Nouvelles de santé loco-régionales

Tarn

La ville lance un appel à candidature pour créer une maison de santé

  • La maison de santé sera située à l’angle de la rue Courbet et MorisotDDM.La maison de santé sera située à l’angle de la rue Courbet et MorisotDDM.

Santé,  Tarn

Publié le 15/02/2023 à 05:10

https://www.ladepeche.fr/2023/02/15/la-ville-lance-un-appel-a-candidature-pour-creer-une-maison-de-sante-10999719.php

Si la municipalité est philosophiquement opposée à gérer un centre de santé public, elle est consciente du problème de démographie médicale. Et cherche à attirer sur son territoire des professionnels de santé.

Ainsi, elle vient de lancer un appel à candidature en vue de la cession amiable d’un bien immobilier pour un projet de santé pluridisciplinaire. Ce foncier, d’une surface de 1 425 m2, est situé à l’angle de rue Gustave-Courbet et de la rue Berthe-Morisot. « Dans un contexte de tension en matière d’offres de soins, la ville d’Albi souhaite favoriser les projets de maisons de santé pluridisciplinaire, afin de contribuer à l’attractivité de son territoire », explique la ville sur son site.

Les prix plancher est de 123 000 €, auxquels s’ajoutent 45 000 € de frais, soit 168 000 €.

Les offres sont à envoyer à la mairie avant le 31 mars, 17heures.

La Dépêche du midi

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La métamorphose de l’hôpital d’Albi voit le jour

  • Le nouvel accueil du plateau de consultations.Le nouvel accueil du plateau de consultations.  – DDM, Emilie Cayre.

Santé,  Hôpital,  Albi

Publié le 15/02/2023 à 07:00 https://www.ladepeche.fr/2023/02/15/la-metamorphose-de-lhopital-dalbi-voit-le-jour-10998856.php

l’essentiel

De gros travaux se poursuivent à l’hôpital d’Albi. 21 millions injectés pour moderniser les bâtiments. Fin février, c’est le nouveau plateau de consultations qui va ouvrir ses portes.

C’est un immense chantier que l’hôpital d’Albi a décidé de mener, pour améliorer l’accueil des patients et donner un coup de jeune et de modernité aux bâtiments. Un calendrier qui s’étale jusqu’en 2024 pour un budget de 21 millions d’euros. Les travaux lancés en 2022 sont dans les temps. Fin février, c’est le nouveau plateau de consultations, qui va se trouver derrière l’entrée de la place Lapérouse, qui va ouvrir ses portes. « L’objectif premier est de fluidifier les flux. Que le patient soit accueilli au plus vite, ne se sente pas perdu. Rappelons que notre hôpital, c’est 120 000 consultations par an. Nous devions moderniser le site. C’était indispensable pour progresser », résume le directeur du centre hospitalier, Alexandre Fritsch.

120 000 consultations par an

En visitant le chantier, le résultat est à la hauteur. Salle d’entrée lumineuse et fonctionnelle. Des box spacieux pour accueillir les patients. Le calendrier se précise. « Le 24 février, les consultations orthopédiques seront ouvertes dans ces nouveaux bâtiments. Le 13 mars, ce sera autour de l’Oncologie. Le 17, la dermato. On comptera aussi deux nouvelles salles de blocs », précise Pierre Wauthier, ingénieur responsable des services techniques.
« L’objectif est d’avoir deux plateaux distincts. Un de consultation et un d’hospitalisation » ajoute le directeur.
Il annonce aussi une nouveauté. « L’hôpital ouvre une unité pour les prises de sang, dont un box spécifique réservé aux enfants. On pourra venir avec la prescription du médecin, sans rendez-vous. »
Les deux étapes au-dessus sont eux aussi entièrement rénovés et agrandis. À la maternité, les ouvriers sont en train de terminer « deux chambres dites « kangourou » , qui vont permettre d’accueillir la mère et son enfant prématuré dans une même pièce. Ce qui n’était pas le cas auparavant », appuie le directeur adjoint Philippe Orgebin.

Le dynamisme de l’hôpital

« C’est vraiment un cap important pour nous », renchérit le directeur. Reste que se pose la problématique de l’espace réduit d’un hôpital en centre-ville. « C’est vrai. Il faut être imaginatif pour s’agrandir, d’autant plus que nous sommes dans une zone protégée, où il est impossible de construire en hauteur. Mais on y arrive. Vous savez, c’est une chance pour les Albigeois et le personnel d’avoir une telle structure dans la ville et non à l’extérieur », sourit-il. Alexandre Fritsch aime à rappeler qu’Albi fait partie des trois hôpitaux « extrêmement dynamiques » d’Occitanie. Nous avons augmenté le nombre d’actes d’avant Covid, ce qui n’est pas le cas de nombreux centres hospitaliers, même s’il n’y a pas plus de malades. La population nous fait confiance pour la qualité des soins. » Qui dit plus de patients dit plus d’embauche dans le personnel soignant ? « On y travaille quotidiennement. Et il faut savoir que 70 % de nos formations sont consacrées à la promotion professionnelle. » Pendant ce temps, les ouvriers s’activent pour terminer cette métamorphose qui continuera jusqu’à 2024 avec la création d’un nouveau centre des urgences et la création de 51 places de parking.
 

Vincent Vidal
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Lescure-d’Albigeois. Culture, environnement et un 3e médecin vont rythmer 2023

De nombreux Lescuriens ont assisté aux vœux de la municipalité Photo DDM, A. R.
  • De nombreux Lescuriens ont assisté aux vœux de la municipalité Photo DDM, A. R.

Société,  Lescure-d’Albigeois

Publié le 26/01/2023 à 05:13 https://www.ladepeche.fr/2023/01/26/culture-environnement-et-un-3e-medecin-vont-rythmer-2023-10952346.php

00:00/02:01

Elisabeth Claverie, les élus et le conseil municipal des ados viennent de présenter leurs vœux aux Lescuriens qui avaient répondu en nombre à cette invitation.

La maire a rappelé quelques faits qui ont marqué l’année écoulée, comme la guerre en Ukraine, la sécheresse ou encore l’inflation. Madame le maire a tout d’abord mis l’accent sur la jeunesse, avant d’aborder le maintien des commerces de proximité, dont les élus ont fait l’une de leurs priorités en indiquant que tout dépendra de la responsabilité individuelle et collective de chacun.

Le projet d’une maison de la citoyenneté prend forme et chaque Lescurien peut également s’exprimer à l’occasion des réunions de quartier. 2023 sera l’année de la solidarité environnementale et la ville de Lescure s’est engagée dans la voie de la sobriété, avec comme exemple l’extinction de l’éclairage public ou encore le dispositif éco-énergie tertiaire. Les élus ont la volonté de réaménager la cantine de l’école, pour que les repas soient élaborés sur place, afin d’assurer à plus de 300 enfants des repas de qualité avec un approvisionnement local et une mutualisation avec l’EHPAD. Réfection de la voirie, entrée du village route de la Barrière, aménagement du carrefour du Pélencas, revêtement de la RD 97, écoles, restauration de la Tour Louise seront les principaux travaux en 2023.

Elisabeth Claverie a évoqué la construction de logements sociaux et a rappelé qu’il en manquait 206 à l’arrivée de son équipe en 2020. La commune a beaucoup travaillé sur le sujet et les secteurs des Grèzes et de Najac verront fleurir en 2024, respectivement, 100 et 49 nouvelles constructions, avec un city stage à Najac. Toujours au chapitre social, le CCAS a été tout au long de 2022 au service des personnes âgées, mais aussi de la petite enfance. À noter que la halte répit des Charmilles fonctionne les mardi et jeudi pour soulager les aidants. Elisabeth Claverie a également annoncé l’arrivée d’un troisième médecin début avril, une annonce très appréciée par les Lescuriens. La saison culturelle sera riche, avec la collaboration de la nouvelle association qui a vu le jour dernièrement. Enfin, le premier magistrat a félicité les féminines du RCLA XIII championnes de France, ainsi que les bons résultats enregistrés par le football et le basket.

Lescure-d’Albigeois. La 23e maison de santé du Tarn est entrée en service à Lescure

  • De gauche à droite, le Dr Jacques Urbain, le Dr Etienne Moulins, Elisabeth Calverie, Christophe Ramond et Pascale Larnaud, sage femme, mercredi à la Maison de santé de Lescure. DDM, MPV.De gauche à droite, le Dr Jacques Urbain, le Dr Etienne Moulins, Elisabeth Calverie, Christophe Ramond et Pascale Larnaud, sage femme, mercredi à la Maison de santé de Lescure. DDM, MPV.

Santé,  Lescure-d’Albigeois

Publié le 02/02/2023 à 05:12 https://www.ladepeche.fr/2023/02/02/la-23e-maison-de-sante-du-tarn-est-entree-en-service-a-lescure-10968642.php

l’essentiel

La 23e Maison de santé du Tarn est entrée en service en septembre dernier à Lescure-d’Albigeois. Avec bientôt 3 médecins et une équipe ravie de sa coordination.

« On a réussi à faire une Maison de santé à Lescure. Il va bientôt falloir songer à s’agrandir » lance tout sourire la docteure Fabienne Calvièrère-Lano. Médecin coordonnateur à l’Ehpad proche, cette praticienne installée à Lescure depuis 2000 est restée longtemps le seul médecin. Aujourd’hui, elle est l’une des deux généralistes (une 3e est attendue en avril) en activité à la Maison de santé de Lescure. Tout aussi convaincu d’un prochain agrandissement, le Dr Jacques Urbain, originaire du Luxembourg, a choisi le Tarn il y a 6 ans. D’abord installé dans un cabinet à Albi, il semble aujourd’hui ravi de travailler dans ce nouveau site. En libéral mais pas tout seul, entouré d’une sage-femme, d’infirmières, de podologues et d’une psychologue. « Je fais beaucoup de pédiatrie. Quand j’ai des questions en gynéco je frappe à la porte d’à côté » explique le Dr Urbain en désignant Pascale Larnaud, la sage-femme de l’équipe. Longtemps remplaçante sur Albi et Castres, cette dernière savoure, depuis l’ouverture de la Maison de santé en septembre dernier, « de pouvoir travailler en réseau… Mon activité est plus assurée et plus sécuritaire que si j’étais seule en cabinet » confie-t-elle.

Contre les déserts médicaux

En attendant l’inauguration officielle au printemps, Christophe Ramond, président du département, a rendu visite mercredi à ce nouveau collectif de santé, composé également de trois infirmières dont deux en pratique avancée, habilitées à la gestion de soins complexes, deux podologues et une psychologue.

« Nous menons une lutte acharnée contre les déserts médicaux… Rien ne peut justifier l’absence de soins » insiste Christophe Ramond. Dans le cadre d’un Plan lancé en 2018, le département consacre 2 M€ par an au financement d’équipements de santé.

« La ville a mis le terrain à disposition et investi 600 000 €, l’état en a apporté 115 000 € et le département 100 000 €. Le reste, c’est un emprunt et de l’autofinancement » détaille Elisabeth Claverie, maire de Lescure et vice-présidente du département.

Médecins et maîtres de stage

« Le projet a été lancé en 2020. Il a pris 2 ans et demi et aujourd’hui c’est un soulagement d’avoir déjà deux médecins de 45 ans, très investis et maîtres de stage » se félicite la maire en rappelant que la ville reste propriétaire du bâtiment.

C’est la 23e Maison de santé du Tarn, la 11e créée depuis 2018. « Le tout, c’était de lancer la dynamique » résume le Dr Etienne Moulin, conseiller départemental en charge de la santé et acteur majeur de ce Plan santé. « Nous sommes convaincus que l’exercice coordonné est l’avenir. C’est un gain de temps pour les professionnels et ça sécurise le parcours des patients » salue Corinne Calaciura-Lenormand pour l’ARS. Laquelle devrait prochainement signer une convention d’aide au fonctionnement avec cette Maison pluri-santé.

M.L

   

Des centaines de patients se mobilisent pour défendre leur docteur interdite d’exercer à Carmaux, dans le Tarn

ABONNÉS

  • Plus de 150 personnes se sont rassemblées ce mardi à Carmaux pour soutenir le docteur.Plus de 150 personnes se sont rassemblées ce mardi à Carmaux pour soutenir le docteur. DDM – JLG

Santé,  Coronavirus – Covid 19,  Carmaux

Publié le 14/02/2023 à 20:04 , mis à jour à 21:11

https://www.ladepeche.fr/2023/02/14/a-carmaux-des-centaines-de-patients-se-mobilisent-pour-defendre-leur-docteur-interdite-dexercer-10999105.php

l’essentiel

Interdite d’exercer pour avoir refusé le vaccin du Covid, le docteur Nadine De La Fuente, peut compter sur la mobilisation de ses 1300 patients, qui redoutent de voir s’accentuer le désert médical à Carmaux. Entre pétition et rassemblements, la résistance s’organise.

Le docteur Nadine De La Fuente est interdit d’exercer son métier par l’Agence régionale de santé depuis le 30 janvier « pour non-conformité à la loi du 5 août 2021 sur le statut vaccinal contre la covid ». Une décision qui a fait l’effet d’une bombe à Carmaux et alentour et provoqué l’incompréhension, voire la colère de nombreux patients et non patients.

A lire aussi : Dans le Tarn, en plein désert médical, une médecin « antivax » est interdite d’exercer

Depuis cette décision, c’est une vague impressionnante de soutiens qui s’affiche sur les réseaux sociaux et en ville, c’est ainsi que ce mardi, à 14h30, la pétition en ligne comptait 2 446 signatures, à quoi s’ajoutent plusieurs centaines de signatures sur la pétition version papier, soit pas loin de 3 000 au total. Et c’est loin d’être fini.

Plus de 150 personnes étaient présentes

Lundi soir, plus de 100 personnes se sont retrouvées au café du Centre pour soutenir et écouter le docteur, mais aussi échanger, commenter et envisager les suites à donner. Des échanges sans agressivité ni esprit polémique, mais une revendication unanime : « Le retour dans les plus brefs délais du docteur. »

Idem ce mardi, avec l’appel sur Facebook à une manifestation de soutien au docteur devant la maison de la citoyenneté. À l’heure dite, 14 heures, ce sont plus de 150 personnes qui étaient présentes, patients et non patients.

Parmi les patients, Lucette et Michel consultent le docteur De La Fuente depuis 2009 : « Elle est très compétente, on n’a rien à lui reprocher. Elle prend même de nouveaux patients pour dépanner. Elle m’a sauvé la vie », confie Michel.

« On la soutiendra jusqu’au bout »

Pour Marc, qui fait également partie des 1 300 patients du docteur : « C’est une décision plus ou moins politique. Le gouvernement refuse de réintégrer les soignants non vaccinés. À Carmaux, on a 6 médecins pour 10 000 habitants, dont 2 qui vont bientôt partir à la retraite. Il faut que le docteur revienne au plus vite ».

Françoise et Nana ne sont pas des patientes du docteur, mais la soutiennent vivement : « Elle a 1 300 patients, ce n’est pas rien, on manque énormément de médecins à Carmaux, on la soutiendra jusqu’au bout. »

Durant cette manifestation, des appels téléphoniques : « On ne peut être présent, mais on soutient le docteur De La Fuente. »

Ce mardi soir, les soutiens du docteur avaient lancé un appel pour se rendre ce mercredi 15 février à l’ARS du Tarn à Albi. Ce rendez-vous est suspendu : « On attend le retour du rendez-vous du maire de Carmaux à l’ARS », indique un soutien du docteur.

Correspondant

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Alain Rey

Valence-d’Albigeois. De nouvelles unités de soins à La Clauze

  • 12 lits de soins palliatifs pour l’Aveyron et le Tarn.12 lits de soins palliatifs pour l’Aveyron et le Tarn.
  • 12 lits de soins palliatifs pour l’Aveyron et le Tarn.

Santé,  Valence-d’Albigeois

Publié le 24/01/2023 à 05:13

https://www.ladepeche.fr/2023/01/24/de-nouvelles-unites-de-soins-a-la-clauze-10947282.php

Jeudi 12 janvier, Fabien Grimal, le nouveau président du conseil d’administration de l’association La Clauze, accueillait Didier Jaffre, directeur général de l’ARS Occitanie, pour inaugurer les nouvelles unités de soins ULISP de 12 lits de soins palliatifs et l’unité gériatrie à troubles du comportement de 14 lits.

Lors de la visite des unités de soins, Didier Jaffre a rencontré et échangé avec les équipes médicales et soignantes et s’est satisfait de voir des soignants heureux de leurs conditions de travail. Il a annoncé directement au sein de l’unité dédiée qu’il apportait son soutien par la reconnaissance d’autorisation des 12 lits de soins palliatifs occupés en permanence par des personnes originaires de l’Aveyron et du Tarn, encadrés par le docteur Florence Elleni et l’ensemble des personnels spécifiquement qualifiés. S’en est suivi la cérémonie des vœux devant l’ensemble des personnels, des partenaires de santé de l’Aveyron et de Valence-d’Albi et des élus. « Nous sommes en retard sur le déploiement des soins palliatifs et votre organisation est remarquable. La refondation de notre système de santé doit reconnaître les besoins exprimés par le terrain et les réponses qui leur sont apportées par les acteurs », a-t-il déclaré. Le docteur Marion Tissandier, présidente de la CME et cheffe du pôle troubles du comportement, a remercié les personnels pour l’accueil bienveillant et professionnel des patients et des nouveaux médecins. Jean-Pierre Salmon, directeur de l’association, a insisté sur la force de l’acteur associatif en milieu rural pour faire vivre un accès égal à tous aux soins, en témoignant sa reconnaissance aux personnels pour leur engagement quotidien. Puis Fabien Grimal a rendu hommage à son prédécesseur J.-Claude Maurel et a témoigné son admiration de voir le CSSR La Clauze poursuivre son évolution et développer son attractivité auprès des professionnels de santé.

Un verre de l’amitié et la traditionnelle galette ont permis de poursuivre les échanges sur fond d’une vidéo reprenant les nombreux évènements et activités de l’année 2022, qui ont bénéficié aux Aveyronnais comme aux Tarnais, soit près de 2 000 personnes, hospitalisées, aidants ou professionnels formés, dont de nombreuses originaires de Valence-d’Albi.

Mazamet. Le « CHIC » accueilli au Palais des congrès

https://www.ladepeche.fr/2023/01/16/le-chic-accueilli-au-palais-des-congres-10928485.php

  • Un discours d’accueil en présence du Directeur du CHIC et du maire de Castres Pascal Bugis..PhotoUn discours d’accueil en présence du Directeur du CHIC et du maire de Castres Pascal Bugis..Photo

Santé,  Mazamet,  Politique

Publié le 16/01/2023 à 05:10

La cérémonie de présentation des vœux de l’Hôpital Castres Mazamet (Centre Hospitalier Intercommunal Castres Mazamet, CHIC) s’est déroulée au Palais des congrès de Mazamet.

Le maire, Olivier Fabre, s’est dit très heureux d’accueillir cette cérémonie, surtout après deux années de pandémie pendant lesquelles l’Hôpital intercommunal a été mis à rude épreuve.

« C’est l’occasion de vous rappeler l’attachement que l’on a pour le rôle essentiel que vous jouez à travers la société. Nous sommes sensibles au fait que vous êtes extrêmement sollicités, que vos missions sont difficiles. Il y a sur nos territoires une certaine désorganisation de l’offre de santé ». Le maire a rappelé que la démographie médicale s’est considérablement restreinte dans le pays mazamétain comme ailleurs. « Nous sommes en quelque sorte en concurrence pour nous partager un gâteau trop petit ».

Le maire s’est cependant dit très heureux de voir qu’il y a quand même beaucoup de projets au niveau du CHIC, des projets très structurants. « Espérons que les bonnes décisions seront prises au niveau national pour continuer à améliorer la situation. Je suis en tout cas très heureux que l’on puisse se voir pour de bon, c’est quand même mieux que de se voir à travers des écrans. »

Le maire a clos son intervention par les vœux pour la santé de tous, « vous en connaissez la valeur mieux que quiconque ». Il a aussi souhaité à tous les professionnels un plein épanouissement dans leurs fonctions professionnelles : « C’est quand même très important de s’épanouir dans ce que l’on fait, surtout dans vos métiers qui sont des métiers de passion ». 

B.R

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Monts d’Alban – Signature du Contrat Local de Santé

Publiée le 10/01/2023 https://www.montsalban-villefranchois.fr/actualite/2023-01-10/signature-du-contrat-local-de-sante-6228

Après un an de travail collaboratif avec les partenaires institutionnels et techniques, les habitants et les élus, la Communauté de Communes et l’Agence Régionale de Santé ont établi le projet de santé du territoire.

Ainsi, le Contrat local de Santé a été signé le mardi 10 janvier à la Maison des Services en présence de Jean-Luc Espitalier, Président de la Communauté de Communes des Monts d’Alban et du Villefranchois et Abderrahim Hammou-Kaddour, Directeur de la délégation départementale de l’Agence Régionale de la Santé du Tarn.

Le CLS expose la stratégie et le plan d’actions qui sera mis en place au cours des 5 prochaines années. Des actions concrètes et opérationnelles seront menées prioritairement pour favoriser l’accès aux soins, la prévention-promotion de la santé ainsi que la prise en compte et le suivi de la santé mentale et environnementale.

La résidence Domitys proposera 125 logements pour des retraités dans l’ancien Carmel de Castres

ABONNÉS

  • Un visuel de la future résidence services seniors Domitys Les Herboristes./Document Nexity.Un visuel de la future résidence services seniors Domitys Les Herboristes./Document Nexity.

Séniors,  Castres,  Tarn

Publié le 15/02/2023 à 14:01 https://www.ladepeche.fr/2023/02/15/la-residence-domitys-proposera-125-logements-pour-des-retraites-dans-lancien-carmel-de-castres-11000726.php

l’essentiel

La bâtisse devrait voir le jour en juin 2025 sur le site de l’ancien Carmel, rue Amiral-Galiber, en centre-ville de Castres. Un espace élégant doté d’une piscine, d’un parking souterrain et d’un jardin partagé.

Le projet est porté par le groupe immobilier Nexity, spécialisé dans l’activité résidentielle, qu’elle soit classique, pour les seniors ou pour les étudiants. Il sera implanté avenue Galiber, à l’endroit même où vivaient les carmélites il y a une douzaine années encore.


Dans le respect du souhait de l’archevêché, qui espérait « que l’objet conserve un lien, un état d’esprit avec ce qu’il était avant », le site abritera la résidence services seniors Domitys Les Herboristes. Idéalement implantée au cœur de Castres, à proximité des commerces, des transports et différentes structures du centre-ville. L’opération s’adresse à des personnes âgées à partir de 70-75 ans, seules ou en couple, avec ou sans voiture.


La chapelle du Carmel abritera une piscine couverte


Christophe Brochet, directeur général de Nexity Toulouse, dévoile les grandes lignes du projet : « Nous avons été séduits car nous travaillons avec Domitys, exploitant de résidences seniors autonomes, qui cherchait à s’implanter sur Castres. Le site s’étendra sur 8 400 m2 de surface plancher, dont 1 000 m2 pour les parties communes. La résidence se présentera en rez-de-chaussée et deux étages ; l’ancien bâtiment du Carmel sera réhabilité et intégré au projet. Elle sera composée de 125 logements répartis en studios deux pièces et trois pièces – appartements autonomes – ainsi que 65 places de stationnement en rez-de-chaussée et en sous-sol. Une belle façon de réutiliser l’ancien pour l’adapter aux modes de vie d’aujourd’hui et l’intégrer dans des bâtiments neufs, tout en conservant la sérénité des lieux. »


Un restaurant, une bibliothèque, un espace cinéma…


Sont également envisagés dans la structure une piscine couverte en rez-de-chaussée, qui occupera une partie du bâti de l’ancienne chapelle du Carmel ; un restaurant dédié aux résidents mais ouvert sur l’extérieur, pour les amis, les proches ; une bibliothèque, un espace cinéma, des salles pour recevoir les services quotidiens et les professionnels de santé. « Entre l’accueil, l’entretien et le restaurant, 25 personnes seront embauchées à temps plein, souligne Christophe Brochet. Bien sûr, il y aura énormément d’espaces verts, avec des jardins partagés, ainsi que des terrasses pour déjeuner en extérieur l’été. »

A lire aussi : Le jardin de l’ancien Carmel de Castres abritera une résidence seniors


Actuellement, l’opération consiste à réaliser les fouilles archéologiques avant des travaux de terrassement, chantier qui devrait démarrer en juin prochain.
La résidence Domitys Les Herboristes devrait être livrée en juin 2025. Sa commercialisation a démarré en novembre dernier et déjà de futurs propriétaires se sont fait connaître, pour y habiter ou pour investir.
« Il y a une vraie demande pour ce type de projet, une forte demande car on sait bien que la population française vieillit et vit plus longtemps, constate Christophe Brochet. De plus en plus de personnes cherchent à s’établir en ville, pour ne pas être isolé, avoir une certaine sécurité, un environnement paisible et convivial. »
En Occitanie, Nexity concrétise deux autres projets, à Muret (110 logements) et à Cahors prochainement, tandis que des études sont menées à Albi et Montauban.

Sylvie Ferré

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L’agence régionale de santé lance une consultation

Santé,  Aveyron

Publié le 14/02/2023 à 05:14

https://www.ladepeche.fr/2023/02/14/lagence-regionale-de-sante-lance-une-consultation-10997699.php

Serait-ce une tentative pour désamorcer la gronde des médecins ? Hier, veille de la grève annoncée, l’agence régionale de santé (ARS) Occitanie avec le conseil national de la refondation, a lancé une consultation citoyenne sur une plateforme numérique à l’attention des six millions d’habitants de la région. « La population vieillit, nous souhaitons partir des besoins, par département, pour développer l’offre car plus d’un million d’habitants sont attendus en Occitanie dans les dix ans à venir », dit en préambule Didier Jaffre, directeur général de l’ARS.

« Une démocratie sanitaire » selon les termes du professeur Laurent Schmitt, psychiatre au centre hospitalier universitaire (CHU) de Toulouse et président de la conférence régionale de la santé et de l’autonomie d’Occitanie (CRSA). « La consultation vise à aboutir à un programme régional de santé. Cette consultation est novatrice car elle s’adresse directement au peuple. » Concrètement, la plateforme est en ligne sur le site internet jeparticipe.occitanie.ars.sante.fr. jusqu’au 31 mars. Il est proposé de remplir un questionnaire, d’une quinzaine de questions répartie en trois thèmes. On peut y lire : comment va la santé en Occitanie ? Près de chez vous ? Et des questions plus intimes sur votre état de santé, physique et psychologique, ainsi que celles de vos proches.

Appel au volontariat

De cette consultation émergeront des ateliers de consultation de vingt à quarante personnes, dans chaque département et dans chaque région, pour aborder des thèmes plus ciblés. À titre d’exemple, il est prévu un atelier de prévention des jeunes avec la Maison des ados dans le Lot. Tout cela semble déjà ficelé. Un appel au volontariat est lancé pour prendre en charge les ateliers.

La synthèse de toutes ces contributions citoyennes sera restituée sur cette même plateforme. Quant au financement pour appliquer les propositions qui auront émergé, le flou demeure : «  Ce sera une partie du budget de fonctionnement. »

o.c.

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Une cabine de téléconsultation médicale à la pharmacie de Saint-Gaudens

ABONNÉS

  • Une fois installé, le patient introduit sa carte Vitale et se crée un compte en quelques clics.Une fois installé, le patient introduit sa carte Vitale et se crée un compte en quelques clics.

La Gazette du Comminges,  Saint-Gaudens,  Cazères

Publié le 15/02/2023 à 06:25

Pour pallier ce problème, certaines pharmacies ont décidé d’installer des cabines de téléconsultation médicale, à l’image de la pharmacie Centrale à Cazères.

Depuis quelques jours, les patients bénéficient de ce nouveau service, permettant d’entrer rapidement en contact avec un médecin. « J’ai fait le choix d’installer cette cabine Medadom suite au délai de prise en charge pour des urgences et la disponibilité des médecins aux alentours. 

Ce choix émane de nombreuses requêtes de nos patients au comptoir, dont certains n’ont pas ou plus de médecin traitant. Cette cabine apporte également un vrai espace de confidentialité » commente Christine Bergougnan, titulaire de la pharmacie Centrale.

Avec plus de 10 millions de téléconsultations enregistrées en 2021 en France, les acteurs de la téléconsultation doivent sans cesse innover et adapter leurs offres et leurs services pour répondre à une demande en constante croissance.

« Je suis satisfaite de la cabine, pour son allure, la technicité des objets connectés et le service médical rendu à nos patients. Ces derniers sont entièrement autonomes. Nous sommes là pour les aider au démarrage, s’il y a lieu, notamment pour les formalités administratives (ouverture du compte, impression compte rendu, etc.) ».

Médecin 2.0

Plus grande qu’un photomaton et très confortable, la cabine est en effet dotée de nombreux instruments connectés, qui permettent aux médecins qui consultent de l’autre côté de l’écran, d’ausculter les patients à distance : tensiomètre, stéthoscope, dermatoscope, otoscope, balance…

Le paiement s’effectue comme chez le médecin avec la carte vitale et une carte bleue.

La liste des affections éligibles à la téléconsultation est affichée sur la porte de la cabine, comme les affections ORL, digestives, cutanées, dentaires, bilans sanguins, etc. 

« Les patients adultes et enfants de plus de 3 ans accompagnés viennent sans rendez-vous. Le temps d’attente moyen et de l’ordre de 10 minutes » précise la pharmacienne.

À chacun sa téléconsultation

Pratique et efficace, la téléconsultation devient rapidement une solution pour les Commingeois. 

Si certaines pharmacies sont équipées d’une cabine, d’autres ont opté pour l’utilisation de la téléconsultation via une solution informatisée dans un espace confidentiel dédié.

Là encore le service reste le même, il s’agit d’un entretien avec un médecin à distance, cependant, il se déroule uniquement par écran interposé.

Reste aux pharmacies à compléter avec le matériel adapté pour prendre sa température, et son pouls, sa tension sous les directives du professionnel.

« Nous avons mis la téléconsultation à disposition de nos patients il y a un an et demi environ, car beaucoup n’avaient pas de médecins ou leurs médecins traitants n’étaient pas en mesure de leur donner un rendez-vous rapidement. Alors nous avons décidé d’installer un espace de téléconsultation dans l’une des salles de la pharmacie » explique la Dr Joëlle Brault Amestoy, titulaire de la pharmacie des Pyrénées à Saint-Gaudens.

Une téléconsultation qui reste une option pour la professionnelle : « Nous sommes sur un secteur en désertification médicale, et la téléconsultation apparaît comme une solution pour les patients pour pallier le manque de médecins ».

À la question, est-ce aussi un moyen d’éviter une auto-médicamentation non adaptée, la professionnelle apporte une nuance « Dans un premier temps, il est toujours possible de se tourner vers son pharmacien, qui dirigera le patient vers une consultation médicale si nécessaire ».

Une solution à la désertification médicale positive donc qui séduit les patients qui se disent « satisfaits » selon le Dr Joëlle Brault-Amestoy.

Annie Mitault et Anaïs Juste

Clinique de Gascogne : l’hôpital d’Auch propose un 7e bloc de chirurgie pour reprendre l’activité

ABONNÉS

  • Le sort des activités médicales de la clinique toujours en suspens.Le sort des activités médicales de la clinique toujours en suspens. DDM – archives

Santé,  Auch,  Gers

Publié le 15/02/2023 à 07:01

https://www.ladepeche.fr/2023/02/15/clinique-de-gascogne-lhopital-dauch-propose-un-7e-bloc-de-chirurgie-pour-reprendre-lactivite-10999079.php

l’essentiel

On pensait l’activité de la clinique de Gascogne partagée entre hôpital et centre de rééducation de la Reviscolada. Désormais, le centre hospitalier d’Auch se propose de récupérer l’essentiel de l’activité en ouvrant un nouveau bloc chirurgical.

Le centre hospitalier a rebattu les cartes du partage d’activités de la clinique de Gascogne. Une charte avait été signée sous l’égide de l’ARS le jeudi 8 décembre : la clinique, l’hôpital et la Reviscolada devaient unir leur énergie pour tirer dans le même sens : le maintien de l’offre de santé dans le Gers. Les choses s’avèrent plus complexes.

On pensait que l’hôpital récupérerait l’ophtalmologie, et la Reviscolada le reste de la chirurgie. Mais le dossier était au point mort depuis le 8 décembre, et ce malgré l’échéance du 15 mars pour la situation judiciaire de la clinique.

Électrochoc

Grosse colère à la préfecture, qui ramène tout le monde, directeur général de l’ARS Occitanie compris, autour de la table fin janvier. Dans un climat tendu, Didier Jaffre, le DG de l’ARS Occitanie, exige un rendu de la copie pour la fin février. Avec une menace directe : faute de solution, le financement du futur hôpital pourrait être remis en question. Des réunions se sont enchaînées, parfois houleuses, en février, les lundis et jeudis.

Le 9 février, une stratégie est proposée par le Dr Lange, qui implique la construction de blocs chirurgicaux, temporaires, mais dans un délai bien plus long qu’envisagé au départ. On passe de 6 mois à près d’un an. Pour autant, conformément à son engagement du 8 décembre, il a interrompu les travaux du CRF pour envisager cet aménagement. « Nous avons répondu à la demande, observe Matthieu Lange, le directeur financier de la Reviscolada. Mais cela signifie pour nous 2,5 M€ de pertes, liées aux hausses des matériaux, des taux, etc. »

Face à ce délai, qui impliquerait la rupture de l’offre de soins, l’hôpital sort de sa manche un 7e bloc chirurgical, pour être en capacité d’absorber toute la charge de la clinique. Ce nouvel équipement serait financé par le centre hospitalier. Interrogé, le directeur de l’ARS 32 précise que l’Agence pourrait aussi mettre la main à la poche, comme pour l’ophtalmologie. Au centre hospitalier d’organiser l’espace – qui ne manque pas avec la fermeture du service de gériatrie – et les médecins, hospitaliers et libéraux de la clinique, pour assurer le maintien des soins.

Public et privé

L’ARS, de son côté, veut éviter le départ des spécialistes du privé hors du Gers. À la fois pour assurer les soins après la fermeture de la clinique, et en vue du futur hôpital. Il faut encore avoir des médecins pour ces spécialités. Une réunion est prévue ce jeudi avec les praticiens libéraux, pour finaliser un engagement de chacun à opérer sur les plateaux chirurgicaux de l’hôpital, et à consulter, à l’hôpital ou éventuellement à la Reviscolada, le temps que le nouvel hôpital soit bâti. Dans le cadre d’un accord avec l’hôpital, les ophtalmologistes passeraient en tarif hospitalier, le secteur 1, et les autres spécialistes appliqueraient un tarif spécifique. Reste à savoir si les praticiens suivront le projet de l’hôpital… Et on voit mal la Reviscolada remettre une pièce dans la machine. Car du côté de la Reviscolada, on abandonne l’idée des blocs.

Droit dans ses bottes, le CRF indique qu’il reste disponible pour l’accueil postopératoire, quelle que soit l’organisation finale retenue, un appui dont l’hôpital n’imagine pas se passer, et qui existe déjà. En cas de refus des médecins, « la 3e hypothèse de travail, explique Sylvie Lacarrière, la directrice de l’hôpital, serait alors de travailler avec le CHUde Toulouse, pour assurer les spécialités sur place. »

Si un accord était trouvé, il préfigurerait l’organisation du futur hôpital, où le public intégrerait une activité privée.

Les blocs temporaires abandonnés pour le dur

La Reviscolada s’est vite aperçue que l’option de blocs chirurgicaux modulaires n’était pas viable. « Il s’agissait d’un projet conséquent, explique Matthieu Lange. Ce sont des structures qui ont un coût très important, et dont le caractère mobile est très relatif ! » Les blocs chirurgicaux modulaires n’ont pas de fondations, mais c’est à peu près tout ce qui les différencie de blocs « en dur ». Réseaux de fluides, oxygène, locaux pré et postopératoires, tout doit être conforme aux exigences sanitaires. « Nous pensions qu’entre la préparation du site et l’arrivée de l’équipement, nous en avions pour 6 mois, mais en fait, le délai était bien plus long », pour des questions de normes. L’échéance de la construction de l’hôpital correspond à la moitié de la durée de vie de tels équipements. La solution était d’occuper 300 m2 pour construire 6 blocs, espace que la Reviscolada pouvait récupérer ensuite.

Marc Centene

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’Ordre des Médecins entre aussi dans le mouvement

  • Mal-être chez les médecins.Mal-être chez les médecins.

Santé

Publié le 14/02/2023 à 05:14

https://www.ladepeche.fr/2023/02/14/lordre-des-medecins-entre-aussi-dans-le-mouvement-10997700.php

L’Ordre des médecins de l’Aveyron participe aussi à la grève. Un cas exceptionnel qui témoigne du malaise de la profession. Explications.

Que cela soit écrit et que tous le sachent, le conseil départemental de l’ordre des médecins de l’Aveyron, tout comme le conseil national de l’ordre des médecins, soutient et participera à la grève des médecins du 14 février. » Voilà qui en dit long sur l’état de santé de la corporation médicale. L’ordre des Médecins pointe du doigt la loi Rist (du nom de la députée Renaissance Stéphanie Rist qui vise à donner un accès direct à certains infirmiers, kinésithérapeutes et orthophonistes, NDLR) actuellement débattu au Parlement. « Que vont devenir nos petits hôpitaux quand l’article 13 de la loi Rist sera mis en œuvre le 3 avril prochain, supprimant les médecins remplaçants, certes trop payés, mais à qui la faute ? Comment faire avec ce saut dans le vide ? », interroge ainsi Alain Vieillescazes, président du conseil départemental de l’Ordre des médecins en Aveyron.

Logique comptable dénoncée

La corporation vise désormais, en premier chef, les décisions politiques et administratives. « Tout cela, n’est pas du tout à la mesure de la situation et des enjeux de santé publique qui nous écrasent. Surtout, cessons d’être dupes, les « déserts médicaux » sont une appellation de menu politico-administratif, mais dans l’assiette les vrais ingrédients sont : consumérisme médical, dévalorisation du statut du médecin, mutations sociétales, absence de prévention et d’éducation à la santé, ubérisation du système de soins. Il faut désormais dire haut et fort ces vérités que la société ne veut pas entendre et que ceux qui ont la volonté d’agir et le métier de faire bouger ne veulent pas faire, que ce soit par manque de courage ou de rentabilité électorale. Maintenant, nous fonçons dans le mur. »

Le conseil de l’ordre des médecins recueille des signaux graves, et réclame un nouveau Pacte républicain du soin. « On liste aujourd’hui des médecins en burn-out mis en invalidité, des carabins qui abandonnent leurs études, des internes qui ne veulent pas s’installer et réfléchissent à changer d’orientation, des médecins en cours de carrière qui font des bilans de compétences pour abandonner leur métier et plusieurs l’ont déjà fait, des médecins brisés par des plaintes d’une violence infamante et qui, écœurés, dévissent leur plaque et partent, d’autres qui en font la menace s’ils étaient contraints au-delà de leur force. Des médecins encore en santé qui prennent des retraites précoces donc incomplètes et des retraités soulagés de s’enfuir et que les incitations feront difficilement revenir pour aider. »

La Dépêche du midi

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lot-et-Garonne

Centre hospitalier d’Agen – Nérac : le défi relevé des différentes crises grâce au collectif

ABONNÉS

  • Le centre hospitalier a su relever les défis en 2022 malgré un contexte de crises. Le centre hospitalier a su relever les défis en 2022 malgré un contexte de crises.  – MORAD CHERCHARI

Santé,  Nérac,  Agen

Publié le 25/01/2023 à 07:21 , mis à jour à 08:07 https://www.ladepeche.fr/2023/01/25/centre-hospitalier-dagen-nerac-le-defi-releve-des-differentes-crises-grace-au-collectif-10948654.php

00:00/06:02

l’essentielLa reconnaissance « haute qualité de soins » obtenue par le centre hospitalier d’Agen – Nérac est le témoin d’une année 2022 marquée par « les réussites collectives ». Et ce malgré un contexte marqué par différentes crises. 

Le collectif est le maître mot de cette année écoulée au centre hospitalier d’Agen – Nérac. Sur ces terres d’Ovalie, cette notion a permis à l’établissement lot-et-garonnais de connaître une année 2022 marquée par de nombreuses réussites. C’est le leitmotiv du discours prononcé par le directeur Difier Lafage, lors d’une cérémonie des vœux qui a renoué avec des habitudes d’avant-Covid. 

La plus haute distinction décernée par la Haute Autorité de santé dans le cadre des certifications d’établissement a couronné le travail d’une année. « Le centre hospitalier répond à 98 % des critères standards et impératifs et obtient la reconnaissance haute qualité de soins », souligne le dirigeant. Un niveau atteint « par environ 5 % des établissements ». Cela permet de mesurer le « niveau élevé de qualité des soins pour le patient et également reconnaître l’engagement de l’ensemble des personnels ».

Ce défi a été réalisé alors que « 2022 a été une année d’addition de crises ». Le centre hospitalier d’Agen-Nérac n’a pas été épargné par la « crise du recrutement, ni celle de la Covid-19 ou encore de l’épidémie de bronchiolite ». Sans occulter la crise relative à la prise en charge des urgences et de la gestion des lits d’aval. « Les effets de ces différentes crises ont pu être atténués grâce à une forte mobilisation collective de nos professionnels », indique Didier Lafage.

Un recrutement attractif et ambitieux

Pour y parvenir, l’établissement agenais a mené une « politique de recrutement, d’attractivité et de fidélisation ambitieuse ». 34 agents supplémentaires sont venus grossir le rang des effectifs soignants l’année dernière (soit 918). « Pour 2023, nous devons poursuivre. La prévision est d’un effectif de 949 agents », souligne le directeur, « l’engagement de nos équipes a permis le maintien de nos activités et capacités d’hospitalisation ». De ce fait, cette force collective a permis au CHAN « d’éviter une logique de déprogrammation d’activité ».

D’ailleurs, « son dynamisme » se mesure par plusieurs indicateurs comme celui de « l’augmentation de 8 % de sa capacité d’hospitalisation ». L’activité ambulatoire poursuit une forte progression. « +49 % », comme révélé par Didier Lafage. « Concrètement, cela se traduit par l’ouverture ou le développement d’hôpitaux de jour en neurologie, rhumatologie, en cancérologie ou encore médecine vasculaire ».

22 % de naissances supplémentaires

L’autre réussite collective est également le regroupement des maternités avec celle de la clinique Saint-Hilaire/Esquirol. « 1526 naissances contre 1 248 en 2021, soit une hausse de 22 % », se félicite-t-il. 
Ces motifs de satisfaction sont étoffés par l’extension de l’offre en oncologie ou encore la pérennisation du service post-urgence. Sans oublier la reconnaissance du label « hôpital de proximité » pour le site de Nérac. De quoi trouver là les motivations afin de poursuivre cette dynamique en 2023 malgré les difficultés budgétaires.

Didier Lafage, le directeur du centre hospitalier Agen-Nérac lors de la cérémonie des vœux.
Didier Lafage, le directeur du centre hospitalier Agen-Nérac lors de la cérémonie des vœux. Ch.C. 

2023, une année remplie de nouveaux défis

Les exigences budgétaires limiteront-elles l’épanouissement du centre hospitalier d’Agen-Nérac ? Selon les différents intervenants, cela ne doit pas être le cas. Mais pour cette raison, le directeur Didier Lafage a préféré parler de « ses convictions » pour la nouvelle année plutôt que d’afficher des objectifs fermes.

En premier lieu, « l’établissement se fixe la poursuite du développement inéluctable de l’activité ambulatoire ». « C’est à la fois une difficulté dans le mode de financement actuel de nos activités, mais en même temps, c’est une réponse à une évolution nécessaire et souhaitée par nos usagers », explique le directeur.

Le deuxième acte pour 2023 est « la nécessité de repenser l’organisation des filières d’activités au plan territorial ». Une réadaptation imposée « par la raréfaction des ressources médicales et soignantes ».
Pour les douze prochains mois, le centre hospitalier veut accélérer aussi le développement de la formation initiale et continue des personnels soignants. Depuis 2019, le nombre d’étudiants est en forte augmentation. En septembre dernier, une filière de formation par le biais de l’apprentissage a été ouverte. Il en est de même pour la formation d’aides-soignantes répartie entre les sites d’Agen et de Barbaste qui connaît un joli succès.

Le lancement d’une formation d’ambulanciers dans le département

En février prochain, la nouveauté verra le lancement de l’Institut de formation des ambulanciers. « C’est une réponse concrète aux besoins des entreprises du transport de malades dans notre département qui doivent faire face à la pénurie d’ambulanciers diplômés », enchaîne le directeur.

De son côté, le docteur Jean-Marc Faucheux, président de la commission médicale d’établissement, a insisté sur l’importance de « valoriser cette année le travail de nuit des personnels ». Notamment sur le caractère de la pénibilité. Il a également enchaîné sur la nécessité de « poursuivre le travail qui a permis au centre hospitalier de décrocher cette distinction de la Haute Autorité de santé ». « Vous pouvez être fiers de ce résultat, c’est le reflet de ce que nous pouvons faire pour nos patients ».

Un défi budgétaire 

Lors de ses vœux, le directeur du CHAN n’a pas occulté que « cette dynamique d’activité et l’augmentation de l’offre de soins proposée aux usagers exposait l’établissement à des difficultés budgétaires ». Ce qui impose « des incertitudes pour évoquer les perspectives de la nouvelle année ».

En effet, le centre hospitalier doit faire face à ce déséquilibre budgétaire « qui a des conséquences sur les projets immobiliers ». L’impact de l’inflation également n’est pas sans conséquence sur l’équilibre de l’établissement lot-et-garonnais. Tout comme celui de l’explosion des coûts de l’énergie. Une facture en l’occurrence qui a été multipliée – sur ce point-là – par 2,5. Ces difficultés pourraient entraîner des « problèmes de continuité d’activités possibles à l’échelle du territoire ».
Concernant ces difficultés budgétaires, Jean Dionis, le président du conseil de surveillance, a insisté sur « l’importance de poursuivre les travaux en 2023 ». « La progression des travaux doit être respectée. Ne pas le faire serait une faute lourde », a-t-il conclu.

Christophe C

Lot

Déserts médicaux : un ophtalmologue ouvre un cabinet secondaire dans le Lot

  • Le docteur Jacques Rouleau travaille avec trois orthoptistes à CahorsLe docteur Jacques Rouleau travaille avec trois orthoptistes à Cahors DDM – Sarah Nabli

Santé,  Cahors,  Lot

Publié le 24/01/2023 à 20:01 https://www.ladepeche.fr/2023/01/24/deserts-medicaux-un-ophtalmologue-ouvre-un-cabinet-secondaire-dans-le-lot-10948176.php

00:00/03:17

l’essentiel

Depuis mars de l’année dernière, l’ophtalmologue montalbanais Jacques Rouleau a ouvert un cabinet secondaire à Cahors où il se rend toutes les deux semaines. Trois orthoptistes y travaillent à temps plein.

Vous ne l’aviez peut-être pas vu mais un nouveau cabinet d’ophtalmologie a ouvert ses portes à Cahors depuis mars. Alors que le Lot subit une pénurie de médecins et surtout de spécialistes, un nouvel ophtalmologue est presque un événement tant ils se font rares. Depuis 30 ans, le cabinet du docteur Jacques Rouleau est pourtant bien connu des Montalbanais puisqu’il compte une patientèle d’au moins 75 000 personnes. « Depuis 20 ans, je travaillais aussi avec le Dr Xavier Albertini, ophtalmologue à Cahors, il m’envoyait ses patients qui avaient besoin d’une chirurgie. Quand il a arrêté, il y a environ deux ans, je me suis dit qu’il ne fallait pas laisser cette patientèle sans solution. J’avais aussi de nombreux patients lotois » raconte l’ophtalmologue de 63 ans. 

« 10 % de gens ont une pathologie qu’ils ignorent »

Il décide alors d’ouvrir un cabinet secondaire qui se distingue de son cabinet principal, comme il l’a déjà fait à Golfech dans le Tarn-et-Garonne il y a cinq ans, une organisation déjà bien rodée et qui fonctionne très bien. Ainsi une secrétaire et trois orthoptistes libérales se relaient à temps plein à Cahors pour les contrôles et les renouvellements des lunettes. Le docteur Jacques Rouleau valide à distance la consultation et les ordonnances. Au moindre doute, les orthoptistes l’appellent, et en cas de suspicion de pathologie, le patient est redirigé vers l’ophtalmologue qui vient à Cahors le mardi une fois toutes les deux semaines. 

« Tout est encadré, il y a un « protocole organisationnel ». Je gère toute la partie médicale et le suivi des pathologies. On découvre que 10 % de gens ont une pathologie qu’ils ignorent. À Cahors, je vois aussi plus de cas extrêmes, on sent que les personnes n’ont pas vu de médecin depuis des années ! J’ai eu deux urgences de décollement de rétine en deux semaines. On arrive à des situations qu’on ne devrait jamais voir » avoue Jacques Rouleau.

Les dérives de certains centres

Pour ce cabinet secondaire, le médecin a investi près de 200 000 euros dans du matériel de dernière génération. Deux réfracteurs automatiques réalisent des examens visuels plus rapides et plus précis qui vont déterminer la correction. Puis un scanner des yeux pour réaliser des « fonds d’œil » et examiner la rétine, ce qui permet de découvrir des maladies comme le diabète ou l’hypertension. « Aujourd’hui au lieu de 20 min de consultation, ça prend seulement 10 min. Grâce aux orthoptistes, ça me permet aussi de gagner du temps et de me consacrer qu’au médical » souligne l’ophtalmologue qui effectue des chirurgies de la cataracte ou de la myopie.

Mais le docteur avoue avoir ouvert ce cabinet à Cahors pour éviter aussi les dérives de certains centres recherchant uniquement le profit. En effet récemment, deux centres dentaires ou ophtalmologiques, situés dans les Yvelines et en Seine-Saint-Denis, ont été déconventionnés par la Sécurité sociale pour des pratiques frauduleuses dont le préjudice s’élève à près de 1,5 million d’euros, a annoncé dimanche l’Assurance maladie. « J’ai moi-même été contacté par des financiers qui souhaitaient ouvrir un centre à Cahors. Je dénonce ces pratiques où ils multiplient les examens inutiles et plombent la Sécurité sociale. Notre syndicat nous a dit « ouvrez des cabinets secondaires » pour éviter ça » alerte Jacques Rouleau.

Sarah Nabli
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Felzins. Une opticienne itinérante grâce à Rêvons nos villages (Grand Figeac)

  • Claire Salaviale devant son large panel de montures.Claire Salaviale devant son large panel de montures.

Santé,  Felzins

Publié le 15/02/2023 à 05:11 https://www.ladepeche.fr/2023/02/15/une-opticienne-itinerante-grace-a-revons-nos-villages-10999834.php

L’association Rêvons nos villages propose un nouveau service d’opticienne aux habitants et habitantes du territoire. Claire Salaviale s’est lancée en septembre 2021 dans l’aventure en proposant tous les services d’une boutique d’optique mais en itinérance sur le Grand Figeac. Accompagnée de plus de 300 montures et de ses outils, elle se déplace à domicile, sur le lieu de travail, en Ehpad ou sur rendez-vous dans trois communes autour de Figeac : Latronquière, Marcilhac-sur-Célé et désormais Felzins. C’est après 10 ans de travail en boutique et la crise du Covid que ce projet a mûri dans l’esprit de Claire Salaviale qui souhaitait être au plus près de la clientèle, notamment les personnes qui n’ont pas la mobilité nécessaire ou le temps. C’est dans cette perspective que l’association Rêvons nos villages a pris contact avec elle et lui a proposé de venir présenter son activité le 11 février dernier au Quinte et Sens. Elle sera de nouveau présente le samedi 18 février prochain. Les habitants peuvent dès à présent prendre rendez-vous avec elle en la contactant directement au 06 18 34 18 78. Elle sera ensuite disponible pour se déplacer au Quinte et Sens le deuxième et quatrième mardi du mois et le samedi.

Correspondant

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Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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