Crise de l’hôpital : FO appelle à la «grève illimitée» à partir du 10 janvier
Le syndicat demande des mesures concrètes au gouvernement et notamment 200 000 recrutements dans les secteurs du sanitaire, du social et du médico-socia

Par Le Parisien avec AFP
Le 4 janvier 2023 à 21h29, modifié le 5 janvier 2023 à 07h53
L’hôpital public est-il sur le point de craquer ? Le deuxième syndicat de la fonction publique hospitalière, FO-Santé, a appelé ce mercredi à la « grève illimitée » à partir du 10 janvier, dénonçant la « situation extrêmement dégradée » du secteur et « l’inaction » du gouvernement.
Après les médecins libéraux, au tour de l’hôpital d’entrer en grève contre « les conditions de travail inacceptables » et « la mise en danger de nombre de patients et d’agents hospitaliers épuisés ». FO-Santé a indiqué dans un communiqué avoir déposé un « préavis de grève illimitée » qui « prendra effet à compter du mardi 10 janvier à minuit ».
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Pourtant signataire du « Ségur de la santé » en 2020, le syndicat – conforté par sa deuxième place aux élections de décembre – réclame « un changement radical de politique de santé » et blâme « l’inertie du gouvernement » qui « n’a fait qu’accélérer les fermetures de lits et de services ».
En guise de remède aux « services d’urgences débordés », au « manque de médecins récurrent » ou encore à la « grande souffrance » de la psychiatrie – parmi d’autres griefs – FO-Santé demande « 200 000 recrutements dans les secteurs du sanitaire, du social et du médico-social ».
Une crise révélée par le Covid
La pandémie de Covid-19 a mis en lumière la situation très dégradée de l’hôpital public en France, confronté à un manque de moyens pour faire face à un tel afflux de patients. La triple épidémie de grippe, bronchiolite et Covid-19 de ces dernières semaines ainsi que la grève des médecins libéraux ont davantage fragilisé le système.
Depuis le 31 décembre, 93 % du personnel soignant des urgences de Thionville (Moselle) est en arrêt maladie pour protester contre les conditions de travail. « On en arrive là parce que malgré leur engagement, les équipes sont à bout, épuisées, et incapables d’assurer une prise en charge de qualité, ce qui est insupportable pour eux », a indiqué Clarisse Mattel, infirmière de l’hôpital et secrétaire générale du syndicat MICT-CGT.
Une note du Comité consultatif national d’éthique (CCNE) publiée début novembre appelait déjà à « une rénovation profonde » du système de santé et à la tenue d’états généraux pour une éthique de la santé publique.
Crise à l’hôpital : Force ouvrière appelle à la « grève illimitée » à partir du 10 janvier
Article de 20 Minutes avec AFP • Hier à 22:43
Le deuxième syndicat de la fonction publique hospitalière, FO-Santé, dénonce une dégradation du système de santé

Grève du personnel des urgences de l’hôpital Pellegrin Tripod de Bordeaux pour denoncer les conditions d’accueil des malades et les conditions de travail du personnel.© S. ORTOLA / 20 MINUTES
CONDITIONS DE TRAVAIL – Le deuxième syndicat de la fonction publique hospitalière, FO-Santé, dénonce une dégradation du système de santé
La mobilisation du personnel soignant est en marche. Le deuxième syndicat de la fonction publique hospitalière, FO-Santé, a appelé jeudi à la « grève illimitée » à partir du 10 janvier, dénonçant la « situation extrêmement dégradée » du secteur et « l’inaction » du gouvernement.
Vidéo associée: Grève des médecins : les cabinets vont rouvrir dès le 9 janvier (Dailymotion)
https://geo.dailymotion.com/player/x8v0l.html?video=x8gwvmr&mute=true&loop=false
Après les médecins libéraux, au tour de l’hôpital d’entrer en grève. Contre « les conditions de travail inacceptables » et « la mise en danger de nombre de patients et d’agents hospitaliers épuisés », FO-Santé indique dans un communiqué avoir déposé un « préavis de grève illimitée » qui « prendra effet à compter du mardi 10 janvier à minuit ».

Pourtant signataire du « Ségur de la santé » en 2020, le syndicat – conforté par sa deuxième place aux élections de décembre – réclame « un changement radical de politique de santé » et blâme « l’inertie du gouvernement » qui « n’a fait qu’accélérer les fermetures de lits et de services ».
En guise de remède aux « services d’urgences débordés », au « manque de médecins récurrent » ou encore à la « grande souffrance » de la psychiatrie – parmi d’autres griefs – FO-Santé revendique « 200.000 recrutements dans les secteurs sanitaire, social et médico-social ».