Plus de la moitié des Français interrogés déclarent renoncer à soigner leurs dents, dont 60% des plus de 50 ans ».

« Les frais de santé des Français ont augmenté de 75% en 5 ans »

Libération
Date de publication : 13 avril 2023

https://www.mediscoop.net/index.php?pageID=2ed5e2f1840822572e30ab8753cd3d35&id_newsletter=18156&liste=0&site_origine=revue_mediscoop&nuid=44baf5968540a6248a8065e80f2f7273&midn=18156&from=newsletter


Libération évoque « une énième conséquence de la crise sanitaire : les Français sont plus préoccupés par leur santé et en paient le prix fort ».
Le journal indique en effet que « depuis 5 ans, le budget annuel de leurs frais de santé s’est accru de 75%, passant de 715€ par an en 2018 à 1249€ aujourd’hui, selon une étude Cofidis ».

https://www.questiondebudget.fr/wp-content/uploads/2023/04/infographie_fraisdesanteVDEF.pdf


Il explique que « la société de crédit, en partenariat avec CSA Research, a interrogé un échantillon de «1004 Français, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus». (…) La majorité des interrogés affirment ne pas avoir rencontré de difficultés pour payer leurs frais de santé, mais un quart admet quand même avoir dû «se serrer la ceinture», notamment les foyers avec enfants à charge ».


« Plus alarmant : 26% des sondés déclarent avoir renoncé à se faire soigner au cours des 12 derniers mois. Avec les familles, les 25-35 ans sont ceux qui abandonnent le plus les soins. Les plus jeunes, 18-24 ans, sont aussi près de 40% à avoir du mal à payer leurs frais de santé », remarque le quotidien.
Libération relève que « plus de 40% des sondés évoquent mettre en place des «stratégies» et adapter leurs comportements. Comme comparer les prix entre pharmacies, demander à ne se faire prescrire que des médicaments génériques ou remboursés, privilégier les rendez-vous chez des médecins sans dépassement d’honoraires… ».


Le journal souligne que « si les Français dépensent plus, c’est principalement parce que (…) le reste à charge demeure élevé. Il est aujourd’hui estimé à 288 euros par an, 46€ de plus qu’en 2018. Les soins dentaires et d’optique ont le reste à charge le plus élevé. Et sont donc les moins accessibles : plus de la moitié des Français interrogés déclarent renoncer à soigner leurs dents, dont 60% des plus de 50 ans ».
Le quotidien ajoute que « le manque de médecins, de places disponibles et plus globalement les déserts médicaux entravent l’accès aux soins ».

Les frais de santé ont augmenté de 75% en 5 ans 

Par Mathilde Gendron le 12-04-2023

 https://www.egora.fr/actus-pro/economie/79915-les-frais-de-sante-ont-augmente-de-75-en-5-ans

Selon une étude Cofidis, les frais de santé des Français ont plus que doublé en cinq ans. En 2018, le budget moyen d’un Français était de 715 euros sur l’année. En 2023, il a augmenté de 75%, en passant à 1 249 euros. Quant au reste à charge, il se stabilise.

1 249 euros, c’est le budget moyen d’un Français pour ses dépenses de santé sur l’année 2023, selon une étude Cofidis*. Ce chiffre a augmenté de 75% en cinq ans. En 2018, il était de 715 euros. “Cette hausse significative semble être le témoignage d’une préoccupation de santé plus importante depuis la crise Covid”, admet l’étude. Ce constat est conforté par un de leurs sondages, qui indique que les Français placent la santé comme troisième dépense prioritaire (36%), après l’alimentation (68%) et l’électricité et l’eau (49%).

https://www.questiondebudget.fr/wp-content/uploads/2023/04/infographie_fraisdesanteVDEF.pdf

Si les dépenses en santé augmentent, le reste à charge demeure, quant à lui, relativement stable. Il était de 232 euros par en 2018. Cette année, il est de 288 euros, représentant une dépense de 24 euros par mois.

La crise du Covid a fait bondir les dépenses de santé

Face à cette augmentation du budget de santé, l’étude estime que 26% des Français ont renoncé à se soigner au cours des 12 derniers mois. Les principales raisons sont le montant du reste des charges trop élevé (42%), le manque de personnel et la difficulté d’obtenir un rendez-vous chez un spécialiste (30%), et le fait de ne pas avoir un médecin assez proche de chez soi (26%). L’étude mentionne également que ce renoncement au soin est davantage marqué chez les personnes âgées entre 25 et 34 ans. 35% de cette catégorie préfèrent ne pas consulter.

Les deux spécialités auxquelles les Français renoncent sont le dentaire et l’optique. Plus d’un Français sur deux renonce à des soins dentaires. Par ailleurs, ces deux spécialités sont celles où le reste à charge est le plus élevé pour les Français, avec 76% pour le dentaire et 74% pour l’optique.

*Échantillon de 1 004 Français, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. Échantillon autoadministré en ligne du 14 au 20 mars 2023, constitué d’après la méthode des quotas sur les critères suivants : sexe, âge, profession, région de résidence et catégorie d’agglomération.

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Cofidis, en collaboration avec CSA Research, a questionné les Français quant à leurs frais de santé. Dans la majorité, ils augmenté leur budget alloué et rencontrent peu de difficultés à financer leurs dépenses. Le résultat d’une préoccupation santé plus importante depuis la crise Covid. 

https://www.assurbanque20.fr/etude-cofidis-csa-research-sur-les-frais-de-sante-des-francais/

CHIFFRES-CLÉS 

●  1 249 € : budget global annuel dédié aux frais de santé des Français (vs 715 € 2018)

●  288 € : montant du reste à charge des Français, c’est-à-dire la somme qui reste à leur charge après remboursement par la Sécurité sociale et par la mutuelle s’ils en ont une (vs 232 € en 2018)

●  83% des Français ne rencontrent pas de difficulté à payer leurs soins

●  1 Français sur 2 a le sentiment d’une augmentation des charges financières
liées à la santé

●  44% des Français cherchent à réduire leurs dépenses de santé en mettant
en place des stratégies d’optimisation

●  Les soins dentaires (76%) et d’optique (74%) restent considérés comme les
plus onéreux aux yeux des Français

●  1 quart des Français a renoncé à se soigner au cours des 12 derniers mois ;
dont 34% des 18-24 ans

Après une première étude menée en 2018 sur le budget santé des Français, Cofidis a souhaité comprendre l’évolution des stratégies financières concernant les dépenses liées à leur santé. Entre la crise sanitaire et la crise économique, les résultats de l’étude apportent de nombreux enseignements sur l’évolution constatée ces 5 dernières années. Notamment que la santé est une dépense prioritaire pour les Français en ces temps d’inflation. 

Les Français augmentent leurs frais de santé et ce, malgré la crise économique 

Le budget annuel des Français dédié à la santé a augmenté de plus de 500 € ces 5 dernières années, passant aujourd’hui à 1 249 € (soit 104 € par mois en moyenne). Cette hausse significative semble être le témoignage d’une préoccupation santé plus importante depuis la crise Covid. Cette dernière étant d’ailleurs plus marquée chez les hommes (1 646 €) et pour les enfants à charge, de moins de 18 ans (550 €). 

Les Français estiment la santé comme un enjeu majeur. D’ailleurs, la dernière étude sur les stratégies financières des Français1 montrait que la santé était considérée comme la troisième dépense prioritaire de l’année à venir (36%), après l’alimentation (68%) et l’énergie (eau et électricité à 49%). Cela se confirme au regard des résultats de cette nouvelle enquête, qui révèle que la majorité des Français (74%) n’ont pas renoncé à se faire soigner ces 12 derniers mois, alors que les indicateurs sont au rouge en ce qui concerne le pouvoir d’achat. 

Pour autant, 1 Français sur 2 (50%) a tout de même le sentiment d’une augmentation de ses charges liées aux frais de santé. C’est pourquoi 44% des interrogés déclarent qu’ils ont mis en place des stratégies pour optimiser leur budget. Parmi elles : 

▪  Veiller à ne pas racheter un médicament qu’ils ont déjà chez eux (60%)

▪  Prendre rendez-vous uniquement avec des médecins / spécialistes conventionnés en
secteur 12 (50%)

▪  Demander à se faire prescrire uniquement des médicaments génériques ou
remboursés (50%)

▪  Comparer les prix pratiqués d’une pharmacie à une autre (30%)

Bien que minoritaire, le renoncement aux soins reste tout de même une réalité face à l’inflation 

Bien que la majorité des Français (83%) déclarent ne pas avoir eu de difficultés pour payer leurs frais de santé l’année passée, 1⁄4 affirment cependant devoir se « serrer la ceinture ». Parmi eux notamment, les foyers avec enfants à charge (26%). 

Alors que les jeunes de 18 à 24 ans ont enregistré des dépenses supérieures en matière de santé ces 5 dernières années (180 € par mois en moyenne), ils apparaissent aujourd’hui comme une des populations les plus touchées par les conséquences de l’inflation en matière de santé. Ils sont en effet 39% à déclarer rencontrer des difficultés à payer leurs soins. 

1 Etude Cofidis et CSA Research, « Les stratégies financières de Français » – Janvier 2023. 

2 Le secteur 1 correspond aux tarifs de base fixés par l’Assurance maladie. Le secteur 2, appelé aussi « secteur conventionné à honoraires libres », concerne les tarifs fixés librement par le professionnel de santé.

Plus alarmant, 26% des personnes interrogées affirment avoir dû renoncer à se faire soigner au cours des 12 derniers mois. Il est intéressant de voir que les raisons sont en grande partie liées à l’accessibilité aux soins ou à la désertification médicale : 

▪  Le montant du reste à charge trop élevé pour 42%

▪  Le manque de personnel et la difficulté d’obtenir un rendez-vous chez un spécialiste
pour 30%

▪  La problématique de proximité du médecin pour 26% qui déclarent ne pas avoir trouvé
le médecin souhaité à proximité de chez eux.

Ici aussi, le renoncement aux soins est encore plus marqué chez les jeunes (35% des 25- 34 ans), ou les foyers ayant des enfants à charge (33%). 

Un reste à charge stable, néanmoins encore trop élevé pour les Français 

Depuis 5 ans, le reste à charge – c’est-à-dire la somme qu’il reste à payer par le patient après prise en charge de l’assurance maladie et de la mutuelle s’il en a une – augmente mais reste relativement stable : 288 € par an, soit environ 24 € par mois (vs 232 € en 2018). 

Pour autant, les Français considèrent qu’il reste trop élevé. Il est en effet à noter que la principale raison pour laquelle les Français ont dû renoncer à se faire soigner au cours des 12 derniers mois, était celle du reste à charge. 

Les frais de santé où le reste à charge est le plus élevé sont le dentaire (76%) et l’optique (74%), bien qu’ayant enregistré une baisse déjà significative. Il s’agit d’ailleurs des deux soins auxquels les Français renoncent le plus souvent, particulièrement les soins dentaires pour 52% des Français et parmi eux 60% des plus de 50 ans. 

Aussi, les Français ayant déclaré avoir rencontré des difficultés pour financer leurs frais de santé (17%) ont fait appel à 3 solutions : 

▪  Puiser dans leur budget dédié aux dépenses courantes (60%)

▪  Puiser dans leur épargne personnelle (39%). Solution plébiscitée plus fortement vs
2018, montrant bien que les frais de santé rentrent de moins en moins dans les dépenses courantes et qui témoignent d’une situation financière globale qui se contracte petit à petit

▪  Demander de l’aide de sa famille (18%)

▪  Contracter un crédit (16%)

Mathieu Escarpit, Directeur Marketing chez Cofidis : « Nous constatons une hausse importante des dépenses de santé, signe à la fois de la priorité donnée par les français à la santé mais aussi de l’impact de l’inflation. Cependant, la santé n’échappe pas à la contrainte budgétaire : en effet, 26% des Français ont renoncé à se faire soigner et 44% cherchent à réduire leur dépense de santé. » 

Méthodologie de l’enquête : 

Échantillon de 1004 Français, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. Échantillon auto- 

administré en ligne du 14 au 20 mars 2023, constitué d’après la méthode des quotas sur les critères suivants : sexe, âge, profession, région de résidence et catégorie d’agglomération. 

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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