Revue de presse santé Avril 2023 -Tarn et Région Occitanie

À Albi, Pôle emploi se donne une semaine pour vous trouver un travail dans la santé

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Pôle emploi propose des ateliers pour "détecter les potentiels".Pôle emploi propose des ateliers pour « détecter les potentiels ». DM – Emilie Cayre

Emploi,  Santé,  Tarn

Publié le 25/04/2023 à 16:15 , mis à jour le 26/04/2023 à 14:31 https://www.ladepeche.fr/2023/04/25/a-albi-pole-emploi-se-donne-une-semaine-pour-vous-trouver-un-travail-dans-la-sante-11156281.php

Alexandre Maniez

l’essentiel

Jusqu’à la fin de la semaine, Pôle emploi Albi organise une série d’ateliers et de rencontres autour du monde de la santé et de l’accompagnement pour remédier à la pénurie de main-d’œuvre.

Lundi après-midi, un peu de stress flottait dans l’aire, alors que le premier atelier de la semaine commençait au sein de l’antenne locale de Pôle emploi. Parmi les sept participants présents, les profils étaient variés. Si certains avaient de l’expérience dans d’autres régions de France, d’autres, comme le seul participant masculin de l’après-midi, avaient surtout l’espoir de progresser professionnellement. Déjà employé à la blanchisserie de l’hôpital d’Albi, le jeune homme espère devenir, dans un avenir proche, aide-soignant et pourquoi pas infirmier. Pour lui, l’atelier faisait office de test d’entrée. 

« C’est bien là, un de nos objectifs », confirme Americo Soares qui co-animait l’atelier « détection des potentiels », une séance d’exercices censés illustrer les différentes missions que l’on peut occuper dans un établissement de santé, mais avec une particularité… « Nous avons une sonnette pour simuler des imprévus au cours de l’exercice », complète le conseiller qui a bon espoir de susciter quelques vocations au cours de la semaine. « Les métiers évalués sont des métiers qui ne nécessitent pas forcément de diplôme ou de concours. Parmi ceux-ci, on retrouve : agent de service hospitalier, aide brancardier, agent de nettoyage industriel ou agent de stérilisation. Avec un peu de motivation, il est assez facile de se lancer. »

Une semaine pour le franchir le cap

Concrètement, les ateliers continuent ce mercredi, mais sur le thème du service à la personne. « Ce type d’atelier a été mis en place pour répondre aux difficultés de recrutement », explique la responsable d’équipe, Laurence Farges. « L’objectif est de permettre des réorientations, mais vers des métiers qui recrutent. » Depuis le début d’année, l’antenne locale du Pôle emploi a déjà proposé ce type de dispositif sur l’hôtellerie-restauration ou la manutention. 

Loin de se limiter aux ateliers, la semaine propose d’aller plus loin avec des visites d’établissement et job dating. Une initiative rendue nécessaire par les importants besoins au sein des établissements du Bon Sauveur et du pôle médico-social de l’Albigeois, l’Echappée verte. « On travaille en continu avec le Bon Sauveur et d’autres employeurs du territoire. La demande est importante et le recrutement est plus difficile depuis quelques années », confesse la directrice adjointe, Elsa Calleja. « Ce type d’évènement a été pensé avant la crise sanitaire. L’idée c’est qu’il ait des semaines assez souvent, pour permettre aux demandeurs de se positionner sur les secteurs qui recrutent. Et, il y en a beaucoup dans l’Albigeois. »Les dates et détails des ateliers, rencontres et visites peuvent être retrouvés sur : http://www.pole-emploi.fr

Lescure-d’Albigeois. Un troisième médecin à la MSP

https://www.ladepeche.fr/2023/04/18/un-troisieme-medecin-a-la-msp-11141599.php

Un troisième médecin à la MSPUn troisième médecin à la MSP

Santé,  Lescure-d’Albigeois

Publié le 18/04/2023 à 05:13

C’était le souhait des élus de la commune depuis de longs mois, la ville de Lescure va pouvoir compter sur un troisième médecin qui est arrivé dernièrement. Avec un nouveau médecin généraliste, la maison de santé pluridisciplinaire de Lescure-d’Albigeois qui a vu le jour au mois de septembre dernier, s’étoffe encore un peu plus.

Face au constat de la chute importante de la démographie médicale, les élus locaux ont souhaité mettre en œuvre une politique volontariste pour inciter les médecins à venir s’installer et construire un projet de santé basé sur un engagement collectif, initié par les professionnels de santé eux-mêmes, s’appuyant sur un fonctionnement pluridisciplinaire et coordonné. C’est ainsi que, depuis le 3 avril, les 10 professionnels de santé de la MSP ont accueilli le docteur Nathalie Le Lay en provenance de l’Aveyron. Elle a choisi de s’installer dans notre commune pour la qualité de vie et la beauté de notre village. Inutile de préciser que ce médecin est submergé de travail depuis sa prise de fonction.

Les Lescuriens étaient en attente d’un troisième médecin sur la commune, et sont ravis de pouvoir compter sur le docteur Le Lay. Pour les prises de rendez-vous, il faut appeler la MSP au 05 63 60 72 98 ou s’inscrire sur Doctolib.

Correspondant

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« Quand je ne vais pas bien, je viens ici » : dans ce bar d’Albi, on soigne ses angoisses et sa solitude

https://www.ladepeche.fr/2023/04/14/quand-je-ne-vais-pas-bien-je-viens-ici-dans-ce-bar-dalbi-on-soigne-ses-angoisses-et-sa-solitude-11126272.php

Au "Bon Soir", chacun est le bienvenue.Au « Bon Soir », chacun est le bienvenue. DDM – Emilie Cayre

Santé,  Société,  Tarn

Publié le 14/04/2023 à 10:53 , mis à jour à 11:43

l’essentiel

Le bar thérapeutique du Bon Sauveur ne désemplit pas. Qu’il vente ou qu’il pleuve, les habitués ne manqueraient pour rien au monde leur rendez-vous quotidien avec un repas chaud et une oreille attentive.

Déjà vingt ans que « Le Bon Soir » offre, à l’angle des rues Séré-de-Rivières et Dominique-de-Florence, un havre de paix aux plus fragiles de la ville. Issu d’une réflexion sur l’isolement, le bar thérapeutique est ouvert du lundi au dimanche à tous, avec ou sans ordonnance.

Au fil des années, les infirmiers psychiatriques ont tous été remplacés par des éducateurs spécialisés. La dernière est partie en juin. Aujourd’hui, ils sont quatre éducateurs et une stagiaire à faire tourner le « bar-restaurant ». Côté clients, ils sont entre 20 et 30 à passer la porte chaque jour. « Ce sont majoritairement des hommes de 20 à 90 ans, mais les pathologies sont très variées », détaille Marie-Hélène Perrier, éducatrice expérimentée qui a rejoint l’établissement il y a presque quatre mois. 

A lire aussi : Transfert de patients, manque de moyens, surcroît de travail… Le casse-tête des urgences psychiatriques à Albi

Au-delà de l’accueil physique, l’équipe tient aussi une ligne téléphonique, très sollicitée depuis l’arrêt des urgences psychiatriques en début d’année. « Parfois, une bonne partie de notre travail consiste à répondre au téléphone. Certains sont trop angoissés pour venir et préfèrent appeler », confirme Flavie Pellegrain, dans l’institution depuis trois ans.

Une journée comme les autres

Mardi après-midi, une petite troupe d’habituée attend, comme à l’accoutumée, que les grilles se lèvent pour aller commander une glace, une madeleine ou prendre un café. Ils étaient plus nombreux, lundi, comme c’est souvent le cas les jours fériés. « On ne se rend pas compte à quel point cet espace est essentiel, le dimanche ou les jours féries, surtout pour ceux qui sont marqués par la solitude », précise Alexandre Daumas, en poste depuis 13 ans.

Depuis un an, Martine, suivie au Bon Sauveur, vient pour cette raison. « On joue au scrabble, on boit un coup. On peut y passer l’après-midi et le soir et on n’est pas tout seul », confesse la cliente qui a découvert le lieu lors du confinement. « Quand je ne vais pas bien, je viens ici, ça fait du bien. » Au contact humain, il faut aussi ajouter les plats et boissons à prix coûtant. Trois euros, le repas du soir préparé dans les cuisines de l’institution catholique, c’est une aubaine pour certains Albigeois. « On peut aussi venir sans consommer et on est toujours les bienvenues. »

A lire aussi : Albi : Après une succession de crises, le Bon Sauveur espère renforcer son attractivité en 2023

Alors qu’on s’apprête à lui servir à boire, d’autres clients entrent dans le bar. La plupart restent entre eux, entrent en silence. Fabienne s’installe avant de manger une glace. Elle vient souvent. C’est facile, elle habite à côté. Pour elle, les moments au bar thérapeutique sont des moments qui comptent. « Je viens aussi souvent que je peux » assume-t-elle.

Les temps changent

Ancien lieu culturel de l’Albigeois, le bar souffre aujourd’hui toujours de restrictions. « C’est quelque chose qui s’est perdu avec la crise sanitaire. Pour le moment nous sommes soumis aux mêmes règles que dans un hôpital », confesse Alexandre Daumas, qui espère rapidement pouvoir accueillir à nouveau concerts et expositions dans ses murs. 

Malgré ses qualités, le bar thérapeutique reste encore méconnu d’une partie des professionnels de santé de l’Albigeois. Et un prochain déménagement de l’établissement, toujours dans les cartons, pourrait encore compliquer les choses. Une arlésienne qui, heureusement pour les habitués, ne s’est toujours pas concrétisée.Le Bon Soir est ouvert tous les jours de 14h30 à 18h15 et de 18h45 à 20h au 42 rue Séré-de-Rivières à Albi.

Alexandre Maniez
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Pampelonne découvre la maison partagée pour seniors

  • Les locataires des jardins de Pampelonne prennent le soleil en cette fin de matinée. Photo DDM, Emilie Cayre.Les locataires des jardins de Pampelonne prennent le soleil en cette fin de matinée. Photo DDM, Emilie Cayre.

Santé,  Tarn

Publié le 18/04/2023 à 05:13

https://www.ladepeche.fr/2023/04/18/pampelonne-decouvre-la-maison-partagee-pour-seniors-11141561.php

l’essentiel

Depuis quelques mois à Pampelonne, une maison partagée pour seniors a été construite, par des artisans locaux du Ségala. Une structure qui permet à beaucoup, d’éviter l’Ehpad.

« Si je suis bien ici ? Oh que oui. J’étais en week-end ailleurs. Je n’avais qu’une envie. Rentrer à Pampelonne pour retrouver mon appartement et mes collègues. Je suis content d’avoir trouvé cet endroit. Je m’y sens bien, en sécurité ». Janine est assise avec son petit chien sur les genoux. Elle papote avec les autres résidents de tout et de rien. « J’ai perdu mon mari durant la covid. Je me suis retrouvé dans une maison bien trop grande pour moi. Je n’étais plus à l’aise. Surtout, je tombais régulièrement. Mon fils habite à Agen. Malgré la présence verte, il était tout le temps inquiet pour moi. Depuis que j’ai choisi de venir vivre dans cette résidence, tout va beaucoup mieux. »

Ce petit coin de tranquillité, ce sont les « jardins de Pampelonne ». 20 appartements totalement autonomes, où l’on ajoute une salle commune pour discuter, boire le café, lire la presse et un espace télé.

« On ne leur impose rien »

« Chez nous, chacun fait ce qu’il veut », précise Eric Larroque le directeur et architecte du lieu.

« On ne leur impose rien. Les appartements sont équipés de tout, pour vivre en autonomie. On a fait très attention d’installer une grande cuisine pour qu’ils puissent se faire à manger chez eux. Mais on peut aussi leur faire livrer des repas. L’essentiel, c’est qu’ils se sentent bien. Beaucoup sont là, car ils ne veulent pas entendre parler d’Ehpad. » Cette maison partagée compte aujourd’hui 11 résidents. Plus, très bientôt, car un second bloc bien d’être construit. « On va pouvoir accueillir 20 personnes. » Pourquoi le choix de Pampelonne ? « Plusieurs raisons », renchérit l’architecte. « Il nous fallait un grand terrain plat, proche des commerces d’un centre bourg. Cet endroit est idéal. Sans oublier que le maire a soutenu le projet dès le début. » Éric Larroque dessine les plans. Reste le nerf de la guerre, le capital pour investir. « On est 12 associés dans cette aventure. Ce sont tous des personnes du Ségala et en grande majorité, des artisans. » La machine est lancée. Les travaux débutent en janvier 2022. Les premiers occupants poussent la porte de leur appartement en novembre.

« On travaille avec l’école pour des journées intergénérationnelles. La commune possède une supérette, un boulanger, un boucher. Pour le côté médical, c’est parfait. Infirmières, médecin, kiné sont là pour veiller à la santé des locataires », résume la « gouvernante » Julie Jourdes. « On a même une coiffeuse et un opticien qui se déplacent chez nous. » Derrière la structure, chacun a son petit bout de gazon, ainsi qu’un jardin partagé. « Pour les plus autonomes, on a des garages pour qu’ils puissent garer leur voiture » poursuit l’architecte.

« C’est un peu nos mamies et nos papys », sourit Jean-Christophe Carcenac, membre du comité directeur des « jardins de Pampelonne. » « On fait attention à eux. Si quelqu’un n’est pas rentré à l’heure, on se met à stresser », admet-il.

L’architecte reprend. « Au niveau sécurité, on est très bien équipé. Nous avons même installé des caméras dans les couloirs, pour détecter le moindre malaise » Il avoue que « beaucoup de résidents étaient à leur arrivée, dans une grande solitude. « Ils ne parlaient quasiment plus. Puis jour après jour, la communication est revenue. Ça donne le sourire. » Ce dimanche, en même temps que la foire, ce sera journée portes ouvertes aux « Jardins de Pampelonne. » De quoi donner l’envie à ceux qui se sentent si seuls dans leur grande maison.

Vincent Vidal

Villefranche de Rouergue Rencontres ville – Hôpital

Le Villefranchois,  Santé

Publié le 27/04/2023 à 05:21

https://www.ladepeche.fr/2023/04/27/rencontres-ville-hopital-11161016.php

Le Villefranchois

C’est dans le cadre de la coordination ville Hôpital que s’est déroulée le 13 avril dernier au Centre Hospitalier de Villefranche, l’intervention du Dr Jennifer Philips, médecin généraliste et Ingrid Lehugeur, sage-femme au Centre Hospitalier et présidente de l’ordre des sages-femmes de l’Aveyron. Une vingtaine de professionnels, médecins généralistes, sages-femmes et assistante sociale du territoire ont pu partager et échanger sur la pratique de l’IVG (interruption volontaire de grossesse) en ville et au Centre Hospitalier de Villefranche. Cette soirée a été l’occasion de resserrer les liens et de renforcer la collaboration interprofessionnelle du secteur libéral et du secteur public.

La lutte contre le tabac plus que jamais d’actualité

Le 23 mars dernier, c’était le Dr Pascale Combe Cayla qui intervenait sur le thème « Femmes et tabac à tous les âges » afin de nous présenter les dernières statistiques en la matière et les différentes périodes d’information et d’actions à ne pas rater tout au long de la vie de la femme. 

En effet, le nombre de décès attribuables au tabac chez les femmes augmente de plus de 5 % par an en moyenne. Il est à l’origine de 49 % des cancers, 28 % des maladies cardiovasculaires et 23 % des pathologies respiratoires. Entre 1990 et 2018, le nombre de cancers chez la femme a augmenté en France de 93 %. En conclusion, le tabac est aujourd’hui responsable d’un décès sur 5 chez les femmes de moins de 65 ans, la consommation de tabac chez la femme est donc devenue un enjeu majeur de santé publique auquel tout professionnel de santé doit participer pour réduire les risques.

Le 31 mai prochain, le Dr Pascale Combe Cayla sera présente dans le hall du Centre Hospitalier, lors de la journée internationale de lutte contre le tabac, les référents en tabacologie et l’infirmier spécialisé en tabacologie, informeront le public sur les méfaits bien connus maintenant mais aussi sur tous les moyens mis à leur disposition gratuitement pour intégrer une démarche de sevrage, accompagné par des professionnels spécialisés en tabacologie, diététicienne et psychologue.

(Rens. et prise de RV  05 65 65 38 28)

Revel. Le centre municipal de santé affiche complet

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Le centre municipal de santé, rue Clémence-Isaure, s’est rempli en moins d’un an et demi.Photo DDM, E.G.Le centre municipal de santé, rue Clémence-Isaure, s’est rempli en moins d’un an et demi.Photo DDM, E.G.

Santé,  Revel

Publié le 25/04/2023 à 12:07

https://www.ladepeche.fr/2023/04/25/le-centre-municipal-de-sante-affiche-complet-11156584.php

Émile Gaubert

l’essentiel

Inauguré en 2021, le centre municipal de santé affiche complet avec huit professionnels dont une médecin généraliste et une secrétaire médicale salariées de la commune.

Au départ, pour la commune, il s’agissait de créer une structure de médecine scolaire, de sport-santé et de médecine du travail mais très vite, les élus ont été rattrapés par la menace de désert médical sur Revel.

« J’avais promis à Jérôme Garcia qu’il ne s’occuperait que du sport au sein du conseil municipal mais il a vite fait de se charger de ce dossier de la santé et nous ne pouvons que le remercier pour son dévouement et la belle réussite », en plaisantait le maire, Laurent Hourquet, en conseil municipal, au moment ou son adjoint, qui est aussi médecin urgentiste, présentait le premier budget du centre municipal de santé.

Un an et demi après son inauguration, il affiche aujourd’hui complet. « C’est une bonne nouvelle car le pari n’était pas gagné d’avance », confiait Jérôme Garcia. « Maintenant, il va falloir changer le nom de cette structure. On devra l’appeler « Pôle de santé » avec des professionnels de la santé et un centre municipal de santé en son sein avec une secrétaire médicale et une médecin généraliste d’appoint, salariées de la commune ». Les locaux n’étant pas extensibles, la ville souhaite quand même aménager un dernier bureau. « Au moins on ne sera pas pris au dépourvu si nous trouvons un autre médecin généraliste salarié de la commune », précisait Jérôme Garcia.

Le Centre municipal de santé a accueilli récemment : un nouveau cardiologue, le docteur Bastien Degrelle ; une seconde sage-femme, Virginie Lorenzo-Dauzats ; une Infirmière en « pratique avancé », Fabienne Gontier ; et deux médecins généralistes, en mars : les docteurs Nathalie Lagoutte (1) et Céline Auret (2), médecin d’appoint salariée de la commune.

Le Pôle municipal de santé compte désormais : une consultation de médecine générale de soutien et des professionnels de santé : deux sages-femmes pour un suivi gynécologique, obstétrical et une spécialité échographique : un orthoptiste qui propose également une prestation de télé-ophtalmologie pour renouvellement de lunettes et bilan visuel ; un médecin généraliste ; des cardiologues et une dermatologue de la clinique Pasteur pour des consultations délocalisées. Sans oublier la Maison sport-santé, le centre médico-scolaire et la médecine du travail BTP.(1) – Prise de rendez-vous avec le docteur Lagoutte : 09 78 27 00 36 ou maiia.com.(2) – Rendez-vous avec le docteur Céline Auret : 05 32 28 03 89.

Urgences : toujours des tensions en raison du manque de médecins, deux services fermés en Haute-Garonne

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En 2022, les services d'urgences de Haute-Garonne ont vu leur activité augmenter de 7, 6%.En 2022, les services d’urgences de Haute-Garonne ont vu leur activité augmenter de 7, 6%. DDM archives – NATHALIE SAINT-AFFRE

Santé,  Toulouse,  Haute-Garonne

Publié le 25/04/2023 à 06:05 https://www.ladepeche.fr/2023/04/25/urgences-toujours-des-tensions-en-raison-du-manque-de-medecins-deux-services-fermes-en-haute-garonne-11155882.php

Emmanuelle Rey

l’essentiel

Alors que deux services d’urgences se trouvent actuellement en difficulté en Haute-Garonne, la question de l’organisation des moyens pour la période estivale est déjà clairement posée. Tous les acteurs ont été réunis en fin de semaine dernière. L’Agence régionale santé souhaite plus de communication entre secteur public et secteur privé. 

De moins en moins de médecins, de plus en plus de patients. En Haute-Garonne, et notamment dans la métropole toulousaine, cette balance déséquilibrée finit par se répercuter sur les services d’urgences dont certains n’ont pas les moyens humains pour faire face. Au cours de ce mois d’avril, l’hôpital Joseph-Ducuing, à Toulouse, aura fermé ses urgences pendant neuf nuits. Depuis lundi 24 avril, en raison de l’absence de trois de ses huit médecins urgentistes c’est au tour de la clinique d’Occitanie de Muret de fermer toutes les nuits entre 23 heures et le lendemain matin 9 heures. Aucune date d’une reprise d’activité normale n’est annoncée. 

« Tous nos plannings sont dans le dur »

C’est dans ce contexte que les acteurs des services d’urgences et des maternités de Haute-Garonne se sont réunis en fin de semaine dernière. Avec l’objectif de préparer les organisations des mois d’été, impactées par les nécessaires congés du personnel. « C’était une réunion très anticipée mais qui, déjà, laisse entrevoir que les organisations sont difficiles à mettre en place chez les uns et les autres », confie Fabrice Derbias, directeur du pôle Ramsay à Toulouse qui regroupe les cliniques de L’Union, des Cèdres (Cornebarrieu) et Croix du sud (Quint-Fonsegrives). « La ressource humaine manque dans les établissements privés et cette pénurie va perdurer encore quelques années, tous nos plannings sont dans le dur ». 

Présent dans le groupe de travail, le Professeur Vincent Bounes, chef du Samu 31 et chef adjoint du pôle médecine d’urgences du CHU (Centre hospitalier universitaire) de Toulouse, confirme ces besoins d’anticipation. Car, au final, c’est bien l’hôpital qui restera ouvert pour soigner les patients que les cliniques n’auront pas pu accueillir. « Une feuille de route est importante car on sait qu’il y aura des difficultés dans les services de maternité et d’urgences et certaines sont prévisibles. Donc, une des propositions, c’est de faire en sorte que s’il doit y avoir des fermetures, elles n’aient pas toutes lieu en même temps », précise l’urgentiste. 

L’ARS veut faire tomber les barrières public/privé

Le directeur général de l’Agence régionale de santé (ARS Occitanie), Didier Jaffre, est plus direct sur les solutions à mettre en œuvre. « Il faut mettre du liant », résume ce dernier qui n’hésite pas à encourager les médecins à se parler via un groupe de discussion de type WhatsApp. « Tous les médecins se connaissent, ils doivent apprendre à se parler et à se dire quand un service se trouve en difficulté, comme ils l’ont fait pendant la crise Covid. Il faut des échanges fluides, juste se parler, car on sait bien que les ressources en médecins ne vont pas arriver tout de suite ».

Le directeur de l’agence va encore plus loin, jusqu’à vouloir « faire tomber les barrières » : « Il n’y a pas les établissements publics d’un côté, les établissements privés de l’autre. Il y a des malades à prendre en charge. Quand une équipe est mise en difficulté par un arrêt de travail, un départ non remplacé, il ne faut pas attendre qu’elle soit complètement dépassée, il faut aller l’aider, même pour quelques heures. La solidarité a déjà joué entre les urgentistes du CHU et les hôpitaux périphériques, elle doit aussi fonctionner sur l’agglomération toulousaine entre établissements. De même on peut encourager les cliniques à se dépanner entre elles. À charge pour nous, agence de santé, de trouver les passerelles », appuie Didier Jaffre.

Des internes dans les cliniques privées ?

Didier Jaffre se déclare également prêt à appuyer les cliniques privées qui réclament des internes. Un sujet sur lequel les universitaires pourraient ne pas être d’accord, les internes n’étant pas une variable d’ajustement mais bien des médecins en formation dans un cadre pédagogique strict. « Certes les internes sont en formation mais ils sont aussi des bras en plus qui peuvent aider à fluidifier les organisations. Il faut au moins quelques internes -des dernières années notamment- dans les cliniques privées, comme à l »hôpital de Saint-Gaudens ou dans les hôpitaux périphériques. Cette piste est mise sur la table par l’ARS qui a en charge les agréments », affirme le directeur de l’agence de santé Occitanie.

« Les établissements privés de Haute-Garonne n’ont plus d’internes depuis plusieurs années alors que nous avons aussi d’excellents plateaux techniques. Nous sommes capables de les encadrer et ce serait valorisant pour nos équipes qui demandent à transmettre leur savoir », confirme Fabrice Derbias, directeur du pôle privé Ramsay de Toulouse. 


Urgences en Haute-Garonne : les chiffres clés de 2022

Selon les chiffres publiés par l’ORU (Observatoire régional des urgences) Occitanie, pour l’année 2022, il a été enregistré 354 813 passages dans les services d’urgences de Haute-Garonne, soit 7, 6% de plus qu’en 2021. Cela représente une moyenne de plus de 900 passages par jour. 

Le CHU (centre hospitalier universitaire) de Toulouse concentre plus de la moitié de cette activité avec 83 816 passages aux urgences adultes de Purpan (urgences psychiatriques comprises), 42 832 passages à Rangueil et 63 419 aux urgences pédiatriques de l’Hôpital des enfants. L’hôpital de Saint-Gaudens a enregistré 21 503 passages et l’hôpital Ducuing 15 661. 

Du côté du privé, les trois établissements du groupe Ramsay (clinique de L’Union, clinique Croix du sud et clinique des Cèdres) ont accueilli 115 777 passages. La clinique d’Occitanie (Elsan) a réalisé 34 490 passages et la clinique Ambroise Paré (Elsan) 11 815. 

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Hôpital,  Santé,  Toulouse

Publié le 25/04/2023 à 05:53 , mis à jour à 07:10 https://www.ladepeche.fr/2023/04/25/fermeture-des-services-durgences-les-premiers-impactes-sont-les-patients-11155862.php

Emmanuelle Rey

l’essentiel

Depuis 2022, des services d’urgences ferment ponctuellement en Haute-Garonne faute d’effectif médical. Comment les patients sont-ils orientés ? Quel est l’impact sur le fonctionnement des autres services ? Réponses avec le Professeur Vincent Bounes, chef du Samu 31 (CHU de Toulouse). 

Comment se portent les services d’urgences en Haute-Garonne ?

Aujourd’hui, nous comptons deux services en difficulté : les urgences de la clinique d’Occitanie à Muret qui va fermer toutes les nuits à venir et celles de l’hôpital Ducuing avec 10 à 15 nuits de fermeture ce mois-ci.

Quel est l’impact pour les autres services d’urgences et pour le Samu qui oriente les patients ?

Les premiers impactés, ce sont les patients, c’est important de le rappeler. Au niveau de nos organisations, quand un service ferme, on reporte l’activité vers d’autres services mais les difficultés s’accumulent et malheureusement, avoir des patients dans les couloirs, c’est devenu le quotidien des urgences. Quand des urgences ferment la nuit, le Samu n’oriente plus de patients vers ces urgences à partir de 20 heures, car les patients que nous envoyons sont, par définition, des patients lourds pour lesquels il va falloir du temps et un suivi. Notre souci permanent est de ne pas reporter toute l’activité sur une même structure.

Êtes-vous inquiet pour les prochaines semaines et les prochains mois ?

Oui, je suis assez préoccupé. Nous sommes dans une situation de tension générale du système de santé. J’ai l’impression que, chaque année, la marée est plus haute que la précédente. La démographie médicale va encore baisser pendant cinq ou six ans. Dans le privé, le manque de médecins se traduit par une fermeture de toute l’activité non programmée, qui se reporte alors vers l’hôpital public. Et puis, certains services comme les urgences psychiatriques se trouvent dans des situations encore plus difficiles, avec encore moins de moyens, sans solution de repli pour les patients avec des soignants qui s’épuisent. Nous n’avons qu’un seul service d’accueil des urgences psychiatriques en Haute-Garonne, il en faudrait trois de plus.

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Marchant Toulouse – Cette équipe accompagne les prisonniers souffrant de troubles psychiatriques sévères lors de leur sortie

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L'équipe EMOT de l'hôpital Marchant accompagne les détenus souffrant de troubles psychiatriques dans les semaines qui suivent leur sortie de prison.L’équipe EMOT de l’hôpital Marchant accompagne les détenus souffrant de troubles psychiatriques dans les semaines qui suivent leur sortie de prison. DDM – MICHEL VIALA

Santé,  Toulouse,  Haute-Garonne

Publié le 17/04/2023 à 06:57

l’essentiel

L’hôpital psychiatrique Gérard Marchant, à Toulouse, vient d’inaugurer son unité EMOT. Depuis un an, une équipe mobile accompagne des détenus souffrant de troubles psychiatriques sévères au moment de leur libération. Les semaines qui suivent leur sortie de prison constituent une période critique où les risques de mortalité sont majeurs

Après la prison, ses barreaux et ses murs, le vertige. Pour les anciens détenus, la période qui suit la libération est synonyme de grande vulnérabilité, avec un risque plus important de mortalité. Et c’est encore plus vrai lorsqu’ils souffrent d’une maladie psychiatrique. 

« À leur sortie de prison, deux détenus sur trois présentent un trouble psychiatrique. C’est un moment où les risques de suicide, de rechute psychiatrique, d’overdose et de réincarcération augmentent. Les trois mois qui suivent la libération sont critiques, et le premier mois, encore plus. Notre but est d’accompagner ce moment-là, d’amener les patients vers le soin pour éviter les décès, les rechutes et les passages aux urgences », résume le Dr Anne-Hélène Moncany, chef du pôle psychiatrie et conduites addictives en milieu pénitentiaire à l’hôpital Gérard Marchant de Toulouse, à l’origine du projet EMOT (Equipe MObile transitionnelle) qui a également été déployé à Lille. 

« Ne pas les perdre en attendant leur prise en charge »

Lancée en novembre 2021, l’équipe mobile transitionnelle EMOT de Toulouse a accompagné ses premiers patients en mai 2022. Avec une file active de 25 patients, elle a déjà suivi 40 personnes, dont 4 femmes. Les résultats sont encourageants. « À ce jour, nous n’avons pas eu à déplorer de décès, de mise en danger ou d’overdose et seulement un passage aux urgences psychiatriques. Des démarches de sevrage ont même été engagées par certains patients. Quant à ceux qui ne sont plus dans le dispositif EMOT, on sait qu’ils suivent des soins « , déclare le Dr Maxime Védère, médecin responsable de l’EMOT. Le psychiatre témoigne également du retour positif des familles et des patients : « Ils nous appellent beaucoup et disent se sentir perdus sans nous. Les délais d’obtention d’un rendez-vous dans un centre médico-psychologique (CMP) sont longs. Pour ne pas perdre nos patients, nous les accompagnons en attendant leur prise en charge dans les structures de soins ». « Réaccueillir quelqu’un qui sort de prison, c’est difficile et ça l’est encore plus quand ces personnes présentent des troubles psychiatriques. Nous sommes là aussi pour guider les proches », ajoute le Dr Anne-Hélène Moncany. 

Schizophrènes, bipolaires, psychotiques

Le dispositif s’adresse aux détenus nouvellement libérés souffrant de troubles psychiatriques sévères (schizophrénie, troubles sévères de la personnalité, troubles psychotiques, bipolarité) et/ou de troubles en lien avec une addiction. Avant leur sortie, pour faire connaissance et être bien identifiée, l’équipe EMOT rencontre les volontaires à la maison d’arrêt de Seysses et au centre de détention de Muret. Si les questions de soins et d’hébergement ont généralement été traitées en amont, la sortie met les anciens détenus face à une grosse problématique sociale. « Il faut rouvrir tous les droits de base (couverture sociale, papiers d’identité) et tout est très compliqué. Or, un patient qui n’a plus de carte vitale ne peut plus aller chercher ses médicaments et se soigner. Le risque de rechute et de récidive est important », souligne le Dr Anne-Hélène Moncany. 

Le dispositif a fait parler de lui jusqu’au Québec

L’équipe EMOT a reçu un financement annuel de 332 000 € au titre du fond d’innovation organisationnelle en psychiatrie. Elle fonctionne, en équivalent temps plein, avec un éducateur spécialisé, une assistante sociale, deux infirmières, un médecin et une secrétaire et rayonne sur un secteur à 1 heure maximum de distance de Toulouse. L’accompagnement est prévu pour deux mois, renouvelables deux fois. « Nous sommes là pour un temps donné et nos patients le savent. C’est important pour qu’ils ne vivent pas la sortie de prison comme un abandon », déclare le Dr Maxime Védère. 

Le dispositif EMOT sera évalué dans deux ans, mais il a déjà fait parler de lui jusqu’au Canada où il n’existe pas d’équivalent. La chef du service de psychiatrie en milieu pénitentiaire de Montréal a prévu de rendre visite aux équipes toulousaines au mois de juin prochain.


66 % des hommes et 75 % des femmes présentent un trouble psychiatrique à leur sortie de prison

La F2RSMpsy (Fédération régionale de recherche en psychiatrie et santé mentale Hauts-de-France) a publié, en février 2023 à la demande de la Direction générale de la santé, un rapport national sur la santé mentale de la population carcérale.

Selon les conclusions, les deux tiers des hommes et les trois quarts des femmes sortant de détention présentent un trouble psychiatrique ou lié à une substance. Un tiers des hommes et la moitié des femmes sont concernés par des troubles de l’humeur incluant la dépression. Un tiers des hommes et la moitié des femmes sont concernés par des troubles anxieux ; 10 % des hommes et un sixième des femmes sont concernés par un syndrome psychotique.

Au moment de leur sortie de prison, 32,3 % des hommes et 58,8 % des femmes sont considérés comme modérément à gravement malades pour les hommes tandis que le risque suicidaire est estimé à 27,8 % pour les hommes et 59,5 % pour les femmes.

Emmanuelle Rey
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Pour le référent santé du PS lotois :  » Sans une vraie politique de maillage du territoire, il y a fort à parier que le déficit médical s’accentue »

20% des Lotois n'ont pas de médecin traitant.20% des Lotois n’ont pas de médecin traitant. DDM archives – DDM

Santé,  Politique,  Lot

Publié le 24/04/2023 à 16:01 , mis à jour à 16:04 https://www.ladepeche.fr/2023/04/24/pour-le-referent-sante-du-ps-lotois-sans-une-vraie-politique-de-maillage-du-territoire-il-y-a-fort-a-parier-que-le-deficit-medical-saccentue-11155238.php

Laetitia Bertoni

l’essentiel

Sur la situation de la santé dans le Lot, Jean-Pierre Jammes, conseiller départemental du canton de Saint-Céré, référent santé de la fédération du PS46 et membre du groupe PS EELV et divers gauche du conseil départemental du Lot a souhaité s’exprimer.

De bonnes initiatives apparaissent ici ou là: salariat de médecins sur le Figeacois,  pass santé au lycée de Saint Céré, etc., mais elles sont l’apanage des collectivités locales qui ne peuvent agir sur le manque originel de professionnels médicaux et para-médicaux sinon en tentant d’attirer chez nous des médecins qui feront défaut ailleurs… 

Le diagnostic de notre députée en matière de santé met l’accent sur les difficultés et évoque des solutions sur des points particuliers (dont son projet de loi) alors que nous avons besoin d’une politique de santé qui soit globale. Plus de 20% des Lotois n’ont pas de médecin traitant,  le manque de spécialistes est criant… Sans une vraie politique de maillage du territoire, il y a fort à parier que le déficit médical s’accentue. 

Loi RIST, psychiatrie et maisons de santé

La réalité est aussi la situation de nos hôpitaux publics : depuis 40 ans, ils font les frais de la chasse aux surcoûts en matière de santé publique. Quant à la loi RIST : si elle part du bon principe de plafonner les rémunérations des médecins intérimaires dont les dérives se multiplient, cela devient problématique pour nos hôpitaux de proximité qui n’ont d’autres choix, pour avoir des praticiens, que de faire appel à ces intérimaires et de les rémunérer en conséquence. Mais avec ce plafonnement, beaucoup risquent de partir vers le privé ou vers les métropoles et des services risquent de fermer… 
Dans son diagnostic, Mme la députée évoque son projet de loi sur la santé mentale des jeunes, qui est sûrement un des sujets les plus délaissés dans le champ de la santé mentale. Mais c’est l’intégralité du secteur de la psychiatrie qui doit être sauvé, car il est en manque de psychiatres et de personnel paramédical et à cours de solutions…

Bien sûr des maisons de naissance renforceraient le suivi des grossesses. Avec la politique menée qui prévoit la fermeture des maternités qui n’assurent pas plus de 1000 accouchements annuels, nos pompiers peuvent continuer à se former à l’obstétrique, c’est sur eux que l’on compte. 

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L’hôpital de Cahors sur la bonne voie

https://www.ladepeche.fr/2023/04/13/lhopital-de-cahors-sur-la-bonne-voie-11129592.php

L’’hôpital de Cahors. DDM Mickaël FabreL’’hôpital de Cahors. DDM Mickaël Fabre

Santé,  Lot

Publié le 13/04/2023 à 05:09

l’essentiel

Le centre hospitalier cadurcien se porte plutôt bien en ce moment. Une 3e ligne aux urgences va être ouverte.

L’hôpital cadurcien est en bonne forme. D’ailleurs l’ARS (Agence régionale de santé) a prévu d’ouvrir une troisième ligne d’urgences à Cahors. Actuellement, il en existe deux ainsi qu’une ligne de régulation. Des praticiens sont, donc, recherchés pour occuper cette 3e ligne.

Petit focus sur les anesthésistes. L’année dernière, avant l’été, l’hôpital avait dû proposer des gardes à 3 000 euros pour recruter un praticien. Ces difficultés sont loin derrière l’établissement. « En mai, il y a aura 11 anesthésistes soit une équipe complète pour la maternité et la chirurgie », indique Pierre Nogrette, le directeur. Un nouvel oncologue, Mohammed Benchaabane, vient d’arriver. De nombreux autres projets de recrutement vont avoir lieu dans les prochains mois.

« Nous sommes un acteur important de l’offre de soin hospitalier dans le Lot. Il y a beaucoup de disciplines ici. C’est pour cela que nous devons attirer des médecins sans jamais faiblir », indique le directeur de l’hôpital.

Toutes les opportunités doivent donc être saisies. En biologie, par exemple, le centre hospitalier travaille dans un groupement de coopération sanitaire avec Montauban, Gourdon, mais aussi avec Castelsarrasin et Moissac. Cela permet de conserver un laboratoire de biologie publique dans le Lot. À Cahors, il est possible de venir faire une prise de sang, sans rendez-vous. « Nous voulons offrir une médecine de qualité et moderne », assure le directeur du centre hospitalier cadurcien.

Pierre Nogrette conclut : « l’avenir de l’hôpital est plutôt encourageant et nous œuvrons au recrutement de manipulateurs radios et d’infirmiers qui manquent encore. Mais les choses avancent, nous allons dans le bon sens. Nous espérons rouvrir des lits et de nouvelles capacités d’ici septembre ».

A.T.

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À l’hôpital de Cahors, la cardiologie bat plus fort avec l’arrivée d’un professeur et de l’imagerie cardiaque

Didier Carrié a poussé la porte de l'hôpital de Cahors pour booster la cardiologie et agir pour tous.Didier Carrié a poussé la porte de l’hôpital de Cahors pour booster la cardiologie et agir pour tous. Photo J.-L.G

Santé,  Hôpital,  Lot

Publié le 11/04/2023 à 17:11 , mis à jour le 12/04/2023 à 10:40

l’essentiel

Le service de cardiologie du centre hospitalier de Cahors vit et vibre à un meilleur rythme désormais avec la prise de fonction de son nouveau chef, Didier Carrié. Ce professeur a déjà réussi à booster et faciliter les échanges de l’hôpital cadurcien avec le CHU de Toulouse d’où il est issu. Peut-on dire que cet éminent cardiologue a eu un coup de cœur pour Cahors ? Oui, mais surtout pour le potentiel sanitaire d’un hôpital qui veut se donner les moyens humains et matériels de maintenir un électrocardiogramme sain. Rencontre. 

Les éloges vont bon train concernant le nouvel arrivé dans les murs du centre hospitalier de Cahors. Les larges compétences du professeur Didier Carrié et son habitude de travailler en équipe, avec les sept praticiens qui l’accompagnent, sont à l’évidence un vrai plus pour cette structure hospitalière locomotive sanitaire dans le Lot. 

« Cela permet également de renforcer le lien qui existe entre le CHU de Toulouse et l’hôpital de Cahors. C’est très important à nos yeux et nous en avons rapidement mesuré les effets. Ceci assure toujours une bonne prise en charge de nos patients à Cahors avec la possibilité de mettre en place, très rapidement et facilement, des examens complémentaires à Toulouse, grâce aux compétences de l’équipe du professeur Carrié. Ce lien est scientifique, certes, mais aussi humain à l’aide de son carnet d’adresses qui nous permet de finaliser des recrutements pour notre hôpital » souligne Thierry Debreux, chef des Urgences à Cahors et ardent promoteur du professeur Carrié puis de ce pont scientifique établi avec la ville rose. 

L’imagerie cardiaque, un vrai plus à l’hôpital de Cahors

Le terme scientifique a fait tilt aux oreilles de Pierre Nogrette, directeur du centre hospitalier de Cahors présent lors de cet entretien. « Il ne faut pas oublier de parler de l’importance du rôle du professeur Carrié par rapport à l’imagerie cardiaque. » 

Cette spécialité de la cardiologie « permet, avec des examens spécifiques comme le coroscanner et l’IRM cardiaque, d’aller plus en profondeur dans la compréhension des maladies du cœur » détaille le professeur. Avec Didier Carrié, le service de cardiologie de Cahors est à la pointe. « En devenant très fort dans ce domaine, l’intérêt est d’éviter des transferts de patients sur Montauban ou Toulouse » se satisfait-il.

« Sans cardiologue, les urgences seraient très pénalisées »

Heureux d’avoir à sa disposition un bel outil de travail, Didier Carrié estime que « l’hôpital de Cahors possède un gros potentiel, sur le plan humain et technique, au service d’une population très importante. Il était primordial de redynamiser le service de la cardiologie à Cahors. Si ce service s’effrite, cela aurait des conséquences sur d’autres spécialités. Sans cardiologue, les urgences seraient très pénalisées, tout comme le service de chirurgie car les cardiologues effectuent des bilans préopératoires. En résumé, si la cardiologie se fragilise c’est tout l’hôpital qui le serait également » considère le professeur Carrié. 

« Je souhaite que les étudiants puissent passer leurs examens sur place »

Doyen assesseur de l’UFR santé de Toulouse regroupant 14 000 étudiants, le professeur Carrié veut absolument « universitariser le territoire. Je tiens à cette double casquette, universitaire et hospitalière. On veut éviter aux étudiants lotois d’aller systématiquement à Toulouse pour des stages et des formations. Je souhaite, en outre, que les étudiants puissent passer leurs examens sur place. Nous travaillons actuellement pour faire découvrir le territoire aux étudiants de 4e et 5e années. Ceci en rendant obligatoire un stage d’un mois par an en région » explique-t-il.

« Nous œuvrons déjà pour éviter la désertification médicale » résume avec pragmatisme Thierry Debreux.   

Du cœur à revendre

Puis revenant au cœur du sujet du jour, Didier Carrié se sent investi d’une mission sacrée et affirme « vouloir encore renforcer le service de cardiologie de l’hôpital de Cahors en espérant recruter d’ici la fin de l’année 4 à 5 cardiologues à temps plein. Nous en accueillons un en juin. Nous comptons en plus sur des internes de spécialités qui préparent le DES (le Diplôme d’études spécialisées de cardiologie) » complète-t-il.

Didier Carrié a du cœur à revendre. Un enthousiasme qui envoie de l’oxygène dans les ventricules de l’hôpital, sans jamais oublier que le cœur du problème, c’est l’effectif. Donc l’hôpital recrute et les patients devraient logiquement en profiter, comme les équipes attentives au bien-être de tous.  

Jean-Luc Garcia
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Douze médecins vont ouvrir un centre ophtalmologique Honoré Cave, à Cahors, dans le Lot

Visuel architectural du cabinet Gérard Marre. /DRVisuel architectural du cabinet Gérard Marre. /DR

Santé,  Vie locale,  Société

Publié le 18/04/2023 à 14:32 https://www.ladepeche.fr/2023/04/18/douze-medecins-vont-ouvrir-un-centre-ophtalmologique-honore-cave-a-cahors-dans-le-lot-11141844.php

l’essentiel

La nouvelle est tellement étonnante alors que tous les territoires connaissent une pénurie de médecins que l’on croit rêver les yeux ouverts. L’aventure médicale qui se dessine sur la zone d’activité de Cahors Sud est pourtant bien réelle. Sur un terrain de 7000m²,un groupe de douze médecins ophtalmologistes a décidé de créer un centre dédié à la vue.

Ce futur centre ophtalmologique Honoré Cave, du nom de la clinique montalbanaise, devrait ouvrir au cours du second semestre 2024 sur la zone de Cahors-Sud.
« Voisin de la RD 820 et de l’entreprise Tradition du Quercy, il est au carrefour des routes, puisque tout proche de l’accès à l’autoroute A20. À l’heure où de nombreux patients sont soucieux face à une offre de soin qui se raréfie, c’est une excellente nouvelle, la meilleure de l’année même », déclarait Daniel Coupy, président du syndicat mixte de Cahors Sud, en accueillant la délégation médicale, lundi soir, dans les locaux du Smoc.

De 50 000 à 100 000 patients attendus par an

Les partenaires engagés dans cet investissement à 5M€ ne cachent pas leur volonté d’attirer sur ce nouveau pôle ophtalmologique des habitants du Lot, jusqu’à Figeac et Souillac, mais aussi de l’Aveyron, de Corrèze même, et d’Occitanie. Un atout majeur vient conforter leur stratégie : la réputation de la clinique Honoré Cave dans le Tarn et Garonne. Quant au prévisionnel d’activité, il cible de 50 000 à 100 000 patients pris en charge chaque année.

L'ensemble des partenaires du projet de centre ophtalmologique.
L’ensemble des partenaires du projet de centre ophtalmologique. DDM

« Ce ne sera pas un cabinet secondaire où nous serons de temps en temps, mais un vrai centre de pointe. Il voit le jour grâce à l’engagement d’un groupe de douze médecins ophtalmologistes de la clinique Honoré Cave qui se relaieront pour être au moins deux présents chaque jour sur le site lotois. Ce sont eux qui portent seuls cet investissement, indépendamment de la clinique », prévient Vincent Gualino, l’un des collaborateurs du projet, tout en insistant sur la qualité des équipements technologiques de dernière génération installés, mais surtout l’expertise de praticiens ophtalmologistes sur-spécialistes.  » Ils interviendront dans différents domaines de la prise en charge classique ou extrêmement spécialisée : dystrophies de cornée, rétine médicale et chirurgicale, la strabologie, le glaucome, la cataracte, …, et même l’ophtalmologie pédiatrique ».

Ce futur centre accueillera également à leurs côtés des orthoptistes, des optométristes et opticiens. « Il sera presque plus gros que notre clinique de Montauban. C’est rare d’avoir un outil comme celui que nous sommes en train de créer dans le Lot, c’est quelque chose d’assez fantastique dont mes collègues et moi-même sommes très fiers », admettait Vincent Gualino, même si aucun acte de la chirurgie des yeux ne sera pratiqué à Cahors Sud.

Il ne restait plus que trois ophtalmologistes dans le Lot

L’occasion pour Jean-Marc Vayssouze, président du Grand Cahors de saluer : « Ceux qui ont fait vivre jusqu’ici le service ophtalmologique dans notre département avec beaucoup de conscience et de professionnalisme, en se disant qu’ils n’y arriveraient plus face à une offre médicale de moins en moins nombreuse et seulement trois ophtalmologues actuellement « . Parmi eux, se trouve la médecin Dominique Orliac, à l’initiative de la réflexion et des prémices de ce projet :  » Il était très difficile d’imaginer partir en laissant un cabinet vide derrière moi. C’est l’aboutissement d’une réflexion enclenchée il y a trois ans, d’une préoccupation même. Je connais bien Jean Gualino, avec qui j’ai travaillé durant 10 ans à Purpan, ainsi qu’Olivier et Vincent Gualino et mes confrères de la clinique Honoré Cave. C’est un projet phénoménal, je salue le soutien de Jean-Marc Vayssouze sur l’opportunité d’une installation sur cette zone d’activité ».

C’est donc fait où presque, puisque désormais tout est entre les mains de l’architecte Gérard Marre (82). Sur deux niveaux de 2200m² chacun, se répartiront de part et d’autre d’un axe central percé de lumière des espaces de prise en charge, des bureaux et des zones d’attente. Un bâtiment que le concepteur a voulu linéaire faisant le parallèle avec les pistes de l’aérodrome qui lui fera face.

Douze ophtalmologistes d’un coup, un miracle ?

Frédéric Drouet, Olivier Gualino, Vincent Gualino, Carmela Maceri, Pierre-Julien Phelouzat, Robert Kopito, Caroline Tolou, Jeanne Lajoie, Kévin Pierné, Maria Bové, Félix Frémont, ainsi que Dominique Orliac et Francis Barrié, sont les médecins ophtalmologues à l’initiative de cette création.

Le centre ophtalmologique Honoré Cave de Cahors Sud fonctionnera grâce à douze médecins intervenant régulièrement sur place, afin d’assurer une continuité médicale et une ouverture quotidienne, à raison d’au moins deux temps plein présent chaque jour. Mais comment expliquer cette mobilisation professionnelle à l’heure où les rares candidats aux métiers de la santé s’arrachent ?

Pour Vincent Gualino l’explication est simple et cette réussite à venir semble lui donner raison :  » Au départ, ce sont beaucoup d’années de travail pour développer notre clinique. A un moment donné, vous passez un cap et votre regroupement devient alors attractif pour les professionnels. Car cette taille vous permet autour de l’activité médicale, de disposer d’un chef de centre, de coordonnateurs, de personnels associés. Mais également d’une équipe complémentaire avec par exemple : des gardes médicales et d’urgence qui reviennent moins souvent… La moitié des médecins de notre clinique montalbanaise a moins de 40 ans ».

Sans oublier le matériel et les équipements de pointe dans lesquels la clinique a pu investir. Comme se sont plu à le souligner les professionnels : « l’ophtalmologie est une des disciplines médicales qui a le plus évolué technologiquement »

Laetitia Bertoni
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Tarbes. Vers des actions de prévention santé

ABONNÉS

Les signataires de la convention. Photo DDM Thierry Jouve.Les signataires de la convention. Photo DDM Thierry Jouve.

Santé,  Tarbes

Publié le 26/04/2023 à 05:11

https://www.ladepeche.fr/2023/04/26/vers-des-actions-de-prevention-sante-11158587.php

Th.J.

l’essentiel

Huit partenaires viennent de signer une convention afin de mener des actions de prévention en matière de santé.

« Il s’agit de se coordonner autour de nos publics et d’actions de prévention que nous souhaitons mener en commun ». Pierre-Jean Dalleau, directeur de la CPAM des Hautes-Pyrénées, résume l’esprit de la convention signée ce mardi 25 avril, dans ses locaux entre huit partenaires*.

L’objectif est de définir et coordonner la mise en place d’actions communes de prévention santé, d’information et de dépistage sur le territoire, afin de proposer une offre de service plus lisible et au plus près des besoins des habitants du département. « En France, on parle beaucoup de soins, l’amont est toujours le parent pauvre ». Le directeur de la CPAM rappelle qu’en matière de dépistages des cancers, les Hautes-Pyrénées figurent au milieu du classement de l’Occitanie. « Pour le cancer du sein, on est en dessous de la moyenne nationale, On se situe un peu en dessus pour celui du col de l’utérus et dans la moyenne pour le cancer colorectal ». Il ajoute que l’idée de la convention, « c’est de conjuguer nos forces afin de développer ensemble des actions de prévention et d’emmener les assurés vers la prévention ».*Les huit partenaires sont : la CPAM, La CARSAT Midi-Pyrénées ; Le Centre Régional de Coordination et de Dépistage des Cancers ; L’ARS Occitanie ; L’IREPS Occitanie ; La Mutalité Française Occitanie ; La CPTS Tarbes Adour ; La MSA Midi-Pyrénées Sud.

Odos (Hautes Pyrénées). La municipalité souhaite acquérir le pôle de santé

Le conseil municipal a validé l’entrée en négociation avec le promoteur privé propriétaire actuellement du pôle de santé. Photo DGLe conseil municipal a validé l’entrée en négociation avec le promoteur privé propriétaire actuellement du pôle de santé. Photo DG

Santé,  Odos

Publié le 27/04/2023 à 05:10

https://www.ladepeche.fr/2023/04/27/la-municipalite-souhaite-acquerir-le-pole-de-sante-11160757.php

D.G.

Le sujet est depuis de nombreux mois au cœur des discussions de nombreux Odosséens, soucieux depuis le départ en retraite des docteurs Payot et Rozan, et un peu plus avant du regretté docteur Lasserre, de trouver un médecin généraliste, les docteurs Lasserrette et Nogues ne pouvant absorber à elles seules la très forte patientèle de leurs prédécesseurs. Une problématique dont la municipalité était bien informée, comme l’a rappelé Isabelle Loubradou, maire de la commune, lors du dernier conseil municipal, si bien que « même si nous n’avons pas communiqué, la municipalité n’est pas restée sans rien faire, consciente de la nécessité d’une mobilisation pour le maintien d’une offre de santé à Odos. »

Une urgence partagée également par les professionnels de santé d’Odos qui ont réactivé l’association constituée au moment du projet de pôle de santé, voilà 7 ou 8 ans. De réunion en réunion, notamment avec des représentants de l’ARS (Agence Régionale de Santé) et de la CPAM (Caisse Primaire d’Assurance Maladie), l’idée de la constitution d’une MSP (Maison de Santé Pluriprofesssionelle) s’est détachée, solution permettant d’assurer une aide pérenne pour éventuellement salarier de manière transitoire les docteurs Payot et Rozan, prêts à assurer un intérim en attendant la venue de nouveaux médecins. « Mais demeurait tout de même un frein important, rappelle Guillaume Laffont, pharmacien au sein du pôle : le loyer proposé pour l’installation. » Car rappelons-le, le pôle de santé est propriété d’un investisseur privé. Alors, si dans un premier temps la municipalité n’était pas disposée à faire l’acquisition de ce pôle (la santé n’est pas, faut-il le rappeler une compétence municipale…), la majorité municipale a finalement dû s’y résoudre. D’autant plus qu’une récente réunion avec les maires des communes alentours laissait apparaître le départ prochain des docteurs Guenebeaud à Laloubère et Zambelli à Horgues. Ce qui laissait penser que les deux seules généralistes odosséennes devraient accueillir dans des temps très proches une patientèle d’environ 8 000 patients. Une éventualité… inenvisageable, et qui aurait pu laisser craindre un départ des deux médecins.

Labellisée entre-temps MSP, la structure pourra désormais compter sur une aide substantielle et pérenne, permettant notamment d’assurer le salariat d’une secrétaire.

Demeurait donc la problématique du loyer et de l’exiguïté des locaux, permettant l’installation confortable et à moindre coût de nouveaux médecins : en faisant l’acquisition du pôle de santé (par l’intermédiaire d’un crédit sur très longue durée, afin de rendre vivable le projet et d’amoindrir les loyers demandés aux professionnels), la municipalité souhaite mettre tous les atouts de son côté. C’est en ce sens que le conseil municipal a voté la constitution d’un budget annexe pour cette acquisition, et qu’il a donné quitus à Mme la maire pour entrer en négociation avec le promoteur privé, Antoine Sanz, au départ peu enclin pour sa part à céder cette structure, sauf si elle devait tomber dans le giron de la mairie d’Odos.

La solution ne sera certainement pas magique ( « l’attractivité ne sera pas immédiate, a rappelé Isabelle Loubradou, il y a une temporalité que l’on ne peut pas décréter »), mais elle a le grand mérite d’exister et de rassurer l’ensemble des professionnels de santé d’Odos.

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Un médecin retraité, de Souillac à la Creuse pour une présence ponctuelle, défend la « médecine humaniste »

https://www.ladepeche.fr/2023/04/16/un-medecin-retraite-de-souillac-a-la-creuse-pour-une-presence-ponctuelle-defend-la-medecine-humaniste-11137851.php

  • Le docteur Alain Jallais (au centre) doyen de cette équipe, déborde d'enthousiasme.Le docteur Alain Jallais (au centre) doyen de cette équipe, déborde d’enthousiasme. Photo Guillaume de Tapol

Santé,  Lot,  Souillac

Publié le 16/04/2023 à 16:33 , mis à jour à 17:13

l’essentiel

La lutte contre les déserts médicaux fait partie des priorités du docteur Jallais aujourd’hui à la retraite. Il a exercé à Souillac. Alain Jallais a répondu favorablement à un projet de remplacement dans la Creuse, en alternance avec d’autres médecins. Sa théorie de la médecine humaniste s’appuie sur cette valeur de disponibilité partout et tout le temps. Explications

En lançant son premier centre médical solidaire à Ajain dans la Creuse, le collectif Médecins Solidaires est parvenu à mobiliser le médecin retraité du Lot Alain Jallais séduit par l’idée. « Une véritable innovation organisationnelle où des médecins venus de toute la France se succèdent auprès d’une population dépourvue de médecin généraliste » explique le collectif. 

Un premier bilan positif de ce concept novateur basé sur le temps partagé a été dressé. Il permet à des médecins généralistes de tous profils (âges, origine géographique, statut) d’aménager dans leur agenda une semaine au profit d’un projet solidaire. Alain Jallais n’a pas hésité une seconde. 

« Je suis ce que l’on appelle un retraité actif »

Ce médecin lotois, âgé de 72 ans, s’est installé à Souillac en 1977. Il y a exercé à jusqu’en 2016. « J’ai eu la chance de trouver un successeur que je remplace un jour par semaine et durant ses périodes de congés. Je suis également médecin en service de soins palliatifs, ce qui m’occupe deux à trois jours de plus par semaine. Je suis ce que l’on appelle un retraité actif. Mais ça tombe plutôt bien, car j’aime beaucoup ce que je fais. Je suis médecin de l’équipe d’appui du DAC 46 (Dispositif d’appui à la coordination) et grâce à l’HAD 46 (Hospitalisation à domicile), j’ai découvert le travail en équipe, ce que je ne faisais pas trop avant en tant que médecin. »

Une nouvelle aventure professionnelle avec du sens et des valeurs

Le docteur Jallais veut contribuer à la lutte contre les déserts médicaux : « J’estime que je pratique de la médecine humaniste en intervenant là où on manque de praticiens » résume-t-il pour évoquer sa nouvelle aventure professionnelle. Celle-ci prend un virage important dans la Creuse où, en effet,la formule de « médecine humaniste » » chère à Alain Jallais, prend tout son sens et défend de belles valeurs. 

« Dans cette démarche, on peut dire qu’il y a de l’humain. Martial Jardel, le président du collectif Médecins Solidaires, a été stagiaire chez-moi en 2015. Il a fait un tour de France des remplacements en camping-car. Il m’a présenté ce projet qui correspondait bien à mes valeurs de la médecine. Il s’agissait de l’installation d’un premier centre expérimental de médecine à Ajain dans la Creuse, au cœur d’une zone où il n’y avait plus de médecin depuis deux ans. »

Un enthousiasme et un plaisir qu’il veut communiquer

Alain Jallais et Cindy Boizard, médecin généraliste à Narbonne, qui ont adhéré à ce projet, encouragent leurs confrères généralistes, dont la situation le permet, à rejoindre le collectif Médecins Solidaires.

Alain Jallais participe à 72 ans à une nouvelle aventure médicale particulièrement exaltante.
Alain Jallais participe à 72 ans à une nouvelle aventure médicale particulièrement exaltante. Photo Guillaume de Tapol

Le médecin souillagais considère cette initiative comme « une aventure formidable qui ne peut pas s’arrêter en si bon chemin. Pour certains d’entre nous, remplaçants, retraités actifs, salariés ou même installés en libéral, il est envisageable d’aménager une semaine dans l’année pour un projet solidaire comme celui-ci. Notre expérience personnelle le prouve : après une première semaine d’exercice, nous prévoyons tous les deux de revenir. »   

Un dispositif à étendre sur d’autres territoires ruraux

Face à un tel enthousiasme démontré par le docteur Jallais et sa consœur Cindy Boisard, le collectif Médecins Solidaires envisage d’étendre le dispositif dans les prochains mois sur d’autres territoires ruraux sous dotés.

« Avec ce projet innovant, notre souhait est de contribuer aux besoins criants des territoires ruraux. Nous sommes déjà prêts à dupliquer le modèle et entamons des discussions avec plusieurs collectivités » se réjouit Gabriel du Passage porteur du projet Médecins Solidaires au sein de l’association Bouge ton Coq qui aide à la création d’épiceries en zone rurale.

Médecins et épiciers : le lien est facile à établir. Les villages ruraux ont besoin de ces deux professions pour maintenir la vie et des habitants sur leurs terres. 

Jean-Luc Garcia
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Loi Rist, soignants, maternité : la députée livre son diagnostic

Centre de santé multisites à Figeac

  • La députée du Lot, Huguette Tiegna dans sa permanence de Figeac.DDM A.L.La députée du Lot, Huguette Tiegna dans sa permanence de Figeac.DDM A.L.

Santé

Publié le 07/04/2023 à 05:13

https://www.ladepeche.fr/2023/04/07/loi-rist-soignants-maternite-la-deputee-livre-son-diagnostic-11118073.php

l’essentiel Pour la députée du Lot, Huguette Tiegna, la santé reste une préoccupation majeure malgré les nombreux autres sujets au cœur de l’actualité. L’élue dresse un diagnostic sur les dossiers chauds.

Pouvez-vous nous expliquer en quoi consiste la loi Rist ?

On a voté cette loi à la suite du Ségur de la santé. Les hôpitaux du Lot ont bénéficié de la partie financière en termes d’investissements. La loi Rist s’inscrit dans la continuité d’une loi portée en 2017 par Marisol Touraine mais qui n’était pas appliquée. Elle vise à améliorer le système de santé et de fixer notamment des limites pour le salariat des intérimaires qui interviennent dans les hôpitaux. On a vu des dérives financières. Des seuils sont désormais fixés à 1 390 € brut/24 heures, La loi sera appliquée pour tous les contrats signés à partir du lundi 3 avril. J’aimerais lever l’inquiétude : cette loi ne va pas mettre en danger les hôpitaux du Lot, aucun ne fermera pour ça.

Dans le Lot, certains établissements ont-ils des craintes à avoir ?

Avant lundi, il y a eu des inquiétudes. L’idée n’était pas de supprimer l’intérim qui est utile à l’hôpital pour des remplacements ponctuels mais de rendre cela plus acceptable. C’est un poids financier majeur pour l’hôpital public avec des praticiens « mercenaires ». Certaines rémunérations pouvaient monter jusqu’à 6 000 euros pour 24 heures. Le coût total est estimé à 1,5 milliard €. Dans le Lot, à Gourdon et Saint-Céré, il y a eu un doute. Il a fallu s’organiser pour que nos hôpitaux ne soient pas en danger. En lien avec l’Agence régionale de santé Occitanie, il y a eu un énorme travail qui a permis d’anticiper. La situation est stabilisée aujourd’hui.

Suite à l’avis de la Haute autorité de santé, l’obligation vaccinale des soignants contre le Covid-19 pourra être levée. Cette décision était attendue dans le Lot par les soignants suspendus.

Le gouvernement suivra l‘avis de cette autorité scientifique, la seule habilitée, comme il s’y était engagé. Des concertations vont être menées par le Ministre de la santé avec les fédérations et les ordres professionnels pour définir les modalités de mise en œuvre opérationnelle. Un décret sera pris ensuite. Oui, c’était attendu dans le Lot. Des demandes de rencontres avaient été faites au niveau du Parlement. Aujourd’hui, c’est juste une question de temps.

L’avenir des maternités vous intéresse. Vous aviez évoqué durant la campagne des législatives la création de maison de naissance, notamment ici à Figeac. Où en est ce dossier ?

Mon idée était de dire : comme pour les maisons de santé, on pourrait avoir des maisons de naissance avec des sages-femmes qui s’occupent des femmes en lien avec un médecin. Les femmes ne seraient plus obligées d’aller à la maternité de Villefranche ou de Cahors pour leur suivi. J’avais posé une question au Ministre Braun dans ce sens. Pour le moment il faut attendre de voir quelles sont les propositions du CNA santé. La santé reste un enjeu majeur pour moi. Il reste beaucoup de choses à faire encore, notamment une réforme pour refonder le système de santé en profondeur à la suite du CNR de la santé. Aujourd’hui je travaille plus particulièrement sur la santé mentale des enfants et adolescents. Je veux expliquer ce texte aux députés. J’ai besoin que ma proposition soit transpartisane.

Face au manque de praticiens, le Grand Figeac a créé un centre de santé multisites qui salarie des médecins et met en place un service de consultations pour les patients qui n‘ont plus de médecin traitant. Que pensez-vous de ces initiatives locales ?

C’est une bonne chose pour le territoire dans la mesure où les collectivités ont la possibilité de mettre en place des pôles santé. S’il y a des initiatives comme celles-là, c’est bien. Quand il y a eu le Covid, on a mis en place des centres de vaccination itinérants, je trouve que c’est une piste intéressante qui vient régler les urgences, même si à terme il faut trouver de vraies solutions.

La réunion publique sur l’école reportée

Dans le cadre du Conseil national de la refondation, Huguette Tiegna prévoyait d’organiser une réunion publique sur l’école ce vendredi 7 avril à 19 heures à la salle Marie Laborde de Figeac (ancien CES). Ce temps d’échange est reporté à une date ultérieure en raison d’un empêchement indépendant de la volonté de la députée. La réunion sera reprogrammée à une date qui sera communiquée dès que possible.

Audrey Lecomte

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Santé : le bus dentaire de la Croix-Rouge prépare sa première tournée auprès des patients gersois

Santé,  Solidarité,  Gers

Publié le 07/04/2023 à 18:07 https://www.ladepeche.fr/2023/04/07/sante-le-bus-dentaire-de-la-croix-rouge-prepare-sa-premiere-tournee-aupres-des-patients-gersois-11115809.php

l’essentiel

La Croix-Rouge du Gers va déployer, dans les prochaines semaines, son bus dentaire itinérant. L’objectif : aller au plus près des habitants pour leur proposer des soins dentaires. Un dispositif unique en France qui pourrait permettre de pallier le manque de spécialistes dans certains territoires du département.

Plusieurs mois après sa présentation officielle, le bus dentaire de la Croix-Rouge du Gers va enfin prendre la route. Les premiers patients pourront, à partir du mois de mai, faire contrôler et soigner leurs infections et caries, au plus près de chez eux, dans ce camion réaménagé en véritable cabinet dentaire.

Ce projet est né d’un constat : un grand nombre de Gersois ne trouvaient pas de spécialiste pour leurs soins dentaires et appelaient le numéro vert social. Les bénévoles de la Croix-Rouge ont donc imaginé aller directement au plus près des patients. « Nous sommes prêts à offrir une nouvelle arme pour l’inclusion et la solidarité, s’était réjouit Marie-José Lier, lors de l’exposition du camion. Avec le bus dentaire, nous réinventons l’action sociale ».

Ce bus dentaire a toutes les caractéristiques d'un cabinet classique mais de nombreuses contraintes, notamment de poids et de taille, ont dû être résolues.
Ce bus dentaire a toutes les caractéristiques d’un cabinet classique mais de nombreuses contraintes, notamment de poids et de taille, ont dû être résolues. DDM – Sébastien Lapeyrère

Outre son caractère inédit et unique, la création de ce véhicule, qui a nécessité un investissement de 150 000 € de la part de l’organisation et de ses partenaires, relevait d’un véritable défi technologique, puisqu’il fallait, pour des raisons pratiques, qu’il pèse moins de 3,5 tonnes. La Croix-Rouge a donc travaillé avec des entreprises spécialisées pour l’ensemble du matériel : ainsi le fauteuil du bus ne pèse, finalement, que 250 kg contre 600 kg habituellement. Le plombage du véhicule pour les radios et l’autonomie en électricité faisaient aussi partie des enjeux auxquels devait répondre l’association.

Un cabinet itinérant au plus près des Gersois

Ne manquait plus que la signature de l’hôpital de Purpan sur la convention établie entre la fac dentaire, le CHU et la Croix-Rouge. Les soins seront en effets prodigués par des stagiaires de sixième année de dentaire, sous la supervision de professionnels gersois retraités et bénévoles. Le partenariat étant désormais signé, le dispositif de l’association gersoise va donc pouvoir entrer dans sa phase de déploiement.

Pour cela, « nous avons fait une étude de l’offre de soins avec la CPAM, la MSA, l’ordre des dentistes et l’Agence régionale de santé, détaille Sébastien Delmotte, l’un des deux porteurs de projet. Nous avons ainsi obtenu une cartographie exhaustive de l’offre sur le territoire. » Castelnau-d’Auzan, Valence-sur-Baïse, Simorre… Les villages ont donc été choisis en fonction de leur bassin de vie et du manque de spécialistes.

Le bus viendra donc directement au contact de la population avec, à son bord, deux étudiants de 6e année de la fac dentaire qui seront supervisés par l’un des sept dentistes bénévoles gersois. Un bénévole de la Croix-Rouge conduira le camion et accueillera les patients, avant que ces derniers ne soient soignés dans ce cabinet si particulier.

Les dates et lieux du passage du bus dentaire

La Croix-Rouge a d’ores et déjà prévu les passages du bus dentaire jusqu’à la fin du mois de juin, avec une commune le matin, de 9 heures à 12 heures, et une seconde l’après-midi, de 13h30 à 16h30. Mardi 9 mai : inauguration le matin et Castelnau-d’Auzan l’après-midi. Lundi 15 mai : Valence-sur-Baïse, Castéra-Verduzan. Mardi 16 mai : Estang, Le Houga. Lundi 22 mai : Simorre (toute la journée). Mardi 23 mai : Montesquiou, Ordan-Larroque. Mardi 30 mai : Castelnau-d’Auzan (toute la journée). Lundi 5 juin : Valence-sur-Baïse, Castéra-Verduzan. Mardi 6 juin : Estang, Le Houga. Lundi 12 juin : Simorre (toute la journée). Mardi 13 juin : Montesquiou, Ordan-Larroque. Lundi 19 juin : Valence-sur-Baïse, Castéra-Verduzan. Mardi 20 juin : Castelnau-d’Auzan (toute la journée). Lundi 26 juin : Simorre (toute la journée). Mardi 27 juin : Estang, Le Houga. Pour la prise de rendez-vous (à partir du 17 avril) et toute demande d’information, contacter le 05 62 63 57 90.

Lucie Lespinasse
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Santé dans le Gers : l’Ehpad de Vic-Fezensac veut être reconnu comme hôpital de proximité

ABONNÉS

Didier Jaffre (2e en partant de la gauche) au côté de la maire de Vic-Fezensac Barbara Neto, du président du Département Philippe Dupouy et du député David Taupiac.Didier Jaffre (2e en partant de la gauche) au côté de la maire de Vic-Fezensac Barbara Neto, du président du Département Philippe Dupouy et du député David Taupiac. DDM – NEDIR DEBBICHE

Santé,  Gers,  Vic-Fezensac

Publié le 17/04/2023 à 18:01 https://www.ladepeche.fr/2023/04/17/sante-dans-le-gers-lehpad-de-vic-fezensac-veut-etre-reconnu-comme-hopital-de-proximite-11140427.php

l’essentiel

En visite dans le Gers ce lundi 17 avril, le directeur général de l’ARS Occitanie a affirmé son souhait de voir la structure vicoise reconnue comme hôpital de proximité, un label qu’il souhaite développer dans la région.

« On a énormément progressé depuis un an et demi ». Directrice du centre hospitalier/Ehpad de Vic-Fezensac, Sandrine Lambert mesure le chemin parcouru depuis sa prise de fonction, en janvier 2022. Avec un taux d’occupation de 100 % (101 personnes placées en Ehpad, 19 en soins de suite et de réadaptation), l’établissement fonctionne aujourd’hui à plein régime, « ce qui n’était pas toujours le cas auparavant », précise-t-elle.

A lire aussi : Près de 4000 consultations en 7 mois, secrétariat saturé : le centre territorial de santé de Vic-Fezensac fonctionne à flux tendu

L’hôpital peut ainsi compter sur un effectif au complet composé de 119 salariés, parmi lesquels figure un kinésithérapeute, une « denrée rare » d’après Sandrine Lambert. La présence des médecins salariés par le Conseil départemental au sein de la maison de santé de la commune, située à proximité, permet également de compléter l’offre de soins sur place. « Je souhaite souligner la collaboration qui se fait de manière efficace entre l’hôpital et l’Ehpad avec notre Centre territorial de santé, se félicite à ce titre le président du Département Philippe Dupouy. La présence médicale est extrêmement importante et il y a une demande de l’établissement pour collaborer. »

« Un facteur d’attractivité pour les professionnels »

Ces signaux positifs encouragent naturellement l’Agence régionale de santé à accompagner le développement de l’hôpital vicois. De passage dans le Gers ce lundi, le directeur de l’ARS Occitanie Didier Jaffre n’a pas manqué de le rappeler après avoir fait le tour de l’établissement, au côté notamment de Philippe Dupouy, du député de la 2e circonscription David Taupiac et de la maire de Vic-Fezensac, Barbara Neto. « C’est un très bel hôpital qu’il faut qu’on reconnaisse comme hôpital de proximité parce qu’il ne l’est pas encore aujourd’hui, a-t-il déclaré. Il faut qu’on le labellise comme tel et j’ai proposé tout à l’heure qu’on puisse même y reconnaître des lits de médecine, pour une bonne et simple raison : il y a besoin pour un territoire qui fait entre 7000 et 10 000 habitants de pouvoir hospitaliser sur place les personnes. C’est un facteur d’attractivité pour les professionnels. »

Didier Jaffre en discussion avec Sylvie Lacarrière, directrice de l'hôpital d'Auch.
Didier Jaffre en discussion avec Sylvie Lacarrière, directrice de l’hôpital d’Auch.DDM – NEDIR DEBBICHE

L’attractivité de l’hôpital de Vic-Fezensac dépendra bien sûr de ses facultés d’adaptation à la patientèle. « Il y a une proposition qui a été faite tout à l’heure d’héberger les personnes la nuit et qu’elles puissent rester chez elles la journée », cite en exemple Didier Jaffre. La stabilité du centre territorial de santé sera également un élément clé pour assurer le suivi des soins et donc la pérennité de l’établissement. Là aussi, l’ARS s’engage à apporter son soutien. « Il faut développer toute l’offre de santé, ça s’inscrit complètement dans le projet régional de santé qu’on est en train d’élaborer. L’idée, c’est de développer les hôpitaux de proximité comme celui-ci », poursuit Didier Jaffre.

Soucieux de l’offre de santé dans son département, David Taupiac apprécie l’attention portée par l’ARS au centre hospitalier de Vic-Fezensac. « Il est important que l’ARS vienne et que M. Jaffre soit là pour voir la dynamique de cet hôpital et prendre des engagements pour l’accompagner. C’est un très bel établissement dans le secteur du Gers qui est en difficulté. Il y a un besoin de renforcer un pôle à Vic-Fezensac pour desservir tout un territoire », conclut le député.

Vincent Couet-Lannes
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Fermeture de la clinique de Gascogne : l’accueil médico-chirurgical ouvre mardi à l’hôpital d’Auch

https://www.ladepeche.fr/2023/04/17/laccueil-medico-chirurgical-ouvre-mardi-a-lhopital-11139249.php

Le Dr  Sebsa Bonhomme rouvre son service de soins non programmés.DDM MC

  • Le Dr Sebsa Bonhomme rouvre son service de soins non programmés.DDM MC

Hôpital,  Gers,  Santé

Publié le 17/04/2023 à 05:13

l’essentiel

Il était attendu, même par les services hospitaliers : l’AMC de la clinique de Gascogne s’est installé au 2e étage de l’hôpital, et accueille ses premiers patients dès mardi.

En dehors des urgences hospitalières, il était souvent le seul recours de nombreux Gersois. Coupures, traumas, douleurs persistantes… L’accueil médico-chirurgical, souvent appelé « Urgences » de la clinique de Gascogne, recevait des dizaines de patients au quotidien pour des soins non programmés. Ce service de santé rouvre demain mardi, à 9 heures, à l’hôpital d’Auch, dans le cadre d’un accord « gagnant-gagnant ».

Ce vendredi soir, dans le couloir de l’ancien service de SSR, au 2e étage de l’aile C, le Dr Sebsa Bonhomme contemplait d’un côté les cartons vides, de l’autre les cartons qui restent à ranger… On ne déménage pas un service de médecine facilement. « Je vais en avoir pour tout le week-end, mais une fois les choses en place, on pourra reprendre l’activité. »

Accès direct

Pour accéder à l’AMC, le patient n’a pas à se présenter au guichet de l’hôpital. Il peut se diriger seul, en suivant les panneaux, vers les ascenseurs puis l’aile concernée. « Nous avons un accueil séparé, ici », dit la responsable en désignant un comptoir ouvert sur une pièce annexe. Ce local, informatisé, permet aussi de faire l’enregistrement des arrivants. « Cela nous permet à la fois de voir qui arrive et de surveiller la salle d’attente, située juste en face. » Les habitués de la clinique de Gascogne ne seront pas dépaysés : le matériel utilisé dans l’AMC a été racheté à l’ancien établissement, pour offrir le même service.

Service à l’identique

Passée la salle d’attente, s’ouvrent les boxes pour les patients. « Nous avons une capacité d’accueil qui nous permet de traiter entre 30 et 40 personnes, jusqu’à 50 patients par jour, précise le médecin. Nous travaillons à quatre. J’ai deux secrétaires, et une infirmière pour m’assister. » Chaque box est destiné à des usages spécifiques. Ici, la suture, là les perfusions, les bilans cardiologiques ou abdominaux. Le matériel d’examen est déjà en place : échographe, brancard, etc.

« Ici, nous pouvons traiter toutes les petites interventions, celles qui ne mettent pas la vie en danger. Mais la proximité avec l’hôpital simplifie énormément l’accès à l’imagerie médical, ou même aux urgences, lorsqu’un cas s’avère critique. » À l’inverse, le Dr Sebsa Bonhomme, qui travaillait déjà en liaison étroite avec les urgences hospitalières, pourra également recevoir les patients des urgences qui ne relèvent pas des soins vitaux. Auparavant, il fallait passer par une ambulance. Aujourd’hui, l’ascenseur suffira.

Côté centre hospitalier, on n’est pas mécontent de voir arriver l’AMC. « Il y a des avantages énormes à avoir ce partenariat pour les patients gersois, confie Bertrand Lignon, le directeur des moyens opérationnels. Jusqu’à présent, depuis la fermeture de la clinique, il ne restait que l’offre des urgences pour traiter ces soins non programmés. »

Marc Centene

Olemps : un point sur les travaux de la future maison de santé située à La Crouzette

https://www.ladepeche.fr/2023/04/15/un-point-sur-les-travaux-de-la-future-maison-de-sante-situee-a-la-crouzette-11135301.php

  • Une visite en présence de Christian Teyssèdre et de Sylvie Lopez.

Santé,  Olemps,  Aveyron

Publié le 15/04/2023 à 05:14

Jeudi après-midi les services de Rodez agglomération organisaient une visite du chantier de la future maison de santé de la commune. Située à la Crouzette la maison de santé pluriprofessionnelle (MSP) d’Olemps dépend du pôle de santé sud Ruthénois, comme la MSP de Luc-la-Primaube.

Elles deviendront MSP multisites, à l’image de celles du Faubourg à Rodez et des Quatre-Saisons à Onet-le-Château. Christian Teyssèdre, Président de Rodez Agglomération, Sylvie Lopez, Maire d’Olemps, Francis Fournier, vice-président en charge des maisons de santé et Élodie Albouy, l’une des architectes du projet, accueillaient ainsi quelques professionnels de santé qui s’installeront aux alentours de la Toussaint dans ces locaux de 560 m2 comprenant 4 cabinets médicaux dont 3 bureaux seraient occupés à l’ouverture par 2 médecins généralistes et un dermatologue. La MSP comprendra également 2 cabinets infirmiers, un cabinet de pédicure-podologue, et un cabinet pour l’infirmière Asalée.

Le montant global de l’opération s’élève à 1 107 215 € HT, financé par Rodez agglomération à hauteur de 744 690 € (incluant le montant des loyers sur 15 ans), l’État au titre de la DETR à 107 470 €, la Région Occitanie à 36 000 €, la commune d’Olemps à 122 055 €, le Département de l’Aveyron 97 000 €.

Correspondant

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Salles-Curan. La Maison de santé est « l’arbre qui cache la forêt »

Santé,  Salles-Curan

Publié le 08/04/2023 à 05:15

https://www.ladepeche.fr/2023/04/08/la-maison-de-sante-est-larbre-qui-cache-la-foret-11120727.php

« On ne souffre pas ici, c’est l’arbre qui cache la forêt. Il vous suffit de faire 20 km et vous trouverez un collègue de 64 ans, seul médecin à exercer », lance le docteur Alexandre Darcourt-Lezat, de la Maison de santé de Salles-Curan à l’attention d’Élisabeth Borne, Première ministre. En effet, le choix porté sur Salles-Curan n’est pas anodin. Lieu de « la première Maison de santé de France », se félicite le maire visionnaire Maurice Combettes qui rappelle toutefois avoir perdu les élections municipales de 2008 « à cause du projet de Maison de santé et des éoliennes ». Désormais, la Maison de santé, avec deux médecins (bientôt trois), deux dentistes, sept infirmières, deux kinés (bientôt trois), une diététicienne, est citée en exemple par la Première ministre. « On sait qu’il y a plus de besoins de santé avec une démographie médicale tendue. On ne peut pas faire croire à un coup de baguette magique. On se retrousse les manches ensemble, je le salue ici. » Une situation tendue dont le tour de table a permis aux professionnels de santé d’exprimer leurs maux et de faire remonter leurs revendications. Ainsi, les dentistes ont aussi tiré la sonnette d’alarme.

« Cela se dégrade, on refuse des gens et on a eu des agressions », confie Émilie Bomparet, l’une des deux dentistes de la Maison de santé qui cite en exemple Réquista où la commune est passée de quatre dentistes à zéro. Mathieu Jerger, un confrère poursuit ajoute : « Ce n’est pas aux médecins de construire le juridique et l’administratif des communautés professionnelles territoriales de santé, il y a une perte de sens pour les médecins ».

En réponse, Élisabeth Borne a rappelé que « l’accès aux soins est une priorité majeure. La réforme part des initiatives sur le territoire ». Sur ce point, un décret est déposé, aujourd’hui, pour permettre aux agences régionales de santé de disposer de davantage de moyens techniques (imagerie). Dans une ambiance calme, il faut dire que le dispositif avec les forces de l’ordre était impressionnant autour de la place du Foirail du village, les infirmières ont remis leur liste de revendications à François Braun, ministre de la Santé, comme la réévaluation du carburant.

olivier courtil

Voir

Fermeture des urgences de la clinique d’Occitanie de Muret pour la nuit du 14 au 15 avril

https://www.ladepeche.fr/2023/04/14/fermeture-des-urgences-de-la-clinique-doccitanie-de-muret-pour-la-nuit-du-14-au-15-avril-11133557.php

La clinique d'Occitanie de MuretLa clinique d’Occitanie de Muret DDM – DDM – NATHALIE SAINT-AFFRE

Santé,  Muret,  Haute-Garonne

Publié le 14/04/2023 à 15:31

En raison de l’absence imprévue d’un médecin urgentiste, la clinique d’Occitanie de Muret indique qu’elle est contrainte de fermer ses urgences ce vendredi 14 avril à partir de 19 heures. Les patients seront à nouveau accueillis aux urgences dès le samedi 15 avril à 8 heures. Les urgences fonctionneront donc normalement samedi et dimanche. 

Pour la soirée et la nuit de vendredi à samedi, en cas d’urgence vitale, les patients sont invités à composer le 15 (SAMU). 

Pour toute urgence non vitale, la permanence médicale 39 66 livre des conseils et oriente les patients. 

La rédaction

Carcassonne. Contre la désertification médicale

La lutte contre le manque de médecins sur le territoire de l’agglomération devient une priorité.La lutte contre le manque de médecins sur le territoire de l’agglomération devient une priorité. photo nav

Santé,  Carcassonne

Publié le 11/04/2023 à 05:14

https://www.ladepeche.fr/2023/04/11/contre-la-desertification-medicale-11125587.php

l’essentiel

L’agglomération carcassonnaise vient d’adhérer au groupement d’intérêt public (GIP) mis en place par la Région Occitanie en matière de santé. Objectif : prendre le relais des communes membres pour la recherche de nouveaux médecins ou la création de centres médicaux.

« L’accès aux soins constitue la première sécurité de nos concitoyens. » En réaffirmant cela, Régis Banquet a pleinement conscience de la menace pesant actuellement sur ce principe qu’on aurait cru un temps immuable. Non seulement des médecins implantés en zone rurale peinent à trouver un successeur au moment de partir à la retraite, mais le phénomène touche à présent la ville centre de l’agglomération avec la perspective d’un manque criant de généralistes à partir de cet été. Alors pour tenter d’endiguer le phénomène, Carcassonne Agglo s’apprête à ajouter une corde à son arc. « Nous allons adhérer au groupement d’intérêt public d’Occitanie en matière de santé, explique le président. La Région a monté ce GIP dans le but à la fois de recruter de nouveaux médecins, et de gérer les maisons médicales de santé ». Le principe consiste bien à la jouer collectif plutôt qu’individuel, pour maximiser les chances de recrutements ou de concrétisation des dossiers. « Au lieu que chaque commune candidate dans son coin, l’agglomération portera l’ensemble des candidatures, que ce soit pour la recherche de médecins ou à la création de cabinets médicaux ». Une dernière démarche dans laquelle sont actuellement engagées six communes du territoire : Villemoustaussou, Villegly, Arzens, Alzonne, Pépieux et Val de Dagne. « Non seulement Carcassonne Agglo adhère mais elle mettra aussi la main à la poche, notamment pour l’ouverture de centres ou la rétribution de médecins salariés », ajoute Régis Banquet. Un « engagement fort », signe supplémentaire que cette problématique prégnante est en passe de devenir l’une des grandes priorités des institutions du Carcassonnais.

L. O.

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Villeneuve sur Lot – « Du foutage de gueule » : un rapport sur les soins de premiers recours déclenche la colère chez les élus du Grand Villeneuvois

ABONNÉS

Le territoire à la recherche de solutions pour sortir du désert médical.Le territoire à la recherche de solutions pour sortir du désert médical. DDM – Archives

Santé,  Politique,  Villeneuve-sur-Lot

Publié le 08/04/2023 à 08:01 https://www.ladepeche.fr/2023/04/08/du-foutage-de-gueule-un-rapport-sur-les-soins-de-premiers-recours-declenche-la-colere-chez-les-elus-du-grand-villeneuvois-11119189.php

l’essentiel

S’il est un sujet sensible en ce moment au niveau de l’agglo du Grand Villeneuvois, c’est bien le problème médical. Et le dernier rapport de chambre régionale des comptes de Nouvelle-Aquitaine à ce sujet a fait monter la température à la fin du conseil.

Ils sont deux professionnels de santé à être élus au sein de l’agglomération villeneuvoise : Yvon Ventadoux et Pierre-Jean Pudal, et ils n’ont pas vraiment apprécié  – c’est le moins qu’on puisse dire – le rapport au sujet de la santé dédié au territoire. Ce rapport de la chambre régionale des comptes de Nouvelle-Aquitaine sur l’organisation territoriale des soins de premiers recours est arrivé sur les bureaux de l’agglo, dont les membres ne pouvaient que prendre acte lors du conseil, a déclenché un agacement certain pour ces 2 professionnels de santé, l’un exerçant dans le public, l’autre comme libéral.

Le premier constat est le suivant. « Un vieillissement supérieur aux moyennes régionales et départementales ; une densité médicale inférieure à la Région et en constante diminution ; une population vieillissante et peu d’accès aux soins, ce qui a un impact socio-économique sur le développement du territoire ». S’ensuit la constatation de la mise en place de trois Maisons de santé pluriprofessionnelles et de différents contrats locaux pour l’unification des professionnels, la mise en place d’actions de prévention sur des actions ciblées mais également au niveau des soins de santé mentale, mais aussi la mise en place d’une borne de téléconsultation. Pour la chambre régionale, « même si l’on constate une baisse de 35 % des médecins généralistes entre 2014 et 2021, la baisse est seulement de 8 % d’actes réalisés par ces médecins ». En conclusion, « la baisse de la densité médicale est présente, toutefois, elle serait plus importante sans ces dispositifs. Désormais, les mesures palliatives sont nécessaires et constituent un enjeu dans les projets à venir en matière de santé ».

Une « situation critique » pour l’un et « du foutage de gueule » pour l’autre

Le premier à réagir à la lecture de ce rapport est Yvon Ventadoux. « Nous sommes réellement dans une situation critique. Ce que ce rapport ne prend pas en compte c’est la surmortalité due à ce manque de médecins. On s’est battu et on continue à se battre. La baisse du nombre de médecins n’a été compensée que par l’augmentation des actes et l’augmentation du nombre d’infirmières. Et après ? On ne nous parle que de dispositifs palliatifs, mais ce n’est pas la solution. La seule que nous n’ayons pas essayée, et qui pose de nombreuses difficultés est d’avoir des médecins salariés, comme cela se fait beaucoup ailleurs dans les maisons de santé ».

Et Pierre-Jean Pudal de reprendre la balle au bond. « Ce rapport est un véritable foutage de gueule. Il est financé par l’Etat et donc par l’ARS. C’est sur la bonne volonté des médecins que l’ARS compte. Elle refuse de financer un médecin volant sur le territoire. En étant médecin salarié, on perd l’aspect du médecin de famille. C’est la seule chose qui me fait rester dans le libéral. Être salarié, oui, peut-être, mais quid de l’enfant qui sort de l’école quand la maison de santé est fermée ? Quid du travailleur qui vient à 7 heures du matin avant d’embaucher ? Quid de la mamie qui appelle à 22 heures ? Il est vrai qu’en étant salarié, on fera un vrai travail de médecin, un travail pour lequel nous avons été formés. Une consultation, cela prend du temps. Et du temps, pour recevoir toute notre patientèle, nous n’en avons pas, nous n’en avons plus ».

Pour Piere-Jean Pudal, le problème est le suivant : « Il y a des plans, mais il n’y a pas de médecins qui souhaitent s’installer dans nos campagnes. Il faut que nous puissions attirer au-delà de nos campagnes. C’est un service à la population ». Guillaume Leprs est, lui aussi, parfaitement conscient du problème. « Je n’arrête pas de relancer le conseil départemental pour la création d’un centre départemental de santé qui doit être mis en place sur notre territoire. C’était un engagement de campagne du Département, d’avoir une équipe mobile en mesure d’intervenir sur le territoire. J’attends des réponses ».

Yvon Ventadoux de rajouter : « Une plateforme départementale est une bonne idée. C’est un enjeu. Tu crées les postes et on se bat pour que le reste à charge soit de zéro. C’est le territoire qui doit prendre l’initiative ».

L’exemple d’Ajain, dans la Creuse

Malika Messaoudi-Loubet, déléguée pour la CAGV à la santé et à l’accessibilité a cité l’exemple d’Ajain, dans la Creuse et sa « maison de médecins solidaires ». « La Creuse est soumise aux mêmes problèmes que nous quant à la désertification médicale. A Ajain, les élus se sont rapprochés du collectif Médecins solidaire et de leurs maisons de santé partagées. Cela peut être également une alternative, une solution ». Pour Guillaume Lepers, « c’est une belle initiative. Tu peux même prendre ma voiture pour t’y rendre et voir comment cela se passe ».

Frédéric Pascaud

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Une nouvelle technique pour le traitement de la fibrillation auriculaire à la clinique Esquirol Saint-Hilaire d’Agen

Le professeur Sacher et l'équipe de lancement en cryothérapieLe professeur Sacher et l’équipe de lancement en cryothérapie  – Groupe Elsan

Santé,  Agen,  Lot-et-Garonne

Publié le 26/04/2023 à 08:01 , mis à jour à 11:01 https://www.ladepeche.fr/2023/04/26/une-nouvelle-technique-pour-le-traitement-de-la-fibrillation-auriculaire-a-la-clinique-esquirol-saint-hilaire-dagen-11157536.php

Caroline Saint-Pierre

l’essentiel

Le groupe Elsan étoffe son offre de santé. Une nouvelle technique innovante vient de faire son entrée au service cardiologie interventionnelle de la clinique Esquirol Saint-Hilaire d’Agen.

Le PolarX est un système de cryoablation de fibrillation auriculaire nouvellement disponible à la clinique Esquirol Saint Hilaire.
La cryoablation qui a recours à des températures très basses pour soigner certains troubles du rythme cardiaque et l’ablation par radiofréquence sont deux techniques utilisées pour traiter la fibrillation auriculaire en isolant les tissus cardiaques qui génèrent les signaux électriques irréguliers responsables de cette affection. Ces signaux proviennent le plus souvent des veines pulmonaires situées dans l’oreillette gauche. 

La fibrillation auriculaire est définie par une activité électrique anarchique et rapide du muscle des oreillettes (cavités supérieures du cœur), qui se traduit par la contraction désordonnée et inefficace de ces oreillettes, suivie par la contraction irrégulière et rapide des ventricules (tachyarythmie).

Avec le système PolarX (Boston Scientific) dans le cadre de ce trouble du rythme cardiaque, le ballon de cryoablation isole à l’aide d’un froid de -50°C environ la veine pulmonaire en une seule application. La zone est rapidement traitée (4 minutes environ). De plus, la cryoablation peut être considérée comme une technique sûre pour le patient. L’acquisition de cette technique est donc une chance supplémentaire pour les patients de la région qui jusque-là, devaient prendre rendez-vous à Bordeaux ou Toulouse.
En effet, le 26 janvier dernier, l’équipe de rythmologie de la Clinique Esquirol Saint-Hilaire avec à sa tête le Dr Benjamin Monteil, cardiologue rythmologue, a réalisé sa première procédure de cryoablation de fibrillation auriculaire sous l’œil expérimenté du Professeur Frédéric Sacher, cardiologue électrophysiologiste au CHU de Bordeaux – Hôpital Haut-Lévêque. Grâce à l’acquisition du PolarX, cette prise en charge est dorénavant disponible à Agen.

Intervention du Dr Monteil, cardiologue rythmologue à la clinique
Intervention du Dr Monteil, cardiologue rythmologue à la clinique

Référente en cardiologie pour le département en lien avec le centre 15

La clinique agenaise est centre de référence en cardiologie et radiologie vasculaire interventionnelles et travaille en collaboration avec l’ensemble des établissements de santé du département et le centre 15.
Un plateau technique, entièrement repensé et rénové en 2021, est dédié aux activités de cardiologie. En son sein sont réalisés tous les actes de chirurgie cardiaque, la visualisation des lésions artérielles, la dilatation des artères (angioplastie coronaire) et la rythmologie. Il est composé d’une salle de rythmologie diagnostique et interventionnelle (1ère salle de ce type sur le territoire de Moyenne Garonne), une salle de coronarographie, deux salles d’interprétation et d’une salle de réveil.

Cardiopôle, surveillance et continuité de soins

L’Unité de Soins Intensifs Cardiologiques (USIC) accueille les patients souffrant d’infarctus du myocarde, de syndromes coronariens aigus, de douleurs thoraciques en phase aiguë.

Cet ensemble, nommé Cardiopôle, est complété d’une salle d’échographie cardiaque toute proche. Une offre de soins qui permet aujourd’hui aux patients une prise en charge de toutes les pathologies cardiaques (hors chirurgie dite « à cœur ouvert ») sur le territoire, sans avoir recours à des déplacements contraignants sur Bordeaux ou Toulouse.
Le service d’hospitalisation de cardiologie, également mitoyen et équipé de 10 lits de télémétrie (les soignants ont un suivi à distance du rythme cardiaque des patients via un écran de suivi et un petit appareil relié à des électrodes posées sur leur thorax), assure la continuité des soins en sortie d’USIC et prend en charge les patients souffrants de troubles du rythme, d’insuffisance cardiaque, et/ou ayant bénéficié d’une chirurgie interventionnelle en rythmologie.

Une Unité de Médecine Ambulatoire (UMA) couplée au CLIC (Chambre de lancement de cardiologie interventionnelle) pour les actes programmés, permet de promouvoir l’hospitalisation de courte durée.
Ce cœur de centre dédié, bat déjà pour l’avenir avec la création d‘une Unité de douleurs thoraciques et de troubles du rythme accrochée à l’Unité de Soins Intensifs Cardiologiques, afin d’optimiser la prise en charge des urgences cardiologiques.

Un nouveau médecin généraliste vient étoffer l’offre du centre de santé de Foulayronnes (Lot et Garonne)

https://www.ladepeche.fr/2023/04/07/un-nouveau-medecin-generaliste-vient-etoffer-loffre-du-centre-de-sante-de-foulayronnes-11119302.php

Le pôle de santé se développe.Le pôle de santé se développe. Photo mairie de Foulayronnes

Santé,  Agen,  Foulayronnes

Publié le 07/04/2023 à 17:23

l’essentiel

Le docteur Philippe Lamont s’est installé en mars au centre de santé de Foulayronnes, une nouvelle bienvenue pour les habitants de la commune en recherche de médecin traitant. 

Un médecin prêt à s’installer sur la commune, sans patientèle? Une aubaine pour la municipalité de Foulayronnes qui œuvre, on le sait, au recrutement de médecins pour assurer l’offre médicale de son centre de santé. 

Pour cette arrivée, c’est le maire Bruno Dubos qui a joué les entremetteurs, ayant eu vent qu’un médecin hospitalier cherchait à s’installer en cabinet, dans le coin. « Les infrastructures neuves et toutes les commodités du centre l’ont séduit », commente l’élu foulayronnais.

Autre aspect qui a fait pencher la balance, le statut de médecin salarié de la ville.

« Concrètement, on lui demande de faire de la médecine, pour l’administratif, on s’occupe de tout », comme l’explique Bruno Dubos. 

Philippe Lamont a l’avantage d’arriver avec la capacité d’absorber une grande partie des demandes des habitants de Foulayronnes, jusqu’ici sans médecin traitant. Au-delà de cet avantage non négligeable, le nouveau médecin fait l’unanimité de par son côté très humain. « L’intégration avec les autres professionnels de santé du centre s’est parfaitement passée », commente le maire de Foulayronnes. 

Actuellement, quatre médecins généralistes y reçoivent leurs patients et désormais deux secrétaires médicales assurent la prise de rendez-vous, et les médecins sont répertoriés sur la plateforme Doctolib. Une sage-femme travaille également au centre de santé, elle sera rejointe dans les mois à venir par un gynécologue. « Nous avons bon espoir de le voir s’installer avant la rentrée », lance Bruno Dubos, satisfait de voir « l’offre médicale de proximité se structurer ». 

Anne-Laure de Chalup

L’inflation contraint les Français à renoncer à certains soins et médicaments

Une part de plus en plus importante des Français se voit contrainte de renoncer à certains médicaments non remboursés pour optimiser leur budget.Une part de plus en plus importante des Français se voit contrainte de renoncer à certains médicaments non remboursés pour optimiser leur budget. mego.picturae / Getty Images

Santé

Publié le 25/04/2023 à 12:19

https://www.ladepeche.fr/2023/04/25/linflation-contraint-les-francais-a-renoncer-a-certains-soins-et-medicaments-11157141.php

ETX Daily Up

(ETX Daily Up) – Baisse du pouvoir d’achat oblige, une part importante des Français se voit contrainte de réduire son budget santé en renonçant à se soigner ou à se procurer certains médicaments non remboursés. C’est le constat effectué par deux sondages, sortis coup sur coup au mois d’avril, révélant que les consommateurs doivent aujourd’hui s’adapter et trouver des solutions pour pouvoir gérer au mieux des dépenses de santé qui ne cessent d’augmenter.

L’inflation ne pèse pas uniquement sur la consommation des ménages en France, elle impacte également de plus en plus fortement leurs dépenses de santé. Alors que les Français sont de plus en plus nombreux à se tourner vers les médicaments sans ordonnance (88% en 2023 contre 58% en 2002), ils se disent aujourd’hui majoritairement contraints d’y renoncer pour des raisons de budget, à hauteur de 61%, d’après un sondage réalisé par l’Ifop pour Biogaran. Cette renonciation aux médicaments non remboursés a quasiment doublé au cours des quatorze dernières années, passant de 36% en 2009 à 61% en 2023, et elle touche plus particulièrement les ménages les plus modestes et les Français les plus jeunes (âgés de 18 à 24 ans).

Etre attentif aux prix des médicaments

Face à ce phénomène, les Français s’adaptent et font en sorte de pouvoir se soigner malgré le contexte inflationniste. Chose qui se traduit par une attention particulière portée aux prix des médicaments sans ordonnance (70%), davantage qu’aux noms des marques (38%), alors qu’une écrasante majorité (88%) ne verrait pas d’objection à se tourner vers des médicaments de qualité équivalente aux grandes marques s’ils sont à des prix moins élevés. Dans tous les cas, les répondants se disent suspendus aux conseils de leur pharmacien (83%).

Notons que cette renonciation à certains médicaments peut se révéler particulièrement néfaste pour les Français si l’on considère que plus de la moitié des sondés (57%) déclarent s’être tournés vers des médicaments sans ordonnance pour pallier le temps d’attente trop élevé pour obtenir un rendez-vous chez le médecin, quand 29% l’ont fait car ils n’avaient pas le budget pour avancer les frais de consultation.

Ce constat est à mettre en parallèle avec un autre sondage mené cette fois par Cofidis, en collaboration avec CSA Research, et publié à la mi-avril, faisant état d’une hausse conséquente (+75%) du budget annuel alloué par les Français à leurs frais de santé, passant de 715 euros en 2018 à 1.249 euros en 2023. Si plus de huit Français sur dix (83%) affirment ne pas avoir eu de difficultés à payer leurs frais de santé l’année dernière, plus d’un quart des sondés (26%) avouent avoir été contraints de renoncer à certains soins au cours des douze derniers mois. Un chiffre qui grimpe à 33% pour les foyers avec enfants à charge, et à 35% pour les Français âgés de 25 à 34 ans.

Un reste à charge trop élevé

La difficulté pour obtenir un rendez-vous chez un spécialiste (30%) et la désertification médicale (26%) sont notamment mises en cause, mais plus de quatre répondants sur dix (42%) pointent également du doigt le montant du reste à charge qu’ils estiment trop élevé. « Nous constatons une hausse importante des dépenses de santé, signe à la fois de la priorité donnée par les Français à la santé mais aussi de l’impact de l’inflation », souligne Mathieu Escarpit, directeur marketing chez Cofidis.

Résultat, là encore, parmi ceux qui affirment ne pas parvenir à faire face à ces frais de santé (17%), une large majorité (60%) déclare piocher dans leur budget consacré aux dépenses courantes, quand d’autres se tournent vers leur épargne personnelle (39%) ou vers leur famille (18%), voire contractent un crédit (16%) en vue d’accroître leur budget dédié à la santé. Autant de recours qui montrent que le contexte inflationniste peut avoir de lourdes conséquences sur la santé des Français, et notamment des ménages les plus modestes.

*Cette étude a été réalisée par l’Ifop pour Biogaran par questionnaire auto-administré en ligne, du 5 au 11 avril 2023, auprès d’un échantillon de 2.005 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

**Cette étude a été réalisée en ligne par CSA Research pour Cofidis, du 14 au 20 mars 2023, auprès d’un échantillon de 1.004 Français, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

Loi « bien vieillir » : la députée macroniste de Haute-Garonne Monique Iborra « en colère » après un « grand gâchis »

La députée Renaissance Monique Iborra.La députée Renaissance Monique Iborra. DDM

Politique,  Séniors,  France – Monde

Publié le 12/04/2023 à 13:27 https://www.ladepeche.fr/2023/04/12/loi-bien-vieillir-la-deputee-macroniste-de-haute-garonne-monique-iborra-en-colere-apres-un-grand-gachis-11128295.php

l’essentiel

La députée Renaissance de Haute-Garonne Monique Iborra a dénoncé ce mercredi 12 avril « un grand gâchis » sur la proposition de loi de la majorité dédiée au « bien vieillir ». Elle a renoncé à en être rapporteure et a assuré qu’elle ne la voterait pas.

La députée macroniste Monique Iborra est en « colère » après un « grand gâchis » sur la proposition de loi de la majorité dédiée au « bien vieillir » : elle a renoncé à en être rapporteure et « ne la votera pas » pour dénoncer son manque d’ambition, a-t-elle indiqué à l’AFP mercredi.

A lire aussi : Ehpad, solutions pour les aidants, isolement des aînés… la majorité présente sa proposition de loi pour « bien vieillir »

« J’avais mis deux conditions pour être rapporteure : que le texte soit enrichi et qu’il soit une étape avant une grande loi sur le grand âge », qui n’est plus d’actualité, a dénoncé l’élue de Haute-Garonne. « J’ai travaillé avec le cabinet du ministre » des Solidarités Jean-Christophe Combe. « Je me suis rendu compte qu’on n’était pas sur la même planète », a affirmé la députée Renaissance.

« Je voulais voir de vraies réformes » réclamées dans « des rapports déjà nombreux » à l’Assemblée comme au Sénat, poursuit l’élue de l’aile gauche de la majorité. Elle réclame une « réforme sur le reste à charge, la première préoccupation des gens en Ehpad », avec une modulation « en fonction des revenus ». « Le ministre me l’a refusée », a-t-elle déploré.

« J’ai décidé de me retirer, je ne la voterai pas et je ne participe pas aux débats »

Comme la gauche, la députée Renaissance voudrait inscrire dans la loi un ratio sur le nombre minimum de personnels dans les Ehpad par rapport au nombre de résidents. Là encore, elle n’a pas eu gain de cause. « Je suis parfaitement consciente de la contrainte budgétaire. Mais dans ce cas, pourquoi faire une proposition de loi ? », interroge-t-elle. « Puis j’ai vu du jour au lendemain ce que le ministre comptait finalement mettre dans ce texte alors qu’une proposition de loi est censée être écrite par des parlementaires. C’est une perte de compétence de l’Assemblée », a regretté Monique Iborra.

« J’ai décidé de me retirer, je ne la voterai pas et je ne participe pas aux débats. Je suis en colère, c’est un grand gâchis alors qu’on aurait pu avoir un texte consensuel après les retraites », a-t-elle insisté. Sa collègue Laurence Cristol a récupéré ce rôle de rapporteure au côté d’Annie Vidal.

L’Assemblée nationale a entamé mardi l’examen du texte « pour bâtir la société du bien vieillir », mais l’opposition s’agace d’une « coquille vide » et le texte frustre certains députés de la majorité. Le ministre Jean-Christophe Combe a soutenu « des améliorations concrètes pour la vie de tous les jours » comme une carte professionnelle pour les aides à domicile ou un « guichet unique » de simplification des démarches au sein d’un « service public départemental de l’autonomie ».

V.G. avec AFP

Bien vieillir : « On n’est clairement pas à la hauteur », dénonce le député ariégeois Laurent Panifous

ABONNÉS

Laurent Panifous mènera la discussion générale à l’Assemblée.Laurent Panifous mènera la discussion générale à l’Assemblée.  – DDM archives, M.B.

Santé,  Social,  Société

Publié le 11/04/2023 à 18:03 , mis à jour à 18:21 https://www.ladepeche.fr/2023/04/11/bien-vieillir-on-nest-clairement-pas-a-la-hauteur-denonce-le-depute-ariegeois-laurent-panifous-11125989.php

l’essentiel

Arrivée ce mardi soir devant l’Assemblée nationale pour être votée en première lecture, la loi «Bien vieillir» est examinée jusqu’à jeudi. Le député ariégeois Laurent Panifous mène la discussion générale sur le texte, non sans déception.

Coincée entre la très contestée réforme des retraites et la délicate loi sur la fin de vie annoncée pour cet été, la loi «Bien vieillir» est examinée depuis hier soir par l’Assemblée nationale, où elle sera votée en première lecture ce jeudi 13 avril. Et c’est le député ariégeois Laurent Panifous qui mènera la discussion générale, «pour dire toute sa déception.»

«Sur le bien vieillir, on n’est clairement pas à la hauteur, je reste largement sur ma faim», lançait l’élu de la 2e circonscription en fin de semaine dernière à l’occasion d’un entretien sur la fin de vie, un sujet sur lequel il est particulièrement engagé.

A lire aussi : Fin de vie : le député ariégeois Laurent Panifous « souhaite une aide active à mourir à la française »

Une loi «technique et sans ambition»

Il dénonce notamment «une loi technique et sans ambition, alors que depuis des années, une multitude de rapports pointent le manque de moyens.»

La loi «Grand âge» promise par Emmanuel Macron en 2018 est en effet enterrée depuis longtemps et seuls des scandales comme celui d’Orpea semblent avoir fait un peu bouger les choses. La création d’une instance territoriale d’alerte sur les maltraitances des personnes âgées est ainsi évoquée, comme celle d’un droit de visite et d’un droit au maintien du lien social et de la vie familiale, et un service départemental de l’autonomie pourrait naître afin de favoriser le répit des aidants.

Bien peu, trop peu pour le député de l’Ariège. «On travaille cette semaine (la semaine dernière, NDLR) en commission sur cette loi. Le ministre nous dit qu’elle va être enrichie par son volet réglementaire, qu’il y aura des annonces, j’attends donc les vraies annonces. Une loi peut toujours être améliorée, mais pour le coup, là, je reste sur ma faim.»

Plus de 2 millions de Français sont aujourd’hui âgés de plus de 85 ans. Selon les prévisions, ils seront presque 5 millions en 2050.

Jacques-Olivier Badia
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« Mon Psy « : manque de psychologues, séances trop courtes… un an après, pourquoi le dispositif est un fiasco

Le dispositif MonPsy n'est pas un succès.Le dispositif MonPsy n’est pas un succès. Pexels

Santé,  France – Monde

Publié le 11/04/2023 à 15:01 https://www.ladepeche.fr/2023/04/11/mon-psy-manque-de-psychologues-seances-trop-courtes-un-an-apres-pourquoi-le-dispositif-est-un-fiasco-11125821.php

l’essentiel

Il y a près d’un an, le gouvernement annonçait la mise en place du parcours d’accompagnement de santé mentale « Mon Psy ». Aujourd’hui, le bilan est mauvais entre manque de psychologues et de bénéficiaires. 

Cela fait un an que le gouvernement a lancé « Mon Psy », un dispositif censé aider les plus précaires à avoir accès à un suivi psychologique de qualité, dans un souci de bien-être et de santé mentale. Toutefois, le projet n’a pas eu l’effet escompté. 

A lire aussi : MonPsy : comment fonctionne le remboursement chez le psychologue ?

En effet, « Mon Psy » tire un bilan décevant de cette première année. Selon l’UFC Que Choisir, seuls 100 000 patients ont pu bénéficier d’une prise en charge psychologique pour 438 000 séances. Concrètement, cela voudrait dire que les patients auraient bénéficié de quatre séances. Un nombre bien insuffisant pour un suivi qualitatif. 

Tarifs insuffisants 

Au cœur du problème : les psychologues, qui ont massivement rejeté le projet notamment à cause du tarif de la consultation, abaissé à 30 euros la séance contre 60 à 80 en moyenne mais aussi à la durée imposée : 30 minutes pour un patient, qui ne sont largement pas suffisantes pour offrir une prestation de qualité. Les professionnels de la santé mentale avaient pourtant alerté sur les failles du dispositif, sans forcément de réponses de la part du gouvernement. 

Du côté des patients, là aussi la déception est présente. « Je suis tombée sur plusieurs psychologues douteux, et une fois que j’avais trouvé la bonne, j’ai été frustrée par la durée des séances, clairement insuffisante pour un bon suivi. J’ai donc préféré économiser et me rediriger vers un psychologue plus coûteux », explique Lucie, 31 ans.

Le ministère de la Santé devrait bientôt faire le bilan de « Mon Psy » et des changements pourraient être opérés. 

La rédaction de La Dépêche du Midi
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Loi Rist : le directeur de l’offre de soins de l’ARS Occitanie se veut rassurant sur l’avenir des hôpitaux

ABONNÉS

Bertrand Prudhommeaux espère que les hôpitaux miseront sur davantage de solidaritéBertrand Prudhommeaux espère que les hôpitaux miseront sur davantage de solidarité DDM

Hôpital,  Santé,  Ariège

Publié le 17/04/2023 à 09:15 https://www.ladepeche.fr/2023/04/17/loi-rist-le-directeur-de-loffre-de-soins-de-lars-occitanie-se-veut-rassurant-sur-lavenir-des-hopitaux-11134020.php

l’essentiel

Malgré le plafonnement du salaire des médecins intérimaires depuis le 3 avril dernier dans un contexte déjà tendu en Ariège, le directeur de l’offre de soins de l’agence régionale de santé (ARS) de l’Occitanie, Bertrand Prudhommeaux, souhaite rassurer la population. 
 

Est-ce qu’aujourd’hui vous comprenez le plafonnement du salaire des intérimaires ?

Il ne s’agit pas de remettre en question ou de mettre fin à la pratique de l’intérim médical. L’objectif c’est de mettre fin à un certain nombre d’abus avec des sommes importantes qui mettaient des directeurs d’établissements publics de santé dans des situations extrêmement difficiles. Par exemple, ils devaient accepter des rémunérations qui pourraient paraître anormalement élevées ou réduire une offre de soins qui, par ailleurs, est indispensable à la population, au risque de mettre en péril la situation financière de leur établissement.

C’était particulièrement choquant car avant ce plafonnement, c’était souvent les établissements les plus fragiles, qui payaient l’intérim le plus cher. Quand vous avez dans une équipe hospitalière, un praticien à temps plein qui travaille dans l’établissement depuis 15 ans et qui voit arriver jour après jour des intérimaires qui sur une journée de travail gagnent une proportion non négligeable de ce qui représente pour lui une paie mensuelle, c’est sûr qu’il va être tenté de dire : « Peut-être que je suis le dindon de la farce donc je vais aller faire autre chose ailleurs ». Et dès qu’un praticien démissionne, il faut plus d’intérimaires donc ça alimente le système…

On vous suit.

On peut penser ce qu’on veut de ce montant, il a été réévalué à 1390 euros brut contre les semaines précédentes à 1170 euros. Ce qu’on voit aujourd’hui, c’est qu’un certain nombre de praticiens qui considéraient que la loi Rist était injuste, reviennent quand même prendre des missions à ces tarifs-là dans les hôpitaux. Donc peut-être que ces montants ne sont pas si inacceptables.

Ce plafonnement était donc nécessaire ?

J’ai assisté aux dérives de l’intérim médical et aux difficultés que ça suscite dans les établissements de santé. Il faut promouvoir cette situation et au moment où la loi Rist a été adoptée il y a plusieurs années, il y avait un consensus assez large sur le fait de plafonner ces rémunérations.

Dans certains hôpitaux en France, des contrats plus rémunérateurs de motif 2 sont mis en place pour lutter contre la désertion des intérimaires. Est-ce le cas dans la région ?

On ne peut pas nier que l’application de cet article 33 de la loi Rist génère un certain risque puisqu’il y a des médecins intérimaires qui nous ont dit qu’ils arrêteraient de venir à ce tarif-là. Donc pendant des mois, on s’est beaucoup préparé à cette date du 3 avril pour essayer de n’avoir aucune rupture sur l’offre de soins.

Aujourd’hui, nos leviers sont de favoriser le renforcement entre les établissements publics avec, par exemple, un médecin qui a fait son temps de travail mensuel accepte de faire des heures supplémentaires dans l’établissement d’à côté pour lui venir en aide. Et ainsi, il peut toucher une prime de solidarité territoriale. Cette prime nous a déjà permis de débloquer des situations et on arrive à la majorer jusqu’à +30 %.

Une autre solution est de proposer à des intérimaires de se fixer quelque part avec effectivement des contrats de motif 2 qui permettent, lorsque l’établissement est confronté à des difficultés de temps médical, de contractualiser sur une certaine période avec des médecins intérimaires et en fixant des objectifs spécifiques, d’avoir un niveau de rémunération plus élevé que celui des praticiens titulaires de l’établissement. Ce n’est pas pour n’importe qui, il y a aussi des plafonds et ces contrats sont contrôlés par le comptable public de l’établissement.

Depuis le 3 avril, observe-t-on justement des situations critiques dans certains hôpitaux, et notamment en Ariège ?

Pour l’instant on a réussi à maintenir l’offre de santé sur tous les territoires. Le but du jeu c’est de ne fermer aucune activité, et si jamais ça devait arriver, d’avoir une fermeture qui soit la plus courte possible et de réarmer rapidement les hôpitaux en matière de lits et d’activité. Il y a quelques zones de tension et l’Ariège est un département qu’on regarde tout particulièrement parce que ce sont de petits établissements. Donc s’il y en a un qui ne vient pas, il va falloir faire appel à des intérimaires.

Au Chiva, la situation est à peu près maîtrisée, en revanche, c’est un peu plus fragile au centre hospitalier du Couserans où il y a des enjeux sur la psychiatrie. Tous les efforts sont déployés dans l’établissement au sein du GHT en lien avec le CHU de Toulouse. Car, je le rappelle, on a beaucoup préparé la mise en œuvre de cette loi Rist, territoire par territoire d’abord, sous l’égide des directeurs de délégation départementale de l’ARS qui ont réuni tous les acteurs du territoire pour trouver des mutualisations, des solidarités entre établissement.

Et puis on a travaillé avec les CHU de référence pour qu’ils puissent dans certains cas, venir en aide à un établissement, car ils ont globalement moins recours à l’intérim et donc sont moins touchés par l’entrée en vigueur de la loi Rist.

Ce que j’espère, c’est que ça aille plutôt en s’améliorant. Au fur et à mesure que ces nouveaux seuils se mettent en place, que certains praticiens acceptent de prendre des contrats et de renoncer à un exercice nomade pour s’installer dans un établissement, que l’application de la prime de solidarité territoriale fasse des émules et que ça permette de retrouver un temps médical et de redéclencher une forme de solidarité, je suis assez confiant sur l’idée que nous allons plutôt vers une amélioration de la situation globale.

Clémentine Rivière

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Espérance de vie : on meurt plus jeune à la campagne qu’en ville

Espérance de vie : on meurt plus jeune à la campagne qu’en villeEspérance de vie : on meurt plus jeune à la campagne qu’en ville

Santé

Publié le 25/04/2023 à 14:32 , mis à jour à 14:33 https://www.ladepeche.fr/2023/04/25/esperance-de-vie-on-meurt-plus-jeune-a-la-campagne-quen-ville-11157518.php

Destination Santé

Les milieux ruraux connaissent une surmortalité de près de 14 000 décès en moyenne par an, selon une étude de l’Association des maires ruraux de France (AMRF). Celle-ci dénonce un accès aux soins limité pour ces populations.

Vivre à la campagne est dangereux pour la santé. Selon une étude de l’Association des maires ruraux de France (AMRF) dévoilée jeudi 20 avril, l’indice de mortalité est plus élevé en milieu rural qu’en ville. Et l’écart est significatif. « A âge et sexe égal, l’indice de mortalité des bassins de vie ruraux est supérieur de 6 points à celui des bassins de vie urbains. Ce qui correspond à 14 216 décès par an en plus dans les zones rurales que ce qui serait attendu si l’espérance de vie y était identique à celle des villes », écrit l’AMRF.

Pour comparer les indices de mortalité, l’association s’est reportée sur les découpages de l’Insee en fonction des densités de population. Ainsi sur les 1 666 bassins de vie recensés, 1 287 sont considérés comme ruraux. Sur 2020-2021, dans ces bassins de vie, le nombre moyen de décès s’élevait à 236 943 pour une population de 20,3 millions et de 425 531 pour une population de 48 millions en zone urbaine. L’étude a ainsi établi un indice de mortalité de 104 à la campagne contre 98 à la ville, soit 6 points d’écart.

Des espérances de vie inégales

Le déséquilibre se retrouve également dans l’espérance de vie à la naissance, 78,8 ans dans les départements « hyper-ruraux » contre 80,2 dans les départements « hyper-urbains » pour les hommes en 2021. Chez les femmes, la différence est moindre mais existe toutefois : 84,9 dans les départements « hyper-ruraux » contre 85,5 dans les départements « hyper-urbains ». L’écart se serait en outre creusé ces trente dernières années, souligne l’ARMF.

Comment expliquer de tels déséquilibres ? Pourquoi vivre en ville ou à la campagne, en France, au 21è siècle, est-il source d’inégalités ? L’ARMF pointe dans son rapport « le désastre sanitaire français » et les difficultés d’accès aux soins en milieu rural.

Attirer les professionnels de santé 

Elle formule quatre propositions afin d’apporter à cette population une meilleure offre de santé : « donner les moyens aux étudiants en santé de faire des stages hors du lieu de formation initiale ; mettre en place et développer les équipes de soins coordonnées autour du patient ; développer de nouvelles manières de pratiquer susceptibles d’assurer à une population une prise en charge rapide et en proximité ». 

Enfin, pour faciliter, l’installation des professionnels de santé et lutter contre les déserts médicaux, l’ARMF propose la création « la création d’un guichet unique d’accompagnement qui centralise à l’échelle de chaque département, les besoins territoriaux, les aides financières, l’accompagnement administratif et les informations relatives à la vie familiale du professionnel ».

Carcassonne. Évelyne revient sur ses 30 années d’hôpital public

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La période Covid a poussé certains soignants, dont Évelyne, à renoncer à leur métier.La période Covid a poussé certains soignants, dont Évelyne, à renoncer à leur métier. Christophe Barreau

Santé,  Carcassonne

Publié le 25/04/2023 à 12:08

https://www.ladepeche.fr/2023/04/25/evelyne-revient-sur-ses-30-annees-dhopital-public-11156705.php

H. D.

l’essentielCarcassonnaise, Évelyne a passé 30 ans au sein de l’hôpital public. Elle fait partie des soignants pour qui la crise sanitaire a sonné le glas de leur engagement. Bien que vaccinée, Évelyne a claqué la porte pour se préserver et rester en adéquation avec ses valeurs.

Lunettes bleu turquoise, sourire aux lèvres, Évelyne aura passé 30 ans au CHU de Carcassonne en tant qu’infirmière. Elle a gravi les échelons, jusqu’à devenir représentante du personnel au moment où le vaisseau amiral du modèle de santé publique à la française s’est mis à tanguer. La Covid 19 a mis en lumière les difficultés et les conséquences des choix économiques des hôpitaux. « Nous manquions déjà de personnel mais les soignants ont une grande force d’adaptation, donc personne n’a réagi avant. Nous avons fait le choix de ne pas avoir de stocks, moins de matériel pour pouvoir être rentable mais nous nous sommes retrouvés en difficulté lorsqu’il a fallu des masques », déplore Évelyne. « Pendant la Covid on a tiré un trait sur nos jours de repos, sur les loisirs, au fur et à mesure nous avons vu les équipes craquer », conclut-elle.

Pour couronner le tout, la Carcassonnaise a été victime d’une maladie auto-immune et s’est mise en disponibilité. Il y a moins d’un an, en juin 2022, est venue l’heure de se poser des questions quant à son avenir. Face aux exigences de rentabilité, au manque de moyens, matériel, humain et financier, elle a décidé qu’elle ne renfilerait pas la blouse blanche. « Avant même la crise, nous sommes descendus dans la rue pour réclamer des moyens notamment pour les EHPAD, pour qu’il y ait autant de soignants que de pensionnaires. La pandémie n’a fait que mettre en avant les difficultés qui existaient déjà. »

Ses valeurs chevillées au corps

Si elle a décidé de changer de vie, c’est pour continuer de vivre en adéquation avec ses valeurs. Évelyne confie sa lassitude : « Personne ne nous chronomètre pour nous dire que l’on passe trop de temps avec un seul patient. Mais c’est encore plus insidieux car on en revient à la pénurie de médicaments, de masques, de matériels. » Tout en restant dans le milieu du soin, elle souhaite accorder le temps nécessaire aux personnes. Elle tenait également à saluer l’implication et l’abnégation des soignants qui travaillent toujours dans le milieu hospitalier : « Le personnel toujours présent est courageux, pugnace, même si ça leur coûte en termes d’horaires, de salaires. On n’a pas eu grand-chose ces dernières années à cause du gel du point d’indice mais surtout il manque encore la revalorisation des carrières pour attirer du monde aux urgences. Il faut sortir de cette logique de rentabilité pour avancer. »

Santé : dans l’Aude, les hôpitaux indifférents face au retour des soignants non-vaccinés

Publié le 25/04/2023 à 12:08

https://www.ladepeche.fr/2023/04/25/les-hopitaux-indifferents-face-au-retour-des-soignants-non-vaccines-11156706.php

Hugo Dervissoglou

l’essentielAprès les annonces de la haute autorité de santé et du ministère de la santé, l’hôpital public pourrait voir le retour d’une partie des soignants suspendus faute de vaccinations. Ce débat cache une situation toujours extrêmement tendue entre manque de moyens, de personnels et une attractivité en berne.

Le 30 mars, la haute autorité de santé publiait la première partie de ses travaux relatifs aux obligations et recommandations vaccinales des professionnels. La conclusion a fait grand bruit puisqu’elle ouvre la porte au retour des personnels médicaux et paramédicaux qui avaient refusé la vaccination contre la Covid-19, en suspendant l’obligation vaccinale.

Le ministre de la santé et des solidarités, François Braun, a ouvert publiquement la porte de cette réintégration. Le 12 avril à l’Assemblée nationale, le député communiste de Guyane, Jean Victor Castor, a vu sa proposition de loi, abrogeant l’obligation vaccinale, rejetée par la commission des affaires sociales. À l’échelle nationale, le chiffre était estimé à 4 000 professionnels suspendus soit environ 0,3 % du personnel hospitalier en France. Au niveau du département de l’Aude, ils étaient probablement une centaine, fonctionnaires ou contractuels, à être écartés pour des raisons sanitaires.

Pas d’animosité

« Entre ceux qui ont totalement disparu dans la nature, ceux qui sont passés à autre chose, ils seraient aujourd’hui une quinzaine à pouvoir être réintégrés », explique Yannick Bonnafous, secrétaire départemental FO santé. Pour l’ergothérapeute, la réintégration de ces personnels serait un non-événement tellement le manque de moyens est préoccupant : « Il n’y a pas d’animosité de la part des soignants qui ont traversé la crise sanitaire. En revanche, il y a une lassitude concernant le manque de moyens humains, la non-revalorisation des carrières. Nous ne sommes pas antivax, mais pour des meilleures conditions de travail. On a le sentiment que plus on avance dans le temps, plus on recule. »

Des professionnels désabusés, des ressources toujours plus rares

Malgré le Ségur de la santé, qui concerne uniquement les personnels au contact direct des patients, l’avenir de l’hôpital est toujours incertain. Dans nos colonnes le 18 janvier, Yannick Bonnafous critiquait les conditions de travail dégradées par les cadences, le souci de la rentabilité et les nombreux arrêts de travail. Conséquence directe de la situation, le recrutement est de plus en plus difficile voire impossible : « Nous avons énormément de mal à recruter et certains renoncent après quelques jours seulement ».

« Nous ne sommes pas opposés à la vaccination mais les protocoles contre la Covid sont bien maîtrisés. Il manque cruellement de personnel pour s’occuper des patients. Actuellement, nous avons un ratio soignant/patient inférieur à 1. »

La dernière déception en date remonte au début du mois et s’est à nouveau déroulée du côté de la commission des affaires sociales du palais Bourbon. La députée renaissance de Haute-Garonne, Monique Iborra, a renoncé à être co-rapporteure d’un projet de loi sur le grand âge. Elle n’est pas parvenue à convaincre le ministre des Solidarités, de l’Autonomie et des Personnes handicapées, Jean-Christophe Combe, de l’utilité de certaines mesures. Des problématiques pourtant jugées vitales face au vieillissement de la population. La France est le pays européen qui compte le plus de centenaires.

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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