L’urgence climatique au cœur des vœux du préfet pour 2023
Le préfet du Tarn a donné sa feuille de route pour 2023 lors de ses vœux. DDM, MPV.
Publié le 17/01/2023 à 05:12
l’essentiel
À l’occasion de ses vœux, François-Xavier Lauch, le préfet du Tarn a présenté les dossiers qui allaient l’occuper en 2023. À commencer par la lutte contre le changement climatique.
Hier, François Xavier Lauch présentait ses vœux aux instances départementales. Lors d’une conférence de presse en amont de cette cérémonie, le préfet a décliné les priorités de l’Etat dans le département pour cette année 2023.
François-Xavier Lauch marque ses vœux du sceau de l’optimisme. Au sortir de la crise sanitaire et malgré les nuages noirs qui planent au-dessus de la tête des Tarnais avec l’inflation, la crise énergétique et climatique, le représentant de l’Etat estime que le département a tous les atouts pour s’en sortir. « Depuis un an, j’ai découvert un territoire magnifique qui a le goût de l’effort. Mon rôle est de donner une direction. Mes paroles doivent être prolongées par des actes ».
Dans le prolongement des actions engagées en 2022 pour faire face à ces crises, et qui ont permis de « maintenir la croissance économique et un taux de chômage au plus bas », le préfet dégage différents axes.
La présence des services publics sur tout le territoire et la lutte contre le changement climatique sont au cœur de ces priorités.
Afin que les services de l’Etat jouent leur rôle auprès des collectivités locales, des citoyens et des entreprises, François-Xavier Lauch veut poursuivre et améliorer le déploiement et l’animation des maisons France Services. Il a reconnu auparavant que « la dématérialisation était sans doute allée trop loin » et qu’il fallait soutenir les maires dans leur besoin en ingénierie.
Face à la crise économique, le préfet reconnaît qu’il existe des difficultés conjoncturelles. « Il faut tenir encore 6 mois qui seront difficiles. Nous soutiendrons les entreprises en difficulté et il faut libérer les énergies, travailler ensemble au sein des filières tarnaises ». Et de citer le cuir, le granit ou le bois.
Adaptation climatique
Face à la crise climatique, le préfet veut développer les énergies renouvelables « là où il y a consensus ».
Un fond vert doit voir le jour à l’échelon national afin d’aider les collectivités à l’adaptation des bâtiments publics à cet enjeu.
Au sujet de la sécheresse, le représentant de l’Etat travaille en concertation avec le département pour un plan « Eau » dont on ne connaît pas encore la teneur.
Cette collaboration est également d’actualité pour lutter contre les incendies. Un comité de gouvernance a vu le jour afin d’évaluer les besoins du service départemental d’incendie et de secours. « Nous avons fait le constat qu’il fallait donner un coup d’accélérateur pour mieux lutter contre les incendies ».
Face à cette urgence climatique, François – Xavier Lauch prône « l’unité nationale » et exprime tout son soutien aux agriculteurs. « Ce sont nos sentinelles du changement climatique ». Une position qui devrait ravir les tenants de l’écologie.
Défense de l’A 69
Il cite d’ailleurs à titre d’exemple de cette unité nationale, le dossier de l’A 69. « C’est un projet essentiel pour le développement du sud du Tarn. Mon job est de tenir le calendrier prévu. Chacun a pu s’exprimer. L’intérêt d’avoir une autoroute a été tranché. Maintenant, il s’agit de savoir comment elle doit se faire. Je sens que la majorité des Tarnaises et des Tarnais y sont favorables ».
RN 88
Le représentant de l’Etat est également revenu sur l’aménagement de la RN 88. Si en 2024, cette route nationale passe sous l’autorité de la Région, le préfet estime que le sujet reste identique et veut travailler aux côtés de la présidente de Région. Des différents scenarii d’aménagement, il estime que « la solution du grand contournement n’existe pas. Il est peu adapté aux besoins et à notre temps. Nous n’avons pas les moyens collectifs de faire ce projet ». Sur un projet d’aménagement du barreau routier, il s’interroge sur la faisabilité technique. Reste le contournement par Lescure « ou l’Etat a préservé les terrains ». Le préfet fait le constat que le débat tourne en rond depuis des années et qu’il faut refaire des études des coûts et des contraintes pour enfin décider. « Si la région le souhaite, on peut lancer des études avant le transfert en 2024 ».
Les dossiers chauds ne manqueront donc pas sur la table du représentant de l’Etat en 2023.
Sivens : Une réunion le 30 janvier
Le préfet du Tarn a indiqué qu’il réunirait le 30 janvier, l’instance de coconstruction de la vallée de Sivens. Alors que le projet de territoire bute depuis des années sur le dossier de la gestion de l’eau dans la vallée, François-Xavier Lauch estime que nous sommes à un moment clé. « Tous les engagements ont été respectés. J’ai écouté tous les acteurs. Je suis conscient de l’historique de Sivens mais il faut accélérer et concrétiser les solutions. Cela va au-delà de la simple question d’une retenue d’eau. On verra ». Le préfet indique que les élus ont trouvé un accord de gouvernance au sein du syndicat de l’eau du Tescou-Tescounet. « Leur rôle sera de nous dire ce qu’il y a lieu de mettre en œuvre ».
P.G.
Tarn : Le casse-tête de la RN88
RN88 ALBI DDM – « » »MARIE PIERRE VOLLE « » »
Publié le 14/01/2023 à 13:01
https://www.ladepeche.fr/2023/01/14/tarn-le-casse-tete-de-la-rn88-10924156.php
l’essentiel
La volonté de la présidente de la Région, Carole Delga, d’avancer sur le sujet va obliger chacun à se positionner sur un dossier qui empoisonne la vie politique et celle des Tarnais depuis des décennies.
« L’État, le gestionnaire de la RN88, doit faire chiffrer et évaluer la faisabilité des scénarios. Qu’il nous dise ce qui est faisable et nous choisirons », lançait Stéphanie Guiraud-Chaumeil la maire d’Albi en novembre 2021 lors d’une réunion publique. Ce que l’Etat n’a pas fait, la présidente de la région Occitanie va le faire. En 2024, c’est la région qui récupérera la compétence sur la RN88. Dès la semaine dernière, la présidence a annoncé qu’elle allait relancer sans plus attendre les études sur Lescure. Voilà une lueur d’espoir de régler ou de faire avancer enfin un dossier vieux de quelques dizaines d’années et qui pourrit la vie de centaines de Tarnais (voir ci-dessous).
Et dans la longueur de ce feuilleton, l’Etat comme les élus tarnais ont une grosse part de responsabilité.
À terme, la RN 88 est appelée à devenir l’autoroute qui reliera Toulouse à Lyon. On compte pas loin de 44 000 véhicules par jour aujourd’hui sur la zone lescurienne de la nationale.
Dix ans de répit
Ce qui pose deux problèmes. La rocade va devenir une autoroute urbaine. Et les 7 km qui ne sont pas en deux voies sont source d’importants bouchons. Même si l’Etat mène actuellement des travaux d’envergure pour en passer une partie en deux fois deux voies, les experts de la Dirso estiment que dans 10 ans, on en sera revenu au même point.
Pour éviter ce point noir, deux solutions : un contournement nord ouest et un par la plaine du Gô. Déjà à la fin des années « 90 », le sujet agite le microcosme local. En 2000, une grande concertation est lancée. Et c’est le contournement nord ouest qui l’emporte. Le gouvernement Jospin, via le ministre des Transports, Jean-Claude Gayssot valide ce choix et acte le fait que la rocade n’a pas vocation à devenir une autoroute. L’histoire aurait pu s’arrêter là et les travaux démarrer. Sauf qu’Etat comme politiques locaux ne sont pas affolés, c’est le moins qu’on puisse dire, pour faire aboutir le dossier. Résultat, 20 plus tard, on en est toujours au même point. Sauf que la circulation a été multipliée.
Le contournement nord ouest plus viable aujourd’hui ?
Aujourd’hui, le grand contournement n’est plus viable. C’est ce qu’expliquait la maire d’Albi en 2021. « Le grand contournement, bien sûr sur le papier, c’est la seule solution », admettait-elle. Seul problème, il n’y a plus d’emplacement réservé dans le PLUI. « Quand nous l’avons établi, l’Etat n’a pas souhaité en conserver », rappelait-elle. Il faudrait donc procéder à des expropriations. Et ce serait le moindre des problèmes. Après, il faudra aller à l’encontre des lois liées à la protection des berges, de l’eau, l’artificialisation des terres, la présence du château de Castelnau… Et des fois que cela ne suffirait pas, le coût devrait en dissuader plus d’un. Il était estimé à 150 M€ en 2000.
Reste donc Lescure, la solution que la présidente de la Région souhaite explorer. Pour cette dernière, l’Etat a maintenu les réserves foncières. La solution est donc encore réalisable.
Il y a aussi celle d’un autopont au nouveau de l’Arquipeyre, solution qui a été évoquée par les services de l’Etat depuis 2021.
Dans ces deux cas, le problème restera entier sur le fait qu’une partie de la rocade servira un jour d’autoroute. Dès 2021, l’ancienne préfète du Tarn prévenait que la solution de Lescure n’est viable que si la rocade n’est plus empruntée par les flux urbains. Mais cela suppose que les véhiculent passent par l’intérieur d’Albi. Or, la ville va limiter la circulation sur son deuxième pont à un sens. Et la maire d’Albi a clairement indiqué qu’il était hors de question de réaliser un 4e pont sur sa commune et de ramener les automobilistes de la rocade en ville. Surtout à un moment où son but est de réduire la place de la voiture.
Une volonté affichée de la Région
Au final donc, la seule bonne nouvelle dans ce dossier est la volonté affichée de la présidente de la Région d’avancer sur ce dossier. Rien ne dit que la déviation se fera, mais dans tous les cas, l’action de Carole Delga va obliger chacun à enfin à se positionner clairement. À l’Agglo comme au département, cela risque d’un peu tanguer ! Meilleure preuve, depuis une semaine, malgré nos nombreux appels, aucun responsable ne souhaite s’exprimer sur le sujet.
Emmanuel Droillard
suivre ce journalist
Tarn : La présidente de la Région Occitanie relance le dossier de la RN88
RN88 EMBOUTEILLAGE ALBI DDM – DDM- MARIE PIERRE VOLLE
Urbanisme – Aménagement, Travaux routiers, Lescure-d’Albigeois
Publié le 06/01/2023 à 10:49
l’essentiel
Hier, dans un communiqué, la présidente de la Région a indiqué relancer sans attendre les études des aménagements de Lescure d’Albigeois.
Il n’aura pas fallu attendre longtemps. À peine le transfert des routes nationales aux collectivités acté, et déjà le dossier de la Rn88 revient sur le devant de l’actualité. Hier dans un communiqué Carole Delga, la présidente de la Région Occitanie a indiqué que la collectivité allait « reprendre sans attendre les études des aménagements de Lescure d’Albigeois ». Une petite phrase qui vient clore un vieux débat et surtout relancer un dossier à l’arrêt depuis quelques années faute de consensus.
La RN88 est un itinéraire interrégional qui relie Toulouse à Lyon. Le 1er janvier 2024, ce sera donc la région Occitanie qui devra assurer son aménagement et sa gestion et non plus l’Etat.
Sur cet itinéraire, « une concertation menée par la Région en 2022 a abouti à un consensus auprès de la population sur l’urgence d’agir pour fluidifier et sécuriser les circulations au regard des besoins de mobilité ». Sur la partie tarnaise, il reste un point noir : les 7 km qui ne sont pas en deux fois deux voies au niveau d’Albi et de Lescure. Ce qui provoque d’importants bouchons.
Pour les résoudre, trois solutions avaient été envisagées. Un grand contournement par l’ouest d’Albi. Une solution actée par l’Etat en 2001 mais qui n’a jamais été mise en place, notamment par l’inertie des politiques locaux.
Une par la plaine du Gô, qui déboucherait à Lescure. Et une troisième qui a été évoquée depuis quelques mois : la construction d’un autopont au niveau du rond-point de l’Arquipeyre pour fluidifier la circulation.
Ce débat agite le nord du département depuis plus de 20 ans. La présidente de la Région vient de le clore en écartant la solution du grand contournement. Comme l’avait souligné le préfet du Tarn ou encore la maire d’Albi, Stéphanie Guiraud-Chaumeil, cette solution n’est plus viable : trop onéreuse et écologiquement difficilement défendable.
Emmanuel Droillard
suivre ce journaliste
Commentaires Dr Jean SCHEFFER
Il serait souhaitable de communiquer à Mme Delga les études sur le retentissement sur l’être humain de la pollution de l’air et du bruit. Je suis à sa disposition
Dr jean Scheffer cardiologue, auteur de pacte écologique pour l’Albigeois en 2006 qui comportait le grand contournement Nord-Ouest d’Albi et 70km/h sur la rocade, signé par tous les élus, sauf Bonnecarrère (mais qui était d’accord sur le grand contournement)
L’autopont n’est pas une solution définitive. Je suis le premier à l’avoir proposé. Il ne s’agissait que d’améliorer à court terme le bouchon de l’Arquipeyre qui n’est plus acceptable en attendant que le grand contournement soit construit. Il ne peut en aucune manière le remplacer. La bretelle de Lescure est inacceptable en raison du retentissement sur la santé des Lescuriens mais aussi des Albigeois, puisque le transit futur des poids lourds de l’axe Lyon Toulouse continuera à passer sur l’essentiel de notre rocade. Pour mémoire la seule exception du grenelle de l’environnement en matière de construction d’autoroute était le contournement des villes. On peut se contenter d’une 2 voies avec faible emprise et limitation de vitesse, obligatoire pour les poids lourds. Pour le financement que nos élus qui n’ont rien fait pendant 20 ans s’adressent à de Villepin (auteur de la privatisation des autoroutes) pour qu’il incite Macron , comme en Espagne à nationaliser nos autoroutes et Mme Delga pourrait créer une éco-taxe régionale (les portiques sont toujours en place).
Albi. RN88 : les partisans de l’option Nord-Ouest ne désarment pas
Le rond point de l’Arquipeyre. DDM archive MPV.
Circulation – Déplacements, Albi, Tarn
Publié le 30/11/2022 à 05:10 https://www.ladepeche.fr/2022/11/30/rn88-les-partisans-de-loption-nord-ouest-ne-desarment-pas-10836320.php
00:00/03:01
l’essentiel
Lundi soir, l’association FOPA, qui milite pour le grand contournement nord ouest s’est mise en ordre de bataille pour imposer la seule solution qu’elle juge pérenne.
Et voilà le serpent de mer nord-tarnais qui refait surface. La RN88 n’a pas fini de faire parler d’elle. Lundi soir, l’association FOPA a tenu une réunion publique, qui a rassemblé plus d’une centaine de personnes.
Pour rappel l’association FOPA milite depuis des années pour le contournement nord ouest d’Albi, c’est à dire par Castelnau puis le Carmausin. Une solution, qui avait été validée par le gouvernement Jospin en 2001, après une grande concertation, mais qui n’a jamais été mise en branle localement. Aujourd’hui, cette solution a du plomb dans l’aile.
L’an passé, Stéphanie Guiraud-Chaumeil, la présidente de l’Agglo a indiqué que cette solution n’était plus viable. Trop chère, difficilement réalisable et écologiquement peu défendable. Il y a quelques mois, c’est le préfet du Tarn, qui annonçait dans nos colonnes que cette option n’était plus envisagée.
Reste deux autres possibilités. Celle de Lescure, à travers la plaine du Go. Là, les terrains sont encore réservés. Un projet de ferme urbaine est d’ailleurs en stand by à cause de cette éventualité. Et enfin celle lancée il y a quelques mois d’un autopont à l’Arquipeyre, qui ferait sauter le bouchon.
L’enjeu est de taille. Car à terme la RN88 sera l’axe qui relie Toulouse (et derrière Barcelone) à Lyon. D’où des centaines de poids lourds en prévision sur la rocade albigeoise. Aujourd’hui, les derniers chiffres annoncent pas loin de 59 000 véhicules par jour. Soit 60 % de croissance en 6 ans. Et quand les travaux seront finis dans l’Aveyron, cela va encore s’accroître.
Pour l’association face à cette situation, une seule solution : régler le problème dans son ensemble. « Aujourd’hui, tout le monde se focalise sur l’Arquipeyre. Mais même si on ouvre la bretelle de Lescure, c’est la rocade qui se mettra à bouchonner. On est à la limite. Les experts estiment qu’à partir de 60 000 véhicules jour, il faut passer à trois voies », indique le président de la FOPA, Jean-Claude Raffanel.
Donc, il faut revenir au grand contournement. « Il faut une solution pérenne, avoir une vision globale des choses ».
L’association entend les contre arguments financiers et écologiques. Elle ne les nie pas. Mais rappelle que la bretelle de Lescure pose les mêmes problèmes. Tout comme la future autoroute A 69 défendue par tous les élus locaux et qui accueillera beaucoup moins de véhicules que la RN88. Enfin, elle rappelle que le long de la rocade, les seuils de pollution sont largement dépassés selon plusieurs études.
Face à l’immobiliste des élus locaux, l’association entend donc faire bouger les lignes. Elle va lancer une grande pétition sur le Tarn et l’Aveyron. Soutenir l’association terre citoyenne qui relance le maraîchage dans la plaine de Lescure. Et demander la remise en place des capteurs le long de la rocade pour faire prendre conscience aux élus du problème de santé public. Quant aux élus communistes d’Albi, présents lundi soir, ils comptent bien remettre cette question à l’ordre du jour du conseil.
Après l’absence de tout questionnaire sur la traversé Albigeoise par la RN88 dans l’enquête régionale, et de l’absence (volontaire ?) d’infos par les médias tarnaises, la région propose une enquête spécifique au Tarn
N88 Info de l’association AADUR 12 Mai 2022
Message à diffuser au plus large dans votre entourage
Chers adhérents, Madame, Monsieur,
Suite à votre réaction massive du mois de mars sur la concertation RN88 en Aveyron, la région Occitanie a ENFIN, mais discrètement, lancé une concertation relative à la RN88 dans le Tarn.
En effet, contrairement à l’Aveyron en mars, les médias tarnais ne nous ont pas informés de cette enquête qui risque de s’arreter ce vendredi.
Même si vous vous êtes exprimés en mars, cette concertation spécifique au Tarn ne doit pas être négligée.
C’est aujourd’hui l’heure de vous exprimer, encore plus nombreux que la première fois !
Vous trouverez ci-dessous le lien pour accéder au nouveau questionnaire de la région.
https://enquetes.laregion.fr/surveyserver/s/occitanie-dsi/Concertation-RN88-Occitanie-2022/questionnaire.htm
Ce questionnaire est simplifié : seulement 2 pages. Nous proposons toutefois d’aider ceux qui ne sont pas à l’aise avec l’internet et avec l’expression sur ce sujet :
1- en mettant en pièce jointe une copie des deux pages à renseigner,
2- de vous suggérer quelques réponses et un commentaire spécifique à la position de votre association.
Page 1 : seulement 3 questions
Question 1 : Quelles portions de la RN88 utilisez-vous le plus fréquemment ?
- Albi – Toulouse
- Albi – Rodez
Question 2 : Pour quel usage ? vous aurez ici seulement 1 choix sur 4 propositions
- Touristique, ou Professionnel, ou, … (à vous de choisir)
Question 3 : Selon vous, ces tronçons sont-ils adaptés à leur usage/fréquentation actuel·le ?
- Non
Page 2 : encore 3 questions
Question 1 : Selon vous, quels doivent être les objectifs prioritaires de l’aménagement de la RN88 ?
Classez par ordre de priorité (ci-dessous, notre proposition)
1 – Améliorer la sécurité et les nuisances sonores liées au trafic dans les communes traversées
2 – Désenclaver votre département en permettant des connexions plus rapides avec les grands axes
3 – Intégrer des aménagements pour les mobilités douces, actives, transports collectifs (pistes cyclables, recharges électriques, interconnexions avec les transports collectifs…)
4 – Améliorer les temps de parcours quotidiens
5 – Faciliter le développement des activités touristiques
6 – Être plus attractif pour les entreprises et booster l’économie locale
Question 2 : Avez-vous des préoccupations environnementales/d’insertion dans le paysage liées aux projets de requalification de la RN88 ?
- Non
Question : Partagez votre sentiment sur l’importance de la RN88 pour les territoires ruraux d’Occitanie : (ci-dessous, notre proposition)
La traversée de l’agglomération albigeoise par la RN88 ne peut plus passer par la rocade. Ses nuisances deviennent insupportables !
Comme l’avait dit le Ministre en 2001, « la rocade ne doit pas assurer la continuité autoroutière de l’axe Toulouse-Lyon… Le contournement NO d’Albi assurera cette continuité ».
Je demande la réalisation de ce contournement qui captera le trafic de transit mais aussi une partie non négligeable du trafic local et, de plus, qui contribuera au développement du territoire Nord très rural du département. Il lui offrira en effet un accès direct à une grande liaison d’aménagement du territoire, vers Toulouse comme vers Lyon et Clermont-Ferrand, et cela sans emprunter la rocade d’Albi.
Il ne vous restera ensuite qu’à renseigner votre profil : Nom, Prénom, âge, département, ville, et surtout votre adresse électronique si vous voulez un retour de la région.
N’oubliez pas d’enregistrer lorsque vous aurez termin
RN 88 : les partisans de Lescure remontés
La réunion organisée à Lescure mardi dernier. DDM EC
Publié le 26/02/2022 à 05:14
https://www.ladepeche.fr/2022/02/26/rn-88-les-partisans-de-lescure-remontes-10135831.php
Si les partisans du grand contournement Sud-Ouest se sont fait connaître bruyamment, ils n’étaient pas seuls mardi soir. Dans la foule qui écoutait les solutions envisagées par la Dirso mercredi pour désengorger la RN 88 (voir la Dépêche de jeudi), on trouvait également des partisans de la bretelle de Lescure. Notamment les représentants de l’association Sécurité RN88. « Beaucoup de personnes présentes particulièrement sceptiques sur cette solution n’ont manifesté aucun enthousiasme », a tenu à souligner l’association.
Pour cette dernière, la solution du grand contournement n’est qu’un « leurre ». Et de rappeler que durant 21 ans, ce projet n’a pas avancé d’un pouce. Or durant ce temps, la situation s’est aggravée.
Pour l’association, la solution d’un autopont comme cela a été évoqué, serait catastrophique. « Ce serait la pire des solutions car cela sonnerait, selon nous, l’abandon de tout contournement. Les problèmes n’en seraient qu’aggravés et les problèmes de saturation de trafic se reporteraient sur un autre rond – point », assure-t-elle.
Une seule solution donc à leurs yeux : celle de Lescure. Le scénario le plus réaliste et le plus avancé du fait de réserves foncières présentes depuis des décennies ».
Tarn. RN88 : c’est parti pour plus d’un an de travaux
La présentation des travaux a laissé présager quelques mois difficiles pour les usagers. DDM, MPV.
Circulation – Déplacements, Lescure-d’Albigeois, Albi
Publié le 24/02/2022 à 05:13
https://www.ladepeche.fr/2022/02/24/rn88-cest-parti-pour-plus-dun-an-de-travaux-10130923.php
l’essentiel
Hier, à Lescure, les représentants de la direction interdépartementale des routes du Sud-Ouest (Dirso) ont expliqué et détaillé les travaux de sécurisation de la RN 88, qui vont être menés.
Quand on leur a dit que la solution présentée devrait durer dix ans avant l’arrivée de nouveaux bouchons, les riverains en ont pouffé. Pour eux, il n’y aura pas besoin d’attendre aussi longtemps pour que le secteur de l’Arquipeyre soit de nouveau embouteillé. Mais pour le représentant de la Dirso, « cela ne peut pas être pire qu’aujourd’hui ».
Hier, à Lescure, les représentants de la Dirso ont présenté les travaux de sécurisation de la RN88. Ces derniers consistent en la transformation de la route de la Drèche en deux voies. Il y aura également une piste cyclable et un trottoir de chaque côté de la rue. Cette route mènera à un nouveau giratoire, qui desservira les rues de la Drèche, Bouteiller et l’avenue Albert-Thomas. La pénétrante vers Cantepau, prévue un temps, ne sera pas réalisée mais pourra l’être dans le futur si besoin. Cet aménagement est censé délester une partie du flux de la RN88. Enfin, cette dernière sera doublée sur 300 m après le rond-point de l’Arquipeyre et sera donc en deux fois deux voies dans les deux sens. Là aussi, de chaque côté seront créées des zones piétonnes et cyclables. Une bretelle sera créée depuis le centre commercial pour intégrer la RN88. L’objectif de ces travaux est de sécuriser et de fluidifier le trafic. Et de créer des modes de circulation doux.
Seul problème, on ne réalise pas des travaux de cette ampleur, sans provoquer quelques gènes. Ils se dérouleront donc en plusieurs étapes pour impacter au minimum la circulation.
Dans un premier temps, les travaux de la route de la Drèche vont continuer. En avril, ceux du nouveau giratoire seront lancés. Les rues Bouteiller et l’avenue Albert-Thomas seront impactées. La Drèche sera toujours fermée. Mais en août, une partie du giratoire sera ouverte.
Le gros point noir ce sera les quinze jours des vacances de la Toussaint. « Durant cette phase, nous devons travailler sur l’ensemble du secteur et hors circulation », expliquent les représentants. Pendant cette phase des déviations seront mises en place. Par contre, on ne pourra plus accéder à Albi par la rue Albert-Thoms. Les automobilistes venant de Rodez devront sortir à Cantepau pour rattraper l’avenue Albert-Thomas un peu plus loin.
De novembre jusqu’au printemps 2023, on attaque les travaux de la RN88. Elle sera en restriction mais pas coupée. On pourra circuler sur une voie de chaque côté. Par contre l’accès direct à la RN88 en direction de Rodez sera coupé.
Autre moment délicat, au printemps 2023, quand il faudra réaliser la chaussée de la RN88. Les travaux se feront de nuit. Dix au total. La route sera entièrement coupée et des déviations mises en place.
Bien sûr, l’ampleur des travaux a provoqué quelques inquiétudes chez les riverains, qui craignent le bruit, la pollution. Et surtout que les rues voisines servent d’itinéraire bis à de nombreux automobilistes pour éviter les bouchons.
« L’objectif est de laisser ouvert tout ce qui est possible, mais on ne pourra pas empêcher des usages différents. Il y a des effets collatéraux qu’on n’a pas quantifiés », ont avoué les représentants de la Dirso.
Et revoilà le grand contournement
Impossible de parler de la RN88, sans évoquer le grand contournement nord ouest, surtout quand on est à Lescure. Hier, il en a bien sûr été question. Plusieurs intervenants ont plaidé une nouvelle fois pour cette solution. Ils ont été chaleureusement applaudis par la foule. « Il faut vraiment le mettre dans votre compte rendu, c’est ce que nous voulons », renchérissait un homme. Rappelons néanmoins qu’en novembre, lors d’une réunion publique, Stéphanie Guiraud Chaumeil, la présidente de l’Agglo, avait jugé cette solution aujourd’hui irréalisable.Il a été également question d’un autopont au niveau de l’Arquipeyre. Cette solution un temps envisagée n’a pas été retenue. « Quand l’aménagement sera saturé, on pourra faire un autopont », ont souligné les représentants de la Dirso.
RN 88 : le grand contournement plus possible aujourd’hui ?
Le contournement n’en finit pas de faire débat. DDM, MPV.
Politique, Tarn Publié le 27/11/2021 à 05:14
l’essentiel
Le sujet a été abordé par les habitants à chaque réunion de quartier. Pour la maire, il est urgent d’agir mais selon elle, un des trois scénarios n’est plus réalisable aujourd’hui. Point sur la situation.
Pas une réunion de quartier sans que le sujet ne revienne sur le devant la scène. La RN88 semble occupée l’esprit de la majorité des Albigeois, quelque peu inquiets à l’idée d’avoir un jour une autoroute transeuropéenne à leur porte.
Cette inquiétude, la maire d’Albi, Stéphanie Guiraud-Chaumeil l’a bien mesurée. Ainsi, elle ne s’est pas dérobée et même si elle refuse de donner sa préférence pour un des scénarios, elle a bien expliqué qu’un des trois n’était plus possible aujourd’hui. Celui du grand contournement.
« Bien sûr sur le papier, c’est la seule solution », a-t-elle admis. Mais ce qui était possible il y a 20 ans (en 2001, l’Etat a acté cette solution), ne l’est plus aujourd’hui selon elle. Première raison : il n’y a plus d’emplacement réservé dans le PLUI. « Quand nous avons établi notre PLUI, l’Etat n’a pas souhaité en conserver », commente-t-elle. Donc, pour réaliser ce contournement, il faudrait exproprier. Soit des années de procédures.
Deuxième difficulté : les différentes lois liées à la protection des berges, de l’eau, l’artificialisation des terres, la présence du château de Castelnau… Enfin dernière raison, le coût. Ce scénario avait été chiffré à 150 M€ en 2000. Aujourd’hui, la somme doit avoir bien grimpé. Et clairement pour la maire d’Albi, l’Etat n’a pas les capacités financières d’engager une telle somme.
Reste donc les deux autres scénarios. Sur la plaine du Go, lors de la constitution du PLUI, l’Etat a maintenu les emplacements réservés. Néanmoins, lors de la vente de plusieurs parcelles, il n’a pas souhaité acheter les terres. Mais ce scénario reste encore réalisable.
Et depuis peu un troisième est apparu. Rester sur le tronçon actuel en réglant par un pont le problème de l’Arquipeyre. Un scénario qui doit être plus en adéquation avec la capacité financière de l’Etat pour la maire. « Ils se disent qu’il n’y aura peut-être pas tant de voitures et de camions qui emprunteront cet itinéraire. Et donc que cela pourra peut-être résoudre notre problème », note Stéphanie Guiraud-Chaumeil.
Une idée qui fait quelque peu tousser la maire. « S’ils veulent faire ça, pourquoi réaliser actuellement des travaux qui coûtent si cher ». En effet, en ce moment se déroulent les travaux de la première phase de sécurisation de la RN88 au niveau de Lescure. Un chantier au long cours. « D’après les projections de l’Etat, quand les travaux seront terminés, la route sera déjà bloquée par le trafic », regrette la maire.
Comme les habitants, elle acte que « la situation évolue en notre défaveur » et qu’il est « très urgent de trouver une solution ». Mais elle refuse de faire un chèque en blanc à l’Etat. L’Agglo doit payer une partie des travaux. 37, 75 % pour le doublement de la rocade, soit la bagatelle de 47, 5 M€. « Qui aujourd’hui peut dire quel scénario est réalisable et combien il coûte ? », demande la maire. Pour elle, l’Etat, qui est le gestionnaire de la RN88, doit faire chiffrer et évaluer la faisabilité de chacun des scénarios. « Qu’il nous dise ce qui est faisable et nous choisirons ».
Mais pour Stéphanie Guiraud-Chaumeil, tout cela procède d’une stratégie. « L’État n’a pas les moyens de financer le projet alors il gagne du temps ». Et face à la division des élus, la maire ne mâche pas ses mots : « Nous sommes les rois des imbéciles. Nous sommes en train de perdre du temps et on va le regretter après ».
Elle conclura néanmoins en se demandant pourquoi leurs prédécesseurs n’ont pas anticipé le problème quand ils en avaient les moyens. « Pourquoi monsieur Foissac ne l’a pas fait quand il était aux affaires. Il me semble que le ministre était proche de ses idées », lance-t-elle en réponse à l’élu communiste qui l’a interpellé il y a peu dans nos colonnes. « Maintenant, c’est à nous de régler le problème mais on ne peut pas le faire comme il y a 20 ans en arrière ».
Roland Foissac : « RN88 : l’Etat a acté la solution en 2001 »
Dans les dossiers de Roland Foissac sont archivés les bilans de la concertation d’il y a 20 ans. DDM, Emilie Cayre.
Politique, TarnPublié le 24/11/2021 à 05:10
l’essentiel
L’ancien conseiller général communiste appelle Stéphanie Guiraud-Chaumeil et Christophe Ramond à prendre leurs responsabilités. Et rappelle que le dossier a été tranché en 2001.
« Ce dossier est traité de manière irresponsable par les acteurs politiques. Si on ne redresse pas la barre, le grand albigeois, dans 15 ans, va connaître des difficultés insurmontables ». Roland Foissac ne décolère pas. Les propos de la maire d’Albi sur le dossier de la RN88 lors du dernier conseil municipal l’ont plus qu’agacé.
Celui qui a été conseiller général (1998-2015) du canton où passe le tracé du contournement ouest tient à prendre la parole. Pour rappeler, que contrairement à tout ce qu’on entend, la solution a été actée par l’Etat. C’était en 2001 après une grande consultation sur le terrain. « Il n’y a jamais eu une concertation aussi large. Elle a duré 18 mois ».
Dans une lettre datée du 12 février 2001, le ministre des Transports, Jean-Claude Gayssot rendait son verdict. « La déviation de Lescure-d’Albigeois dont la réalisation n’est pas retenue par l’Etat sera retirée des plans d’occupation des sols ». Pour l’Etat, « le contournement nord-ouest est intégré à la section Toulouse-Sévérac-le-Chateau de la RN88 et recevra le statut de route express. La rocade d’Albi qui n’assurera pas la continuité de cet itinéraire restera classée en déviation d’agglomération. Le programme dans lequel s’intègre le contournement Nord-Ouest d’Albi est constitué par la section de la RN88 comprise entre Toulouse et Sévérac-le-Chateau ». « Jamais depuis l’Etat n’est revenu sur cette position », assure l’ancien élu.
Ce dernier rappelle également qu’à l’époque la ville d’Albi avait statué. Lors du conseil du 29 mai 2000, la ville avait pris position. On peut lire dans cette délibération : « Oui au grand contournement nord en le positionnant à la limite de l’agglomération pour assurer la continuité du trafic autoroutier. Non à la bretelle de Lescure en tant qu’elle représente un risque de continuité du réseau autoroutier national ». Puis dans la foulée, la ville expliquait dans un numéro d’Albi mag le projet de grand contournement nord qu’elle souhaite de ses vœux. Roland Foissac ne comprend donc pas l’attitude actuelle de la maire d’Albi, la ville ayant pris par le passé une position ferme. « Pourquoi inventer une 3e hypothèse farfelue ? »
Sauf que tout ça c’était il y a 20 ans. Et que depuis, personne ne s’est trop battu pour faire aboutir le projet. Résultat, le trafic a été multiplié et Albi se retrouve avec une rocade qui risque de servir un jour d’autoroute. « Aucun autre contournement ne permet d’éviter la rocade. Il faut arrêter et redevenir sérieux. Il est temps de tout mettre à plat. La maire de Lescure a fait délibérer son conseil, les autres doivent suivre ». Roland Foissac invite donc Stéphanie Guiraud-Chaumeil et Christophe Ramond à prendre leurs responsabilités.
Contournement d’Albi : l’asso Sécurité RN 88 en colère
Malgré les sommations des riverains, l’attente risque de perdurer. DDM, MPV
Circulation – Déplacements, AlbiPublié le 14/11/2021 à 05:12
https://www.ladepeche.fr/2021/11/14/contournement-dalbi-lasso-securite-rn-88-en-colere-9926568.php
l’essentiel
L’association Sécurité RN 88 qui était depuis longtemps en état d’hibernation, est sortie de son long sommeil. La raison? L’évocation d’un 3e scénario pour contourner Albi.
Au sujet du contournement autoroutier d’Albi, en 2009 déjà, l’ancien maire Philippe Bonnecarrère murmurait, désabusé après des dizaines d’années d’atermoiements : « il ne faut pas se bercer d’illusions ». Douze ans plus tard, on y est toujours, et l’éternelle question ne cesse de diviser dans l’agglomération albigeoise.
À l’occasion d’une réunion des quartiers du Breuil, de La Madeleine et de Cantepau, la maire Stéphanie Guiraud-Chaumeil a été de nouveau interrogée par les habitants sur la traversée d’Albi par la RN88 et des désagréments engendrés au nord de la ville, en termes de circulation et de pollution, au niveau du goulot d’étranglement en direction de Lescure-d’Albigeois. Les réponses apportées par l’édile au cours de ce rendez-vous avec les Albigeois, et que nous rapportions alors (lire notre édition du 23 octobre), n’ont pas manqué de réveiller et d’énerver l’association Sécurité RN 88. La raison de cette colère ? L’évocation d’un troisième scénario pour résoudre enfin la question du contournement de la ville. Ce troisième scénario prévoirait « le maintien de la RN 88 sur son passage actuel avec la réalisation d’un pont de voirie communale au dessus ou au-dessous de la RN88 en lieu et place du rond-point de l’Arquipeyre », s’étonne l’association. « Ce scénario, loin de répondre aux nombreuses problématiques, acterait définitivement l’abandon d’un contournement dans notre agglomération », s’agace encore les membres de Sécurité RN 88.
50 000 véhicules par jour
Pour rappel, deux scénarios étaient jusqu’ici évoqués. La Bretelle de Lescure qui avait fait l’objet d’études détaillées ; et un grand contournement Nord-Ouest qui n’a jamais fait l’objet d’études complètes. Alors, pourquoi mettre sur la table une hypothétique troisième solution ? « L’Association Sécurité RN 88 est fermement opposée à un 3ème scénario, qui loin de répondre à l’intérêt général, ferait fi de l’environnement humain et des aspects techniques, voire géologiques engendrés par un tel ouvrage », fustige encore l’asso.
Chaque jour, ce sont plus de 50000 véhicules qui empruntent cet axe, voitures comme poids lourds. « Coûteux, peu efficace, dangereux voire mortel pour l’environnement humain, ce 3e scénario n’apporte aucune réponse pérenne ! Arrêtons les pansements sur une jambe de bois ! Battons-nous tous, usagers, élus locaux, régionaux et nationaux, pour bénéficier d’un véritable « plan de relance » nous accordant des fonds à la hauteur de la situation. »
Après plusieurs décennies de promesses autour d’un contournement de la ville, la solution est loin d’être encore trouvée. L’association Sécurité RN 88 fondée en 1994, n’est pas près de se remettre en sommeil.
RN88 : la préfète attend la décision de l’Agglo
L’objectif est d’arriver à fluidifier le trafic. DDM, archives.
Circulation – Déplacements, Tarn Publié le 03/12/2021 à 05:14
l’essentiel
Catherine Ferrier, la préfète du Tarn, veut faire mener une étude sur les flux urbains. Objectif : voir si on peut les séparer du long cours à avoir à réaliser la déviation de Lescure.
« Il faut être intelligent ensemble. L’État cofinancera l’étude par solidarité. Cela peut être très rapide. Mais il nous faut un maître d’ouvrage ». La préfète du Tarn attend désormais la réponse de la présidente de l’Agglomération.
L’étude en question porte sur les usages urbains de la RN88. Objectif : voir comment on peut séparer le trafic urbain du trafic au long cours. Pour Catherine Ferrier, le grand contournement est impossible aujourd’hui. Et il faut éviter si possible « de porter atteinte aux administrés de Lescure ».
Face aux dernières déclarations de la maire d’Albi lors de réunions publiques sur une 3e solution, la préfète a accepté de faire le point sur le dossier de la RN88. Actuellement, des travaux de sécurisation et de fluidification sont en cours sur le tronçon au niveau de l’Arquipeyre. Des travaux au coût beaucoup plus élevé que prévu initialement. « Malgré le surcoût significatif, nous avons décidé qu’il fallait les faire », rappelle la préfète qui insiste sur le fait que le conseil départemental et l’Agglo sont cofinanceurs.
Seul problème, toutes les études montrent que ces travaux ne régleront le problème que de façon provisoire. Dans 5-10 ans, il y aura un nouveau problème de fluidification du trafic.
Aujourd’hui, selon les services de l’Etat, les bouchons ne sont pas liés au trafic au long cours mais au trafic urbain. Une situation qui s’est accentuée avec la concentration de commerces aux abords de la voie. La RN88 est devenue un périphérique alors que c’est « une route de grand transit qui relie Lyon à Toulouse ».
« La question, c’est qu’est-ce qu’on fait pour la phase II ? », souligne la représentante de l’Etat qui assure n’avoir aucun dogme en la matière.
C’est pour cette raison qu’elle a proposé une nouvelle étude sur les usages urbains. Une étude nécessaire pour concevoir différemment la phase II qui aurait pour objectif de fluidifier durablement le trafic. « L’étude peut être rapide et très courte. Il faut que chacun y mette un bon sens », affirme-t-elle.
Cette étude permettra de savoir si on peut séparer les flux et ainsi rester sur le même tronçon. Ou s’il faut en passer par une déviation.
Mais si déviation il faut, ce ne sera pas un grand contournement. Pour la préfète cette solution est irréaliste. Impact écologique trop important, délais juridiques trop long… « Il est sage de ne pas faire miroiter le grand contournement, c’est une hypothèse scabreuse », assure-t-elle.
Reste dans ce cas Lescure. « Cela peut paraître une évidence. Mais peut-être peut-on éviter Lescure ? », insiste-t-elle. Mais ça, c’est l’étude qui le dira.
En attendant, Catherine Ferrier comprend l’impatience des habitants. Dans l’immédiat, l’Etat n’a pas de solution, mais contrairement à ce qui peut se dire ici et là, il y travaille.
Commentaires Dr Jean SCHEFFER:
Quand j’ai proposé mon pacte écologique pour l’Albigeois en 2007, tous les politiques étaient d’accord pour définir rapidement le fuseau du Grand contournement Nord-Ouest, pour préempter les terrains, et seul Mr Bonnecarrère avait refusé le seul élu à ne pas signer le pacte tout en étant pour le grand contournement.
On assiste donc à un reniement de la Mairie d’Albi et de l’Etat sur le seul principe du manque de financement. Il faut rappeler à Mme Guiraud-Chaumeil que ce sont ses amis politiques qui ont privatisé les autoroutes, nous privant de 3 milliards d’€ par an, qui nous manquent cruellement.
Par ailleurs, j’ai été le premier à proposer un auto pont au-dessus de l’Arquipeyre, mais uniquement pour améliorer transitoirement le flux de circulation et non pas pour être une solution définitive à la traversée d’Albi pour la RN 88. Cela donnerait un peu de temps, mais pas trop afin de trouver un consensus et un financement pour la solution retenue. En aucun cas il est envisageable de retenir le maintien de la rocade actuelle ou la bretelle de Lescure. Ces deux solutions qui maintiennent l’autoroute Lyon Toulouse dans Albi, entraineront une pollution de l’air totalement incompatible avec les nouvelles normes européennes concernant les particules et les NOX.
« Albi: autoroute dans la ville, ping-pong entre la ville-agglomération et l’Etat au dépends des Albigeois »(J Scheffer)
Albi. RN88 : Mme le maire met les pieds dans le plat de l’Etat
Jeudi soir, Stéphanie Guiraud-chaumeil et son équipe municipale étaient à Pratgraussals pour répondre aux questions des habitants des quartiers de Cantepau, de La Madeleine et du Breuil. DDM, B. Gay.
Circulation – Déplacements, AlbiPublié le 23/10/2021 à 05:14
l’essentielLa réunion des quartiers du Breuil, de La Madeleine et de Cantepau a permis à Stéphanie Guiraud-Chaumeil de rappeler sa position sur l’épineux dossier laissé en jachère depuis 30 ans ou presque.
Jeudi soir à la salle de Pratgraussals, à l’occasion du lancement de la nouvelle série des réunions de quartiers de la municipalité, les Albigeois ont retrouvé leur maire, Stéphanie Guiraud-Chaumeil, comme ils ne l’ont jamais vraiment quitté, malgré les épisodes successifs liés à la crise sanitaire. Debout, droite face aux 120 habitants des secteurs du Breuil, de la Madeleine et de Cantepau, qui lançaient le bal des échanges entre la commune et les citoyens, durant près de trois heures, micro en main, elle a répondu au flot soutenu des interrogations. Voirie, propreté de la ville, circulation à vélo, moustiques, sécurité… tout y est passé. Si besoin était, on a pu noter la maîtrise des dossiers municipaux et la connaissance de la moindre ruelle de la ville de la part de la première magistrate d’Albi.
Stéphanie Guiraud-Chaumeil a gardé son calme sur quasiment tous les sujets, mais, au son de sa voix, on a compris qu’il y en avait un qui la chagrinait tout particulièrement. On veut parler du dossier de la traversée d’Albi par la RN88 et des désagréments engendrés au nord de la ville, en termes de circulation et de pollution, au niveau du goulot d’étranglement en direction de Lescure-d’Albigeois.
« Nous devons connaître les contraintes des 3 scénarios »
« Bien sûr que la RN88 n’a jamais été autant utilisée et ce n’est rien encore par rapport à ce qui nous attend dans le futur », a-t-elle lancé à un Albigeois qui l’interpellait. Et l’édile d’égrener les trois solutions qui pourraient exister sur le papier, après avoir rappelé l’immobilisme de l’Etat, qui a la compétence pour les routes nationales, depuis trois décennies. « La première solution, c’est le grand contournement par Marssac, Terssac et Castelnau-de-Lévis, mais il n’y a pas d’emplacement réservé par l’Etat et rien n’a été chiffré […] Il y a la deuxième solution par la rocade d’Albi avec un pont dessus ou un passage dessous l’Arquipeyre […] Et il y a enfin la troisième solution par Lescure […] L’Etat doit mettre quelques dizaines de milliers d’euros pour faire réaliser des études ! Il doit nous donner les clefs des trois solutions. Nous devons connaître les contraintes des trois scénarios, au niveau tarifaire, technique et en termes d’impact sur l’environnement. Je ne compte plus les courriers adressés au Préfet de Région. La préfète du Tarn m’a fait savoir, pour sa part, qu’il n’y a pas d’argent pour ces études », a détaillé Stéphanie Guiraud-Chaumeil.
Et Mme le maire d’Albi d’insister : « La Direction Interdépartementale des routes du Sud-Ouest (DIR SO) a organisé une réunion au début du mois de juillet au sujet de la RN88 dont j’attends encore les conclusions plus de trois mois plus tard ! » Quant aux solutions avancées par d’autres acteurs de ce dossier, comme l’association FOPA (Fermement opposée au passage autoroutier dans l’agglomération albigeoise), Stéphanie Guiraud-Chaumeil a conclu jeudi soir qu’il ne fallait pas être dupe : « Chacun prêche pour sa paroisse… » La messe ne semble donc toujours pas dite pour la RN88.
La préfète renvoie la balle à l’Agglo d’Albi
Nous avons interrogé hier la préfète du Tarn, Catherine Ferrier, pour connaître la position de l’Etat sur le dossier. Elle s’est voulue très didactique dans sa réponse : « La phase 1 des travaux de fluidification et de sécurisation est engagée sous maîtrise d’ouvrage de l’Etat. Ce dernier apporte une forte contribution à ces travaux. Le Département et l’Agglo d’Albi les cofinancent. Tous les partenaires financiers ont assumé le surcoût de cette phase 1. En ce qui concerne la phase 2, selon moi le grand contournement (lire ci-dessus) ne sera pas réalisé ; les contentieux engendreraient un surcoût insurmontable. L’option de la bretelle de Lescure ne devient solide que si on ne peut pas s’en passer, mais cette phase 2 repensée mériterait une étude qui permettrait de séparer les flux urbains des flux de grand transit. L’option Lescure ne peut pas accueillir les flux urbains. Il faut donc repenser la phase 2 avec une étude globale. Comme cette dernière concerne les flux urbains, c’est à l’Agglo d’être le maître d’ouvrage de cette étude, que l’Etat cofinancera et je ne doute pas que le Département s’associera aussi. La présidente de l’Agglo, Stéphanie Guiraud-Chaumeil attend un écrit formel. Je vais donc formaliser ce que j’ai dit en comité de pilotage.
« Baptiste Ga
Commentaires Dr Jean SCHEFFER
Les politiques n’ont rien fait pendant plus de 20 ans, ils accusent l’Etat alors que ce dernier attendait qu’ils agissent.
Et voilà que maintenant l’Etat, à travers la Préfète actuelle du Tarn, renie sa parole. Il s’était engagé à faire les études pour le grand contournement NO, et devait l’inscrire au plan Etat-Région avant 2010.
Pire, il refuse de payer les études maintenant.
Quant à Madame Guiraud Chaumeil, elle n’a jamais voulu révéler sa position quant à la bretelle de Lescure, le quatrième pont et le grand contournement NO, c’est beaucoup trop facile d’accuser l’Etat.
Pollution de l’air : les militants albigeois d’EELV veulent des actions
ABONNÉS
Le capteur se trouve au cœur du centre historique, square Delmas à Albi. DDM Emilie Cayre.
Environnement, Municipales 2020, Albi
Publié le 18/10/2021 à 05:13
l’essentiel
Dans le cadre de la journée mondiale de la qualité de l’air, les Verts d’Albi interpellent la maire et la préfète sur le manque d’information des habitants sur la pollution aux particules fines et l’absence de réaction en cas d’alerte.
40 000 morts par an causées, uniquement, par les particules fines présentes dans l’air. Précisément les PM 2.5 (particulate matter de moins de 2,5 microns). Ce sont les derniers chiffres publiés par l’Organisation mondiale de la santé. Pour les militants écologistes d’EELV d’Albi, « il y a un vrai problème environnemental et de santé publique » dans la mesure, précise Yves Carrat, où « l’OMS a récemment beaucoup abaissé les seuils de nocivité ». Le tout en rappelant que le 4 août dernier, le conseil d’État, plus haute juridiction administrative, a condamné la France à payer 10 millions d’euros à plusieurs organisations environnementales, pour n’avoir pas pris de mesures « suffisantes » contre la pollution de l’air.
Albi n’est pas la France et vendredi après-midi, lors de la conférence de presse organisée par les militants albigeois d’EELV, Square Delmas la menace ne semblait pas si évidente. Une petite placette au cœur du centre ancien, protégée de la circulation, où certaines habitations bénéficient même d’un petit espace végétalisé.
Un seul capteur pour Albi
C’est là que se trouve le seul capteur d’Atmo (ex Oramip), l’observatoire agréé pour assurer la surveillance de la qualité de l’air sur la commune d’Albi.
« Jusqu’en 2015, il y avait encore deux stations dont une près du parc Rochegude, route de Castres. Le capteur a été enlevé un an après l’élection de la nouvelle majorité et la création d’une délégation de service public » expliquent les militants d’EELV, en évoquant la gestion du circuit automobile déléguée au privé par la municipalité de Stéphanie Guiraud-Chaumeil.
Le seul capteur restant ne mesure plus les particules fines de 10 microns ou moins ni les oxydes d’azote, contrairement au capteur installé à Castres.
« On ne dit pas que rien n’est fait, mais ça ne va pas assez vite », argumente Yves Carrat, en particulier en matière de pistes cyclables et d’alternatives à la voiture. « C’est du domaine de l’agglo [ndlr, dont la maire d’Albi est présidente]. L’actuel schéma directeur n’est réalisé qu’à 25 %. »
70 km/ sur la rocade
« Le groupe EELV fait cinq propositions pour agir (lire ci-dessus) », annonce Julien Bestion, en insistant sur l’importance de bien informer les Albigeois en matière de qualité de l’air.
Atmo Occitanie, l’organisme chargé de mesurer et modéliser l’évolution de la pollution de l’air, livre un bilan annuel de ces données, entre autres à la C2A et informe également les autorités.
« En février 2019 et en mars 2021, on a eu deux niveaux d’alerte, concernant la santé des femmes enceinte et des enfants. Mais aucune mesure d’urgence n’a été prise par la préfecture du Tarn. Les autorités font le minimum pour informer la population en cas d’alerte aux particules fines » déplorent les Verts albigeois. « Le 70 km/h sur la rocade pendant des épisodes d’alerte, même s’il n’y a pas d’obligation, le préfet peut le mettre en place. En Midi-Pyrénées, certains préfets le font, d’autres pas. » Quant aux 30 km/h en ville, « ce n’est efficace que si c’est généralisé. Les demi-mesures ne suffisent plus » martèlent les Verts. Les mesures de qualité de l’air d’Atmo sont accessibles en ligne sur atmo-occitanie.org/occitanie
« Cinq propositions pour agir »
Les militants EELV d’Albi listent 5 propositions à destination de l’Agglomération d’Albi, nécessaires selon eux pour lutter contre la pollution de l’air.
1. Faire passer la rocade à 70 km/h en permanence, une mesure prévue dès que les mesures correspondent à une alerte de niveau 1
2. Installer et suivre 5 sondes d’analyse de la qualité de l’air sur l’Albigeois, dont certaines dans les zones de forte concentration de population comme Rayssac et Cantepau ; au circuit automobile d’Albi et enfin sur la partie nord de la ville où aucune mesure n’est relevée actuellement.
3. Publier en temps réel les données informant sur la qualité de l’air sur les sites internet de la préfecture, de la ville et de l’agglomération d’Albi et sur le nouveau panneau de la rocade, un service qu’Atmo Occitanie propose gratuitement.
4. Développer de façon drastique les pistes cyclables et les alternatives à la voiture à Albi.
5. Mettre fin aux activités du circuit automobile
Mais que font les politiques ?
Soirée débat de l’association FOPA de Lescure contre la bretelle de Lescure



Commentaires Dr Jean Scheffer
Dans mon « pacte écologique pour l’Albigeois », tous les politiques en 2007 s’étaient engagés (sauf Mr Bonnecarrère) à faire établir le 70km/h sur la rocade en permanence, et aussi de définir le fuseau et préempter les terrains afin de réaliser le grand contournement par le N.O.
En 2011 des capteurs pour analyser les émissions de N02 le long de la rocade, ont été positionné par l’ORAMIP, sur 12 points, afin de déterminer le meilleur positionnement pour enregistrer de façon définitive la pollution près d’une voie à grande circulation.
Etude présente en entier sur le lien: 12 relevés le long Rocade 2011 Proposition+implantation+cabines+mobiles.pdf
https://1drv.ms/b/s!As3RaHmy3U4Vn1zOxgEHfus2pjZJ?e=DLIurZ

Cette étude est introuvable sur internet: « Recherche d’un site d’implantation d’une station de proximité automobile dans l’agglomération albigeoise Résultats de la campagne de mesures par tubes échantillonneurs passifs. » A noter que le site de la route de Saint-Juery donnait un taux un peu élevé, alors que la rocade est en contrebas et donc la réalité de la pollution étant sous estimé, il n’a pas été retenu ! On comprend pourquoi Madame Guiraud Chaumeil a tout fait avec le promoteur des terrains de l’Hôpital à la Renaudié pour qu’il n’y est pas d’étude d’impact comportant une analyse de la pollution de l’air et du bruit, vu la proximité d’une école et d’un EHPAD (MAPAD de la Renaudié).

A la suite de cette étude il a été décidé de positionner deux stations mobiles Avenue Gambetta et route de Saint-Juéry afin de déterminer un site d’implantation d’une station fixe de proximité automobile qui depuis ont été enlevées. Les résultats sont parus dans le rapport annuel sur 2013, paru en 2014 (https://atmo-occitanie.org/sites/default/files/imports/pdf/Evaluation_du_niveau_de_pollution_en_proximite_trafic_sur_Albi_2013.pdf)

Les résultats:
Dépassement de l’objectif de qualité fixé sur une année pour les particules de diamètre inférieur à 2,5 μm. Avec les nouvelles normes de l’OMS (division du taux de N02 par quatre) les taux sont nettement au dessus des seuils autorisés (35 μg/m3 versus 40 μg/m3)
Voir aussi:
Pour voir l’étude de 2011 de l’ORAMIP sur les 12 relevés proches de la rocade; aucun des points de relevé n’a été retenu et depuis 2015 il n’y plus de relevé proche de la circulation :
Etude présente en entier sur le lien: 12 relevés le long Rocade 2011 Proposition+implantation+cabines+mobiles.pdf
https://1drv.ms/b/s!As3RaHmy3U4Vn1zOxgEHfus2pjZJ?e=DLIurZ
Autres documents visibles sur:
https://1drv.ms/u/s!As3RaHmy3U4Vn0rrbBo8lIQDYvOM?e=bGaDPL
Articles de la dépêche plus anciens:
https://www.ladepeche.fr/2021/04/08/bretelle-de-lescure-et-budget-la-maire-precise-9475131.php
