Publié le 26/04/2023
Macron dans le Loir-et-Cher : on dirait que cela le gêne d’entendre des casseroles !

Vendôme, le mercredi 26 avril 2023
– Le Président de la République s’est rendu dans le Loir-et-Cher pour évoquer son plan de lutte contre les déserts médicaux.
Le 6 janvier dernier, Emmanuel Macron présentait aux professionnels de santé son plan pour sauver un système de santé « à bout de souffle » et victime d’une « crise sans fin ». Près de quatre mois après ces annonces, peu de mesures concrètes ont été mises en place et la crise semble même s’être aggravée : les hôpitaux sont affaiblis par l’encadrement de la rémunération des intérimaires et le projet de convention médicale a été rejeté. Emmanuel Macron a donc décidé de s’exprimer à nouveau sur la santé et plus particulièrement sur la question des déserts médicaux en se rendant ce mardi à Vendôme dans le Loir-et-Cher, dans cette France rurale première victime de la pénurie de médecins.
Accompagné du ministre de la Santé François Braun, le Président de la République a visité la maison de santé pluridisciplinaire universitaire (MSPU) de la ville. Tout sauf un hasard, ce type d’établissement étant au cœur de la politique de l’exécutif pour lutter contre les déserts médicaux (Elisabeth Borne a visité une MSP dans l’Aveyron début avril, François Braun une autre à Montreuil vendredi dernier). Pour le chef de l’Etat, c’est grâce à ces structures d’exercice coordonné et pluridisciplinaire que l’on parviendra à endiguer la « désertification » médicale. Il a ainsi fait de la MSPU de Vendôme, qui réunit médecins, infirmiers, kinésithérapeutes, sage-femmes, une « illustration concrète de lutte contre la désertification médicale qui permet de renforcer l’accès aux soins sur le territoire ».
Emmanuel Macron défend la liberté d’installation
Comme lors de la présentation de son plan du 6 janvier, le chef de l’Etat a exprimé la volonté que la solution soit trouvée au niveau des « territoires ». Il a ainsi annoncé « à partir de cet été » la généralisation des « conseils de la refondation territoriaux » qui, à l’échelle des 1 200 bassins de vie (sic) du pays, seront chargés d’organiser l’offre de soins sur le territoire via « une feuille de route sur plusieurs années » qui associe « des professionnels avec des collectivités ». Le chef de l’Etat souhaite que l’on prenne « des bonnes incitations au niveau national et après qu’on laisse plus de liberté au niveau du territoire », sans plus de précisions.
Pour le reste, Emmanuel Macron s’est contenté de réitérer les annonces et orientations de ces derniers mois. Il s’est encore une fois dit opposé à toute entrave à la liberté d’installation, déclarant « ne pas croire à l’option coercitive » mais plutôt à l’incitation, au grand dam de certains députés de sa majorité favorables à un encadrement de cette liberté d’installation, dont le député local Renaissance Christophe Marion (aux côtés du chef de l’Etat lors du déplacement).Alors que la Loi Rist sur l’accès direct aux paramédicaux est en voie d’adoption au Parlement, Emmanuel Macron a également rappelé la nécessité, selon lui, de permettre la délégation de tâches, « de façon intelligente, dans le cadre d’un réseau organisé et en bonne coordination pour prendre plus de patients ».
Un déplacement chahuté
Le chef de l’Etat a également évoqué le plan en cours pour permettre aux 600 000 patients en affection de longue durée sans médecin traitant d’en obtenir un (la CNAM a commencé sa campagne nationale d’appels) ainsi que la nécessité d’engager des assistants médicaux, embauche facilitée dans le règlement arbitral qui vient d’être adopté. A propos de ce règlement, Emmanuel Macron a évoqué une « première étape, qui permet d’avancer sur les soins non programmés et les patients sans médecin traitant », tout en indiquant qu’il était nécessaire de « tout de suite reprendre le travail pour trouver un système plus intelligent ». Concernant la médecine de ville, une phrase du chef de l’Etat risque de faire couler beaucoup d’encre et de susciter la colère de certains syndicats, Emmanuel Macron estimant qu’ « on est au bout d’un modèle qui met au-dessus de tout la rémunération à l’acte ».
Le déplacement du chef de l’Etat revêtait également évidemment un caractère politique et visait à faire oublier la réforme des retraites en évoquant d’autres chantiers. Peine perdue, puisque la visite d’Emmanuel Macron aura été perturbé tout du long par quelques dizaines d’opposants à la réforme des retraites exprimant leur mécontentement à coup de casseroles. Après qu’un arrêté interdisant toute manifestation ait été suspendu par le tribunal administratif, le chef de l’Etat a préféré renoncer au bain de foule prévu et c’est finalement en hélicoptère et loin des manifestants qu’il a quitté la ville.
Quentin Haroche
Contre les déserts médicaux, des pistes et des impasses
Erigée en priorité par le gouvernement, la politique visant à améliorer l’accès aux soins, adossée à plusieurs leviers, tarde à se concrétiser. Le règlement arbitral, attendu ce lundi, doit permettre de relancer le dialogue avec les médecins libéraux.
Par Camille Stromboni et Mattea Battaglia
Publié hier à 05h30, modifié hier à 08h41
Temps de Lecture 6 min.

La docteure Bénédicte Moreau, 67 ans, en consultation au cabinet médical de l’hôpital d’Avesnes-sur-Helpe (Nord), le 1er mars 2023. AIMÉE THIRION POUR « LE MONDE »
Aucune mesure, à elle seule, ne saurait répondre à la désertification médicale, qui s’aggrave. Le constat fait consensus chez les acteurs de la santé et résonne jusqu’au ministère de la santé. Il n’empêche, un an après avoir fait de l’accès aux soins une promesse phare de campagne, Emmanuel Macron peut difficilement, à ce stade, se prévaloir d’avancées concrètes. La convention médicale a échoué, les grèves de médecins se sont multipliées, des textes de loi ont braqué la profession, des élus continuent d’agiter le chiffon rouge d’une contrainte à l’installation…
Dans un entretien aux lecteurs du Parisien, dimanche 23 avril, le chef de l’Etat s’est inquiété de ne « plus [avoir] assez de soignants dans le pays », avant d’invoquer une « réponse multifactorielle » sur la santé, passant, entre autres, par la formation de plus de professionnels.
Un nouveau chapitre doit s’ouvrir, lundi, avec la présentation aux syndicats de la médecine de ville du règlement arbitral – sorte de convention minimale entre médecins libéraux et Assurance-maladie – en attendant de nouvelles négociations. Tour d’horizon des pistes dessinées par le gouvernement pour lutter contre les déserts médicaux et des points de blocage rencontrés.
Un médecin pour chaque malade chronique
Pas un patient en affection de longue durée (ALD) sans médecin traitant. Le président de la République en a fait la promesse lors de ses vœux au monde de la santé, le 6 janvier. Embourbé dans la crise des retraites, il l’a de nouveau mise en avant, lors de son allocution télévisée du 17 avril : « D’ici à la fin de cette année, 600 000 patients atteints de maladie chronique, qui n’ont pas de médecin traitant, en disposeront. » L’Assurance-maladie en comptabilise même 714 000, un chiffre qui pourrait passer à 800 000, fin 2023, si rien n’est fait, alerte-t-elle.
Lire aussi : « Désengorger » les urgences d’ici à fin 2024 : les médecins « attendent de voir » comment sera déclinée la promesse
Depuis début avril, l’institution a enclenché un mouvement : chaque caisse primaire d’assurance-maladie doit contacter les patients et organiser, avec les médecins du territoire, une réponse au cas par cas. Ce « démarchage » commence à faire ses preuves dans les départements expérimentateurs. La Seine-Saint-Denis, qui recense 24 000 patients en ALD sans médecin traitant – un record –, en fait partie. Depuis janvier, quelque 5 800 patients ont ainsi pu trouver un médecin référent. La moitié d’entre eux voyait déjà un médecin de temps à autre, sans avoir un médecin traitant déclaré, l’autre moitié n’en trouvait pas.
« Cela ne peut être la seule solution, mais c’est une “action coup de poing” pour enrayer une dynamique inquiétante », fait valoir Marguerite Cazeneuve, la numéro 2 de l’Assurance-maladie, qui rappelle « la période de transition difficile »qu’il faut réussir à passer en attendant les effets de la réforme, enclenchée en 2020, d’ouverture du numerus claususpour former plus de médecins. Quelque 6 millions de personnes, au total, n’ont pas de médecin traitant.
Un climat conflictuel avec les médecins
Problème : en face, bon nombre de praticiens libéraux sont échaudés. « On nous demande des solutions dans l’urgence, tout ça pour tenir l’objectif présidentiel,épingle Romain Bossis, généraliste à La Roche-sur-Yon. Mais on ne va pas pouvoir prendre en charge des patients en plus sans moyens en plus, c’est complètement déconnecté du terrain. » Dans les rangs syndicaux, on brocarde ainsi une « opération de communication » et une « rustine » qui ne résout pas le « problème de fond » : de plus en plus de patients âgés et malades, et de moins en moins de médecins.
Lire aussi le récit : Convention médicale : entre les médecins et l’Assurance-maladie, quatre mois de négociations pour un échec final
L’échec de la convention médicale est encore dans tous les esprits. Ce contrat censé régir pour cinq ans le fonctionnement entre médecins libéraux et Assurance-maladie avait pour priorité l’accès aux soins. Après quatre mois de négociations, tous les syndicats ont refusé de parapher le document fin février.
Les tarifs de consultation proposés – 26,50 euros chez un généraliste, contre 25 euros actuellement – ont été accueillis comme une « provocation ». Mais c’est le contrat d’engagement territorial qui a suscité un tollé : il entendait conditionner d’autres revalorisations plus élevées à l’acceptation de nouvelles missions (plus de patients, plus de journées travaillées, etc.).
La tentative du gouvernement d’introduire ce même contrat d’engagement via un amendement à un projet de loi déjà polémique – celui porté par la députée Renaissance Stéphanie Rist et visant à ouvrir un « accès direct » à plusieurs professions paramédicales – a transformé le tollé en conflit ouvert. Le 14 février, jour de l’examen de ce texte au Sénat, toutes les organisations représentatives ont appelé à manifester à Paris.
Libérer du « temps médical »
Passer, à l’horizon 2024, de 4 000 à 10 000 assistants médicaux – ces personnels administratifs permettant de suivre plus de patients – fait partie des leviers-clés avancés pour lutter contre les déserts médicaux. L’Assurance-maladie vient d’accroître son soutien au dispositif et de le simplifier. L’outil fait largement consensus, quand bien même les médecins rappellent les freins rencontrés à l’embauche (locaux, formation, etc.).
Une autre piste a été, en revanche, violemment rejetée : la délégation de tâches au bénéfice d’autres professions de santé. Le sujet, technique, a pris un relief politique quand le chef de l’Etat, à l’automne 2022, en a fait un élément central de sa stratégie : « On va donner plus de responsabilités à nos infirmières et infirmiers, à nos kinés, à nos pharmaciens et pharmaciennes, à tous nos paramédicaux (…) pour que beaucoup de tâches qui sont faites par nos médecins puissent aller vers ces derniers. »
Lire aussi : Débats sur la santé : un virage symbolique dans le partage des tâches ?
Les médecins ont surtout retenu l’absence de garantie de rester le « chef d’orchestre » du parcours de soins, leur faisant craindre une « médecine low cost », à deux vitesses. Leur opposition a porté ses fruits : la proposition de loi de Stéphanie Rist sur « l’accès direct », adoptée à l’Assemblée nationale, a été en grande partie vidée de sa substance lors de son examen au Sénat, mi-février. L’accès direct aux kinés ou encore aux infirmiers en pratique avancée sera limité à ceux « qui exercent en association avec des médecins ». Autrement dit, à la portion congrue.
« On doit accélérer la délégation d’actes. (…) On est en train de le faire », a défendu le chef de l’Etat, dans Le Parisien. « Je me tape les corporatismes », a-t-il lâché face aux lecteurs du quotidien.
Miser sur les internes de médecine générale
« On ne jouera pas les bouche-trous dans les déserts médicaux. » La colère des internes n’est pas retombée depuis que le gouvernement a fait inscrire, dans le projet de loi de financement de la « Sécu » pour 2023, l’ajout d’une quatrième année d’internat en médecine générale « en priorité dans les zones où la démographie médicale est sous-dense ».
Quatre experts ont été missionnés, un rapport commandé… et depuis, silence. Le ministère de la santé n’a toujours rien annoncé, même s’il assure que le chantier « avance ». « On demande le retrait, et a minima le report de cette réforme »,s’énerve Raphaël Presneau, porte-parole du syndicat d’internes de médecine générale, en insistant sur un calendrier qui n’est pas tenu, alors que les étudiants doivent faire leur choix de spécialité dès juin. « A l’aveugle », dénoncent-ils. Les internes appellent à la mobilisation le 28 avril.
Chez les médecins, on redoute déjà les conséquences sur l’attractivité de la médecine générale, alors que cela ne fait que quelques années que tous les postes au concours sont pourvus. « A force de signaux négatifs, on va les dégoûter », craint Luc Duquesnel, des Généralistes-CSMF.
Le « chiffon rouge » de la contrainte à l’installation
Face à leurs administrés, les élus de tous bords réclament, depuis des années, que l’Etat intervienne sur les lieux d’installation des médecins. Et semblent de plus en plus nombreux. Avenue de Ségur, François Braun écarte néanmoins cette option de la « coercition », se plaçant résolument du côté des médecins qui arguent de l’inefficacité de la mesure en temps de pénurie médicale. Le ministre de la santé souhaite faire émerger des solutions sur chaque territoire, une « boîte à outils », grâce aux conseils nationaux de la refondation « santé », dont on attend très prochainement le bilan.
M. Macron, lui, a été plus ambigu sur la question, en 2022, évoquant une « régulation ». « C’est un tabou politique, les gouvernements ont toujours reculé sur ce point, raconte Claude Pigement, ancien responsable santé au Parti socialiste. On imagine mal que ce front dur puisse être ouvert en pleine crise des retraites et face à une unanimité syndicale inédite parmi les médecins. » Dans Le Parisien, le chef de l’Etat a évoqué plutôt la nécessité de « créer des incitations pour régler les déserts médicaux ».
En faveur d’une régulation, la proposition de loi « transpartisane », portée par le député socialiste Guillaume Garot, n’a pas réussi à être inscrite à l’agenda parlementaire. « Il est temps de réguler l’installation des médecins comme cela a été fait pour d’autres professions de santé », défend inlassablement le Mayennais. Un autre texte, défendu par le député de la majorité Frédéric Valletoux (Horizons, Seine-et-Marne), semble, à ce stade, avoir plus de chances d’être débattu. Il prévoit, selon nos informations, la mise en place d’une obligation de participer à la permanence des soins et devrait revenir sur l’idée de « régulation ». Les professionnels de santé seraient appelés à apporter des réponses locales pour assurer une « juste répartition » des médecins sur leur territoire, sous peine de voir s’appliquer une solution contraignante. « Nous faisons tout pour trouver l’équilibre qui permettra d’obtenir le plus de soutiens », assure le parlementaire. Le texte pourrait être examiné dans l’Hémicycle dès la semaine du 12 juin.
Camille Stromboni et Mattea Battaglia
Emmanuel Macron à Vendôme : les rassemblements et « dispositifs sonores » interdits
Le chef de l’État est en déplacement à Vendôme (Loir-et-Cher) ce mardi 25 avril 2023. Le préfet a pris des mesures.
Ouest-France Publié le 25/04/2023 à 12h41
Emmanuel Macron est attendu ce mardi 25 avril 2023 en début d’après-midi à Vendôme (Loir-et-Cher), où il doit parler santé. Il visitera la maison de santé pluridisciplinaire universitaire (MSPU) de la ville.
À l’occasion de sa venue, la préfecture du Loir-et-Cher a pris un arrêté pour interdire « les cortèges, défilés et rassemblements revendicatifs » ainsi que le port de « dispositifs sonores amplificateurs de son ».
Des contrôles de sécurité
Comme l’explique La Nouvelle République , un périmètre de sécurité autour de la MSPU est instauré. Quatre points d’accès ont été créés. Il faudra y présenter ses papiers d’identité, se soumettre aux palpations de sécurité ainsi qu’à une inspection visuelle et à la fouille de ses sacs, pour passer.
À l’intérieur de ce périmètre, les dispositifs sonores amplificateurs de son seront interdits, ainsi que les véhicules et les rassemblements revendicatifs.
Depuis la promulgation de la réforme des retraites, les déplacements des ministres et du chef d’État sont systématiquement perturbés par des manifestants. La semaine dernière, les visites d’Emmanuel Macron dans le Bas-Rhin et l’Hérault ont été chahutées.
politique régionale et nationale décryptée par la rédaction Ouest-France.
Emmanuel Macron a pris le pouls du système de santé. Pour son troisième déplacement en région, en moins d’une semaine, le chef de l’État est à Vendôme (Loir-et-Cher), avec le ministre de la Santé François Braun. Ensemble, ils ont visité la maison de santé pluridisciplinaire universitaire de la ville et échangé avec des soignants sur les thèmes de la désertification médicale et de l’attractivité des professions de santé.
ACTUALITÉ DES MARQUES
« Si je m’arrête, ça ne va pas faire avancer le pays », lance Emmanuel Macron à Vendôme
Ouest-France Maxime MAINGUET.Modifié le 25/04/2023 à 17h13Publié le 25/04/2023 à 13h03
Après plusieurs déplacements agités la semaine dernière, le président de la République a ce mardi 25 avril 2023 visité une maison de santé à Vendôme (Loir-et-Cher), en compagnie de François Braun, le ministre de la Santé. Attendu à bonne distance par des manifestants hostiles à la réforme des retraites et à sa politique, Emmanuel Macron a dialogué avec des soignants sur le thème de l’accès aux soins et de la formation. Il est aussi revenu sur la situation politique et sur son impopularité.
Le Président a voulu occuper le terrain. Pour accompagner ses nombreux déplacements du moment, Emmanuel Macron avait auparavant écrit à ses soutiens pour leur demander de « sillonner le pays » avec « le courage de dire ce que nous avons le courage de faire ». Une contre-offensive doublée d’une campagne d’affichage de Renaissance avec le slogan « Pour nous ».
Des opposants qui sont restés déterminés. Au lendemain d’une série de concerts de casseroles devant les mairies de France, un an après la réélection d’Emmanuel Macron, les opposants à la réforme des retraites sont restés mobilisés. Les syndicats avaient ainsi appelé à un rassemblement à Vendôme.
🔴 La rencontre entre Emmanuel Macron et les soignants est désormais terminée
15h40
« C’est une transition que l’on vit »
Pour opérer cette transition, le président de la République estime que la formule de la maison de santé qu’il visite, qui lie des professionnels de plusieurs spécialités et des praticiens du public comme du privé, est un bon modèle. « Merci à vous pour l’exemple donné ici ! »
15h37
À l’hôpital et en (médecine de) ville, on est au bout d’un modèle qui met au-dessus de tout la rémunération à l’acte
Emmanuel Macron, à Vendôme.
15h36
Emmanuel Macron veut plus de passages dans les territoires au cours des études de médecine
Il rappelle qu’il a pour cela voulu qu’une année de l’internat des médecins généralistes soit accomplie dans les déserts médicaux.
15h34
Quid des petites structures ?
Si Emmanuel Macron indique être favorable à certains petits centres de soins, il estime qu’il faut « les regarder » quand la densité d’actes accomplis ne permet pas qu’ils soient viables.
15h32
« Il faudrait une rémunération en fonction de la patientèle », avance le président de la République
« On doit de plus en plus responsabiliser les personnels de santé, moins sur l’acte que sur la gestion de population », estime Emmanuel Macron, qui explique qu’il entend favoriser les délégations d’acte, « dans le cadre d’un réseau organisé ».
15h30
« Ce qu’on a, on doit mieux le repartir », explique Emmanuel Macron
« Mais je ne crois pas à la méthode coercitive », avance Emmanuel Macron, qui évoque les autres pistes devant mener à un meilleur aménagement de la carte de l’offre médicale : convergence public-privé, sites uniques, recrutement de secrétaires médicales.
15h28
Emmanuel Macron revient sur la démographie médicale
« Si on regarde les choses, on a un déficit de soignants, et ce déficit ne va pas se régler pour les médecins dans les années qui viennent », explique Emmanuel Macron. Il y aura donc moins de médecins en France dans les prochaines années, estime-t-il.
15h23
Les « médecins jeunes retraités » ont un potentiel
« Il faudrait simplifier leurs rémunérations » et permettre « qu’ils puissent travailler à la carte », explique un participant à la réunion, qui plaide pour décomplexifier le système d’emploi-retraite pour ces soignants qui veulent et peuvent assurer des vacations. « Ca donnera un peu d’oxygène » dans certains territoires, estime-t-il.
15h16
Le débat glisse sur les fermetures de classes
Interrogé par le député d’opposition de le circonscription, Emmanuel Macron rappelle que des classes doivent mécaniquement fermer car les effets du mini baby-boom du début des années 2000 sont en train de s’estomper.
15h12
La télémédecine évoquée
Le président du département du Loir-et-Cher, Philippe Gouet (UDI), explique que, selon lui, cette pratique doit être favorisée et encouragée, notamment en octroyant du meilleur matériel aux médecins.
15h06
L’installation à la campagne n’est pas aisée. On n’est pas aidés. Et c’est très difficile de trouver des remplaçants quand on part en congés.
Une jeune médecin roumaine, évoquant l’état d’esprit des jeunes médecins.
15h01
La nouvelle convention de l’Assurance Maladie fait débat
Cette convention, qui a notamment abouti à la hausse du prix de la consultation de 25 à 26,5 €, ne fait pas l’unanimité au sein du panel réuni à Vendôme. Certains soignants regrettent notamment que les discussions entre l’Assurance Maladie et les soignants aient souvent abouti à ce que des demandes supplémentaires soient formulées à l’intention des soignants.
14h53
Les débats portent sur le regroupement des centres hospitaliers
« Quand on est petits, on est humains », estime l’un des participants à la réunion, qui plaide pour l’arrêt des regroupements de centres hospitaliers. Un autre intervenant va dans son sens, en jugeant que les centres hospitaliers de proximité sont « très très importants ».
Emmanuel Macron en Loir-et-Cher : « Si je m’arrête, ça ne va pas faire avancer le pays »
Publié le 25/04/2023 à 11:05 | Mis à jour le 25/04/2023 à 19:46 https://www.lanouvellerepublique.fr/vendome/visite-d-emmanuel-macron-en-loir-et-cher-suivez-notre-direct

© Photo NR, Julien Pruvost
Le chef de l’État s’est rendu ce mardi 25 avril à Vendôme, en Loir-et-Cher. Une visite sur le thème des déserts médicaux, alors que l’exécutif, contesté sur le terrain par les opposants à la réforme des retraites, peine à se faire entendre.
Au plus bas dans les sondages depuis la promulgation de la réforme des retraites, bruyamment accueilli sur le terrain par ses opposants, Emmanuel Macron a choisi le Loir-et-Cher et Vendôme pour sa nouvelle visite hors les murs de l’Élysée, mardi 25 avril.
Après le Grand Est et l’Occitanie, le chef de l’État a choisi le Centre-Val de Loire pour évoquer la question des déserts médicaux, en visitant, aux alentours de 13 h 30 ce mardi, la Maison de santé pluridisciplinaire universitaire de Vendôme (MSPUV). Le président doit également échanger avec les professionnels présents.
Ce direct est à présent clos. Merci de l’avoir suivi.
Voici les trois points à retenir du déplacement d’Emmanuel Macron :
- Emmanuel Macron n’a pas été chahuté à son arrivée. Les quelque 500 manifestants présents ont été tenus très à l’écart. Un arrêté préfectoral leur interdisait de venir avec des casseroles ou des sifflets à proximité de la Maison de santé.
- Le président a pu échanger pendant plus d’une heure avec les professionnels de santé. S’il a longuement écouté les revendications des soignants, le chef de l’Etat a voulu mettre en avant l’action du gouvernement pour essayer de contrecarrer la désertification médicale. Il souhaite notamment inciter les médecins à patienter avant de prendre leur retraite, et développer une offre de soins coopérative.
- Le chef de l’Etat est également revenu sur la séquence compliquée qu’il traverse, au plus bas dans les sondages et voyant ses déplacements chahutés. Il a assuré ne pas y prêter trop d’attention et se concentrer sur sa tâche : « faire avancer le pays ».
16h50. Le tribunal administratif a finalement suspendu l’arrêté préfectoral interdisant les « dispositifs sonores amplificateurs de son », estimant qu’il n’y avait pas de risque terroriste.
16h45. Emmanuel Macron a fait un dernier point sur la maternité de Vendôme avant de clôturer sa visite : « C’est une structure privée, elle a perdu des professionnels. Nous considérons qu’il faut garder cette maternité. Oui, il y aura une solution, elle sera publique », a-t-il annoncé.
16h35. Alors que le président est au plus bas dans les sondages, il a tenu à relativiser son impopularité : « Moi je n’ai jamais présidé en regardant les sondages fussent ils hauts ou bas. On doit avancer, le pays doit continuer. Je n’ai pas le sentiment que vous avez des millions de compatriotes dans nos rues aujourd’hui. »

© Photo NR, Margaux Malinge
16h30. Emmanuel Macron revient sur ses déplacements chahutés depuis une semaine : « Il faut regarder la vie de nos compatriotes et pas le décor. Si je m’arrête et que je regarde le décor avec vous, ça ne va pas faire avancer le pays. Pour moi, il y a des priorités qui sont là. On doit s’en occuper et avancer. Je respecte toutes les colères et tous ceux qui s’expriment. J’ai jamais considéré que couvrir de sa voix ou d’ustensiles la voix des autres est un signe de respect », a-t-il déclaré, condamnant les actions autour des visites ministérielles.
16h15. Emmanuel Macron a annoncé quatre points clés pour trouver une solution à la désertification médicale :
- Essayer « d’inciter des médecins qui veulent partir à la retraite à ne pas partir tout de suite ». Pour ce faire, il prône la simplification.
- Développer une offre de soins coopérative, « une maison comme ce que vous avez fait. » « Plus on ira vers les sites uniques, vers des passerelles et des tarifications plus simples, plus on vivra dans un système qui s’équilibre », a-t-il ajouté.
- Responsabiliser les professionnels de santé, avec entre autres une rémunération « en fonction de la patientèle. »
- Pousser à la délégation d’actes vers d’autres professionnels (sages-femmes, orthoptistes, kinés) mais aussi à la délégation des tâches administratives. Le tout « pour sauver du temps médical et prendre plus de patients. »
15h50. Le temps d’échange approche de son terme. Emmanuel Macron prend la parole. « Le défi, on le connaît : un déficit de soignants. Il y aura moins de médecins dans les années qui viennent, c’est ça la réalité », a lancé le président.
« Plus on ira vers les sites uniques, vers des passerelles et des tarifications plus simples, plus on vivra dans un système qui s’équilibre », assure-t-il, avant d’avancer : « Moi je pense qu’il faut de plus en plus responsabiliser les professionnels de santé, sur la population. […] La pire des situations c’est celle des gens qui n’ont pas de médecin traitant donc nous, on va travailler à ça. »
« Il faut tout de suite reprendre le travail et trouver un système plus intelligent. On voit bien qu’on est au bout d’un modèle. […] Au fond, en dehors de quelques zones, quasiment tout le pays est en train d’être carencé. Faut redonner de la fluidité entre ces modèles », conclut-il.
15h35. Pendant ce temps, à l’extérieur de la MSPUV, environ 150 manifestants ont quitté les lieux pour gagner la RN10, qui est bloquée. Seul un petit groupe a été autorisé à s’approcher car il ne représente aucune menace. Ses membres n’ont ni banderoles, ni sifflets, ni casseroles.
À noter que plusieurs associations ont déposé un recours en référé contre l’arrêté de la préfecture de Loir-et-Cher. Référé en cours d’examen au tribunal administratif d’Orléans.
15h25. Bernard Baudron, le président de l’Ordre des médecins du Loir-et-Cher, prend la parole. « Une zone verte, on enlève deux médecins ça devient rouge. Si on garde le même système d’aide on est à côté de la plaque. Il faut réadapter les aides en fonction de chaque territoire et des données démographiques disponibles. La santé des gens est en danger », alerte-t-il.
« Un deuxième point c’est le potentiel des médecins jeunes retraités. Il faudrait simplifier leur rémunération et qu’ils puissent travailler à la carte. Si un jeune retraité veut donner un coup de main quand même, qu’il puisse prendre des vacations sans papiers sans rien. Ce qui fait peur aux jeunes retraités c’est la complexité du système. Il faut donc inventer un système de vacations », détaille Bernard Baudron.
« Mais là on a déjà simplifié les règles de cumuls », interrompt le président qui demande si on a un retour de terrain sur cette mesure.

© Photo NR, Julien Pruvost
15h10. Plaidoyer pour un site unique. Les docteurs Mounir Hilal de l’hôpital de Vendôme et le docteur Antoine Abi Fadel de la clinique Saint-Cœur à Vendôme ont plaidé face au Président pour un futur site unique regroupant Hôpital public – clinique privée à Vendôme, un projet en souffrance, ce qui serait attractif et permettrait notamment selon eux de sauver la maternité et d’attirer de nouveaux médecins.
Ils ont demandé également le transfert de l’autorisation de pratiquer des accouchements de la clinique vers l’hôpital. « Il faudrait donc finaliser tout ça en juin ? », a demandé le président, semble-t-il conscient de l’urgence de la situation.
15h. « On ne laissera pas tomber cette maternité, en plus elle est rentable et utile pour les Vendômois. Mais il faut une aide financière aussi et accepter les nouvelles organisations. On doit sauver ce qu’on a et ce qui marche », explique l’urgentiste Mounir Hilal.
Les professionnels insistent sur l’importance des hôpitaux de proximité. « Nous en avons besoin, il en faut. »
14h45. Les professionnels soulignent l’importance également de travailler avec les sages-femmes. L’une d’elles prend la parole, elle est sage femme depuis 17 ans et ici depuis 4 ans. « Je fais le suivi de grossesse. À la clinique je peux parfois les accoucher. Puis il y a le retour à la maison. Avec le désert médical, ça devient compliqué puisqu’il n’y a plus de pédiatre ou de médecin traitant. […] Le nombre de sages-femmes diminue, nous sommes à flux tendu. […] Des femmes vont décider d’accoucher seules chez elles si on continue comme ça. Nous n’avons plus de sages-femmes et c’est un problème national. »
Emmanuel Macron l’interrompt et lui demande : « Là aujourd’hui il manquerait combien de sages-femmes ici ». « Deux à trois… Bon quatre », répondent les professionnels. La sage-femme reprend. « Nous sommes une profession médicale et non paramédicale. Une infirmière ne pourra pas m’aider à accoucher. Ça ne remplacera pas une sage-femme. »
14h40. Une infirmière en pratique avancée (IPA) prend la parole. « On m’a proposé d’aller sur des délégations de tâches et ensemble on a réfléchi comment accompagner au mieux les patients. Ce partage de nos regards différents nous permet d’accompagner nos patients au mieux. » Elle fait partie de l’association Azalées pour réfléchir aux parcours de soins des patients.
Le président lui demande quel avantage elle voit dans l’IPA. « Le partage des regards, travailler tous ensemble, mettre tout en œuvre pour ces patients », répond-elle.

© Photo NR, Julien Pruvost
14h35. La parole est donnée à Arnaud, kiné. « Actuellement on a un grand déficit de kinésithérapeutes sur le secteur. Le délai est en moyenne de trois mois », lance-t-il.
« C’est comme un généraliste en fait », répond Macron.
Arnaud reprend. « On est obligés de prioriser nos soins. On a une collaboration où les médecins généralistes nous adressent directement les patients sans passer par nous. […] La problématique c’est que c’est du bricolage car bon nombre de patients restent sans kiné. La difficulté c’est comment faire pour attirer d’autres kinés. On a un problème qui se pose c’est la répartition sur le territoire. Et on a discuté avec l’Assurance maladie, elle propose plus de coercition pour les jeunes diplômés. La question c’est comment les inciter à venir, peut-être avec plus d’attractivité. […] Il faut investir dans les professionnels de santé en les revalorisant. C’est au final faire des économies car ils interviennent à l’école, pendant la durée de travail. Ils permettent un retour plus rapide à l’emploi. Et également pendant la retraite avec un maintien des personnes à domicile. Mais il faut nous donner les moyens. »
14h30. L’échange avec les professionnels de santé commence. Un bilan est fait de la Maison de santé au président, qui prend des notes. Il évoque le manque de médecins provoqué notamment par des départs à la retraite non remplacés.
Le président demande aux professionnels rassemblés de s’exprimer « L’idée est de voir en quoi cette expérience fonctionne et en quoi elle peut être améliorée. Si je suis là c’est parce que l’endroit marche bien. Il faut voir ce qu’on peut en faire au niveau national. La démographie médicale, on n’a pas attendu pour savoir s’il y avait un problème. On sait aussi que les pratiques changent, les choix collectifs ne sont plus les mêmes. Mais mon objectif c’est d’abord de vous entendre », a-t-il assuré.
14h20. Emmanuel Macron arrive à la rencontre des professionnels de santé de la MSPUV.
14h15. Emmanuel Macron échange avec les patients présents. « J’aimerais bien un médecin de famille, pour l’instant pas d’actualité, mon médecin est parti à la retraite il y a 5 ans », explique une femme qui vient donc ponctuellement.
Le président en profite pour demander à tous les patients s’ils ont un médecin traitant.
14h10. Emmanuel Macron a fait le déplacement en hélicoptère pour venir à Vendôme. Il a atterri au stade de Thoré-la-Rochette, comme l’explique l’adjoint au maire local, sur Facebook.https://www.facebook.com/plugins/post.php?href=https%3A%2F%2Fwww.facebook.com%2Fpermalink.php%3Fstory_fbid%3D3621755711438884%26id%3D100008134727250&show_text=true&width=500
14h05. Emmanuel Macron est arrivé, avec 30 minutes de retard, au son des casseroles et des sifflets.
14h. Emmanuel Macron arrive, en compagnie du ministre de la Santé François Braun, qui était à Poitiers hier.

© Photo NR, Henri Brissot
13h40. À quelques minutes de l’arrivée du président, le son des casseroles et des sifflets résonne dans la MSPUV. Pendant ce temps, une quinzaine de professionnels de santé sont rassemblés dans une salle à l’étage de la Maison de santé, ils et elles attendent d’échanger avec le président qui devrait les rejoindre dès son arrivée. Les officiels, eux, patientent sagement loin du tumulte devant la MSU.
13h35. Alors que l’arrivée d’Emmanuel Macron est imminente, certains manifestants ne désespèrent pas de se faire entendre. « On est venu voir le roi Macron. Ce serait bien qu’il daigne enfin nous entendre. Nous aussi on a de bonnes idées », raconte Nicole, assistante familiale à la retraite.

© Photo NR, Henri Brissot
13h25. Les manifestants sont bloqués par les forces de l’ordre. Toutefois, l’atmosphère reste détendue. Les manifestants ne tentent pas le passage en force face aux CRS.
13h10. Alors que les manifestants se sont réfugiés sur les voies de la gare de Vendôme et que plus aucun train ne peut passer, les CRS interviennent pour les déloger.
13h05. Deux salles, deux ambiances. De l’autre côté du périmètre de sécurité on trouve quelques dizaines de badauds dont des militants locaux Renaissance de la première heure comme Florian Galmiche, là pour « contrecarrer l’ambiance actuelle où tout le monde sort ses casseroles » . Autre personne présente, Maria, venue d’Ukraine, réfugiée depuis un an à Naveil près de Vendôme, venue dire « Merci au président français » .
13h. Les manifestants sont regroupés pour se faire entendre. Stéphanie Cumha, de la section CGT hôpital Vendôme, explique la raison de sa venue. « On a appris la venue de Macron grâce à la NR. On lutte en permanence pour la liberté de la santé. Macron cherche, lui, à démanteler le service public et voulant délocaliser la santé comme dans cette MSU », détaille la militante.

© Photo NR, Henri Brissot
12h55. La visite d’Emmanuel Macron est « un détournement des préoccupations des habitants », selon Sylvie Dubois, vice-présidente au Conseil régional Centre-Val de Loire en charge de la santé et de la prévention.
« Tous les efforts de la Région Centre-Val de Loire ne peuvent masquer la responsabilité des gouvernements successifs, et particulièrement celle du président Macron dans l’asphyxie de l’hôpital public et de notre protection sociale », lance-t-elle. Elle pointe notamment un président de la République « qui reste sourd aux demandes précises des personnels de santé », qui préfèrent « quitter le bateau qui est en train de couler avant de se noyer. »
« Il y a urgence à répondre aux enjeux de santé […]. Mais pour l’heure, la première des mesures à prendre […] est le retrait de la contre-réforme des retraites qui volent deux années de vie en bonne santé en repoussant l’âge de retraite à 64 ans », conclut-elle.
12h45. Le président pourrait aller au contact de la population selon l’Élysée, même si rien n’est arrêté pour le moment. Quelques badauds se pressent déjà aux barrières en l’attendant.
12h40. Environ 500 manifestants commencent à converger vers la MSPUV, munis de casseroles.

© Photo cor. NR, Bertrand Germain
12h35.Selon LCI, afin d’éviter les coupures de courant durant sa visite, comme le promet la CGT Énergie, et comme ce fut déjà le cas lors de ses déplacements en Alsace et dans l’Hérault, le président serait venu à Vendôme avec son propre groupe électrogène.
12h35. Même si les alentours de la MSPU sont bouclés, les rendez-vous des patients sont maintenus, indique l’Élysée.
12h30. Selon l’Élysée à nos journalistes sur place, le président ne devrait pas faire d’annonce majeure aujourd’hui, se réservant une nouvelle prise de parole demain, sans plus de contexte. La visite du jour consiste vraiment en un échange avec les professionnels de santé sur place.
12h20. Environ 300 manifestants sont réunis aux abords du périmètre de sécurité, devant l’entreprise Baumer, tout près de la gare de Vendôme.
12h15. Opération déminage en cours. Les sacs de tous les journalistes accrédités sont fouillés et un chien renifleur passe sur chaque élément.

© Photo NR, Henri Brissot
12h05. Invitée de franceinfo ce mardi matin la ministre de la ruralité Dominique Faure a jugé que les « casserolades » sont un « un manque de sens civique ».
« Le droit de manifester est tout à fait respectable, par contre couvrir la voix du président ou d’un ministre par un bruit de casserole manque de sens civique », a estimé la ministre.
Selon Ségolène Royal, sur LCI , le gouvernement « récolte ce qu’il a semé » avec ces protestations. « C’est ça qui révolte les gens, c’est l’incohérence du dispositif, l’injustice. Vous ne pouvez pas voler deux ans de vie à des ouvriers », avait-elle expliqué vendredi 21 avril dans l’émission Extralocal, demandant au président de « retirer sa réforme ».
11h50. Les forces de l’ordre ont commencé à filtrer les passages aux abords de la MSPUV.

© Photo NR, Henri Brissot
11h40. Hier, pour célébrer le premier anniversaire du second mandat d’Emmanuel Macron, de nombreux Français se sont retrouvés pour des « casserolades » devant les mairies. En Loir-et-Cher, 70 personnes étaient réunies à Blois, tandis qu’a Romorantin, seul Rodolphe est venu manifester… devant sept gendarmes. « Au moins tapez une fois [sur la casserole] qu’on ne soit pas venu pour rien », préférait en rire un gendarme selon notre journaliste présente sur place. Ce que l’intéressé a fait avant de rentrer chez lui.

© (Photo NR, Oriane Cuenoud)
11h30. Le quartier de la MSPUV est bouclé à Vendôme. Il faut montrer patte blanche pour pénétrer dans le périmètre de sécurité. 60 journalistes ont été accrédités pour suivre le président.
11h25. Le déplacement d’Emmanuel Macron sera-t-il encore perturbé ce mardi ? Lundi soir, deux de ses ministres ont été grandement chahutés. Le ministre de l’Éducation nationale Pap Ndiaye est resté bloqué de longues minutes dans son train à la gare de Lyon et a dû sortir par une porte dérobée.
La ministre de la Culture Rima Abdul-Malak a, de son côté, été prise à partie par des intermittents durant la cérémonie des Molières. Mais, fait inédit, la ministre a répondu : « D’habitude, le rôle du ministre, c’est de rester assis à ne rien dire. Mais, là, ce n’est pas possible », a-t-elle lancé avant de rappeler les aides à la culture du précédent mandat, notamment durant la crise du Covid-19. Notre article complet ci dessous :
> À LIRE AUSSI. VIDÉO. « Là, ce n’est pas possible ! » Aux Molières, la ministre répond aux critiques
11h15. C’est la cinquième fois qu’Emmanuel Macron vient en Loir-et-Cher depuis qu’il est président :
- Une visite privée à Chambord (où il avait dormi) et Beauval, pour son 40e anniversaire.
- Deux déplacements à Chambord : un sommet franco-italien le 2 mai 2019 et une action en faveur de la jeunesse défavorisée en juillet 2020
- Un déplacement dans un Ehpad de Bracieux, en septembre 2020.
C’est en revanche la première fois qu’il vient dans le département depuis sa réélection, le 24 avril 2022.
11h00. La préfecture de Loir-et-Cher a interdit, à l’intérieur du périmètre de sécurité, « les dispositifs sonores » et « amplificateurs de son ». Pas de casseroles, donc, pour la visite d’Emmanuel Macron à Vendôme.
Arnaud Truchet, Margaux Malinge, Alexis Couturier et Henri Brissot