Les membres de la mission sur la quatrième année de médecine générale, auraient des propositions novatrices

Quatrième année d’internat de médecine générale : le rapport vient d’être rendu 

Par Marion Jort le 03-02-2023 

https://www.egora.fr/etudiants/internat/78941-quatrieme-annee-d-internat-de-medecine-generale-le-rapport-vient-d-etre#xtor=EPR-3-1%5BNews_En_Bref%5D-20230203-%5B_1%5D

INFO EGORA – Les membres de la mission sur la quatrième année de médecine générale, lancée par François Braun en septembre 2022, ont rendu leur rapport et propositions d’aménagement du DES* au ministre le 1er février. La rue de Ségur entend prendre le temps d’étudier ces pistes avant de dévoiler la nouvelle maquette.  

Il faudra encore un peu de patience aux carabins pour savoir comment le ministère de la Santé prévoit de modifier la maquette du DES* de médecine générale, afin d’y ajouter une quatrième année d’internat à réaliser “en priorité” dans les zones sous-dotées. Après cinq mois à plancher sur le sujet, les membres de la “mission spéciale” lancée par François Braun en septembre viennent de lui rendre un grand rapport, contenant plusieurs propositions pour faire évoluer la formation.  

La tâche avait été confiée aux Prs Bach-Nga Pham, doyenne de la faculté de médecine de Reims, Olivier Saint-Lary, président du Collège national des généralistes enseignants, Stéphane Oustric, président du conseil de l’Ordre des médecins de Haute-Garonne, et à la Dre Mathilde Renker, ancienne présidente de l’Intersyndicale nationale autonome représentative des internes de médecine générale (Isnar-IMG). D’après les informations d’Egora, leurs conclusions formulent des “propositions novatrices”, que la rue de Ségur souhaite d’abord étudier avant de les porter à la connaissance des étudiants. Les équipes de François Braun veulent notamment se pencher sur leur faisabilité.  

Quatrième année de médecine générale : enfin un début de consensus entre le ministère et les syndicats *

Si le ministère n’a pas annoncé de date quant à l’officialisation de ce rapport, les équipes de François Braun sont toutefois contraintes par le temps : les textes pour encadrer l’allongement du DES devront être publiés au Journal officiel avant la fin du mois de mai et les épreuves classantes de l’internat.  

*Diplôme d’études spécialisées.  

*Quatrième année de médecine générale : enfin un début de consensus entre le ministère et les syndicats   

Par Marion Jort le 20-12-2022  https://www.egora.fr/etudiants/internat/78301-quatrieme-annee-de-medecine-generale-enfin-un-debut-de-consensus-entre-le

A l’occasion du congrès du Collège national des généralistes enseignants, le ministre de la Santé ainsi que les membres de la mission spéciale sur la quatrième année de médecine générale ont fait un premier point d’étape sur les négociations autour du rallongement de l’internat. Plusieurs points font désormais consensus. 

Il ne reste plus que six mois pour dessiner la maquette du DES* de médecine générale en quatre ans, qui devra être actée avant les prochaines ECNi. Jeudi 15 décembre, le ministre de la Santé est revenu sur ce sujet brûlant pour les syndicats d’étudiants en médecine lors du congrès du Collège national des généralistes enseignants.

“La création d’une 4ème année d’internat pour la médecine générale constitue, vous le savez, un engagement de campagne du président de la République”, a-t-il d’abord rappelé, insistant sur le fait qu’elle était aussi “une phase de consolidation indispensable”. Le ministre a répondu à l’une des principales revendications des syndicats d’internes en affirmant qu’elle visait bien à “renforcer la formation des internes pour leur permettre d’être, en sortie de diplôme, autonome et plus à-même de gérer un cabinet médical’. “C’est bien, et j’insiste là-dessus, l’objectif premier de cette mesure”, a complété François Braun. 

Deux autres principes forts de cette réforme, attendus par les syndicats, semblent également faire consensus avec le ministre : la supervision obligatoire d’un interne par un maître de stage (MSU) “formé et agréé” ainsi que la possibilité de choisir les lieux de stage selon des critères de qualité pédagogique “et non en fonction de mesures coercitives que toutes les structures auditionnées rejettent”.

Choix de la médecine générale aux ECN : les chiffres qui inquiètent

Ce dernier point notamment était source de tensions depuis plusieurs semaines, le texte proposé initialement dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale imposait des stages en ambulatoire “en priorité dans des zones sous-dotées”. Finalement, “cette année se concrétisera prioritairement par des stages en pratique ambulatoire. Prioritairement, parce que certains de nos étudiants portent des projets professionnels spécifiques, qui nécessitent que l’un de ces stages de quatrième année soit réalisé dans un établissement de santé, ou dans d’autres terrains extra-hospitaliers”, a confirmé François Braun. C’est pourquoi, le Gouvernement a donc “amendé le texte, pour permettre cette exception dans les parcours de formation”

Selon le ministre, qui a une nouvelle fois rappelé son opposition à la coercition, ce sont les concertations avec les représentants des étudiants qui ont permis de “faire évoluer le texte” au Parlement. Il a par ailleurs annoncé qu’une rémunération spécifique serait prévue pour chaque carabin qui réalisera sa phase de consolidation en ambulatoire, en particulier lorsqu’ils la réalisent dans une zone sous-dense sans toutefois donner plus de détails. 

Si le CNGE s’est satisfait de ces annonces, il rappelle toutefois qu’il est indispensable d’amplifier les efforts de formation et de recrutement des maîtres de stage des universités, d’augmenter “de façon très significative les nominations d’enseignants de médecine générale, titulaires, associés, chefs de clinique et assistants universitaires” et de doter les départements de médecine générale de personnel administratif dédié à la gestion de la phase de consolidation.

De son côté, le président de l’Intersyndicale nationale autonome représentative des internes en médecine générale (Isnar-IMG) a estimé qu’il n’avait “aucune raison d’être rassuré” pour l’instant et rappelle sa volonté d’avoir une partie de la rémunération payée à l’acte.  “Je serai vigilant à ce que Monsieur le ministre mette en place son plan”, a enfin commenté Raphaël Presneau. 

*Diplôme d’études spécialisées 

Commentaires Dr Jean SCHEFFER

Ministère, syndicats de médecins libéraux et d’internes, ordre national des médecins, n’ont toujours pas compris qu’il est inutile de vouloir résoudre seul la problématique des déserts médicaux en médecins généralistes.

Les déserts médicaux sont partout (déserts en généralistes en milieu rural et dans les quartiers, déserts hospitaliers comme les 40% de postes vacants dans nos hôpitaux généraux et psychiatriques, certains médecines spécialisées comme pédiatrie, gynécologie médicale, ophtalmologie…, CMP, PMI, médecine scolaire et universitaire, médecins du travail et pénitentiaire, santé publique, …). Il faut donc une vision globale et arrêter de vouloir solutionner à part chacun des secteurs. A vision globale, solution globale et elle existe, mais personne accepte de l’entendre à part l’ Académie de médecine*, mais que pour une année et l’Association des Citoyens contre les Déserts Médicaux (ACCDM)**

La solution c’est un « Clinicat-Assistanat pour tous », en fin d’internat, obligatoire pour tous les futurs généralistes et les futurs spécialistes, d’une durée de 3 ans. L’activité serait partagée entre divers établissements, à l’image des assistants partagés actuels entre hôpitaux Généraux (CHG) et CHU. Les chefs de clinique-Assistants auraient leur activité entre CHU et CHG pour les futurs spécialistes; entre CHG-CHU et PMI, CMP, santé publique, santé scolaire, médecine pénitentiaire, médecine du travail, EHPAD… ; entre CHG et centres de santé et maisons de santé… Il s’agit donc par un seul et même dispositif de solutionner en quelques années l’ensemble des manques criants et urgents de médecins dans tous les domaines, dans toutes spécialités, sans pénaliser une catégorie, les futurs généralistes par exemple, ou les étudiants en médecine peu fortunés, obligés de s’installer dans un désert pour se payer leurs études.  Cela évitera de plus le dumping entre villes, entre départements pour recruter ou débaucher, les jeunes en fin d’internat, ou ceux déjà installés et répondant à une offre plus alléchante. Il faudra définir par région, département et territoire, les manques les plus urgents en généralistes et spécialistes, et en tirer les conséquences sur la répartition par spécialité pour la première année d’internat et pour les postes de « Clinicat-Assistanat »

La motivation de ma proposition est sur le lien « Vision Globale -Solution globale »:

https://1drv.ms/w/s!Amn0e5Q-5Qu_sAoKetf_T8OKk2Io?e=GfjeRj?e=4YzGt2

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* https://environnementsantepolitique.fr/2022/12/26/lacademie-de-medecine-plus-constructive-pour-les-deserts-medicaux-que-toutes-les-autres-organisations-y-compris-le-gouvernement/

**https://desertsmedicaux.org/cinq-associations-representants-des-elus-et-des-usagers-ont-ete-recues-par-une-dizaine-de-deputes/

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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