Le casse tête de la rémunération des médecins intérimaires dans les hôpitaux publics

« Le recours aux intérimaires fragilise l’hôpital » déplore l’Académie de médecine   

Par F. Na. le 28-04-2023 https://www.egora.fr/actus-pro/hopitaux-cliniques/80188-le-recours-aux-interimaires-fragilise-l-hopital-deplore-l?utm_source=ownpage&utm_medium=email&utm_campaign=20230430&_ope=eyJndWlkIjoiOGFhNDgzMzIwMWE0MDhlOGE1ZDc3NmFjMGI4NDRiYmMifQ%3D%3D

Alors que les fermetures de services se poursuivent du fait de l’opposition des médecins intérimaires au plafonnement du tarif des gardes, l’Académie de médecine appelle à une rémunération attractive des médecins titulaires.

Afin de limiter les pénuries de médecins et le recours à l’intérim médical, les hôpitaux doivent être attractifs pour les médecins titulaires « y compris en terme de rémunération », souligne l’Académie de médecine dans un communiqué ce vendredi.

D’autre part, l’Académie « soutient que le recours aux médecins intérimaires fragilise, à terme, l’hôpital et souhaite que les ARS planifient à moyen et à long terme l’organisation des soins de première ligne en privilégiant les regroupements de services pour limiter les remplacements ponctuels ».

Alors que l’intérim médical devait être une solution ponctuelle à des tensions temporaires, les directeurs d’hôpitaux connaissent des difficultés chroniques et sont de plus en plus souvent contraints de recourir à des intérimaires, souligne l’Académie de médecine. Leur nombre a d’ailleurs augmenté de 70% depuis 2019, rappelle l’institution.

Médecins intérimaires : Borne ira « au bout du bras de fer »   

Par F. Na le 27-04-2023 https://www.egora.fr/actus-pro/politique-de-sante/80166-interim-a-l-hopital-borne-ira-au-bout-du-bras-de-fer

La première ministre, Elisabeth Borne, s’est dite prête à aller « au bout du bras de fer » avec les praticiens « mercenaires » qui refusent le plafonnement des tarifs des remplacements à l’hôpital.

« Il faut qu’on aille au bout de cette forme de bras de fer, pour que les médecins acceptent des niveaux de rémunérations qui ne sont pas extravagants et qui ne sont pas décourageants pour leurs collègues », a déclaré la Première ministre, Elisabeth Borne, ce jeudi lors d’une rencontre avec l’Association des journalistes de l’information sociale (Ajis).

Près d’un mois après le plafonnement des gardes à 1 390 euros brut les 24h, de nombreux services ont été contraints de suspendre leur activité, faute de médecins.

« Est-ce que c’est facile ? Non, clairement pas », a reconnu la cheffe du Gouvernement, vantant la « très forte mobilisation des ARS pour que ces services qui sont fragilisés puissent bénéficier d’appuis » des hôpitaux voisins. « Mais reculer serait catastrophique pour notre hôpital public », a-t-elle affirmé. « Quand ils auront bien compris qu’on ne lâchera pas, ils finiront par se dire que soit ils font autre chose, soit ils acceptent que maintenant c’est plafonné. »

[avec AFP]

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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