Les Réactions aux « VŒUX DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE AUX PROFESSIONNELS DE SANTE »

I/Les fédérations hospitalières

La Fédération Hospitalière de France salue les mesures ambitieuses pour notre système de santé annoncées par Emmanuel Macron, qui devront être jugées sur leur mise en œuvre

https://www.fhf.fr/actualites/communiques-de-presse/la-federation-hospitaliere-de-france-salue-les-mesures-ambitieuses-pour-notre-systeme-de-sante

Le Président de la République a annoncé ce jour des mesures concrètes pour réformer notre système de santé lors de ses vœux aux acteurs de la santé. La FHF accueille très positivement plusieurs des mesures annoncées, et l’objectif affiché d’une solidarité et d’une coopération réelles et renforcées dans chaque territoire entre tous les acteurs de la santé. La FHF se félicite également que plusieurs de ses propositions aient été reprises par Emmanuel Macron.

Arnaud Robinet, Président de la FHF, salue un discours ambitieux et posant le bon diagnostic, dont tout l’enjeu sera de réussir la mise en œuvre opérationnelle sans renier l’ambition de réformer tout le système de santé, à partir des besoins de santé publique.

La FHF appelle néanmoins à la vigilance sur certains points, notamment en ce qui concerne la question du temps de travail, qui ne doit pas conduire à désorganiser l’hôpital public.

Le Président de la République a annoncé ce jour une série de mesures fortes pour sortir de la logique de gestion de crise et donner au système de santé français de véritables perspectives d’évolution en répondant aux difficultés criantes que nous connaissons actuellement. 

Arnaud Robinet, Président de la Fédération Hospitalière de France réagit aux annonces du Président : 

« Le Président de la République a prononcé un discours précis, ambitieux, qui pose le bon diagnostic et n’a éludé aucun sujet. Plusieurs annonces fortes ont été faites, ce qui était attendu. L’esprit du discours, qui place la solidarité et les coopérations au cœur des réformes à venir, est celui que la FHF défend. 

Je me félicite que le Président ait entendu le besoin de former davantage de professionnels et de réviser les modalités de formation, et de mieux partager les contraintes en matière de permanence des soins entre l’hôpital public, le secteur privé et les professionnels de ville. Son annonce de la revalorisation pérenne des gardes, astreintes et du travail de nuit à l’hôpital était très attendue : je la salue sans réserve et rappelle qu’il s’agit de travaux prioritaires. 

Au-delà, la sortie de la tarification à l’activité au profit d’objectifs de santé publique sera jugée sur sa mise en œuvre technique : définir des dotations partant des besoins de santé est un très bon principe, mais il faut absolument que le même modèle s’applique à l’hôpital public comme au secteur privé, pour éviter un système à deux vitesse délétère pour les patients et les soignants, comme nous l’avons connu dans les années 1970. Enfin, j’exprime mon soutien au Président sur le sujet de l’exercice collectif : oui, il faut penser en équipe, partager les actes, à condition de conserver un médecin référent.

Je dis cependant ma vigilance sur trois sujets. La réforme du temps de travail sera utile, mais ne doit pas se faire à marche forcée, pour ne pas désorganiser l’hôpital. Sur la gouvernance, j’observe que le tandem administratif/médical évoqué est déjà largement une réalité, la codécision directeur / médecin ayant été généralisée en 2021 avec les ordonnances de médicalisation. Un équilibre opérationnel est à trouver. Enfin, le message de responsabilisation des patients est utile, mais devra faire l’objet d’une mise en œuvre prudente, notamment sur la notion de recours abusif, pour éviter des renoncements aux soins. »

Pour Arnaud Robinet, président de la FHF

Reconnaissance de tous, coopérations, contractualisation : « le Président de la République fixe un cap ambitieux pour 2023 », estime la FHP (Cliniques lucratives et hôpitaux privés)

(Communiqué FHP)

06/01/2023

https://toute-la.veille-acteurs-sante.fr/files/2023/01/CP-FHP_06012023_Voeux-Emmanuel-Macron.pdf

Émis par : FHP

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Le Président de la République s’est exprimé longuement ce jour sur les enjeux de santé. La Fédération de l’Hospitalisation Privée (FHP) salue l’engagement d’Emmanuel Macron à faire de la santé l’un de ses chantiers majeurs d’implication personnelle, avec l’école et l’écologie.

Sur le fond, le Président de la République a appelé à la reconnaissance, voire à la récompense, de celles et ceux qui dialoguent et coopèrent sur les territoires. La FHP salue les nombreuses références faites au secteur privé, la considération accordée à ceux qui « coopèrent formidablement », et la volonté d’amplifier toutes les logiques vertueuses au service de l’accès aux soins et de la permanence des soins, pour les patients.

Les hôpitaux et cliniques privés, pleinement mobilisés, seront au rendez-vous de cet engagement de tous. Celui-ci doit toutefois s’inscrire dans un cadre de reconnaissance de l’action de tous les acteurs de santé, sans distinction de statuts. Le socle des coopérations que le Président appelle de ses vœux doit être l’émergence en 2023 d’un Service Public de Santé fondé sur les missions, à égalité de droits comme de responsabilités, avec un traitement équitable pour tous.

Nous notons aussi avec intérêt la notion de contractualisation sur les territoires, autour d’objectifs de santé publique : elle doit évidemment concerner l’ensemble des acteurs, publics comme privés, selon les mêmes modalités et avec les mêmes moyens. Pour ce faire, les Agences Régionales de Santé devront être confortées dans leurs missions de régulatrices, équilibrées et équitables, de tous les acteurs.

Par ailleurs, le Président de la République a démontré une prise en considération très prononcée des enjeux de ressources humaines, avec une perception juste des pénuries alarmantes de professionnels paramédicaux auxquels le monde de la santé doit faire face. Cette volonté d’agir sur les leviers de formation, de revoir Parcours Sup, de responsabiliser en sortie d’études, de développer les pratiques avancées et les passerelles entre les métiers, et de simplifier et généraliser les délégations d’actes, va résolument dans le bon sens, sous réserve d’aller vite dans la mise en œuvre.

Enfin, concernant le financement, si des réformes sont nécessaires, les enseignements des failles et des erreurs dans la conduite des autres réformes de financement déjà en cours – les soins médicaux et de réadaptation, et la psychiatrie – nous conduisent à la réserve à ce stade. Il convient déjà de finaliser ces réformes en cours.

La FHP est disposée à être force de propositions sur de nouveaux modèles, mais les travaux devront être conduits en totale concertation, avec toute la visibilité et la transparence indispensables à l’adhésion des acteurs, et le maintien de l’excellence des filières de soin comme seul guide. Imaginer qu’un retour au budget global, renommé « dotation populationnelle », sera salutaire, reviendrait à oublier tous les apports positifs de la réforme T2A de 2004 pour l’offre de soins. Il nous faut donc imaginer de nouvelles formes complémentaires de rémunération, et la FHP est prête à travailler de façon étroite avec le ministère de la santé, pour réfléchir à une allocation des ressources qui respecte l’atteinte des objectifs de santé publique et le rôle des différents acteurs dans l’offre de soins.

Pour Lamine Gharbi, « Le Président de la République a fixé des caps ambitieux de court terme, car les chantiers annoncés concernent l’année 2023. Il pourra compter sur les hôpitaux et cliniques privés à missions, auquel il a fait référence à de nombreuses reprises, pour être « avec intensité » – pour reprendre ses termes – au rendez-vous des coopérations, comme nous le sommes inlassablement, dans un cadre qui garantisse l’équité de traitement et la reconnaissance de chacun ».

Pour les médecins libéraux

Pour MG France, des vœux du Président de la République très inquiétants pour la santé publique (contre la grève pour le Cs à 50€)

Communiqués  Publication : 7 Janvier 2023  Temps de lecture: 1 min  Mis à jour : 9 Janvier 2023 https://www.mgfrance.org/publication/communiquepresse/3270-pour-mg-france-des-voeux-du-president-de-la-republique-tres-inquietants-pour-la-sante-publique

MG France a pris connaissance avec consternation des vœux pour la Santé du Président de la République.

Alors que MG France demande depuis des mois les moyens nécessaires à la médecine générale pour que chaque Français puisse bénéficier de l’accès à un médecin traitant, le Président de la République explique comment nos concitoyens devraient pouvoir s’en passer.

Alors que MG France demande que soient valorisés les actes complexes du médecin généraliste et la fonction de synthèse du médecin traitant, la solution retenue consiste à mettre en avant les soins non-programmés brefs, simples et répétés.

Alors que MG France plaide pour que soit limité l’accès aux téléconsultations hors sol pouvant aboutir à des dérives inquiétantes pour la qualité de la prise en charge des patients, il est décidé d’ouvrir les vannes aux officines spécialisées dans ces pratiques.

Alors que MG France promeut une complémentarité respectueuse de chaque profession dans le développement de l’exercice coordonné en santé, le Président de la République reprend les thèses de ceux qui affirment qu’il serait si facile de « renouveler » une ordonnance, que tout le monde pourrait le faire, oubliant qu’il s’agit en fait d’une réévaluation et du suivi de l’ensemble des pathologies du patient.

Au lieu de reconnaître l’engagement des médecins traitants qui continuent à tenir, au prix de leur vie familiale voire de leur santé, il leur est reproché de ne pas en faire suffisamment, et demandé de s’impliquer davantage. Si ces orientations se confirmaient, il est évident que le médecin traitant, acteur essentiel d’une prise en charge graduée et coordonnée, disparaitrait à très court terme.

Cette dérégulation du parcours du patient et du système de soins aura des effets rapidement délétères pour la santé publique en France.

Dans ces conditions, MG France exprime de sérieux doutes sur les négociations conventionnelles, qui sans changement de cap aboutiront logiquement à un échec.

Seuls des engagements fermes comprenant notamment une remise à niveau non conditionnelle des tarifs pourraient permettre de répondre à la colère des médecins et aux inquiétudes légitimes des patients.

Mots-clés : médecin traitant, parcours de soins, remise à niveau tarifaire

« Monsieur le Président de la République, vous nous avez écoutés. Maintenant, entendez-nous, entendez la médecine libérale française » (Communiqué)

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16/01/2023 https://toute-la.veille-acteurs-sante.fr/203564/ecoutes-mais-le-sentiment-detre-meprises-communique/

Émis par : CSMF

Les vœux du Président de la République ont laissé les médecins libéraux sur leur faim. Sur la forme tout d’abord. En choisissant de présenter ses vœux depuis un hôpital public, en n’invitant aucun corps intermédiaire ni aucun médecin libéral, en conviant la rapporteuse d’un projet de loi visant à donner un accès direct aux IPA en dehors de tout exercice coordonné et protocolisé, le chef de l’Etat semble avoir choisi son camp.

Sur le fond ensuite. Oui Monsieur le Président, la CSMF porte une politique de droits et de devoirs. Oui Monsieur le Président, nous sommes convaincus du nécessaire engagement populationnel. Mais, Monsieur le Président, nous ne réussirons pas sans donner de moyens à la médecine libérale, premier acteur dans l’accès aux soins des Français. Les deux dernières années vous ont prouvé que notre agilité et notre engagement face à une pandémie inédite étaient sans failles. Vous nous demandez aujourd’hui d’en faire plus sans nous en donner les moyens.

Monsieur le Président, votre discours a trouvé l’écho attendu du côté de l’assurance maladie. La semaine dernière, lors des bilatérales, le mot clé était “devoirs”. Les moyens n’ont toujours pas été évoqués. Pire, on commence à comprendre entre les lignes qu’ils seront limités. Les médecins libéraux sont en colère. En conséquence, la CSMF a décidé de lancer un appel à la grève de la permanence des soins à compter du 23 Janvier 2023. Ce mouvement ne pourra aller qu’en se durcissant si rien ne bouge.

Monsieur le Président de la République, vous nous avez écoutés. Maintenant, entendez-nous, entendez la médecine libérale française qui réalise 8 consultations sur 10 dans notre pays soit deux millions de consultations par jour.  Nous saurons ne pas vous décevoir et répondre, comme nous l’avons toujours fait, aux besoins de soins des Français. Mais pour cela nous avons besoin de moyens qui vont bien au-delà d’un ONDAM de ville plus de 3,5% sous le niveau de l’inflation, une première en 25 ans.

Monsieur le Président de la République, entendez-nous et donnez à la médecine libérale les moyens de ses ambitions !

Contact : franck.devulder@csmf.org

Médecins libéraux du SML – Vœux d’Emmanuel Macron aux professionnels de santé : « le Président de la République connaît-il la médecine de ville ? »

(Communiqué)

06/01/2023 https://toute-la.veille-acteurs-sante.fr/203151/voeux-demmanuel-macron-aux-professionnels-de-sante-le-president-de-la-republique-connait-il-la-medecine-de-ville-communique/

Émis par : SML

Après désormais plus de 5 années au pouvoir, le SML constate que le Président de la République demeure toujours très fort dans l’exercice du diagnostic. En effet, Emmanuel Macron a brillamment dressé un diagnostic complet du (mauvais) état du système de santé français. Cependant après plus de 5 ans au pouvoir, le SML constate aussi que le Président de la République n’a pas varié la tonalité de son discours en matière de santé, c’est-à-dire l’hospitalo- centrisme, tout particulièrement sur l’hôpital public.

Plus grave en encore, il semble que le Président n’ait rien compris ni entendu aux revendications des milliers de médecins libéraux qui ont manifesté hier dans la rue et aux attentes pourtant légitimes de la médecine de ville. Ce n’est pas 10.000 assistants médicaux subventionnés qui vont régler le problème de la surcharge administrative quand il nous faut embaucher 40.000 secrétaires médicales et assistants médicaux. Qui plus est ce personnel indispensable pour fluidifier le parcours des patients au sein de nos cabinet doit avoir un espace de travail : comment sommes-nous censés financer des locaux plus vastes alors même que les loyers professionnels actuels interdisent en pratique l’installation des médecins de secteur 1 ?

Sur le fond le SML aurait aimé que le Président rappelle que le médecin est le pivot du parcours de soins et que la compétence du médecin garantit la qualité et la sécurité de la prise en charge globale du patient. Concernant la délégation d’actes, elle ne peut s’envisager qu’à partir du médecin et la plupart des médecins libéraux demandent une délégation des actes administratifs, pas des actes cliniques. En parlant de droits et de devoirs (cf. discours du Président), un pays qui est la 7ème puissance mondiale se doit pour le moins d’augmenter la valeur de la consultation médicale à la moyenne européenne.

Pour ce qui est de la permanence des soins ambulatoire elle est assurée sur 97% des secteurs de garde. Quand les médecins se désengagent c’est très souvent pour des problèmes de sécurité. Pour ce qui est des établissements, il n’est pas question que les praticiens libéraux acceptent d’être payés autrement qu’à l’acte. C’est une ligne rouge.

De bien maigres annonces allant dans le bon sens : le lancement d’un travail contre les lapins aux rendez-vous médicaux (en attendant la déclinaison pratique) et la suppression du seuil arbitraire des 20% pour les actes de téléconsultation (en excluant bien évidemment les plateformes).

Le SML constate que Monsieur le Président de la République connait peu la médecine de ville et est mal conseillé sur le sujet. Le SML se tient à la disposition du Président Macron au cas où il souhaiterait envisager des solutions innovantes, intelligentes et pérennes pour sortir la médecine de ville du bourbier infâme où les gouvernements successifs l’ont plongée.

Contact : presse@lesml.org

Vœux d’Emmanuel Macron aux professionnels de santé : « destruction programmée de la médecine libérale », estime l’UFML-S

(Médecins libéraux soutien des grèves actuelles Cs à 50€)

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08/01/2023 https://toute-la.veille-acteurs-sante.fr/203134/voeux-du-president-emmanuel-macron-aux-professionnels-de-sante-destruction-programmee-de-la-medecine-liberale-communique/

Émis par : UFML-S

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Après plusieurs mois d’alertes lancées par les médecins libéraux autour de l’effondrement de la médecine libérale en lien avec les politiques sanitaires successives, l’UFML-S attendait du Président de la République, une écoute et une prise de conscience de l’effondrement en cours du système sanitaire. Tel n’a pas été le cas. Le Président Macron a dit en préambule de son discours que le diagnostic posé en 2018, lors de la présentation de « ma santé 2022 »avait été le bon et qu’il fallait aller « plus vite et plus fort ».

Pendant plus d’une heure, il a présenté des actions déjà existantes ou en cours de mises en place, comme des faits nouveaux, en une course folle au renforcement de l’échec de sa politique sanitaire.

Présenter le financement de 10 000 assistants médicaux comme une solution aux difficultés d’accès aux soins des Français liés à la pénurie de médecins libéraux est symbolique de cette absence totale d’écoute des professionnels de santé, de connaissances de leurs exercices et de leurs difficultés. Pour l’UFML-S c’est chaque médecin libéral qui doit bénéficier de l’aide d’un ou plusieurs assistants et c’est leur exercice qui doit leur permettre (comme leurs collègues dentistes) de les salarier. Le modèle subventionné est le faux nez d’une absence de volonté d’investir et de développer la médecine libérale.

Alors que la crise est immense, le président, joue petit bras et ne met rien en œuvre pour la résoudre! Dès lors, parler de « pacte de droits et devoirs » pour la médecine libérale sonne creux…

Les gardes sont pourvues sur 95% du territoire. Et s’il est un devoir urgent, indispensable, incontournable, c’est celui de l’investissement dans la médecine libérale. Ce devoir, c’est celui du Président et de son gouvernement. Ils ne le remplissent pas!

S’il est un droit urgent, indispensable, incontournable, c’est celui des Français à bénéficier d’une médecine libérale en capacité de leur offrir en tout lieu, une médecine humaine, moderne et de haute technicité. Celle-ci est rendue impossible par les choix présidentiels.

La généralisation du SAS, proposée comme solution est déjà en cours et se heurte aux manques de médecins régulateurs et de médecins effecteurs, au regard de la pression constante de la demande de soins sur les cabinets libéraux. L’accélération annoncée sur les délégations d’actes est, tant sur la forme que sur le fond du discours, une insulte aux médecins libéraux et un mépris de la médecine qu’ils exercent.

« Les Français devront avoir recours à d’autres professionnels pour renouveler leurs ordonnances pour des maladies chroniques , pour le dépistage »

Mais qui conseille notre Président ? Y a-t-il seulement quelqu’un ? Le renouvellement d’ordonnance, c’est la médecine libérale vue depuis le comptoir du Balto! C’est une médecine presse-bouton, une médecine de bon à tirer, qui n’existe que dans les fantasmes de celles ou ceux qui voient les médecins comme leur petit personnel, là pour leur délivrer sans réfléchir ce qu’ils sont venus chercher. Cette déclaration laisse à penser que c’est sa vision de la médecine libérale et de la médecine générale en particulier.

« Beaucoup de généralistes devraient déléguer deux ou trois ordonnances par an à l’infirmier référent ou au pharmacien référent ».

Au-delà du concept très Macronien du doigt mouillé, cette vision jupitérienne de l’exercice médical libéral est d’une naïveté confondante. Elle valide son absence totale de connaissance de ce qu’est la pratique médicale. Il n’y a pas de renouvellement d’ordonnance! Une ordonnance est réévaluée, le patient réexaminé, son traitement discuté, mesuré, modifié si il y a lieu, en fonction de ses effets, des événements, de la clinique, du moment…

Nous affirmons que parler de « renouvellement d’ordonnance » est une insulte faite aux médecins. Parler de deux ou trois ordonnances à « déléguer » à un infirmier ou un pharmacien référent est une idée déconnectée de la réalité de la pratique, une absurdité !

Pour lui, le dialogue entre médecins et paramédicaux permettra de trouver « la bonne fréquence »

« S’ils sont malins, ils délèguent aux paramédicaux…les actes qui ont le moins de valeurs »

Le président évolue manifestement dans une dimension qui lui est propre… Ce dialogue est constant, mais jamais cette question ne sera abordée, parce qu’elle n’a pas lieu de l’être, à moins de vouloir attenter à la qualité de la médecine … Parler d’êtres « malins » et de déléguer à d’autres des actes de « moins de valeurs » est indigne de la fonction présidentielle. C’est l’expression, la encore, d’un profond mépris à l’égard de celles et ceux qui portent le soin.

Plus grave encore: le Président déclare « le médecin traitant doit être la porte d’entrée, mais pas le verrou de notre système. D’ici à la fin de l’année, 600 000 patients en affections de longue durée se verront proposer un médecin traitant ou plus exactement une équipe de référence »

il pulvérise le concept de médecin traitant, pour une dilution de la responsabilité au sein d’une équipe. En médecine, la dilution de la responsabilité est dangereuse. Il avoue ici sa vision des communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS). En effet le maillage complet du territoire national par les CPTS est prévu fin 2023 dans la lettre de cadrage du ministre de la Santé François Braun au directeur de l’assurance maladie. Or, une de leurs missions régaliennes est de fournir un médecin traitant à chaque patient! « In vitro », sur le papier, le problème est donc résolu! Sauf que, le nombre de médecins n’a pas augmenté (ce n’est pas la volonté Macronienne) et que tous les médecins libéraux, ne sont pas dans les CPTS! Pour répondre à cet engagement impossible, il change les règles du jeu, et pulvérise le concept de médecin traitant pour un concept fumeux et brinquebalant : l’équipe traitante!

Quelques points positifs :

La question de l’importance des rendez-vous non honorés qui reçoit l’onction présidentielle. Cependant quid de la possibilité de leur facturation?

Le management bicéphale, est une demande de l’UFML-S depuis des années, qui ne marchera, rappelons le ici, que si le représentant des soignants est élu par ses pairs et si chacune des deux parties à un droit d’opposition lors de toute décision.

Et … rien d’autre… La question de la suppression de la TAA date du discours de Nevers en septembre 2018, l’aménagement des 35 h à l’hôpital ou le paiement des heures supplémentaires sont des sortes de monstres du loch Ness que beaucoup connaissent, mais dont personne n’a jamais à ce jour pu vérifier l’existence!

Après avoir entendu ce discours, les médecins libéraux sont sûrs de plusieurs choses:

  • Le président de la République ne les connaît pas, ne les entend pas, et n’a, à l’évidence, aucune volonté d’écouter leurs problématiques.
  • Il veut ubériser la médecine libérale, changer le paiement à l’acte pour plus de forfaits et autres modes de rémunérations, diluer la responsabilité médicale et faire disparaitre l’existence du médecin traitant.
  • Le président de la République ne fait pas le choix du développement de la médecine libérale, médecine pourtant moins couteuse et plus proche du patient, et n’aborde pas une fois dans son discours, la moindre volonté de développer les installations en médecine libérale.
  • Le Président de la République poursuit plus vite et plus fort, des réformes en échec depuis 2018.
  • Il fait le choix de la confrontation et d’un conflit dur avec les médecins libéraux

L’UFML-S en prend acte, et prend acte du sabotage présidentiel des négociations conventionnelles. Nous mettrons toute notre énergie à poursuivre le mouvement engagé avec collectifs et syndicats de médecins libéraux.

Nous présenterons, dans quelques jours, à la presse, les résultats d’un travail engagé depuis plusieurs semaines à l’opposé des choix présidentiels, en faveur de l’investissement large dans la médecine libérale, d’une amélioration de la santé publique et d’un gain économique pour le pays.

Contact : laurent@lp-conseils.com

« Nous avons eu droit à une leçon de morale » : les médecins libéraux fustigent les annonces de Macron   

Par Mathilde Gendron le 09-01-2023 

https://www.egora.fr/actus-pro/politique-de-sante/78569-nous-avons-eu-droit-a-une-lecon-de-morale-les-medecins-liberaux?nopaging=1

Ce vendredi 6 janvier, Emmanuel Macron a présenté son nouveau plan d’action pour sortir de cette « crise sans fin » dans laquelle est plongé le système de santé. Des mesures qui partagent les syndicats des médecins libéraux et hospitaliers.  

Emmanuel Macron s’est déplacé ce vendredi 6 janvier au centre hospitalier Sud-Francilien de Corbeil-Essonnes. Il en a profité pour avancer les mesures de son plan d’action pour refonder le système de santé. Concernant la médecine de ville, le Gouvernement a annoncé vouloir davantage rémunérer les médecins qui prennent de nouveaux patients, ainsi que ceux qui participent à la permanence des soins ambulatoires. Dans un communiqué, le syndicat des médecins libéraux (SML) s’est insurgé : « Il semble que le Président n’ait rien compris ni entendu des revendications des milliers de médecins libéraux qui ont manifesté hier dans la rue et aux attentes pourtant légitimes de médecine de ville. » Les représentants souhaitaient une « délégation des actes administratifs, pas des actes cliniques ». Même constat du côté du syndicat MG France qui « demande depuis des mois les moyens nécessaires à la médecine générale pour que chaque Français puisse bénéficier de l’accès à un médecin traitant ». Or « le Président de la République explique comment nos concitoyens devraient pouvoir s’en passer », raille le syndicat, sur Twitter.  

« Ligne rouge » 

Autre annonce d’Emmanuel Macron : la tarification des médecins. Alors que les représentants souhaitaient une revalorisation du tarif de la consultation, le Président a déclaré vouloir « sortir d’un financement à l’acte » pour aller vers un « financement à la mission ». Le SML s’y est formellement opposé : « Il n’est pas question que les praticiens libéraux acceptent d’être payés autrement qu’à l’acte. C’est une ligne rouge. » MG France appelle quant à lui à une « une revalorisation non-conditionnelle de leurs tarifs pour répondre à la colère des médecins et aux inquiétudes légitimes des patients ». En revanche, le syndicat demandait une revalorisation des actes dits complexes, alors que « la solution retenue [par le Président, NDLR] consiste à mettre en avant les soins non-programmés brefs, simples et répétés ».

La demande des syndicats était également d’embaucher davantage d’assistants ou de secrétaires médicaux pour se délester de la charge administrative. Le Président a assuré que 10 000 assistants médicaux seraient engagés d’ici fin 2024. Mais c’est insuffisant pour le SML. « Ce n’est pas 10 000 assistants médicaux subventionnés qui vont régler le problème de la surcharge administrative quand il nous faut embaucher 40 000 secrétaires médicales et assistants médicaux. »

« Laissons les médecins et l’Assurance maladie aller jusqu’au bout » : Braun renvoie la question de la hausse de la consult’ aux négos

Au sujet de la téléconsultation, le Gouvernement a dit vouloir supprimer la contrainte des 20% du volume d’activité annuel d’un médecin. MG France s’y oppose. Le syndicat demande de limiter « l’accès aux téléconsultations » qui peuvent « aboutir à des dérives inquiétantes pour la qualité de la prise en charge des patients”. Pourtant, le Gouvernement a « décidé d’ouvrir les vannes aux officines…

spécialisées dans ces pratiques ». Autre lutte des syndicats : les lapins posés par les patients. Le Président a assuré qu’un « travail » serait lancé avec l’Assurance maladie pour « mettre fin à cette irresponsabilité ». Le SML a dénoncé de « bien maigres annonces » contre ce fléau pour les professionnels de santé. 

« Leçon de morale »

Dans un communiqué, la Fédération des médecins de France (FMF) a, elle, dénoncé les propos du Président de la République. « Nous avons eu droit à une leçon de morale, car selon notre Président, les médecins libéraux ne feraient plus de gardes, ne prendraient plus de nouveaux patients et mettraient trop de temps pour manger le midi », fustige le syndicat. « L’esclavage est aboli en France et dans le monde depuis longtemps ! » La FMF demande toujours une « rémunération au tarif européen de tous les actes médicaux ». « Nous ne voulons pas être comme les agriculteurs qui nourrissent la France et qui dépérissent. »  

« C’est la dernière chance de sauver notre métier » : les médecins généralistes dans la rue pour crier leur « souffrance » 

En plus des médecins libéraux, le Président de la République s’est aussi adressé au personnel hospitalier. Il veut réorganiser l’hôpital d’ici le 1er juin. La Fédération hospitalière de France (FHF) a salué cette initiative. « Le Président de la République a prononcé un discours précis, ambitieux, qui pose le bon diagnostic et n’a éludé aucun sujet. » Le syndicat se dit également favorable à la sortie de la tarification à l’activité au profit d’objectifs de santé publique. Mais il faut « que le même modèle s’applique à l’hôpital public comme au secteur privé, pour éviter un système à deux vitesses délétère pour les patients et les soignants ». Seuls trois points sont à surveiller selon le syndicat : « la réforme du temps de travail », « le tandem administratif/médical » et « le message de sensibilisation des patients ». 

Les syndicats des étudiants en médecine ont également réagi aux annonces d’Emmanuel Macron, comme l’association nationale des étudiants en médecine de France (Anemf), qui regrette que le salaire des étudiants en médecine réalisant des stages soit inférieur aux autres étudiants français. « Nous demandons 3,90 € par heure, nous sommes à 2 € par heure », avance le syndicat sur Twitter. Il déplore également un manque cruel de professeurs. « En 20 ans, le nombre d’enseignants a augmenté de moins de 10% quand le nombre d’étudiants a augmenté de 250% », poursuit-il. Le syndicat attend un plan d’investissement, malheureusement toujours absent. Pourtant, le Président a annoncé vouloir rémunérer davantage les médecins qui forment des internes. 

Vœux d’Emmanuel Macron : « le constat est posé et sans soutien complémentaire, l’avenir de notre système de santé paraîtrait bien sombre »

(Communiqué Fédération Nationale des CPTS)

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09/01/2023

Émis par : Fédération nationale des CPTS

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La fédération nationale des CPTS a suivi avec attention les annonces du Président de la République Emmanuel Macron. Le constat est posé et sans soutien complémentaire, l’avenir de notre système de santé paraîtrait bien sombre.

Le modèle actuel est à bout de souffle et des réformes en profondeur sont inéluctables.
Le renforcement de l’échelon territorial se confirme avec les CPTS comme levier.
C’est évidemment un signal fort envoyé aux CPTS et à la Fédération Nationale des CPTS mais encore faut-il s’en donner les moyens !

Les moyens organisationnels
Les moyens structurels
Les moyens financiers

Ne faisons pas les choses à moitié et repensons en profondeur le sujet de l’accès aux soins pour éviter cet engorgement des urgences.

En effet les citoyens attendent des réponses concrètes et au plus proche de chez eux, les CPTS qui couvriront le territoire national d’ici l’année prochaine sont essentielles notamment pour répondre à ces enjeux de coordination. Elles créent du lien entre les professionnels de santé du territoire, elles permettent la mise en place de parcours de soins pour les patients, elles structurent une offre pour les soins non programmés et enfin elles travaillent étroitement avec les structures en santé, sociales et médico-social pour organiser un modèle visible et lisible pour tous.

Enfin et le président de la République l’a rappelé,
les citoyens , les usagers doivent également participer à ces évolutions.

Le consumérisme, les rendez-vous non honorés sont autant de facteurs qui, ajoutés au reste, participent à fragiliser le système de santé

La fédération nationale des CPTS contribue à l’ensemble des travaux de refondation et de par son expertise proposera d’ici quelques semaines une feuille de route pour les années à venir.

Soyons collectivement conscient des enjeux colossaux qui nous attendent et ayons une réflexion prospective pour construire avec l’ensemble des parties prenantes un modèle plus solidaire, plus accessible et plus transversal.

David Guillet

Lire le communiqué de la FCPTS

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Pour les praticiens Hospitaliers

Action Praticiens Hôpital – Vœux Santé du Président de la République : « du discours de la méthode à la méthode du discours ? »

(Communiqué Action Praticiens Hôpital, union d’Avenir Hospitalier et de la Confédération des Praticiens des Hôpitaux ,)

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10/01/2023 https://toute-la.veille-acteurs-sante.fr/203313/voeux-sante-du-president-de-la-republique-du-discours-de-la-methode-a-la-methode-du-discours-communique/

Émis par : APH

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Le Président de la République a présenté ses vœux pour la santéaux Français, aux soignants et aux Action Praticiens Hôpital, union d’Avenir Hospitalier et de la Confédération des Praticiens des Hôpitaux l’en remercie.

Action Praticiens Hôpital prend acte du bilan sans équivoque porté par le Président de la République sur les échecs itératifs d’une méthode globale qui dure depuis deux décennies et qui a systématiquement écarté les acteurs de terrain des décisions en creusant la désertification médicale des territoires.

Concernant l’affichage des 19 milliards de rattrapage alloués, comme évoqué par le Président de la République, Action Praticiens Hôpital lui rappelle qu’il manque entre 150 et 200 milliards sur les 15 dernières années pour l’ONDAM hospitalier. Il reste encore un chemin sans fin à parcourir pour combler ce gouffre et APH confirme que le traitement choisit en 2020 était bien insuffisant car il n’a pas abordé les problèmes de fond comme déjà en 2018… Ainsi certains soignants ou praticiens ont quitté ce navire en perdition.

Action Praticiens Hôpital se satisfait du constat présidentiel sur la T2A ou tarification à l’acte, qui a généré une politique de course effrénée aux actes et aux valorisations sur un principe de rentabilité transformant un bien commun en hôpital-usine. Dans le nouveau modèle à construire, il faudra évaluer non seulement le coût de l’acte, mais le temps passé par les professionnels de santé en incluant les coopérations autour du patient, les coûts des infrastructures et des interventions médico-sociales.

Action Praticiens Hôpital demande que le nouveau financement de la santé soit abordé autour du besoin de soins de nos concitoyens et adapté au coût réel du soin… et non l’inverse !

Action Praticiens Hôpital exige l’intégration de ratios soignants-praticiens par malade pour une plus juste allocation des moyens, élément majeur oublié dans le discours présidentiel.

Action Praticiens Hôpital prend note d’un rééquilibrage de la gouvernance en espérant que celle- ci comportera également un volet social pour que nous puissions exercer dans des conditions plus humaines. Les hospitaliers veulent pouvoir soigner en respectant la dignité des malades qui sont aujourd’hui stockés sur des brancards aux urgences dans une indifférence qui interpelle.

Action Praticiens Hôpital entend le constat du Président de la République sur la formation de nos jeunes soignants et praticiens avec l’anomalie de la gestion algorithmique de ParcourSup que le Président se propose de corriger. APH insiste sur la nécessaire protection de nos jeunes qui s’engagent dans les métiers du soin et qui ne peuvent plus être lancés au front de cette crise sanitaire sans fin pour « boucher les trous » et combler les absences. APH rappelle l’aberration d’envoyer nos jeunes se former à l’étranger par manque de places dans nos facultés ou de terrain de stage tout en spoliant certains pays de leurs ressources médicales ou soignantes.

L’organisation et le parcours des étudiants en santé sont à repenser si nous ne voulons pas voir un taux d’abandon de 45% qui marque un échec de la méthode qui brûle les vocations de notre jeunesse et impacte autant notre avenir sanitaire.

Le Président de la République a abordé également le temps et l’organisation du travail à l’hôpital comme nos conditions de vie.

Action Praticiens Hôpital rappelle que le temps de travail de très nombreux praticiens hospitaliers est invisibilisé par les directions hospitalières grâce à un système comptable non conforme. De plus, les praticiens n’ont pas accès à la protection offerte aux autres salariés pour la défense de leurs droits élémentaires. La forfaitisation des émoluments des soignants et des praticiens est une gageure dont l’injustice est criante et se doit d’être immédiatement corrigée en l’intégrant de manière rétroactive pour nos retraites.

Le Président a évoqué la nécessaire reconnaissance et prise en compte de la pénibilité du travail de nuit et de week-end dans un contexte de permanence des soins quasi exclusivement assurée par les hospitaliers. Il veut repenser l’organisation collective et managériale et si nous avons bien compris considérer la juste valorisation de cette mission de service public qui est une évidence en termes de justice sociale et de considération de notre charge de travail.

Action Praticiens Hôpital s’inquiète des « solutions de santé » du Président de la République qui pour répondre à la pénurie, visent à créer des professions médicales intermédiaires. APH regrette la possible exclusion des médecins dans le parcours de soins coordonné des patients.

Action Praticiens Hôpital partage les constats du Président de la République autour de la mobilisation, de la solidarité et de la responsabilité de tous les acteurs de notre système de santé.

Action Praticiens Hôpital attend une réelle refondation structurante du système de santé, définissant les rôles et missions de chacun dans le parcours de soins coordonné des patients.

APH prend date de la nécessité de reconnaître l’engagement permanent des hospitaliers incluant la permanence des soins, comme des pistes de sauvetage évoquées pour l’hôpital public mais attend les mesures adéquates à déployer. APH insiste surtout sur la nécessité de retrouver le sens de nos missions pour les soignants et les praticiens dans un système à la dérive … L’attractivité des carrières, est pour APH un des leviers essentiels à traiter dans le fond et non par des palliatifs.

Dans un but d’équité et de reconnaissance, Action Praticiens Hôpital demande au Président de la République :

  • La mise en place d’un nouveau système de financement de la Santé basé sur la pertinence et la qualité des soins intégrant les ratios de soignants-praticiens avec les besoins de soins de nos concitoyens ;
  • Une gouvernance humanisée et humaniste pour organiser la réponse sanitaire hospitalière ;
  • La juste prise en compte considération des équilibres entre vie professionnelle et vie personnelle car vos soignants et vos praticiens sont en grande souffrance ;
  • Le décompte réel du temps de travail et son affichage pour faire valoir nos droits et la prise en considération de l’exacerbation d’une pénibilité qui sur les horaires de la Permanence des Soins repose quasi exclusivement sur le système hospitalier ;
  • La restitution immédiate des 4 années d’ancienneté volatilisées au décours du Ségur pour les praticiens nommés avant octobre 2020 qui de fait ont été spoliés.

Action Praticiens Hôpital, appelle à ne plus considérer les hospitaliers, soignants, personnels médico-techniques ou praticiens, en particulier pour nos jeunes en formation, comme de simples variables d’ajustement corvéables à merci.
Le temps des applaudissements et des promesses est effectivement révolu, nous attendons des actes pour construire le système de Santé demain tout en protégeant et en soignant les malades d’aujourd’hui avec dignité et humanité mais surtout avec la qualité et la sécurité des soins que nous leur devons et une qualité de vie et d’exercice auxquelles les hospitaliers ont droit. 

Action Praticiens Hôpital, conformément aux principes portés celles et ceux qui ont construit notre système de santé solidaire, se rappelle de Saint Exupéry : « L’avenir, tu n’as point à le prévoir mais à le permettre. ». Action Praticiens Hôpital porte et portera ce combat.

Le « seuil critique » pour le président Macron

(Communiqué des pédiatres en majorité hospitaliers SNPEH)

09/01/2023

http://uro4.mjt.lu/lnk/AVcAAAg0fcQAAcvUMUAAAADksiMAAAAFGcMAAFxuAAW0UABjvVbPXnVny54aQ8OVJQYRzwcmKAAFeLU/43/N1t7ZVcJ35ARVkWVdsDiwQ/aHR0cHM6Ly90b3V0ZS1sYS52ZWlsbGUtYWN0ZXVycy1zYW50ZS5mci8yMDMyMjUvbGUtc2V1aWwtY3JpdGlxdWUtcG91ci1sZS1wcmVzaWRlbnQtbWFjcm9uLWNvbW11bmlxdWUv

Émis par : SNPEH

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Après avoir adressé deux lettres ouvertes au président Macron, les 21 octobre et 1er décembre, restées sans réponse, le collectif de pédiatrie a lancé, avec le soutien du SNPEH, un cri d’alarme dans un communiqué de presse du 12 décembre 2022, intitulé « Au printemps, restera-t-il quelqu’un pour soigner les enfants ? » : « Nous répétons que des mesures et engagements doivent être pris en urgence afin de sauvegarder ce qui peut encore l’être, notamment l’expertise des soignants, avant que les derniers d’entre eux ne claquent la porte eux aussi et qu’il n’y ait plus personne pour soigner les enfants. »

En effet, depuis la fin du mois de septembre, les soignants, à l’hôpital comme en ville, ont pris en charge jour et nuit les nourrissons touchés par une épidémie de bronchiolite particulièrement précoce et virulente et ayant atteint des niveaux supérieurs aux épisodes des onze dernières années, ainsi que les autres enfants ayant besoin d’une prise en charge en urgence. Les soins pour les malades chroniques ont été déprogrammés pour laisser place aux victimes de cette épidémie que l’hôpital public n’a pas pu absorber.

Il aura fallu attendre le 23 décembre – bien après le début de la préparation des Assises de pédiatrie et de Santé de l’enfant (le 07/12) – pour que le président Emmanuel Macron reçoive enfin, durant une heure trente, plusieurs pédiatres et soignants membres du collectif de pédiatrie en présence de François Braun, ministre de la Santé et de la Prévention et d’Adrien Taquet co-responsable des Assises de pédiatrie. Le chef de l’Etat « a tenu à les recevoir pour leur témoigner sa reconnaissance pour leur engagement sans faille « , a exprimé le fait que la santé de l’enfant « est un sujet majeur » et a réitéré sa volonté de  » poursuivre des réformes structurantes pour l’hôpital et ses soignants ».

Il a évoqué successivement « des mesures immédiates pour l’hôpital public » qui ont été annoncées le 6 janvier 2023 « avec comme objectif de garder les soignants et d’augmenter l’attractivité », « la notion de seuil critique pour les effectifs soignants, de modification de la tarification à l’activité (T2A) qui valorise mieux la pédiatrie ». Le choix sémantique du président de ne pas utiliser le mot ratio en dit long sur ses véritables intentions…

Actuellement, les professionnels de pédiatrie sont confrontés de plein fouet non plus à une seule épidémie, mais à trois : bronchiolite, Covid-19 et grippe. Même si le pic de l’épidémie de bronchiolite est passé, le nombre de cas pour dix mille consultations reste très élevé et les hospitalisations pour bronchiolite représentent près de la moitié des hospitalisations des enfants de moins de 2 ans, ce qui a mis en forte tension les services de pédiatrie pendant les vacances de Noël. De plus, l’épidémie de gastro-entérite à rotavirus a, comme tous les ans, débuté.

Cette surcharge de travail oblige les pédiatres hospitaliers à ne faire que du soin somatique et technique, aux dépens de la prévention et du repérage des problèmes de santé mentale et sociaux qui s’aggravent nettement avec des drames qui se multiplient.

Patients, parents et professionnels se retrouvent à vivre ensemble l’enfer des urgences comme cela se voit aussi dans les services d’urgences « adultes » ou générales. Nous accueillons les patients et travaillons dans des conditions indignes de ce que l’on peut attendre du système de santé d’un pays «développé» et «riche» comme le nôtre. Les patients atteints de pathologies chroniques voient leurs prises en charges retardées avec toutes les conséquences pronostiques et de simple confort de vie que cela implique.

Jusque-là, les seules décisions prises par le ministère de la Santé et de la Prévention ont été la publication, le 17 novembre, d’une circulaire annonçant la prolongation de l’augmentation de 50% de l’indemnité de garde (non revalorisée depuis des décennies) des médecins. Deux arrêtés au journal officiel du 12 décembre 2022 (applicables à partir du 1er décembre) ont ainsi instauré une majoration, pour l’ensemble des professions de soins critiques, de l’indemnité des heures de nuit et des gardes ainsi que la généralisation de la prime de soins critiques à partir d’octobre 2022. Cette majoration doit être pérennisée, comme l’a annoncé le Président. Pour les médecins, le temps de travail additionnel (rémunéré au rabais, moins que le temps de travail normal) et les astreintes ont été oubliées.

Aucune des autres mesures urgentes d’attractivité exigées par le collectif de pédiatrie et le SNPEH (cf notre précédent communiqué de presse du 14 novembre) consistant essentiellement à réouvrir des lits, à recruter des personnels formés, à revaloriser les salaires, ainsi qu’à augmenter le nombre d’internes formé(e)s au moins de 300 à 600 par an, n’ont été prises. Certaines mesures structurelles à la Pédiatrie pourraient bénéficier des Assises mais la méthodologie jusqu’ici floue nous rend dubitatifs.

Le SNPEH, syndicat des pédiatres hospitaliers, membre d’APH, exige en urgence pour les pédiatres comme pour les autres PH :

  • L’ouverture du chantier de la permanence des soins, dont le volet financier devra comporter une revalorisation pérenne et rétroactive :
    • des indemnités de gardes, identiques pour tous les praticiens quel que soit leur statut, à 744 € brut par garde, comme cela est le cas pour les hospitalo-universitaires,
    • du temps de travail en astreinte et du temps de travail additionnel : 650 € bruts pour 5h de travail supplémentaire.
    • Un décompte juste et loyal du temps de travail, en heure ou en demi-journée au choix du praticien, obligation rappelée récemment par le Conseil d’Etat ;
    • Le reclassement équitable de tous les praticiens hospitaliers nommés avant octobre 2020, avec attribution de 4 ans d’ancienneté, comme pour les nouveaux nommés.

Il est plus que temps que le ministère de la Santé et de la Prévention s’engage à réaliser un travail de fond sur tous ces points, en particulier sur la permanence des soins, en concertation avec les organisations représentatives des praticiens hospitaliers, faute de quoi la fuite des praticiens hospitaliers va se poursuivre.

Les quelques annonces qu’a faites le président de la République Emmanuel Macron, vendredi 6 janvier, lors de la présentation de ses vœux aux professionnels de santé au Centre Hospitalier Sud Francilien (CHSF) de Corbeil-Essonnes, ne nous ont pas convaincus.

Pour le bureau du SNPEH, Dr Emmanuel CIXOUS, président et Dr Jean-Louis Chabernaud, vice- président.

Contact : Emmanuel.CIXOUS@ghsc.fr

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Académie de médecine

Position de l’Académie nationale de médecine sur le Plan Santé présenté par le Président de la République Française le 6 Janvier 2023

(Communiqué)

17/01/2023 https://toute-la.veille-acteurs-sante.fr/203605/position-de-lacademie-nationale-de-medecine-sur-le-plan-sante-presente-par-le-president-de-la-republique-francaise-le-6-janvier-2023-communique/

Émis par : Académie nationale de médecine 

Le Président de la République a présenté, lors de la cérémonie des vœux aux acteurs de la santé du 6 Janvier 2023, un plan d’action qui ambitionne de stopper le déclin du système de santé, documenté par plusieurs organismes institutionnels dont l’Académie nationale de médecine, et dont la pandémie COVID-19 a été un puissant révélateur.

L’Académie se félicite des mesures annoncées en faveur d’une réorganisation de l’hôpital qui vise à remettre les médecins et les personnels soignants au cœur de leurs missions. L’Académie avait notamment souligné à maintes reprises l’importance de privilégier une codirection médicale des hôpitaux plutôt qu’uniquement administrative et comptable, ainsi qu’un mode de financement qui dépende de la qualité des soins plutôt que du nombre d’actes pratiqués. L’Académie prend note avec intérêt du souhait de revoir les modalités de travail à l’hôpital, mais elle reste mobilisée sur l’application concrète de cette mesure qui conditionne l’attractivité des métiers.

L’Académie regrette que la recherche et l’innovation en biologie-santé n’aient pas été évoquées dans le « Plan Santé », comme cela avait été déjà le cas lors du « Ségur de la Santé ». Elle rappelle avec force que la qualité des soins dispensés aux malades est tributaire d’une recherche de haut niveau. La réorganisation de l’hôpital devra replacer la recherche au cœur de sa gouvernance et favoriser les coopérations de recherche avec la médecine de ville qui est en première ligne pour les pathologies chroniques.

Contact presse : Virginie Gustin – virginie.gustin@academie-medecine.fr

Pour les paramédicaux et cadres

Vœux d’Emmanuel Macron aux soignants : « de belles perspectives… maintenant passons aux actes », pointe le Sniil (Infirmiers libéraux)

(Communiqué du SNIIL)

06/01/2023 https://www.sniil.fr/voeux-e-macron-aux-soignants-des-belles-perspectives-maintenant-passons-aux-actes/

Émis par : Sniil

Le Président de la République a présenté, le 6 janvier, ses vœux aux acteurs de la santé. Emmanuel Macron souhaite décloisonner la ville et l’hôpital, les métiers ainsi que développer la collaboration entre professionnels.  Pour le Sniil, ce discours plein de promesses interroge. Cette cérémonie se déroulait dans un établissement hospitalier où les acteurs de la ville étaient complètement absents…

Des avancées sont malgré tout à souligner pour la profession infirmière et pour l’accès aux soins :

  • La mise en place d’un statut d’infirmier référent. Ce dernier doit donner la possibilité au IDEL  de renouveler certaines prescriptions médicales. Le Sniil porte cette mesure depuis des années et en avait fait part au ministre de la Santé et de la Prévention lors d’une rencontre.
  • « Faire évoluer les compétences » des IDEL. Le Président de la République a conscience de l’importance du partage de compétences entre professionnels de santé afin de gagner du temps médical. Pour le Sniil, cela va plus loin. Le développement des compétences des infirmiers redonnerait du sens au métier, aux missions quotidiennes de la profession.
  • L’accès direct à certaines professions dans des situations spécifiques. Lors de ses vœux, E. Macron a évoqué cette possibilité. Bien que les IDEL n’aient pas été cités, le Sniil rappelle que les actes relevant des compétences de la profession, telles que la prise en charge de la dépendance et le suivi de plaies, doivent s’ouvrir afin de faciliter l’accès aux soins pour tous.
  • Une meilleure valorisation des actes infirmiers et du maintien à domicile. Le Président a fait part de la volonté de mettre en place de nouvelles modalités de financement afin d’apporter une meilleure reconnaissance des professionnels de santé dans la prise en charge des patients. Les infirmières et infirmiers ne doivent pas être une fois de plus les oubliés des pouvoirs publics.

Ces nombreux chantiers sont dans les tiroirs depuis des années. Les réformes doivent rapidement être menées et aboutir à des mesures concrètes.

Le Sniil est favorable à toutes les formes d’exercice pluriprofessionnel qui encouragent l’ensemble des professionnels à s’engager et à trouver des solutions de collaboration territoriale. Toutefois, des vigilances demeurent notamment sur la mise en œuvre de ces mesures afin que chaque territoire soit équitablement traité.

Les risques de ne penser le futur système de santé qu’à travers le prisme des problèmes actuels et non en repensant le système dans sa globalité sont forts. Le Sniil est prêt à poursuivre les travaux avec le Ministère sur tous les sujets qui concernent la profession infirmière et l’exercice libéral.

Contact presse : John Pinte, Président national du Sniil, communication@sniil.fr

La FNESI, l’ISNI, l’ONI et le CNOMK soutiennent la proposition de loi pour l’amélioration de l’accès aux soins par la confiance aux professionnels de santé

(Communiqué Ordre infirmiers, Etudiants infirmiers, Ordre des Kinésithérapeutes, Internes )

16/01/2023 https://www.ordre-infirmiers.fr/assets/files/000/communiqués%20de%20presse/CP%20conférence%20presse%2016%20janvier_compressed%20(2).pdf

Émis par : Ordre national des infirmiers, Fnesi, Isni, Ordre des masseurs-kinésithérapeutes

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« Aujourd’hui, 6 millions de Français n’ont pas de médecin traitant, dont plus de 600.000 patients atteints d’une ALD.

Nous ne pouvons rester sans proposition pour les patients ne parvenant pas à trouver un médecin dans un délai raisonnable, à plus forte raison ceux qui n’ont pas de médecin traitant et sont porteurs d’une affection de longue durée. »

Les projections démographiques des médecins montrent que la situation ne pourra que s’aggraver dans les années à venir, notamment du fait de l’allongement de la durée de la vie, conduisant de plus en plus de médecins à supporter une charge de travail et une pression inhumaines.

Des solutions peuvent contribuer à soulager un système de santé en tension, en faisant appel à des professionnels formés et responsables qui s’engageront à travailler en coopération étroite avec les médecins, au bénéfice de leurs patients.

Les soins de premier recours sont garantis par un ensemble de professionnels, par un ensemble d’instruments diagnostiques et thérapeutiques permettant la prise en charge des patients. Ils doivent être pensés comme un système global allant au-delà de la question du médecin traitant.

La prise en charge des patients doit être redéfinie pour prendre en compte l’ensemble des aspects indispensables à une prise en charge de qualité : médicaux, sociaux et familiaux. Les compétences doivent être redéfinies de manière concertée entre les différentes professions : médecins, infirmiers en pratique avancée, infirmiers diplômés d’état, kinésithérapeutes… Cette redistribution des compétences doit être consensuelle, et systématiquement sécurisée par une formation adaptée qui garantit une qualité uniforme dans la prise en charge des patients.

Cette garantie doit être apportée dans un cadre national, sur l’ensemble de nos territoires, pour garantir l’égalité d’accès aux soins pour tous.

Nous sommes favorables aux transferts de compétence s’ils ne sont pas synonymes de baisse de la qualité des soins pour les patients, et si la formation initiale et continue est anticipée et co- construite entre les professionnels maîtrisant la compétence aujourd’hui et ceux qui la recevront demain.

La proposition de loi de la rapporteure Stéphanie Rist va dans ce sens parce qu’elle repose sur un triptyque essentiel et efficace : la responsabilité de chacun des acteurs du soin, la coordination entre eux, et la formation pour garantir l’efficacité de la prise en charge.

Manon Morel, Président de la Fédération Nationale des Étudiant‧e‧s en Sciences Infirmières Olivia Fraigneau, Présidente de l’InterSyndicale Nationale des Internes 
Patrick Chamboredon, Président de l’Ordre National des Infirmiers 
Pascale Mathieu, Présidente de l’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes

« Nous avons la capacité de soulager les cabinets médicaux » : les kinés appellent à instaurer l’accès direct sans attendre  

Par Louise Claereboudt le 09-01-2023 https://www.egora.fr/actus-pro/paramedicaux/78566-nous-avons-la-capacite-de-soulager-les-cabinets-medicaux-les-kines

Une proposition de loi défendue par la députée de la majorité Stéphanie Rist visant à instaurer l’accès direct aux masseurs-kinésithérapeutes sera examinée ce mardi 10 janvier en commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale.

« Alors que plus de six millions de Français n’ont pas de médecin traitant, une transformation ambitieuse de notre système s’impose », estiment les syndicats et l’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes dans un communiquécommun diffusé ce vendredi 6 janvier, le même jour que les annonces du Président de la République sur la refondation du système de santé.

« Le médecin traitant doit être la porte d’entrée mais pas le verrou du système de santé », indiquait le chef de l’Etat lors de ses vœux aux acteurs de santé au CH de Corbeil-Essonnes, défendant le recours à d’autres professionnels de santé compte tenu du manque de médecins généralistes sur le territoire. Le partage d’actes avait été prôné quelques mois plus tôt par le comité de liaison inter-ordres (Clio).

Alors qu’une proposition de loi visant à instaurer un accès direct aux kinés, IPA et orthophonistes, portée par Stéphanie Rist, doit être examinée demain en commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale, les représentants des masseurs-kinésithérapeutes ont ainsi tenu à réaffirmer l’importance d’adopter une telle mesure pour améliorer l’accès aux soins.

Accès direct aux kinés : « Il ne faut pas de restriction aux pathologies »

Cela « fait effectivement partie des solutions à mobiliser rapidement pour libérer les cabinets médicaux de premier recours et les urgences hospitalières », écrivent-ils. « Depuis 2016, en cas d’urgence et en l’absence d’un médecin, les kinésithérapeutes ont pris en charge en accès direct à leur demande de nombreux patients, sans qu’il n’y ait eu aucune déclaration d’accident et aucune plainte. »

« Alors que prolifèrent les dérives thérapeutiques, que nos patients sont trop souvent victimes de pratiques non contrôlées et trop peu dénoncées malgré de nombreuses alertes, il est nécessaire que tous les professionnels de santé puissent s’unir pour proposer ensemble les solutions améliorant l’accès aux soins », considèrent les syndicats et l’Ordre, ajoutant que l’accès direct a déjà « fait ses preuves dans de multiples pays », notamment au Royaume-Uni ou en Norvège.

« Les 100 000 kinésithérapeutes exerçant en France et les étudiants en formation sont prêts à cette transformation collective, les patients leur font confiance, n’attendons plus ! » lancent-ils à quelques jours de l’examen de la PPL Rist, qui indigne les syndicats de médecins libéraux.

Etudiants en santé – La FNEK, la FNEO, la FNESI et l’UNECD se positionnent en faveur de la proposition de loi Rist (Transferts de compétence des médecins vers les paramédicaux) , « début d’une nouvelle vision réaliste des véritables besoins et solutions pour favoriser l’accès aux soins des populations » (Communiqué)

09/01/2023 https://toute-la.veille-acteurs-sante.fr/203111/la-fnek-la-fneo-la-fnesi-et-lunecd-se-positionnent-en-faveur-de-la-proposition-de-loi-rist-debut-dune-nouvelle-vision-realiste-des-veritables-besoins-et-solutions-pour-favoriser/

Émis par : FNEK, FNEO, FNESI, UNECD

Le 18 octobre 2022, Madame la députée Stéphanie RIST a déposé une proposition de loi visant à améliorer l’offre de soins en permettant un accès direct aux soins et la possibilité de réaliser des primo-prescriptions à certaines professions paramédicales.

La Fédération nationale des étudiant‧e‧s en sciences infirmières (FNESI), la Fédération nationale des étudiant·e·s en kinésithérapie (FNEK), l’Union nationale des étudiants en chirurgie dentaire (UNECD) et la Fédération Nnationale des étudiants en orthophonie (FNEO) s’associent autour d’un communiqué de presse commun afin de soutenir cette proposition de loi.

Vœux du président de la République aux professionnels de santé : l’ANCIM (Cadres de santé) s’étonne du manque de reconnaissance des soignants

(Communiqué)

06/01/2023 https://toute-la.veille-acteurs-sante.fr/203132/suite-des-voeux-du-president-de-la-republique-aux-professionnels-de-sante-communique/

Émis par : ANCIM

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Alors que Monsieur le Président de la République a posé un diagnostic juste en soulignant la nécessité de sortir d’une gestion de crise permanente, l’ANCIM s’étonne du manque de reconnaissance des soignants.

Au-delà du binôme cadre de santé / médecin chef de service, évoqué dans le rapport Claris et la loi Rist, il existe une ligne managériale paramédicale qui ne doit pas être exclue de la gouvernance et des processus décisionnels.

Ne pas associer les paramédicaux et leurs managers à la gouvernance des hôpitaux revient à nier leur investissement, leur engagement et leur efficacité.

Plus qu’un tandem médico-administratif c’est un Triumvirat Directeur Général / Président de CME et Direction de soins qu’il faut mettre en place !

Tout comme l’a exprimé l’AFDS, cela constituerait «une opportunité de développer un réel équilibre des pouvoirs des professionnels de santé hospitaliers au bénéfice du management des équipes, de leur attractivité et de leur fidélisation ainsi que de l’amélioration de la prise en charge des patients »

Contact : asso.ancim@gmail.com

L’Ordre national des infirmiers salue la vision et les annonces historiques du Président de la République pour le système de santé

(Communiqué)

06/01/2023

Émis par : ONI

Les annonces du Président de la République à l’occasion de ses vœux aux soignants témoignent d’un pragmatisme, d’un esprit de responsabilité et d’une volonté réformatrice qui sont à la hauteur des enjeux et des attentes des patients et des professionnels de santé.

L’Ordre se félicite de la prise en compte des propositions ambitieuses formulées en septembre dernier par l’ensemble des ordres de santé, dans le cadre du Comité de liaison des institutions ordinales (CLIO), pour faciliter la prise en charge des patients par une plus grande coopération et un meilleur partage des compétences.

L’Ordre national des infirmiers va continuer à collaborer activement avec le gouvernement pour faire aboutir ces réformes dans le calendrier rapide qui a été fixé par le Président de la République.

Il sera notamment force de propositions et soutien dans le cadre de l’examen de la proposition de loi pour l’accès aux soins, portée par la députée Stéphanie Rist.

Pour favoriser la mise en œuvre rapide des annonces du Président de la République, il rappelle l’urgence de réviser le décret-socle qui encadre la profession infirmière, dont le principe a été acté et annoncé par le gouvernement.

Contact : gcaumes.oni@ordre-infirmiers.fr

Les kinésithérapeutes sont prêts à relever le défi de l’accès aux soins

(Communiqué Kinésithérapeutes)

06/01/2023 https://toute-la.veille-acteurs-sante.fr/203159/les-kinesitherapeutes-sont-prets-a-relever-le-defi-de-lacces-aux-soins-communique/

Émis par : Alizé, FFMKR, FNEK, Ordre des masseurs-kinésithérapeutes, SNIFMK, SNMKR

Au fil des décennies, la France s’est couverte de déserts médicaux, non seulement en secteur rural, outre-mer, mais aussi en zone urbaine.

Alors que plus de six millions de Français n’ont pas de médecin traitant, une transformation ambitieuse de notre système s’impose. Celle-ci nécessite l’engagement de toutes les professions de santé, dans une démarche collaborative pour améliorer l’accès aux soins et garantir la qualité des pratiques.

Les propositions élaborées avec le Comité de Liaison des Institutions Ordinales – Santé (CLIO Santé) pour améliorer l’accès à l’offre de soins et co-signées par tous les présidents d’Ordres de santé, ainsi que la proposition de loi relative à l’amélioration de l’accès aux soins par la confiance aux professionnels de santé, répondent de manière efficace à la désertification sanitaire.

Dans le cadre d’une collaboration quotidienne avec les médecins, les kinésithérapeutes ont la capacité de soulager les cabinets médicaux. La coordination des soins est déjà une réalité quotidienne de la relation Médecin/Kinésithérapeute notamment à travers la transmission systématique du bilan de kinésithérapie.

Depuis 20 ans, la profession de kinésithérapeute s’est peu à peu structurée et a évolué, avec l’obtention du diagnostic kinésithérapique, la création d’un ordre professionnel, d’un CNP, et plus récemment une formation universitaire en cinq ans conférant le grade master et la création d’enseignants chercheurs. Nous rappelons que depuis 2016, en cas d’urgence et en l’absence d’un médecin, les kinésithérapeutes ont pris en charge en accès direct à leur demande de nombreux patients, sans qu’il n’y ait eu aucune déclaration d’accident et aucune plainte.

L’accès direct au kinésithérapeute fait effectivement partie des solutions à mobiliser rapidement pour libérer les cabinets médicaux de premier recours et les urgences hospitalières.

L’accès direct a fait ses preuves dans de multiples pays depuis de nombreuses années (l’accès direct au kinésithérapeute est possible en Norvège, Danemark, Royaume-Uni, Suède, Espagne, Finlande, Hongrie, Islande, Irlande, Italie, Kosovo, Luxembourg, Malte, Hollande, Portugal, Pologne, Suisse, Albanie, Bosnie, Estonie, pour ne citer que ceux-ci).

Alors que prolifèrent les dérives thérapeutiques, que nos patients sont trop souvent victimes de pratiques non contrôlées et trop peu dénoncées malgré de nombreuses alertes, il est nécessaire que tous les professionnels de santé puissent s’unir pour proposer ensemble les solutions améliorant l’accès aux soins. Les 100 000 kinésithérapeutes exerçant en France et les étudiants en formation sont prêts à cette transformation collective, les patients leur font confiance, n’attendons plus !

Propositions des ordres de santé pour améliorer l’accès à l’offre de soins grâce à l’interprofessionnalité

Contacts :

president@alize-kine.org
president@ffmkr.org
presidence@fnek.fr
communication@ordremk.fr
president@snifmk.com
guillaume.rall@snmkr.fr

Communiqués ayant précédé les annonces de Macron

Communiqué commun Libéraux-Hospitaliers:

L’actualité confirme une fois de plus l’extrême vulnérabilité de notre système de santé. Les médecins hospitaliers et libéraux sont très inquiets pour les patients. Ils s’opposent à une médecine à plusieurs vitesses. La compétence du médecin garantit la qualité et la sécurité de la prise en charge globale du patient. Il est le seul à avoir une longue formation professionnalisante qui permette le diagnostic médical et la décision thérapeutique. Dans la prise en charge personnalisée et coordonnée du patient, le médecin, comme tout chef d’orchestre, recourt aux compétences spécifiques et indispensables des professionnels de santé. Les décisions politiques prochaines devront respecter ces principes.

Praticiens hospitaliers de l’APH « Génération de bâtisseurs » : pour le système de sante aussi ?

https://aph-france.fr/VOEUX-DU-PRESIDENT-DE-LA.html

Le Président de la République présentera – paraît-il… – ses vœux aux professionnels de santé le 6 janvier 2023. Si le concept de « bâtisseurs » a largement été évoqué lors des vœux de la Saint Sylvestre aux Français, il avait été fait peu de cas du système de santé tout entier, et de l’hôpital en particulier lors de cette allocution.

Depuis des années, les différentes politiques ont œuvré avec un succès reconnu à détruire l’hôpital public.

Depuis des années, Action Praticiens Hôpital et ses composantes proposent des solutions pour reconstruire l’hôpital, pilier fondamental de notre système de santé solidaire. Ce sont des propositions issues des souhaits des praticiens de terrains, et qui sont de réelles solutions pour l’attractivité des carrières médicales hospitalières. Ce sont également des solutions travaillées en lien avec d’autres organisations syndicales et des collectifs représentants médecins et personnels paramédicaux.

Pour les praticiens hospitaliers, Action Praticiens Hôpital attend du Président qu’il engage enfin les chantiers qui seront les fondations de l’attractivité, que nous attendons :

  • Chantier de la permanence des soins : juste décompte du temps de travail nocturne, revalorisation des indemnités de sujétion de manière pérenne, intégration du samedi matin dans la permanence des soins, reconnaissance et prise en compte de la pénibilité de cette mission pour la retraite ;
  • Chantier du temps de travail : décompte horaire du temps de travail, abaissement des obligations de service à 39 heures ;
  • Chantier de la gouvernance : renouveau de la démocratie sanitaire dans la gouvernance médicale avec la désignation des responsables de pôles et de services par leurs pairs, rôle décisionnaire et non consultatif des commissions médicales d’établissement ;
  • Chantier du déroulement de carrière : octroi immédiat et rétroactif des 4 ans d’ancienneté aux praticiens hospitaliers nommés avant le 1er octobre 2020, comme cela a été fait pour les plus jeunes.
Aucune négociation n’a eu lieu avec le ministère depuis mars 2022 ! 

Depuis le Ségur de la Santé nous n’avons toujours pas vu la moindre avancée sur l’attractivité hospitalière alors que les soignants et les praticiens hospitaliers sont à bout de forces.

Action Praticiens Hôpital sera vigilant sur les annonces présidentielles qui pourraient être émises.

Dans un contexte d’hôpital dont les fondations se fissurent de toutes parts, APH exige la reprise de négociations avec les organisations syndicales professionnelles médicales de toute urgence.

APH demande la planification immédiate de ces réunions, avec une méthode de travail constructive et participative.

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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