La RATP est accusée par l’association Respire de «tromperie et blessures involontaires» en raison d’une qualité de l’air dégradée dans l’enceinte du métro parisien

Qualité de l’air dans le métro : le parquet de Paris a ouvert une enquête visant la RATP

Par Le Figaro avec AFP 5 Avril 2023

Publié il y a 1 heure ,  mis à jour il y a 35 minutes

https://www.lefigaro.fr/conjoncture/qualite-de-l-air-dans-le-metro-le-parquet-de-paris-a-ouvert-une-enquete-visant-la-ratp-20230405?utm_source=CRM&utm_medium=email&utm_campaign=20230405_NL_ALERTESINFOS&een=8aa4833201a408e8a5d776ac0b844bbc&seen=2&m_i=SdQSw00fNT9FdVzEqwgRVp%2BVzBuffYyLA_Ek3SzLiGbaO4Mo3G3JaDiaedk%2BifDshjBngkPjgy9K7HNZYXl4xzlpCmDfempqSG

La RATP est au courant de la situation «depuis le début des années 2000» assure Respire.
La RATP est au courant de la situation «depuis le début des années 2000» assure Respire.  SARAH MEYSSONNIER / REUTERS

La Régie est accusée par l’association Respire de «tromperie et blessures involontaires» en raison d’une qualité de l’air dégradée dans l’enceinte du métro parisien

Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire en février visant la RATP après une plainte déposée par l’association Respire en mars 2021, accusant la Régie de «tromperie et blessures involontaires» en raison d’une qualité de l’air dégradée dans l’enceinte du métro, a indiqué l’association mercredi.

Les titres du matinNewsletter

Tous les jours

Recevez chaque matin, l’actualité du jour : politique, international, société…Adresse e-mailS’INSCRIRE

Le parquet a confirmé auprès de l’AFP l’ouverture d’une enquête pour «mise en danger d’autrui et tromperie sur une prestation de service entraînant un danger pour la santé de l’homme» qui a été confiée à l’Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique (OCLAESP).

https://91b9db5ee8078132e674e94b4276f6ec.safeframe.googlesyndication.com/safeframe/1-0-40/html/container.html

«Il est temps de lever la loi du silence et que la RATP dise la vérité aux usagers», a déclaré Tony Renucci, directeur général de Respire, cité dans un communiqué de l’association. Cette dernière accuse la RATP de dissimuler à ses usagers le niveau des pollution de l’air dans ses espaces sous-terrain et espère qu’elle «fera enfin le nécessaire» pour s’attaquer au problème.

Trois fois plus de particules fines qu’en surface

La RATP est au courant de la situation «depuis le début des années 2000» assure Respire. De son côté, la Régie affirme que «la qualité de l’air est une priorité» et qu’elle a déployé un «plan d’action ambitieux» contre ce phénomène depuis plus de 20 ans.

Respire dit s’être basée sur deux rapports réalisés par ses soins en 2019 et 2021 pour appuyer sa plainte, dont il ressort que l’air dans le métro et le RER parisien est «nettement plus pollué en particules fines» qu’à l’extérieur.

La pollution aux particules fines peut engendrer des gênes ou des infections respiratoires et entraîner une hausse des hospitalisations ou de la mortalité liées à ces pathologies. En juin, l’Anses (L’Agence nationale de sécurité sanitaire) avait observé que l’air était en moyennes trois fois plus chargé en particules fines dans les stations qu’en surface, bien au-delà des seuils fixés par l’OMS.

Elle avait à l’époque effectué une série de recommandations afin de renforcer les actions pour améliorer la qualité de l’air dans les stations de métro et RER et mieux la mesurer. Les frottements provoqués au moment du freinage des trains émettent quantité de particules fines, qui sont régulièrement remises en suspension dans l’air au passage des rames.

La RATP assure faire le nécessaire, en partenariat avec Ile-de-France Mobilités (IDFM), l’autorité organisatrice des transports, avec par exemple «le déploiement du freinage électrique sur tous les nouveaux matériels». «En 2022, trois ventilateurs ont été renforcés sur le réseau de métro» sur les lignes 9 et 2, affirme également l’établissement public.

Pollution de l’air dans le métro : le Parquet ouvre une enquête

Risques  |  05.04.2023  |  N. Gorbatko

https://www.actu-environnement.com/ae/news/ouverture-enquete-Parquet-Paris-metro-plainte-RAPT-pollution-air-interieur-risques-sanitaires-41513.php4#ntrack=cXVvdGlkaWVubmV8MzI3MQ%3D%3D%5BNDExMDgz%5D

Pollution de l'air dans le métro : le Parquet ouvre une enquête

© Vic Joly 

Cette fois, l’association Respire, spécialisée dans la qualité de l’air, et le syndicat SAT-RATP ont été entendus. Deux ans après leur dépôt de plaintes contre la RATP pour « tromperie aggravée et blessures involontaires » et pour « mise en danger d’autrui et blessures involontaires », le Parquet vient d’ordonner l’ouverture d’une enquête, confiée aux enquêteurs spécialisés de l’ Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique (OCLAESP).

Les deux organisations reprochent à la régie de transport de connaître les importants risques sanitaires liés à la forte pollution de l’air à l’intérieur de ses enceintes, mais de s’abstenir délibérément d’en informer ses usagers et de ses salariés. « Il est temps de lever la loi du silence et que la RATP dise la vérité aux usagers, souligne Tony Renucci, directeur général de Respire. Elle fait ses propres mesures et elle est sensibilisée sur ce point par les autorités sanitaires depuis le début des années 2000. » En 2001, le Conseil supérieur d’hygiène publique de France (CSHPF) avait en effet alerté la Régie sur ce sujet, suivi en 2012 et en 2013 par le service de santé au travail de la RATP, puis en 2015 par l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses).

L’association se félicite de l’ouverture de cette enquête, qui « confirme le sérieux de la plainte déposée et la gravité des faits qu’elle dénonce », selon son avocate, maître Julia Cancelier. À l’issue de ces investigations, Respire attend l’ouverture d’une instruction par le procureur de Paris, avec l’objectif de voir la RATP mettre en œuvre des actions de mesures plus complètes, d’information et de réduction de cette pollution : renouvellement des matériels roulants, utilisation de systèmes de freinage moins émissifs et amélioration de la ventilation, notamment. La régie, pour sa part, assure mettre à la disposition de tous les données de ses mesures de la qualité de l’air, « consultables en temps réel via un site dédié ».

Nadia Gorbatko, journaliste
Rédactrice spécialisée

La qualité de l’air des métros français encore mauvaise

Par Marc Cherki

Publié le 08/06/2022 à 00:00

https://www.lefigaro.fr/sciences/la-qualite-de-l-air-des-metros-francais-encore-mauvaise-20220608

Un dispositif de purification de l’air est expérimenté dans une station du métro de Lille, en mars 2022.  Alexis Christiaen (Pib)/PHOTOPQR/VOIX DU NORD/MAXPPP

L’Anses propose de créer des valeurs limites pour la pollution aux particules fines spécifiques à chacun des 7 réseaux souterrains.

La qualité de l’air dans les 7 métros ou réseaux souterrains des agglomérations de Paris, Lyon, Marseille, Lille, Toulouse, Rennes et Rouen est mauvaise. Une pollution de l’air provoquée par de trop nombreuses particules en suspension dans l’air. Pour aider les autorités et répondre à une demande conjointe des ministères de la Santé et de l’Environnement en 2019, l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire et alimentaire) propose des indicateurs de pollution spécifiques à chaque réseau de transport.

«La concentration en particules fines dans les stations est en moyenne 3 fois supérieure à celle de l’air extérieur. Elle peut même atteindre des pics jusqu’à 6 fois supérieurs, en particulier quand la rame entre dans une station et qu’elle va remettre en suspension dans l’air les particules accumulées au sol. C’est le poids du passé!», explique Éric Vial, directeur de l’évaluation des risques à l’Anses. Les vieux métros, comme ceux de Paris, Londres, Rome ou New York sont plus pollués que…

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

Laisser un commentaire