, on a la possibilité d’échanger, mais aussi de partager sa frustration avec ses collègues. »
Selon le Dr Gendry, travailler en équipe permet aussi une meilleure acceptation des nouvelles pratiques. « Pendant la crise sanitaire, par exemple, on ne s’est pas posé la question de qui, des médecins, pharmaciens ou infirmiers, devaient vacciner. Il n’y avait pas de rivalité. L’essentiel, c’est que ce soit fait. » Il souhaiterait voir ce genre d’initiatives davantage aidées, et pas que dans les campagnes. « Aujourd’hui, les plus gros déserts, ils sont aussi en ville. »
CARTES. Déserts médicaux : quelles sont les zones les plus défavorisées ?
Le phénomène de la désertification médicale, l’un des sujets majeurs de cette campagne présidentielle, est loin d’être récent en France. Chiffres à l’appui, on fait un point sur la situation dans le pays.
Ouest-France Yiqing QI.Publié le 13/02/2022 à 14h00

Ici, le site de l’ancien hôpital psychiatrique de Montbert, dans le département de Loire-Atlantique, le 1er octobre 2020. Photo d’illustration. | FRANCK DUBRAY/OUEST-FRANCE/ARCHIVES
« Les déserts médicaux », un phénomène de plus en plus préoccupant sur le territoire français. En 2021, l’Association des maires ruraux de France (AMRF), qui réunit les élus des communes de moins de 3 500 habitants en France, diagnostique dans son étude que dix millions de Français vivent dans un territoire où l’accès aux soins est de qualité inférieure à la moyenne nationale. Les habitants ruraux consomment 20 % de moins de soins hospitaliers par rapport aux Français des villes, selon l’étude.
« Pour ma commune, l’hôpital le plus proche est à 25 km, c’est-à-dire une demi-heure de route. Les problèmes ont commencé réellement il y a une dizaine d’années sur notre secteur et elles sont en train de s’aggraver fortement, témoigne Isabelle Dugelet, maire de La Gresle (Loire). Dans ma communauté de commune, j’ai aussi des gens habitant dans des villages qui ont besoin de 45 minutes pour aller aux urgences. C’est encore plus difficile pour eux. »
La problématique affecte toutes les régions en France aujourd’hui. Même en Ile-de-France, dans son zonage médecin, l’Agence régionale de santé (ARS) classe le département de la Seine-Saint-Denis et aussi la Seine-et-Marne parmi les zones les plus fragiles face à la sous-densité des médecins.
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Répartition des médecins généralistes libéraux en France
En nous appuyant sur les données de l’ARS concernant le nombre de médecins généralistes libéraux par commune, et celles de population fournies par l’Insee en 2019 (les dernières données disponibles, N.D.L.R.), nous avons réalisé la carte ci-dessous qui présente le nombre de médecins généralistes libéraux pour 10 000 habitants en France :
En calculant, on observe que plus de 70 % de communes ont moins de deux médecins généralistes libéraux pour 10 000 habitants en 2019.
Dans l’Ouest du pays, près de 3 500 communes parmi les 5 000 de la zone sont dans cette situation :
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VIDÉO. Vaccination obligatoire : les Français majoritairement favorables, malgré un manque de connaissance
Veuillez fermer la vidéo flottante pour reprendre la lecture ici.
https://flo.uri.sh/visualisation/8671914/embed?auto=1
Dans une étude de la Drees sur l’accessibilité aux soins, sortie en septembre 2021, environ 3 % de la population française, soit 1,7 million de personnes, faisaient partie des moins bien lotis en termes d’accessibilité à la fois aux médecins généralistes, aux infirmiers et aux masseurs kinésithérapeutes. Plus alarmant, les trois quarts de ces personnes vivent dans des territoires ruraux.
« Un départ, c’est 2 000 personnes qui se retrouvent sans médecin traitant »
Toujours selon l’étude de l’AMRF, en milieu rural, plus de la moitié des médecins a aujourd’hui plus de 55 ans. L’association observe également une tendance à la concentration des jeunes médecins dans les zones urbaines.
Selon Isabelle Dugelet, la situation s’aggrave dès qu’un praticien quitte le village : « Un médecin part, c’est 2 000 – 2 500 personnes qui se retrouvent sans médecin traitant. Puisque ce sont souvent les médecins qui ont une grosse clientèle et qui ont pris pas mal de monde au fil des années. »
Pour sa commune, malgré l’arrivée des nouveaux docteurs, les difficultés sont quand même bien présentes. « Nous avons eu deux nouveaux médecins qui se sont installés, mais très rapidement en quinze jours, leur patientèle est faite et ils ne prennent plus de nouveaux patients. Il y a un tel manque que les gens se précipitent pour prendre les rendez-vous. Mais, pour les personnes âgées, les plus fragiles et qui ont plus de difficultés avec le numérique, ils n’arrivent pas à avoir de rendez-vous. »
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Plus de 20 % des communes sont à au moins 30 minutes des urgences les plus proches
Dans le dernier diagnostic de la Drees sur le sujet, les habitants de près de 8 000 communes – autrement dit 20 % de l’ensemble des communes françaises – devaient en moyenne effectuer au moins 30 minutes de trajet pour se rendre aux services d’urgences les plus proches de chez eux, en 2019.
Voici la carte qui présente le temps d’accès aux urgences pour chaque commune, selon les données de l’organisme statistique :
En se focalisant sur la zone ouest, on comptabilise près de 600 communes parmi les 5 000 où les habitants ont besoin d’au moins une demi-heure pour aller aux services d’urgence :
https://flo.uri.sh/visualisation/8667087/embed?auto=1
Seules 140 communes parmi les 5 000 concernées peuvent avoir recours aux urgences dans les cinq minutes, et près de 1 600 territoires peuvent avoir une accessibilité à compter d’un quart d’heure.
Un sujet majeur de la campagne
Face à cette préoccupation de plus en plus urgente, en pleine course à la présidentielle, le sujet s’est invité dans les programmes des candidats à l’Élysée.
Valérie Pécresse (LR) propose d’augmenter la rémunération des professionnels de santé en fonction de leur activité dans les zones sous tension, une démétropolisation du système de santé est prônée par Marine Le Pen (RN). Jean-Luc Mélenchon (LFI), lui, souhaiterait imposer aux jeunes médecins libéraux le lieu de l’installation, en contrepartie d’un meilleur salaire pendant leurs études. Il y a aussi l’idée de Fabien Roussel (PC) qui souhaite la construction d’un hôpital public de proximité à moins de 30 minutes de chaque bassin de vie.
Pour Isabelle Dugelet, la maire d’une commune rurale, « le sujet n’est pas encore assez traité sur le fond dans cette campagne. C’est un peu du bidon, du clientélisme ce qu’ils nous racontent, parce que le problème est beaucoup plus profond que ça. »
« J’insiste là-dessus, le fonctionnement du système de santé est fait à partir de toutes nos cotisations de la Sécurité sociale de tous les Français de tous les secteurs. Les services doivent donc être égaux pour tous », martèle la maire, qui attend les mesures courageuses pour enrayer l’inquiétude.