Crise de la médecine générale : ville et Agglo de Carcassonne en appellent à l’Etat
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Isabelle Chesa, 1re adjointe de Carcassonne, et Régis Banquet, président de Carcassonne Agglo. N. AMEN-VALS
Publié le 03/03/2023 à 05:10
https://www.ladepeche.fr/2023/03/03/ville-et-agglo-en-appellent-a-letat-11034422.php
l’essentiel
Isabelle Chesa, 1re adjointe de Carcassonne, et Régis Banquet, président de Carcassonne Agglo, évoquent la très préoccupante situation sanitaire dans laquelle se trouve la ville.
« A plusieurs reprises, nous avons tenu des réunions avec les autorités de tutelle, et notamment l’agence régionale de santé (ARS), pour alerter sur les difficultés que nous allions rencontrer sur la question des médecins généralistes à Carcassonne : on nous a dit que tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes. Et bien ça ne semble pas vraiment être le cas… » C’est avec ce rappel et ce constat désabusé qu’Isabelle Chesa, la 1re adjointe carcassonnaise plante le décor de la situation sanitaire de la ville.
Depuis quelques semaines, la municipalité a acté que le cabinet de la Pierre Blanche allait fermer ses portes. Une issue qui signe de fait la fin d’un projet encore évoqué en décembre 2022, en conseil municipal, pour l’acquisition d’un terrain consacré à une maison de santé pluridisciplinaire (MSP)… dans le quartier de Pierre Blanche : « En janvier, nous avons participé à une réunion où on nous a annoncé qu’ils allaient fermer le cabinet. Puis, en février, nous avons reçu un mail du Dr Mandonnaud. Compte tenu de ce qui a été dit, nous avons considéré que le projet de MSP ne pouvait plus tenir sans les médecins généralistes qui en étaient les moteurs. »
Plus de MSP, donc. Ni de cabinet, au mois de juin. Un regret, évidemment, pour une commune qui, rappelle Isabelle Chesa, « avait financé l’étude du projet, la révision du PLU », alors qu’Alogea, le bailleur social, « avait lancé le choix de la maîtrise d’œuvre », complète l’élue. Mais surtout une inquiétude, pour une municipalité qui également « reçu les médecins du cabinet du Centre, il y a huit jours », pour évoquer une autre fermeture également attendue pour juin 2023.
Un coup de plus porté à la démographie médicale du chef-lieu audois, que ne peut que constater la Ville : « Nous avons toujours dit que nous serions des facilitateurs pour les projets de santé. Nous avons mis gracieusement à disposition les locaux de la Patte d’Oie pour la maison médicale de garde, pour laquelle plus de 210 000 € ont été engagés entre 2015 et 2022 ; nous avons financé quatre études de projet de maisons de santé pluridisciplinaire ; nous avons contribué à des T2 et T3 pour accueillir des internes, avec de l’achat de mobilier et d’électroménager, avec 38 000 € investis. La volonté, elle y est. Mais la marge de manœuvre, pour une collectivité, est infime. ça devient préoccupant, il faut que l’Etat se saisisse de la question. »
Et de préciser que Gérard Larrat a saisi mi-février, le directeur régional de l’ARS,« avec copie au préfet et à Régis Banquet ». Un président de l’Agglo qui, en décembre 2021, en conseil communautaire, avait évoqué les « 4 000 à 5 000 personnes qui n’ont pas de médecin référent à Carcassonne. À l’échelle de l’agglomération, ce sont 10 000 à 15 000 patients ». Un constat qui avait mené l’Agglo à s’engager sur la voie d’un contrat local de santé, « même si ce n’est pas de notre compétence », rappelait ce mercredi 1er mars Régis Banquet : « C’est un problème qui relève de l’Etat, et les collectivités sont obligées de le suppléer. » Un reproche fait avant de rappeler l’urgence : « La ville devient un désert médical, et c’est inacceptable. On doit se battre avec le maire de Carcassonne. » Après avoir récemment sollicité l’aide de la Région, le président de l’Agglo répète la nécessité de « trouver des solutions, en sachant bien qu’il n’y a pas de machine pour fabriquer des médecins. Et on sait très bien que, jusqu’en 2028, il y aura une baisse de la démographie médicale. »
A. Ca.
Carcassonne. Aude : la médecine générale face à la crise
https://www.ladepeche.fr/2023/03/03/la-medecine-generale-face-a-la-crise-11034426.php
Aujourd’hui, 8 000 à 10 000 habitants du territoire de la CPTS du Bassin carcassonnais sont sans médecin traitant. Un chiffre qui pourrait doubler. N. A.-v ;
Publié le 03/03/2023 à 05:10
l’essentielLe 30 juin, deux cabinets médicaux, qui rassemblent neuf généralistes, fermeront leurs portes. Si le nombre définitif de médecins qui quitteront la ville reste encore en suspens, la nouvelle signifiera inévitablement des milliers de nouveaux patients sans médecin traitant. Une issue face à laquelle les professionnels de santé planchent depuis des semaines.
Des chiffres pour dire la catastrophe
Le 30 juin 2023, les cabinets médicaux de La Pierre Blanche et du Centre (23 bd Jean-Jaurès) fermeront leurs portes. Voilà, à l’heure actuelle, la seule certitude dans le paysage dévasté de la médecine générale carcassonnaise : une « crise » qui, le 15 février, a réuni, à l’initiative de la communauté professionnelle territoriale de santé du Bassin carcassonnais (CPTS, 87 membres), une vingtaine d’acteurs, également issus des CPTS de l’Alaric, du Cabardès et de la Moyenne et Haute Vallée de l’Aude. L’occasion de planter le décor de la « situation catastrophique » du chef-lieu, et plus largement du bassin carcassonnais. Là où 8 000 à 10 000 personnes sont aujourd’hui sans médecin traitant, et où 24 généralistes sont décomptés.
Soit, à l’échelle des 17 communes et 60 000 habitants de la CPTS, une intenable moyenne de 2 500 patients par médecin… Après les cinq départs à la retraite de 2022, juin 2023 achèverait de mettre à mal le système : avec une retraite supplémentaire également pour le même mois, le départ de Carcassonne des neuf médecins des cabinets de Pierre Blanche et du Centre mènerait au terrible bilan de 11 pertes en sept mois. À la clé, le doublement du nombre de patients sans médecins traitants.
Mobilisation générale
« Il y a une forte solidarité, l’envie de ne pas laisser des gens sans soins », assurait mardi 28 février Myriam Khreiche, coordinatrice de la CPTS du Bassin carcassonnais. Si la réunion du 15 février a réuni quatre CPTS, c’est bien que le monde de la santé a compris que la crise ne s’arrêtera pas aux contours administratifs des territoires. Le quotidien de la maison médicale de garde (MMG), à La Patte d’Oie, est d’ailleurs là pour en témoigner : « Le soir, c’est 40 à 50 personnes, le week-end, jusqu’à 150-200 », témoigne anonymement un médecin, remonté contre « les tutelles. Cela fait six ans qu’on dit que c’est la merde. Ils n’en ont jamais pris la mesure ». Quid, désormais, des milliers de patients qui pourraient perdre leur médecin traitant au 30 juin ?
Une essentielle question, alors que certains praticiens des cabinets promis à la fermeture hésitent encore : partir, arrêter, continuer sur un autre site à Carcassonne, l’éventail est vaste. Dans les semaines à venir, les réunions vont s’enchaîner, à un rythme effréné : avec l’ordre des médecins, le 8 mars ; avec la caisse primaire d’assurance maladie, l’agence régionale de santé, mais aussi au centre hospitalier, avec les gestionnaires de la permanence des soins ambulatoires (PDSA) ; jusqu’au 3 avril, où les collectivités devraient être associées. « Une fois qu’on aura ficelé les projets », précise Myriam Khreiche. Pour répondre à un objectif, essentiel : « Les médecins ne veulent pas soigner les gens au rabais. Des consultations de 5 minutes, c’est de la médecine humanitaire. » Un mot lourd de sens, mais fidèle à une réalité subie : « Il y a une énorme souffrance des médecins, que l’on rend responsable de la situation, et à qui on demande de trouver la solution magique. C’est injuste. Ils sont harcelés, font face à des patients agressifs. Il y a un sentiment de honte de ne pas pouvoir répondre à toutes les demandes et de ne pas exercer correctement les soins. »
Outils et freins
Si l’échéance de juin semble terriblement proche, Myriam Khreiche rappelle que les réponses à la crise ne pourront être travaillées avant « d’avoir des données stabilisées ». Notamment au travers d’une enquête auprès des généralistes, « pour savoir qui va rester, qui part, qui peut prendre de nouveaux patients ». Mais aussi en dressant un « listing des patients, pour prioriser les plus fragiles et être en mesure de leur assurer une prise en charge la plus rapide possible ».
Un premier pas, qui escorte les réflexions autour de la hausse du nombre d’internes en stage ambulatoire en soins primaires en autonomie supervisée (SASPA), l’embauche d’assistants médicaux, les collaborations accrues avec les infirmiers libéraux, « qui sont notre plus grande ressource sur le bassin. Ils sont 180. Et les infirmiers, tout comme les pharmaciens, sont prêts à ça, à travailler sur des protocoles de délégation de tâches. Certes, ça ne répond pas aux questions de médecins traitants, et au sujet des affections de longue durée, mais c’est un outil pour les soins non programmés ». Et d’ajouter à la boîte à outils l’atout des infirmiers en pratique avancée (IPA), sans cependant minorer la problématique du coût des formations : reste que Myriam Khreiche n’oublie pas de citer l’exemple d’un médecin qui, en Haute Vallée, « a pu absorber le double de sa patientèle, de 1 200 à 2 400, grâce à deux IPA. C’est du concret. »
Réguler, réfléchir
Une autre piste, concrète elle aussi, est en chemin : celle d’un centre de soins de jour pour les patients sans médecins traitants, et les soins non programmés, en s’appuyant sur le site de l’actuelle MMG. Une ambition qui reste à construire, entre financements, médecins volontaires, secrétaires et sécurité à dénicher. Et devra passer par de la régulation, pour s’épargner l’embolie du système.
L’occasion pour la coordinatrice de la CTPS de rappeler l’atout encore trop peu connu du service d’accès aux soins (SAS) qui, via le 15, permet de « trouver des créneaux, en ville ». Un SAS qui est aussi aujourd’hui le cadre d’une expérimentation d’un réseau d’infirmières, « qui vont faire des premiers bilans chez le patient. Et il n’y a pratiquement jamais d’hospitalisation ou de consultation par la suite. On peut sans doute baisser de moitié la fréquentation des généralistes par des outils de ce type. »
Une « marge de progrès » qui se trouve aussi dans « l’éducation à la santé », et l’espoir d’un recours plus réfléchi au système de santé. Sans doute pas le remède miracle face à la crise. Mais un inévitable premier pas.
Carcassonne. Crise de la médecine générale : faute de médecins, la fin actée du cabinet de la Pierre Blanche
Le cabinet médical doit fermer ses portes au mois de juin. NATHALIE AMEN-VALS
Publié le 03/03/2023 à 05:10
l’essentiel
Le cabinet médical de la Pierre Blanche – où collaborent cinq praticiens associés – va définitivement baisser son rideau au mois de juin. Des milliers de patients seront bientôt orphelins de leur généraliste.
Le chef-lieu de l’Aude va-t-il devenir un désert médical ? Il semble en tout cas en prendre le chemin. Sur l’agglomération de Carcassonne, les chiffres sont déjà alarmants : plusieurs milliers de personnes sont actuellement sans médecins référents. Une situation qui, en tout cas à court terme, n’est pas près de s’arranger. D’ici le mois de juin 2023, le compteur des laissés-pour-compte va encore grimper. Et pour cause, le cabinet médical de la Pierre Blanche où officient – pour l’heure – cinq médecins généralistes, va définitivement baisser son rideau.
Dans ce cabinet de quartier collaborent le Dr Anne Mandonnaud, le Dr Pierre Jammes, le Dr Antoine Ferrer, le Dr Romain Figueres et le Dr Françoise Lafond. Il y a quelques semaines à peine, la décision a été prise de liquider la société. La raison ? Trois médecins sur cinq s’en vont comme le révèle le Dr Lafond qui parle d’un « effet domino ». « Il n’y a pas de mésentente entre les associés mais un départ successif de trois médecins en peu de temps. Un s’en va dans une autre région, c’était prévu depuis un moment déjà. Un autre devait s’installer pour de bon mais n’est finalement plus intéressé. Et un troisième est en arrêt maladie pour une durée indéterminée. Nous ne sommes donc plus que deux, le Dr Figueres et moi-même, à porter le cabinet. À deux, nous ne pouvons pas supporter les charges de cinq personnes. La société est ainsi obligée de fermer », déplore la praticienne visiblement à bout de souffle.
Elle redoute également la réaction des patients une fois qu’ils apprendront la nouvelle. Car si ce n’est plus un secret du côté des institutions, seuls quelques patients sont pour l’instant au courant. « Ça a été très brutal même pour nous médecins. C’est une clôture avec tous les soucis qui vont avec. Il faut continuer de recevoir la patientèle tout en liquidant la société, en procédant aux licenciements des secrétaires. On n’en peut plus, on travaille non-stop. On se retrouve à deux pour assumer une clientèle de cinq. La situation est très compliquée. Vous ne vous rendez pas compte de la pression et de l’agressivité que l’on subit de la part des patients qui se retrouvent sans médecin traitant […] Je leur annonce doucement, vraiment petit à petit, sinon il va nous falloir des vigiles au cabinet. »
Contrairement aux trois autres généralistes, le Dr Lafond et le Dr Figueres ne souhaitent pas arrêter leur activité à Carcasonne. Et projettent de s’installer à deux dans un nouveau lieu du quartier pour « continuer à assurer les visites de [leurs] patients ». Et malgré toute la bonne volonté du monde, une chose est sûre, dans leur nouveau centre, le duo de médecins ne pourra assurer la prise en charge de toute la patientèle du cabinet de la Pierre Blanche. « On ne va pas pouvoir prendre en charge tous le monde, c’est juste impossible. Ce n’est pas un choix. Nous savons que les patients sont en plein désarroi, il faut comprendre que nous le sommes également », souffle la praticienne, désolée.
Des patients inquiets
Désolé, Thierry l’est tout autant. Cet habitant du quartier fait partie des quelques patients du cabinet au courant. Cependant, la nouvelle, il ne l’a pas apprise par son docteur. Situation qu’il regrette. « Plusieurs de mes sources me disent que le cabinet médical va fermer au mois de juin. On aimerait bien être tenu au courant. Personne ne nous dit rien. Tout du moins officiellement », lâche le retraité de 70 ans, inquiet de ne pas retrouver de généraliste. « Je suis en discussion avec d’autres personnes du quartier. Tout le monde est très inquiet. Ma femme et moi y compris. À nos âges avancés, on a plusieurs traitements à prendre. Il nous faut un suivi régulier. On ne va jamais trouver un nouveau médecin du jour au lendemain, c’est certain. Tout le monde sait que la situation est déjà très compliquée à Carcassonne. Alors, s’il manque trois médecins d’un coup dans le quartier, comment va-t-on faire ? » La question est posée.
Driss Chaït
« 20 ans qu’on sait qu’on va avoir un problème de démographie médicale »
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Le Dr Bruno Gay, médecin généraliste à Trèbes. N. AMEN-VALS
Publié le 03/03/2023 à 05:10
l’essentiel
Président de la CPTS de l’Alaric et représentant audois de la Fédération des médecins de France et élu de l’Union régionale des professionnels de santé Occitanie, le Dr Gay, généraliste à Trèbes, évoque la situation à Carcassonne.
Quelle lecture faites-vous de l’échec des négociations conventionnelles entre la caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) et les syndicats de médecins libéraux ?
Il faut d’abord noter que tous les syndicats ont rejeté la proposition (les six syndicats ont rejeté le texte proposé, Ndlr) : c’est un exploit de M. Braun, le ministre de la Santé, et de M. Fatôme, le directeur de la CNAM ; et c’est un message très fort adressé par la profession. Ces négociations étaient fondées sur une valorisation tarifaire dans des conditions inacceptables (de 25 € à 26,5 €, et 30 € dans le cadre d’un ‘‘engagement territorial’’, Ndlr), avec une consultation à 30 € si l’on faisait plus de gardes, si l’on travaillait le samedi matin, si l’on voyait plus de patients… Mais tout ça, on le fait déjà, et on nous demande de travailler plus, alors qu’un médecin généraliste réalise en moyenne 55 heures par semaine, voire 60. On nous parle d’engagement territorial, pour les zones sous-dotées : mais les médecins ne sont pas les responsables de la démographie médicale. Il y a 30 ans, un autre M. Fatôme a décidé de baisser le nombre de médecins pour réduire le déficit de la Sécu. On voit le résultat aujourd’hui : il y a 20 ans, on vantait le modèle de soins français, et aujourd’hui, on a des patients sans médecin traitant, dans un système où il y a des problèmes d’approvisionnement en médicament.
La situation de Carcassonne est-elle révélatrice des problèmes évoqués ?
C’est d’abord une situation dramatique, et c’est inquiétant, puisque 50 % de la population pourrait potentiellement se retrouver sans médecin traitant. Mais ces départs de généralistes, on le voit aussi à Lézignan, à Castelnaudary ; à Trèbes, trois généralistes vont partir, nous allons passer de 10 à 7. C’est toute la question de la démographie médicale et de l’attractivité qui revient. Il n’y a pas de chapeau magique, et encore une fois, sur la question de la responsabilité de cette situation, on ne peut que se retourner vers les différents ministres de la Santé qui se sont succédé. Cela fait 20 ans qu’on sait qu’on va avoir un problème de démographie, entre la hausse des pathologies chroniques, un vieillissement de la population et une absence de soutien de la médecine générale, avec un ministre qui n’est pas loin de dire que nous sommes des irresponsables.
La CPTS du bassin carcassonnais travaille sur un projet destiné aux patients sans médecin traitant. Comment jaugez-vous cette voie ?
On est des soignants, et sur un plan éthique, on ne peut pas accepter que des personnes se trouvent sans médecin. La question, c’est de dégager du temps médical. Les assistants médicaux sont une solution, mais c’est complexe, avec des aides qui ne sont pas pérennes. Pour le dispensaire évoqué, qui serait prioritairement destiné aux personnes sans médecin traitant et en affection longue durée (ALD), la problématique, c’est de déshabiller Pierre pour habiller Paul. On fait face à plusieurs difficultés.
On pourrait penser affecter des internes en stage ambulatoire en soins primaires en autonomie supervisée (SASPAS) sur ce site : mais le département de médecine générale de la faculté de Toulouse refuse pour l’instant qu’ils fassent leur stage en maison médicale de garde. Recourir aux infirmières en pratique avancée (IPA), c’est aussi une piste : mais il faut les former. Cette solution de dispensaire, ce serait une rustine : il faut se pencher, sur le plan national, et rapidement, sur une convention qui permettrait d’avoir de vrais moyens. Il y a besoin de faire un effort tous ensemble : agence régionale de santé, caisse primaire d’assurance maladie, faculté, URPS.
A. Ca.