Pollution de l’air : 1 200 enfants et adolescents meurent prématurément chaque année en Europe

L’agence européenne de l’environnement souligne aussi l’augmentation significative du risque de maladie lié à la pollution de l’air.
BERTRAND GUAY / AFP
Hécatombe
Par Marianne , avec AFP
Publié le 24/04/2023 à 11:49
Selon un rapport de l’Agence européenne pour l’environnement (AEE), la pollution de l’air entraîne au moins 1 200 décès prématurés par an en Europe chez les enfants et les adolescents.
Constat accablant de l’Agence européenne pour l’environnement (AEE). Selon elle, la pollution de l’air entraîne au moins 1 200 décès prématurés par an en Europe chez les enfants et les adolescents. Comme pour les adultes, cette pollution est le principal risque environnemental pour la santé des mineurs et ampute leur espérance de vie, selon cette étude portant sur une trentaine de pays du continent, dont les 27 États membres de l’Union européenne (UE).
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« La pollution de l’air cause plus de 1 200 décès prématurés par an chez les moins de 18 ans en Europe et augmente significativement le risque de maladie plus tard au cours de leur vie, écrit l’AEE dans son rapport publié ce lundi 24 avril. Malgré des progrès au cours des années passées, le niveau de plusieurs des principaux polluants de l’air persiste à rester au-dessus des recommandations de l’Organisation mondiale de la santé, notamment dans le centre et l’est de l’Europe, ainsi qu’en Italie. »
EFFETS DÈS AVANT LA NAISSANCE
Plusieurs pays européens – dont le Royaume-Uni ou l’Ukraine – ne font pas partie de l’étude, suggérant que le bilan continental est plus sombre. Selon un autre rapport publié par l’AEE en novembre, au moins 238 000 personnes – tous âges confondus – sont mortes prématurément en 2020 en Europe à cause de la pollution de l’air dans les pays membres de l’agence (Union européenne, Turquie, Norvège, Suisse, Islande et Liechtenstein). L’étude publiée lundi est la première de l’AEE à se concentrer spécifiquement sur les moins de 18 ans.
Même si la part des enfants et adolescents touchés par la pollution de l’air est « relativement faible » par rapport à l’ensemble de la population, mourir si tôt « représente une perte d’avenir potentiel ainsi qu’un fardeau significatif de maladies chroniques tant dans l’enfance que plus tard dans la vie », souligne l’AEE. L’agence recommande de se focaliser sur la qualité de l’air aux abords des écoles et des crèches, ainsi que des installations sportives et des transports en commun.
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Ses effets commencent dès avant la naissance, l’exposition maternelle à la pollution atmosphérique « étant liée à des poids faibles à la naissance et à des naissances prématurées », rappelle l’agence environnementale. Après la naissance, la pollution ambiante augmente le risque de plusieurs problèmes de santé, dont l’asthme – qui touche 9 % des enfants et adolescents en Europe – ou l’insuffisance et les infections respiratoires, souligne également l’agence.
« La pollution de l’air tue encore 1200 enfants et adolescents par an en Europe »
Date de publication : 24 avril 2023
Le Figaro indique en effet que « la pollution de l’air provoque encore chaque année en Europe le décès prématuré d’au moins 1200 enfants et adolescents, selon un rapport de l’Agence européenne de l’environnement (AEE) (…), même si la tendance est à l’amélioration ».
Le journal relève que « comme pour les adultes, cette pollution est le principal risque environnemental pour la santé des mineurs et ampute leur espérance de vie, selon cette étude portant sur une trentaine de pays du continent ».
L’AEE indique que « malgré des progrès au cours des années passées, le niveau de plusieurs des principaux polluants de l’air persiste à rester au-dessus des recommandations de l’OMS, notamment dans le centre et l’est de l’Europe, ainsi qu’en Italie ».
Le Figaro rappelle que « selon un autre rapport publié par l’AEE en novembre, au moins 238.000 personnes – tous âges confondus – sont mortes prématurément en 2020 en Europe à cause de la pollution de l’air dans les pays membres de l’agence (Union européenne, Turquie, Norvège, Suisse, Islande et Liechtenstein) ».
Le quotidien explique que « même si la part des enfants et adolescents impactés par la pollution de l’air est «relativement faible» par rapport à l’ensemble de la population, mourir si tôt «représente une perte d’avenir potentiel ainsi qu’un fardeau significatif de maladies chroniques tant dans l’enfance que plus tard dans la vie», souligne l’AEE. L’agence recommande de se focaliser sur la qualité de l’air aux abords des écoles et des crèches, ainsi que des installations sportives et des transports en commun ».
Le journal souligne que « ses effets commencent dès avant la naissance, l’exposition maternelle à la pollution atmosphérique «étant liée à des poids faibles à la naissance et à des naissances prématurées», rappelle l’agence environnementale. (…) Tous âges confondus, 97% de la population urbaine ont été exposés en 2021 à un air non conforme aux recommandations de l’OMS ».
Le Figaro ajoute que « la situation européenne reste toutefois globalement meilleure qu’ailleurs sur la planète : d’après l’OMS, la pollution de l’air est à l’origine de 7 millions de morts prématurées par an dans le monde, un bilan proche de celui causé par le tabagisme ou la mauvaise alimentation. Plusieurs centaines de milliers de ces décès concernent les moins de 15 ans ».
Le Parisien note aussi que « même si la part des enfants et adolescents impactés par la pollution de l’air est « relativement faible » avec des décès par rapport au reste de la population, 1200 meurent chaque année en Europe, selon une étude l’Agence européenne de l’environnement ».