Fermeture de la clinique de Gascogne : les patients gersois abandonnés à leur sort ?
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La clinique de Gascogne, située à Auch va mettre la clé sous la porte dans moins d’une semaine. DDM – A.B
Publié le 08/03/2023 à 18:33 , mis à jour à 18:55 https://www.ladepeche.fr/2023/03/08/fermeture-de-la-clinique-de-gascogne-les-patients-gersois-abandonnes-a-leur-sort-11046992.php
l’essentiel
Les patients de la clinique de Gascogne à Auch ont appris avec stupeur la fermeture de cette dernière le 16 mars prochain. Colère et incertitude gagnent les Gersois. Reportage.
« Où est ce qu’on va aller maintenant ? » : c’est la question que se posent les patients sortant de la polyclinique de Gascogne à Auch. Ce mardi matin, le parking de cette dernière est plein, les ambulances font des allers et retours. Service d’urologie, d’orthopédie ou encore gastro-entérologie : les rendez-vous s’enchaînent normalement ou presque. Car en cette fin de matinée, les discussions devant l’établissement sont toutes centrées autour d’un sujet : la fermeture de la clinique.

Devant les portes coulissantes de l’entrée, une banderole, accrochée par les salariés, affiche “clinique sacrifiée, patients sacrifiés, salariés en colère”. Pour rappel, la clinique est en redressement judiciaire depuis le 11 juillet 2022. Les salariés ont appris la fermeture définitive vendredi soir alors que l’ARS devait décider de soutenir ou non une continuité de l’offre de soins. Aucun accord n’a pu être trouvé. Le mandataire judiciaire a alors prononcé le licenciement du personnel.
A lire aussi : La clinique d’Auch met la clé sous la porte : cent employés licenciés, des dizaines d’opérations chirurgicales déprogrammées
Certains patients ont quant à eux appris avec stupeur, au détour d’une consultation, que la fermeture définitive était programmée pour la semaine prochaine.
De son côté, la clinique est submergée d’appels téléphoniques. « Les patients sont catastrophés, on reçoit des tonnes d’appels depuis ce lundi pour savoir ce qu’il se passe, on ne sait pas quoi leur dire », avoue une employée administrative. Au service orthopédique, Véronique vient de sortir de consultation, elle doit se faire opérer de la hanche. Difficile de se déplacer pour celle qui doit désormais utiliser un fauteuil roulant. Quand elle a appris pour la fermeture, elle s’est tout de suite rendue à la clinique, inquiète pour l’avenir de son suivi médical.
« Je suis suivie en orthopédie et je dois être opérée le 3 mai. Je suis là pour savoir ce qu’ils comptent faire. On m’a dit que j’aurai plus d’informations en fin de semaine. C’est vraiment dommage, le personnel est gentil, ils sont compétents », soutient Véronique.
« On nous a prévenus que c’était terminé »
Annie est suivie depuis une vingtaine d’années par la clinique. Ce mardi, il n’est pas loin de 12 heures lorsqu’elle sort de soins. « J’ai fait une embolie pulmonaire très grave, c’est ici que j’ai été soignée et je leur dis merci pour tout ce qu’ils ont fait pour moi. Ça va être un manque énorme », indique-t-elle après avoir appris la nouvelle par le biais d’une infirmière. Pour les patients tout comme pour les salariés, le sentiment est partagé entre la colère, la tristesse et l’inquiétude.
« Je suis en panique, j’ai posé la question : “ils vont aller où tous les médecins ?”. La secrétaire n’a pas su me répondre », souligne Sama accompagné de son mari venu pour une consultation. Pour elle, cette situation s’apparente à un véritable « cauchemar ». Car, pour certains tout comme Véronique, des opérations chirurgicales sont toujours programmées. « Je suis debout depuis 7 heures, j’ai passé un IRM et je vais sûrement devoir être opéré une nouvelle fois, je ne sais pas comment je vais faire », confie Hicham.
La plupart pensent bien aux grands centres de soins dans les départements voisins. Toulouse, Agen, Mont-de-Marsan : entre la distance, le coût des trajets, l’organisation et le suivi des soins, c’est un véritable casse-tête qui se profile pour les patients de la clinique.
Un « péril sanitaire »
Les réactions ne se sont pas fait attendre après l’annonce. Le député David Taupiac a notamment réagi dans un communiqué, indiquant que « l’ARS a pris des engagements et doit maintenant prendre ses responsabilités, la catastrophe sanitaire qui se profile n’est pas acceptable. »
Pointant du doigt l’urgence de la situation et un « péril sanitaire », le député demande un engagement de l’ARS pour la tenue d’un moratoire sur la fermeture de la clinique dans l’attente de la mise en place d’une solution pour la poursuite de l’activité chirurgicale dans le département.
De son côté, le député de la 1ère circonscription, Jean-René Cazeneuve a également fait connaître sa position quant à la situation et en appelle au dialogue. « Mon engagement à faire perdurer l’offre de soin dans le département reste total, et nous devons continuer à nous engager en faveur de l’accès aux soins de proximité pour tous. J’appelle l’ARS, la clinique et l’hôpital à continuer le dialogue afin de trouver une solution pérenne et je souhaite que tous les élus s’engagent à leurs côtés », a-t-il notamment évoqué dans un communiqué.
Aeimen Benallouche
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Voir aussi:
Clinique de Gascogne : l’hôpital d’Auch autorisé à reprendre les activités chirurgicales
Le Centre hospitalier d’Auch devrait reprendre les activités chirurgicales de la clinique. DDM – DDM SEBASTIEN LAPEYRERE
Publié le 02/03/2023 à 19:41
00:00/01:44
l’essentiel
Un groupement de coopération sanitaire a été autorisé pour organiser la poursuite des activités chirurgicales de la clinique de Gascogne au Centre hospitalier d’Auch.
Comme nous l’annoncions déjà dans un article daté du 15 février, le Centre hospitalier d’Auch est bien en passe de récupérer les activités chirurgicales de la clinique de Gascogne. L’Agence régionale de santé (ARS) a confirmé la nouvelle ce jeudi 2 mars. « L’hypothèse de blocs opératoires temporaires n’ayant pu prospérer et la proposition alternative et constructive de blocs dans un bâtiment en dur sur le site de La Reviscolada se révélant complexe à mettre en œuvre à plusieurs titres, le Centre hospitalier d’Auch a formulé une proposition pratique d’accueil des activités chirurgicales de la clinique dans ses locaux », peut-on lire dans le communiqué publié en début de soirée.
« Ce GCS permet de maintenir le type de rémunération des professionnels en vigueur »
L’ARS annonce par ailleurs l’autorisation d’un groupement de coopération sanitaire (CGS) d’activités libérales, auquel « plusieurs professionnels de santé exerçant sur le site de la clinique » ont d’ores et déjà adhéré. « Ce GCS permet notamment de maintenir le type de rémunération des professionnels en vigueur à la Clinique de Gascogne. Il importe désormais et dans des délais compatibles avec la procédure du tribunal de commerce que les professionnels médicaux manifestent leur volonté d’intégrer ce GCS : c’est une condition essentielle pour que l’ARS Occitanie puisse apporter un concours exceptionnel destiné à couvrir une partie des frais de fonctionnement de la clinique jusqu’à ce que les propositions formulées par le Centre hospitalier d’Auch soient opérationnelles dès lundi pour certaines activités », souligne l’ARS.
« L’ARS Occitanie et la Préfecture du Gers relèvent l’engagement des partenaires au protocole et saluent les propositions et réflexions portées par les responsables de La Reviscolada, en particulier par le Dr Lange, Président du Comité territorial de santé du Gers », conclut le communiqué.
Vincent Couet-Lannes
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Clinique de Gascogne : l’hôpital d’Auch propose un 7e bloc de chirurgie pour reprendre l’activité
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Le sort des activités médicales de la clinique toujours en suspens. DDM – archives
Publié le 15/02/2023 à 07:01
l’essentiel
On pensait l’activité de la clinique de Gascogne partagée entre hôpital et centre de rééducation de la Reviscolada. Désormais, le centre hospitalier d’Auch se propose de récupérer l’essentiel de l’activité en ouvrant un nouveau bloc chirurgical.
Le centre hospitalier a rebattu les cartes du partage d’activités de la clinique de Gascogne. Une charte avait été signée sous l’égide de l’ARS le jeudi 8 décembre : la clinique, l’hôpital et la Reviscolada devaient unir leur énergie pour tirer dans le même sens : le maintien de l’offre de santé dans le Gers. Les choses s’avèrent plus complexes.
On pensait que l’hôpital récupérerait l’ophtalmologie, et la Reviscolada le reste de la chirurgie. Mais le dossier était au point mort depuis le 8 décembre, et ce malgré l’échéance du 15 mars pour la situation judiciaire de la clinique.
Électrochoc
Grosse colère à la préfecture, qui ramène tout le monde, directeur général de l’ARS Occitanie compris, autour de la table fin janvier. Dans un climat tendu, Didier Jaffre, le DG de l’ARS Occitanie, exige un rendu de la copie pour la fin février. Avec une menace directe : faute de solution, le financement du futur hôpital pourrait être remis en question. Des réunions se sont enchaînées, parfois houleuses, en février, les lundis et jeudis.
Le 9 février, une stratégie est proposée par le Dr Lange, qui implique la construction de blocs chirurgicaux, temporaires, mais dans un délai bien plus long qu’envisagé au départ. On passe de 6 mois à près d’un an. Pour autant, conformément à son engagement du 8 décembre, il a interrompu les travaux du CRF pour envisager cet aménagement. « Nous avons répondu à la demande, observe Matthieu Lange, le directeur financier de la Reviscolada. Mais cela signifie pour nous 2,5 M€ de pertes, liées aux hausses des matériaux, des taux, etc. »
Face à ce délai, qui impliquerait la rupture de l’offre de soins, l’hôpital sort de sa manche un 7e bloc chirurgical, pour être en capacité d’absorber toute la charge de la clinique. Ce nouvel équipement serait financé par le centre hospitalier. Interrogé, le directeur de l’ARS 32 précise que l’Agence pourrait aussi mettre la main à la poche, comme pour l’ophtalmologie. Au centre hospitalier d’organiser l’espace – qui ne manque pas avec la fermeture du service de gériatrie – et les médecins, hospitaliers et libéraux de la clinique, pour assurer le maintien des soins.
Public et privé
L’ARS, de son côté, veut éviter le départ des spécialistes du privé hors du Gers. À la fois pour assurer les soins après la fermeture de la clinique, et en vue du futur hôpital. Il faut encore avoir des médecins pour ces spécialités. Une réunion est prévue ce jeudi avec les praticiens libéraux, pour finaliser un engagement de chacun à opérer sur les plateaux chirurgicaux de l’hôpital, et à consulter, à l’hôpital ou éventuellement à la Reviscolada, le temps que le nouvel hôpital soit bâti. Dans le cadre d’un accord avec l’hôpital, les ophtalmologistes passeraient en tarif hospitalier, le secteur 1, et les autres spécialistes appliqueraient un tarif spécifique. Reste à savoir si les praticiens suivront le projet de l’hôpital… Et on voit mal la Reviscolada remettre une pièce dans la machine. Car du côté de la Reviscolada, on abandonne l’idée des blocs.
Droit dans ses bottes, le CRF indique qu’il reste disponible pour l’accueil postopératoire, quelle que soit l’organisation finale retenue, un appui dont l’hôpital n’imagine pas se passer, et qui existe déjà. En cas de refus des médecins, « la 3e hypothèse de travail, explique Sylvie Lacarrière, la directrice de l’hôpital, serait alors de travailler avec le CHUde Toulouse, pour assurer les spécialités sur place. »
Si un accord était trouvé, il préfigurerait l’organisation du futur hôpital, où le public intégrerait une activité privée.
Les blocs temporaires abandonnés pour le dur
La Reviscolada s’est vite aperçue que l’option de blocs chirurgicaux modulaires n’était pas viable. « Il s’agissait d’un projet conséquent, explique Matthieu Lange. Ce sont des structures qui ont un coût très important, et dont le caractère mobile est très relatif ! » Les blocs chirurgicaux modulaires n’ont pas de fondations, mais c’est à peu près tout ce qui les différencie de blocs « en dur ». Réseaux de fluides, oxygène, locaux pré et postopératoires, tout doit être conforme aux exigences sanitaires. « Nous pensions qu’entre la préparation du site et l’arrivée de l’équipement, nous en avions pour 6 mois, mais en fait, le délai était bien plus long », pour des questions de normes. L’échéance de la construction de l’hôpital correspond à la moitié de la durée de vie de tels équipements. La solution était d’occuper 300 m2 pour construire 6 blocs, espace que la Reviscolada pouvait récupérer ensuite.
Marc Centene
Gers : les urgences de la clinique de Gascogne et la Reviscolada en discussion
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Le Dr Sebsa Bonhomme espère une poursuite d’activité à la Reviscolada. DDM Sébastien Lapeyrere
Publié le 13/01/2023 à 05:12 https://www.ladepeche.fr/2023/01/13/gers-les-urgences-de-la-clinique-de-gascogne-et-la-reviscolada-en-discussion-10922858.php
l’essentiel
Distinct de la clinique de Gascogne, mais situé dans ses locaux, l’AMC espère se réimplanter à la Reviscolada, si l’établissement auscitain ferme.
La fin annoncée de la clinique de Gascogne n’a pas arrangé les affaires de l’accueil médico-chirurgical, plus connu comme les « urgences » de la clinique. Dans les faits, l’AMC est un service médical distinct, qui poursuit son activité dans les locaux où le Dr Sebsa Bonhomme travaille depuis 12 ans. Et elle ne cache pas son inquiétude face à la fermeture de l’établissement auscitain, et le manque de médecins.
« Depuis le début de l’année, avec les annonces au sujet de la clinque de Gascogne, beaucoup de patients pensent que l’AMC est arrêté, explique la praticienne. On a bien fermé deux jours au moment des fêtes, mais nous sommes bien ouverts ! »
En appui au secteur hospitalier
Ce service composé d’un médecin, une infirmière et une secrétaire, continue d’accueillir tous les jours, du lundi au samedi, les patients sans rendez-vous. La plage horaire – 9 heures à 19 h 30 – est plus restreinte que les urgences hospitalières. « Nous avons un public très nombreux, qui ne trouve pas de médecins, ou même qui n’ont pas de médecins traitants. Cela peut être de la « bobologie », mais aussi des cas plus graves : de la traumatologie, de l’urologie, etc. Jusqu’à une quarantaine par jour. » Si l’AMC soulage les urgences en recevant une partie des cas d’urgence, elle transfère les cas les plus graves vers le centre hospitalier. Mais l’AMC travaille également avec les praticiens de la clinique de Gascogne – laquelle, rappelons-le, poursuit son activité pour le moment – pour des avis sur les patients spécifiques, ou avec la radiologie de l’établissement.
L’avenir à la Reviscolada
Suite logique du transfert d’une partie de l’activité de la clinique vers la Reviscolada, l’AMC envisage de partir vers le centre de rééducation avec les autres. « Si j’ai bien saisi les propos du ministre lors de sa visite, une grande part de l’activité de la clinique doit se retrouver à la Reviscolada. Si la Reviscolada est d’accord pour nous récupérer, bien entendu ! » Le Dr Sebsa Bonhomme est dans l’expectative, comme le reste du secteur. « Nous avons engagé des discussions avec le Dr Bernard Lange, le responsable de la Réeviscolada avant la visite du ministre de la santé. L’AMC a toute sa place dans le paysage médical du Gers : on compte moins en moins de médecins, et notre service me paraît indispensable ici. Les patients ont toujours besoin de trouver un médecin pour une ordonnance, etc. Si je ferme, ils ne trouveront personne… »
Marc Centene
Réactions:
123gribouille Il y a 6 jours
Si quelqu’un comprend quelque chose à ce qui se passe et ce qui va se passer à l’hôpital et à la clinique, c’est un champion. En revanche, il est très surprenant de faire un article sur ce sujet sans aborder le problème de la construction du nouvel hôpital (son implantation notamment). Mais nous avons déjà l’habitude à Auch d’être informé au compte goutte et selon la volonté des autorités et des élus.
jxgv31 Il y a 25 minutes
Une solution passerait par un changement de la couleur politique de cette ville et du département. Nous retrouvons toujours les mêmes élus dans les mêmes structures qui décident de tout. En attendant, la clinique ferme car la priorité était pour nos élus d’investir des millions d’euros dans un nouvel IFSI qui va former des jeunes dont on aura peut-être pas besoin ou qui vont aller ailleurs. Je suis d’accord avec vous , nous n’entendons pas beaucoup le maire sur les sujets importants, en revanche il y a beaucoup d’infos sur les inaugurations. Je le répète, ici tout est pour le paraître.
Relaxation Il y a 8 minutes
Les jeunes de l IFSI comme vous dites vont être bien embêtés au moment de leurs stages. La clinique formait les futurs IDE en étant lieu de formation. Des tuteurs les prenaient en stage pour valider le stage. C est pas comme ça qu on va trouver des soignants motivés pour exercer ce métier.
Il est vraiment temps que les retraités de gauche de la ville d Auch ouvrent les yeux et arrêtent de voter pour une municipalité qui ne pensent qu à augmenter les impôts pour des choses inutiles.
Je pense que le nouvel hôpital ne se fera jamais ou alors en 2080…
Les personnes qui ont l argent public dans les mains ont vite faite de le dilapider pour autre chose..
Si la clinique n est pas viable pourquoi traîner autant pour la faire fermer. L argent public devrait plutôt servir à réhabiliter l hôpital qui se degrade de jour en jour et à trouver des solutions pour y mettre des médecins qui soignent vraiment et pas des figurants qui passent leur temps à diriger les gens sur Toulouse.
Clinique de Gascogne : l’hôpital d’Auch autorisé à reprendre les activités chirurgicales
Le Centre hospitalier d’Auch devrait reprendre les activités chirurgicales de la clinique. DDM – DDM SEBASTIEN LAPEYRERE
Publié le 02/03/2023 à 19:41
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l’essentielUn groupement de coopération sanitaire a été autorisé pour organiser la poursuite des activités chirurgicales de la clinique de Gascogne au Centre hospitalier d’Auch.
Comme nous l’annoncions déjà dans un article daté du 15 février, le Centre hospitalier d’Auch est bien en passe de récupérer les activités chirurgicales de la clinique de Gascogne. L’Agence régionale de santé (ARS) a confirmé la nouvelle ce jeudi 2 mars. « L’hypothèse de blocs opératoires temporaires n’ayant pu prospérer et la proposition alternative et constructive de blocs dans un bâtiment en dur sur le site de La Reviscolada se révélant complexe à mettre en œuvre à plusieurs titres, le Centre hospitalier d’Auch a formulé une proposition pratique d’accueil des activités chirurgicales de la clinique dans ses locaux », peut-on lire dans le communiqué publié en début de soirée.
« Ce GCS permet de maintenir le type de rémunération des professionnels en vigueur »
L’ARS annonce par ailleurs l’autorisation d’un groupement de coopération sanitaire (CGS) d’activités libérales, auquel « plusieurs professionnels de santé exerçant sur le site de la clinique » ont d’ores et déjà adhéré. « Ce GCS permet notamment de maintenir le type de rémunération des professionnels en vigueur à la Clinique de Gascogne. Il importe désormais et dans des délais compatibles avec la procédure du tribunal de commerce que les professionnels médicaux manifestent leur volonté d’intégrer ce GCS : c’est une condition essentielle pour que l’ARS Occitanie puisse apporter un concours exceptionnel destiné à couvrir une partie des frais de fonctionnement de la clinique jusqu’à ce que les propositions formulées par le Centre hospitalier d’Auch soient opérationnelles dès lundi pour certaines activités », souligne l’ARS.
« L’ARS Occitanie et la Préfecture du Gers relèvent l’engagement des partenaires au protocole et saluent les propositions et réflexions portées par les responsables de La Reviscolada, en particulier par le Dr Lange, Président du Comité territorial de santé du Gers », conclut le communiqué.
Vincent Couet-Lannes
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Les commentaires (8)

christ Il y a 5 jours
Récupérez des moyens financier ,en commençant par diminuer le nombre d’éléments politiques qui ne servent qu’à des discours c’est à dire beaucoup de vent et bien plus que des éoliennes. L’ars est inutile également si ce n’est aussi pour engraisser des profiteurs du système. RÉPONDRESIGNALER UN ABUS

123gribouille Il y a 6 jours
Si quelqu’un comprend quelque chose à ce qui se passe et ce qui va se passer à l’hôpital et à la clinique, c’est un champion. En revanche, il est très surprenant de faire un article sur ce sujet sans aborder le problème de la construction du nouvel hôpital (son implantation notamment). Mais nous avons déjà l’habitude à Auch d’être informé au compte goutte et selon la volonté des autorités et des élus.

Relaxation Il y a 6 jours
Je pense que le nouvel hôpital ne se fera jamais ou alors en 2080…
Les personnes qui ont l argent public dans les mains ont vite faite de le dilapider pour autre chose..
Si la clinique n est pas viable pourquoi traîner autant pour la faire fermer. L argent public devrait plutôt servir à réhabiliter l hôpital qui se degrade de jour en jour et à trouver des solutions pour y mettre des médecins qui soignent vraiment et pas des figurants qui passent leur temps à diriger les gens sur Toulouse.RÉPONDRESIGNALER UN ABUS

cyrilles Il y a 6 jours
Quand je vois mes commentaires. Les gens pathétique … On voit bien que le malheur des uns fait le bonheur des autres.
Avec de l argent public :
..mais monsieur l argent public est ce que le votre ? ‘
Ne vaut mieux t il pas sauver la seule clinique du Gers et sauver 120 emplois ou donner de l argent a des pays pour des armes ? Et sans parler d arme , donner 8 millions d euro pour sauver cet établissement ou gaspiller de l argent dans des projets fous de nos gouvernements. Allez exemple les portiques ecotaxes soit 1 milliard et demi d argent public plus les dédommagement des entreprise soit 1 milliard de plus . Combien de fois on aurait sauver cette structure ?
Les hôpitaux public ont des déficit plus important mais on le les ferme pas pour autant . On continue à creuser le trou . Tout comme beaucoup de service public .
Et oui voilà le type de personne : un jour on applaudit les soignants si besoin , un jour on les lynche . Il ne faut pas mélanger actionnaire et personnel .bien content que vous puissiez vous et vos proches trouver un médecin et un endroit pour vous opérer si besoin .
Et un autre commentaire : ils iront tous a . Medipole ?
Non c est bien au chômage , toucher juste quelque temps leurs cotisations dont ils ont cotisé pendant toute leur carrière mais que Mr Macron a réduis . Oui eux vont essayer de traverser de force la rue .
Mais par contre les actionnaires eux ont déjà quitter le navire et continueront a vivre aisément .
tout acte a une conséquence : plus de clinique et bien la sécurité sociale va payer des millions juste pour envoyer les patients a 100km.
L avantage c est que les entreprises. taxis vsl vont être les grands gagnants.
Soyons clair les gersois ne seront pas prit en charge très rapidement.
Et pour les interventions des médecins , ça m étonnerait qu ils en feront autant a l hôpital qu a la clinique …