Le 11 février est la journée internationale des femmes et des filles de Sciences. Si on oublie les femmes dans les sciences, on perd la moitié des innovations et des découvertes qui sont effectuées.

Femmes et sciences : valoriser et susciter les vocations, une nécessité

Publié le 10/02/2023 à 07h00 •  Mis à jour le 11/02/2023 à 11h51

https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/haute-garonne/toulouse/femmes-et-sciences-valoriser-et-susciter-les-vocations-une-necessite-2710794.html

Écrit par Marie Joan

De nombreux scolaires participent aux déambulations, comme ce lycée de Saint-Orens.
De nombreux scolaires participent aux déambulations, comme ce lycée de Saint-Orens. • © Association Femmes et Sciences

Le 11 février est la journée internationale des femmes et des filles de Sciences. L’association Femmes et Sciences travaille à Toulouse (Haute-Garonne) à mettre en avant des scientifiques oubliées. Mais aussi et surtout pour encourager les jeunes femmes, encore trop peu nombreuses, à suivre ce type de cursus.

Leurs noms sont tombés dans les oubliettes de l’histoire. Pourtant, elles ont largement contribué, comme leurs homologues masculins, à marquer durablement les sciences. Dans le but de leur rendre leur visibilité et, à l’occasion de la journée internationale des femmes et des filles de science le 11 février prochain, l’association Femmes et Sciences organise évènements à l’université de Toulouse III Paul Sabatier, comme la projection du documentaire « No Gravity » à l’Espace Des Diversités & de la Laïcité de Toulouse (Haute-Garonne) .

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Une façon également de susciter des vocations auprès des jeunes filles.

« Si on oublie les femmes dans les sciences, on perd la moitié des innovations et des découvertes qui sont  effectuées. Cette mixité est très importante dans les sciences. »Julie Batut

chercheuse

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Un constat alarmant

La chercheuse connaît ces chiffres qu’elle déteste sur le bout des doigts. Elle les égrène et dresse un triste constat de la place des femmes dans les sciences : « 3,76% des nommés lors des prix Nobel pour les sciences sont des femmes. Soit seulement 24 femmes sur 639 récompensés. Et c’est pareil pour la médaille Fields, cette prestigieuse récompense en mathématiques ne concerne que deux femmes sur 53 lauréats… « . 

Cette place minoritaire accordée aux femmes dans les sciences se retrouve aussi dans les parcours scolaires, dans les formations en ingénierie, il n’y a que 28% de femmes. 

« L’idée de ces déambulations c’est de découvrir le campus et de montrer aux filles qu’elles sont tout à fait capables de prendre la voie des sciences et qu’il existe de nombreux métiers dans ces domaines »Julie Batut

chercheuse en embryologie au CNRS et au CBI Toulouse

Ces visites s’adressent à tous, les classes scolaires de collège et lycée peuvent aussi y aller et demander des créneaux de visites spéciaux. « Cette place minime accordée aux femmes ça s’explique en partie par l’accès à l’éducation qui n’a pas été le même jusqu’en 1924. Ce sont aussi des stéréotypes et des biais qui restent sur le rôle accordé aux femmes et sur le fait que les sciences ne seraient pas faites pour elles« , raconte la chercheuse. 

« De tout temps les femmes se sont illustrées dans les sciences « 

La visite organisée par l’association Femmes et Sciences revient sur le parcours scientifique de neuf femmes brillantes dont les noms ont été donnés aux différents pôles de l’université. Depuis 2018, plusieurs rues du campus ont été renommées par le nom de neuf personnalités féminines scientifiques dans différents domaines.

Des personnalités qui se sont illustrées de l’Antiquité jusqu’au XXIe siècle.  » C’est aussi un moyen de montrer que de tout temps les femmes se sont illustrées dans les sciences« , souffle la chercheuse. 

Parmi elles, il y a par exemple Hypathie d’Alexandrie, une jeune femme grecque qui est très reconnue dans les domaines de la philosophie, des mathématiques et de l’astronomie au cours de l’Antiquité.  

Il y a aussi Rosalind Franklin doctorante en physique-chimie, la triste oubliée du prix Nobel. « Elle, on peut dire qu’elle s’est fait chiper sa découverte concernant l’ADN. Ses deux homologues masculins remporteront le prix de médecine en 1962 alors qu’ils se sont aussi appuyés sur ses recherches« , explique Julie Batut. Une autre allée porte aussi le nom de Marianne Grundberg-Manago, physico-chimiste et directrice de l’académie des sciences, la seule femme à ce jour à avoir occupé ce poste.  Aujourd’hui, encore, très peu de femmes occupent des postes de direction dans des équipes de recherche.

La prochaine visite sur le campus est prévue le 31 mars prochain. D’autres dates devraient suivre dans les prochains mois. 

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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