Les urgences d’Albi font « la une » à leur corps défendant

Les urgences d’Albi vont-elles fermer le soir pendant les ponts du mois de mai ?

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Inquiétude sur les urgences d'Albi.Inquiétude sur les urgences d’Albi. DDM – Marie-Pierre Volle

Santé,  Société,  Tarn

Publié le 24/04/2023 à 14:16

https://www.ladepeche.fr/2023/04/24/les-urgences-dalbi-vont-elles-fermer-le-soir-pendant-les-ponts-du-mois-de-mai-11154980.php

Alexandre Maniez

l’essentielFaute de personnel, le service des urgences du centre hospitalier d’Albi pourrait-il fermer pendant cinq nuits du mois de mai ? Si la direction reconnaît un risque, elle assure qu’il sera écarté.

L’information a circulé sur les réseaux sociaux une bonne partie du week-end : le service des urgences du centre hospitalier d’Albi fermerait plusieurs soirs en mai. En pratique, si la direction reconnaît un risque, la réalité est un peu plus complexe. 

En décembre dernier, les urgences de la clinique Claude Bernard avaient fermé plusieurs nuits, faute de trouver du personnel. À l’approche du mois de mai, la situation est légèrement différente au centre hospitalier d’Albi où c’est surtout l’évolution du cadre légal entourant le tarif des remplacements qui pose problème.

A lire aussi : Albi : faute de médecins, les urgences de la clinique Claude Bernard ferment pendant plusieurs jours

Depuis tout début avril, la loi Rist prévoit un plafonnement de la rémunération des médecins intérimaires. Un nouveau cadre légal qui a bouleversé l’organisation du service à l’approche des ponts du mois de mai . « Ce nouveau cadre nous a mis en difficulté, comme d’autres hôpitaux, pour réussir à trouver des remplaçants, confirme le directeur du centre hospitalier d’Albi, Alexandre Fritsch. C’est un bras de fer avec certains médecins qui interviennent de manière contractuelle. »

Le tarif des remplaçants est aujourd’hui plafonné à 1 390€ bruts pour 24h de travail. « Jusque-là, certains professionnels étaient payés plus que de raison, confesse Alexandre Fritsch. Nous étions raisonnables, mais au-delà de l’obligation légale actuelle. La loi est entrée en vigueur le 3 avril. Et avec les ponts de mai qui arrivent très vite, c’est la période la plus difficile du bras de fer. Et on ne calera pas. Nous avons bon espoir que les médecins remplaçants acceptent les nouvelles conditions. C’est assurément une période de tension et de réflexion intense sur notre organisation interne. » Le directeur confirme que ses services planchent sur la question depuis de nombreuses semaines. 

Concrètement, des fermetures sont-elles prévues ? 

L’information a beaucoup inquiété dans le nord du Tarn. Plusieurs messages ont ainsi circulé sur les réseaux sociaux, évoquant une fermeture des urgences de 18h30 à 8h30, les 5, 6 et 7 mai et les 27 et 28 mai. Une situation démentie par la direction. « Oui, il y a eu des difficultés sur certains soirs, mais nous n’en sommes pas encore là, notamment grâce à l’appui du CHU de Toulouse et de l’agence régionale de santé. Certaines nuits sont d’ores et déjà couvertes, balaye le directeur du CH. Mais, en effet c’était très tendu. » 

A lire aussi : Transfert de patients, manque de moyens, surcroît de travail… Le casse-tête des urgences psychiatriques à Albi

Au cours du mois de mai, les urgences seront bien ouvertes, mais risquent d’être dégradées. Le centre hospitalier invite donc les Tarnais à ne solliciter les urgences qu’en cas de réelle nécessité et de privilégier au maximum la médecine de ville.

Si les fermetures du mois de mai semblent donc écartées, un risque existe-t-il sur les nuits des 2,3 et 4 juin ? Si la direction confirme que ce sont des soirées à risque, mais pour le moment il faut rester prudent. « Les plannings médicaux se font d’un mois, deux mois, sur l’autre. Ce n’est pas parce que l’on identifie des difficultés que l’on ne les résorbera pas », conclut Alexandre Fritsch.

Urgences d’Albi : après une réunion de la direction, le service de nuit ne fermera finalement pas au mois de mai

Publié le 24/04/2023 à 08h56

https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/tarn/albi/urgences-d-albi-faute-de-personnel-le-service-va-fermer-plusieurs-nuits-au-mois-de-mai-2759562.html

Écrit par Robin Doreau

Les urgences du Centre Hospitalier d'Albi vont fermer leurs portes pendant 5 nuits au mois de mai.
Les urgences du Centre Hospitalier d’Albi vont fermer leurs portes pendant 5 nuits au mois de mai. • © Robin Doreau / FTV

La direction des urgences du Centre Hospitalier d’Albi confirme finalement que les urgences de nuit seront bien ouvertes au public tout le mois de mai, avec malgré tout un service réduit sur certaines périodes.

« Contrairement à ce qui peut parfois se voir dans certaines cliniques privées, les urgences de l’hôpital public ne fermeront pas« , affirme Jérémy Luceno, directeur adjoint au CH d’Albi.

Une réunion de direction se tenait à l’hôpital ce lundi 24 avril au matin. « Il y a encore quelques jours le planning était incomplet pour le mois de mai, poursuit-il. Mais grâce à l’engagement du personnel et leur abnégation, on va pouvoir garantir aux patients un accueil aux urgences de nuit tout le mois« 

Un service réduit sur certains jours

Malgré tout, le service sera réduit sur certaines périodes, avec une prise en charge « qui risque d’être plus longue que d’habitude« .

La raison invoquée? Un personnel insuffisant sur deux périodes de jours fériés. « Il nous manque un médecin par nuit« , précise Jérémy Luceno.

L’accueil aux urgences sera réduit de 18h30 à 8h30 les : 

  • Vendredi 5, Samedi 6 et Dimanche 7 mai 2023
  • Samedi 27 et Dimanche 28 mai 2023
Il manquera un médecin par nuit lors des ponts du mois de mai aux urgences de l'hôpital d'Albi.
Il manquera un médecin par nuit lors des ponts du mois de mai aux urgences de l’hôpital d’Albi. • © Robin Doreau / FTV

Une fermeture nocturne en juin ?

L’hôpital s’inquiète aussi de devoir fermer ses urgences de nuit au mois de juin, pour les nuits des 2,3 et 4 juin 2023. « La fermeture n’est pas encore prévue, l’information vous sera transmise dans les meilleurs délais« , précise la direction.

Albi : faute de médecins, les urgences de la clinique Claude Bernard ferment pendant plusieurs jours

Les urgences de la clinique vont être fermées pour plusieurs nuits pendant ces fêtes./ DDM archivesLes urgences de la clinique vont être fermées pour plusieurs nuits pendant ces fêtes./ DDM archives DDM – «  » » » » » » » » » » » » » »DDM- MARIE PIERRE VOLLE » » » » » » » » » » » » » » »

Santé,  Albi,  Tarn

Publié le 21/12/2022 à 17:37

https://www.ladepeche.fr/2022/12/21/albi-faute-de-medecins-les-urgences-de-la-clinique-claude-bernard-ferment-pendant-plusieurs-jours-10882449.php

Ra. B.

l’essentiel

Les urgences de la clinique Claude Bernard vont être fermées à plusieurs reprises ces prochains jours. Il faudra privilégier l’appel au 15 et à son médecin traitant avant de se rendre aux urgences du centre hospitalier d’Albi, pour éviter tout engorgement.

Depuis plusieurs semaines, la situation des hôpitaux et des services d’urgences inquiètent les patients et les autorités. Épidémies de bronchiolite, de grippe et de Covid-19, les services sont saturés.

Et la situation à Albi ne risque pas de s’améliorer puisque la clinique Claude Bernard vient d’annoncer qu’elle ferme son service des urgences pour plusieurs jours en cette période de fête.

« Les tensions dans le service des urgences sont telles que les leviers habituels tels que les remplacements et la réorganisation des services n’ont pas suffi à maintenir l’organisation habituelle », explique la clinique dans un communiqué.

Les nuits de vendredi 23 décembre, dimanche 25, mardi 27, mercredi 28, jeudi 29 et dimanche 1er janvier, il ne servira à rien de se rendre aux urgences de la clinique Claude Bernard. Les malades trouveront portes closes, en raison d’un problème de recrutement de médecins, comme l’explique la clinique. Il faudra donc aller aux urgences du centre hospitalier d’Albi. Mais il faudra surtout privilégier l’appel vers le 15 ou son médecin traitant avant de s’y rendre.

« Afin de permettre une meilleure régulation des passages aux urgences et l’amélioration de la qualité de prise en charge, il est recommandé de ne pas se rendre aux urgences avant consultation préalable de son médecin traitant et avant appel préalable au 15. Cet appel permet à l’agent régulateur d’apprécier le degré de gravité de la situation et de décider de la pertinence d’un déplacement aux urgences ou de la transmission de conseils, si la situation le permet », rappelle encore la clinique dans son communiqué. Comme les autorités depuis plusieurs semaines.

« Éviter tout passage évitable »

En cette période de fêtes, peut-on craindre par ricochet des embouteillages à l’hôpital d’Albi ? La direction de l’établissement se veut rassurante. « C’est bien sûr compliqué à prévoir. Et les urgences, c’est toute l’année aléatoire », explique Jérémy Luceno, directeur adjoint du CH d’Albi. D’ailleurs, les appels à éviter les urgences répétés ces derniers mois semblent avoir été compris, assure aussi le responsable d’établissement. « C’est une bonne chose, mais on ne peut que le rappeler. Il faut éviter tout passage qui pourrait être évitable ».

En moyenne, ce sont une centaine de patients qui se rendent chaque jour que doivent gérer les soignants. « On peut imaginer que ce sera un peu plus ces prochains jours, et on va s’adapter ».

Au cours de l’été 2021, cette situation s’était déjà produite avec plusieurs jours de fermeture pour les urgences de la clinique Claude Bernard, qui déjà manquait de médecins et peinait à recruter.

Albi : quand les urgences de la clinique Claude-Bernard ferment, ça bouchonne un peu à l’hôpital

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Les patients trouvent parfois portes closes devant les urgences de la Clinique Claude Bernard.Les patients trouvent parfois portes closes devant les urgences de la Clinique Claude Bernard. photo DDM, MPV

Hôpital,  Santé,  Albi

Publié le 30/07/2021 à 05:11 , mis à jour à 10:01

https://www.ladepeche.fr/2021/07/30/quand-les-urgences-de-claude-bernard-ferment-ca-bouchonne-un-peu-au-ch-9703192.php

Rafik Benbagdad

l’essentiel

Quelques jours par mois, la clinique Claude Bernard est forcée de fermer ses urgences. Par ricochet, ce sont les urgences de l’hôpital qui récupèrent les patients. Avec parfois quelques bouchons.

Les urgences de la clinique Claude Bernard ferment, et celles de l’hôpital coincent. Depuis le début du mois de juillet, la situation de la clinique, qui manque de médecins et peine à recruter, a des répercussions sur l’hôpital public et ses urgences. Ponctuellement, les urgences à Claude Bernard se retrouvent dans l’impossibilité d’ouvrir, explique la clinique. C’est alors au centre hospitalier d’assumer tous les patients qui devraient éventuellement se rendre aux urgences. Un planning de fermeture pour le mois de juillet a été fourni de la part de la clinique à l’hôpital, afin que ce dernier « s’adapte ». À situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles, les soignants ont l’habitude, et s’adaptent eux aussi. Seulement, aux jours prévus de fermeture, viennent parfois s’ajouter des fermetures ponctuelles, sans préavis. « Il y a plusieurs dates qui ont été actées pour juillet, et dont nous avons été informés au début du mois », confirme Jérémy Luceno, directeur adjoint du CH d’Albi. « Et on a quelques dates supplémentaires pour lesquelles nous avons été informés la veille, voir le jour même ». Ce sont ces fermetures « surprises » qui peuvent poser problème. Mais le directeur se veut rassurant. « Nous travaillons à maintenir toutes nos lignes, que ce soit les lignes de planning médicales comme paramédicales. Nous n’avons pas de fermeture ni d’adaptation de l’organisation parce que c’est l’été. Nous travaillons toute l’année avec la même organisation ». Pour le mois d’août, aucun planning de fermeture des urgences de la clinique n’a encore été communiqué.

Inquiétude sur l’évolution de la situation sanitaire

Les jours de fermeture des urgences à Claude Bernard, ce n’est pas nouveau. Ponctuellement, cela arrive, notamment l’été, confirme le directeur adjoint. « Mais pour cette année, c’est un peu plus marqué. Le côté itératif est plus important que les années précédentes ». Certaines journées donc, ça bouchonne au CH, et les temps d’attente peuvent être rallongés pour les patients. Jérémy Lucéno reprend : « On se retrouve avec un peu plus de passages, mais c’est aléatoire. Sur certains jours, nous nous retrouvons avec des pics d’activité en fin de matinée, en fin de journée, ou en soirée. Il n’y a pas de règles. Cela met un peu plus de pression aux personnels, mais on ne laisse personne à la porte et on ne renvoie personne vers d’autres structures. De toute façon, nous sommes en mesure de prendre toutes les urgences vitales, toute l’année, et ce peu importe que les urgences de Claude Bernard soient ouvertes ou fermées. » Sur une journée, c’est potentiellement une trentaine, voir une cinquantaine de patients supplémentaires.

Pas d’inquiétude donc pour le moment. Mais on reste vigilant, prévient encore le directeur adjoint. « Il y a un début d’inquiétude actuellement avec l’évolution plutôt défavorable de la situation épidémique, qui pourrait engendrer des flux supplémentaires aux urgences que l’on n’avait pas jusqu’à maintenant. Là c’est plutôt des accidents de la voie publique et des urgences traditionnelles. On accorde donc une vigilance importante sur l’évolution de la situation sanitaire et sur tous ces flux qui pourraient de nouveau apparaître. Le covid avait un peu disparu ces dernières semaines. » Et menace de nouveau dans de nombreux départements, dont le Tarn, avec un taux d’incidence de 228,7 pour 100000 habitants.

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Hôpital,  Santé,  Toulouse

Publié le 25/04/2023 à 05:53 , mis à jour à 07:10

https://www.ladepeche.fr/2023/04/25/fermeture-des-services-durgences-les-premiers-impactes-sont-les-patients-11155862.php

Emmanuelle Rey

l’essentiel

Depuis 2022, des services d’urgences ferment ponctuellement en Haute-Garonne faute d’effectif médical. Comment les patients sont-ils orientés ? Quel est l’impact sur le fonctionnement des autres services ? Réponses avec le Professeur Vincent Bounes, chef du Samu 31 (CHU de Toulouse). 

Comment se portent les services d’urgences en Haute-Garonne ?

Aujourd’hui, nous comptons deux services en difficulté : les urgences de la clinique d’Occitanie à Muret qui va fermer toutes les nuits à venir et celles de l’hôpital Ducuing avec 10 à 15 nuits de fermeture ce mois-ci.

Quel est l’impact pour les autres services d’urgences et pour le Samu qui oriente les patients ?

Les premiers impactés, ce sont les patients, c’est important de le rappeler. Au niveau de nos organisations, quand un service ferme, on reporte l’activité vers d’autres services mais les difficultés s’accumulent et malheureusement, avoir des patients dans les couloirs, c’est devenu le quotidien des urgences. Quand des urgences ferment la nuit, le Samu n’oriente plus de patients vers ces urgences à partir de 20 heures, car les patients que nous envoyons sont, par définition, des patients lourds pour lesquels il va falloir du temps et un suivi. Notre souci permanent est de ne pas reporter toute l’activité sur une même structure.

Êtes-vous inquiet pour les prochaines semaines et les prochains mois ?

Oui, je suis assez préoccupé. Nous sommes dans une situation de tension générale du système de santé. J’ai l’impression que, chaque année, la marée est plus haute que la précédente. La démographie médicale va encore baisser pendant cinq ou six ans. Dans le privé, le manque de médecins se traduit par une fermeture de toute l’activité non programmée, qui se reporte alors vers l’hôpital public. Et puis, certains services comme les urgences psychiatriques se trouvent dans des situations encore plus difficiles, avec encore moins de moyens, sans solution de repli pour les patients avec des soignants qui s’épuisent. Nous n’avons qu’un seul service d’accueil des urgences psychiatriques en Haute-Garonne, il en faudrait trois de plus.

Voir aussi:

https://environnementsantepolitique.fr/2023/04/24/fermetures-a-la-pelle-alors-que-braun-et-macron-promettent-monts-et-merveilles/

https://environnementsantepolitique.fr/2023/04/25/des-services-durgence-qui-ferment-un-ministre-de-la-sante-qui-nie/

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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