« Hôpital : pour désengorger les urgences, des solutions à court terme et des réformes de longue haleine »
Date de publication : 26 avril 2023
Le Figaro observe sur une double page que « désengorger les urgences passe par une multitude de mesures ou de réformes, les unes immédiates et n’impliquant pas ou peu de moyens financiers, certaines concernant directement l’organisation des urgences, d’autres celle du système de soins dans son ensemble, et dont la mise en place sera forcément plus longue ».
Le journal fait ainsi un « tour d’horizon non exhaustif, sous forme de chronologie, en partant des mesures que l’on peut prendre tout de suite, jusqu’à celles dont les résultats ne seront visibles que dans plusieurs années ».
Il indique notamment : « Immédiatement : libérer du temps médical en ville ». Le Dr Michaël Rochoy, généraliste à Outreau, relève ainsi que « chaque jour, nous voyons deux ou trois patients venus pour un certificat médical inutile ou un arrêt de travail court. Multiplié par les 60.000 généralistes exerçant en ville, c’est autant de consultations qui pourraient ne pas avoir lieu, perturbent nos agendas et nous empêchent de voir de vraies urgences ! ».
Le Figaro relève que « les exigences ont été allégées quant aux certificats de non-contre-indication au sport, mais il reste du ménage à faire : salarié absent une journée pour une gastro-entérite, enfant n’allant pas à la crèche à cause d’une maladie que le parent a su gérer seul, demandes d’assureurs… ».
Le quotidien poursuit : « À 3 mois : rendre l’hôpital attractif ». Il note que « les hospitaliers en font le triste constat : hormis quelques gestes, notamment des revalorisations des gardes ou des primes de nuit «jamais pérennes», s’agace l’un d’entre eux, rien n’est venu. Faute de signes concrets, certains se sont découragés et ont quitté l’hôpital ».
Le Figaro continue : « À 6 mois : s’appuyer sur les autres professions de santé », « À 1 an: renforcer la régulation médicale », « À 2 ans : améliorer l’éducation à la santé », « À 3 ans : décloisonner sanitaire et social », « À 5 ans : miser sur les maisons de santé », « À 10 ans : former plus de médecins ».
Le journal rappelle en effet qu’« il faudra attendre que la réforme des études médicales produise son effet pour compenser le creux démographique. Le numerus clausus (…) a été aboli en 2021 avec l’instauration du numerus apertus, nombre minimum d’étudiants admis en deuxième année d’études de médecine et lié aux capacités d’accueil des universités. Mais c’était trop tard pour inverser la tendance ».
« Dans son dernier rapport sur la démographie médicale, le Conseil national de l’Ordre des médecins indique que près de la moitié des médecins ont plus de 60 ans et que les moins de 40 ans représentent 20% des effectifs. (…) Et les déserts pourraient s’élargir à d’autres professions de santé : des pénuries sont à craindre chez les pharmaciens, avec une désaffection des étudiants pour la filière », remarque Le Figaro.
Hôpital: pour désengorger les urgences, des solutions à court terme et des réformes de longue haleine
Par Marc Cherki, Anne-Laure Frémont et Soline Roy
Publié hier à 19:42 , mis à jour il y a 13 heures

DÉCRYPTAGE – Alors qu’Emmanuel Macron défendait ce mardi sa stratégie pour le système de santé, Le Figaro détaille quelques-unes des pistes qui permettraient de désengorger les urgences.
Désengorger les urgences passe par une multitude de mesures ou de réformes, les unes immédiates et n’impliquant pas ou peu de moyens financiers, certaines concernant directement l’organisation des urgences, d’autres celle du système de soins dans son ensemble, et dont la mise en place sera forcément plus longue. Tour d’horizon non exhaustif, sous forme de chronologie, en partant des mesures que l’on peut prendre tout de suite, jusqu’à celles dont les résultats ne seront visibles que dans plusieurs années.
Immédiatement: libérer du temps médical en ville
«Chaque jour, nous voyons deux ou trois patients venus pour un certificat médical inutile ou un arrêt de travail court, peste le Dr Michaël Rochoy, généraliste à Outreau. Multiplié par les 60.000 généralistes exerçant en ville, c’est autant de consultations qui pourraient ne pas avoir lieu, perturbent nos agendas et nous empêchent de voir de vraies urgences!»
Les exigences ont été allégées quant aux certificats de non-contre-indication au sport, mais il reste du ménage à faire: salarié absent…
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