Gestion de la crise: un rapport secret qui étrille le gouvernement

Le Parisien –

« Covid-19 : le rapport secret qui étrille la gestion de crise du ministère de la Santé »

C’est ce que titre Le Parisien, qui fait savoir que « selon un rapport confidentiel de l’Inspection générale des affaires sociales […], le ministère de la Santé était passé tout près du naufrage au printemps 2020. Est-il mieux armé aujourd’hui ? ».
Séverine Cazes explique ainsi que « c’est un document qui n’avait jamais été divulgué jusqu’à ce jour. Nous l’avons cherché pendant près de 2 ans, d’abord par les voies officielles. […] Il nous a été répondu que cet audit du ministère de la Santé durant la première phase du Covid-19, estampillé «Confidentiel» sur chacune de ses 205 pages, était «préparatoire à une décision administrative» et ne pouvait être communiqué au grand public. Dont acte. D’autres voies se sont révélées plus efficaces… ».


La journaliste précise que « commandé fin juin 2020 par Olivier Véran, alors ministre de la Santé, ce «retour d’expérience du pilotage de la réponse à l’épidémie de Covid» a été remis au gouvernement en novembre 2020. Selon nos informations, un cercle très restreint au sein de l’exécutif l’a tenu entre les mains. Ce «retex» avait pour but d’identifier «les réussites, les difficultés et les lacunes» révélées par le Covid dans l’organisation du ministère ».
« Il visait aussi à «tirer les leçons de manière constructive, collective et transparente», notamment en cas d’un rebond épidémique. Entre mi-juillet et octobre 2020, 4 inspecteurs de l’Igas ont interviewé quelque 375 personnes (membres de cabinets ministériels, directeurs d’agences régionales de santé, d’hôpitaux, préfets, élus, etc.) à travers la France. Leur constat, quasi clinique, est accablant : impréparation, désorganisation et circuit de décision «peu lisible»… »,
retient Séverine Cazes.


La journaliste indique que le rapport de l’Igas « a été versé à l’enquête de la Cour de justice de la République (CJR). Celle-ci devra dire si des membres du gouvernement ont pu avoir une part de responsabilité dans la gestion du coronavirus et sa propagation, et donc dans le bilan de l’épidémie qui a fait à ce jour plus de 160.000 morts en France ».
« L’exécutif se voit notamment reprocher le manque de masques, le délai avant d’activer le centre de crise interministériel ou encore le maintien des élections municipales en mars 2020 »,
rappelle-t-elle.


Séverine Cazes se penche en détail sur ce rapport, évoquant notamment « un centre de crise minuscule et un directeur écrasé par trois fonctions » : « Lorsque l’épidémie explose, à partir de mi-février 2020, le centre de crise sanitaire s’apparente à un esquif ne tenant la mer que grâce à des «renforts massifs» de volontaires. Des agents de «tout profil», sans aucune précision des compétences nécessaires (parler anglais, spécialiste en data, etc.), vont être piochés en urgence parmi d’autres administrations à partir du 10 mars. […] Ces matelots dévoués se sont épuisés à la tâche ».


La journaliste note que « le rapport juge «indispensable» en cas d’activation du niveau 3 de «mettre en place un centre de crise véritablement ministériel» avec des renforts «préalablement désignés et formés à la gestion de crise» ».
Séverine Cazes ajoute que « débordé du fait de sa petite taille, le centre de crise sanitaire l’est aussi dans son fonctionnement. En langage profane, on dirait même… un bazar sans nom ! ».
Le rapport indique ainsi : « L’organisation de la gestion de crise a connu un éclatement tel qu’au cours de la mission, aucun acteur rencontré n’a semblé en avoir une vision claire et exhaustive, quel que soit son niveau hiérarchique. Ce manque de vision d’ensemble a conduit à des activités conduites en doublon, mais aussi à l’absence de prise en charge de certains sujets, en particulier par anticipation ».

Rapport secret sur la gestion de crise du Covid-19 : zéro pointé pour la recherche française »

Date de publication : 4 janvier 2023

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https://www.mediscoop.net/index.php?pageID=57c3b76e7ebae5944c1e60eef50ca0cb&id_newsletter=17746&liste=0&site_origine=revue_mediscoop&nuid=44baf5968540a6248a8065e80f2f7273&midn=17746&from=newsletter

Le Parisien

Séverine Cazes continue de rendre compte du « rapport secret [de l’Igas] sur la gestion de crise du Covid-19 ».
La journaliste observe que « le défaut de pilotage public de la recherche médicale n’a pas permis de produire les connaissances cruciales pour lutter contre le virus lors de la première phase du Covid-19. Les laboratoires français ont multiplié les projets de recherche sur le Covid-19, mais sans se coordonner efficacement, selon le rapport ».
Les inspecteurs de l’Igas écrivent ainsi que « l’intérêt stratégique de la recherche médicale a été identifié très tôt dans le déroulé de la crise. Une cellule interministérielle a été activée en mars et placée sous l’autorité du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche, et du ministère de la Santé ».
Séverine Cazes remarque : « Enfin un point sur lequel la gestion de crise aura fonctionné. Au pays de Pasteur, la recherche française devrait avoir de beaux restes ! Cet espoir se trouve vite éteint, comme celui de la découverte à l’époque d’un vaccin français contre le Covid-19, que ce soit par le laboratoire Sanofi (privé) ou l’Institut Pasteur, une fondation d’utilité publique financée pour un tiers par l’État ».
« Les inspecteurs de l’Igas pointent notamment du doigt l’opérateur externe du ministère, Santé publique France (SPF), qui «n’a pas joué le rôle de coordination de l’expertise (…) attendu au regard de ses missions légales» »,
relève la journaliste.
Les inspecteurs ajoutent que « le très fort dynamisme de la recherche s’est accompagné d’une incontestable dispersion des projets avec plusieurs effets délétères. […] Dès mars-avril, de multiples voix se sont élevées pour alerter (…) : projets redondants, trop segmentés, regroupements d’équipes trop peu nombreux, cohortes ou perspectives de cohortes trop faibles ».
« Beaucoup se sont interrogés sur la pertinence du financement d’un nombre important de dossiers, voire l’ont contestée, estimant qu’ils ne produiraient pas de connaissances. Beaucoup d’essais ne sont pas, en effet, arrivés à leur terme, compte tenu du nombre de patients à recruter, d’autres n’ayant même pas pu démarrer. […] À la fin du mois d’août 2020, seuls Il 2,5% des patients hospitalisés ont participé à des essais cliniques »,
ajoutent-ils.
Séverine Cazes note que « les auteurs recommandent à l’avenir de «prioriser les axes de la recherche, favoriser les regroupements d’équipes et la dimension européenne» ».

Publié le 04/01/2023

Covid : un rapport accablant de l’IGAS sur la gestion de la première vague de Covid

Paris, le mercredi 4 janvier 2023

https://www.jim.fr/medecin/pratique/recherche/e-docs/covid_un_rapport_accablant_de_ligas_sur_la_gestion_de_la_premiere_vague_de_covid_195554/document_actu_pro.phtml

– Le journal le Parisien révèle les grandes lignes d’un rapport resté secret de l’IGAS, qui décrit la désorganisation qui régnait au ministère de la Santé lors de la première vague de la pandémie de Covid.

Beaucoup de choses ont été dites et écrites et beaucoup le seront encore sur ces quelques mois de 2020 où la France a été prise par surprise par la Covid-19 et où l’ensemble de la population a été confinée, tandis que plus de 25 000 personnes perdaient la vie. Déjà fin juin 2020, Olivier Véran, ministre de la Santé d’alors, s’interrogeait sur la manière dont la crise avait été gérée et avait donc commandé à l’inspection générale des affaires sociales (IGAS) un rapport sur la question.

Ce document, remis au gouvernement en novembre 2020 et intitulé “retour d’expérience du pilotage de la réponse de l’épidémie de Covid-19 » est longtemps resté secret. Selon les journalistes du Parisien qui en révèlent ce mercredi les grandes lignes, il leur a fallu plus de deux ans pour mettre la main sur ce rapport. Toutes les voies officielles avaient jusque-là échoué, les journalistes (qui n’indiquent pas comment ils ont finalement obtenu le rapport) ayant essuyé le refus de l’IGAS, de la commission d’accès aux documents administratifs (CADA) et de la justice administrative.

25 organigrammes en 3 mois

Ce document particulièrement accablant décrit la désorganisation qui régnait au sein du ministère de la Santé au début de la pandémie et son manque de réactivité. Le 27 janvier, alors que des premiers cas sont signalés en France et que le confinement a déjà démarré en Chine, la gestion de la crise est confiée au centre opérationnel de régulation et de réponse aux urgences sanitaires et sociales (Coruss). Comptant 11 agents seulement, ce comité qui n’a jamais eu à affronter de crise majeure se retrouve rapidement sous-dimensionné.

Il faudra attendre le 10 mars, soit une semaine seulement avant le confinement, pour que l’on commence à venir chercher à droite à gauche des “agents de tout profil” sans compétence adéquate pour compléter les effectifs. Autre écueil : jusqu’à la mi-mars, la direction des opérations est confiée à Jérôme Salomon, directeur général de la Santé (DGS). Mais l’infectiologue, qui cumule des fonctions de directeur stratégique, scientifique et opérationnel, est rapidement débordé. “Une seule personne ne peut pas assurer des fonctions aussi lourdes” résument les agents de l’IGAS.

La cellule interministérielle de crise n’est finalement déclenchée que le 17 mars, jour du confinement. Au manque de réactivité va se substituer un trop plein de mobilisation stérile. Des cellules dédiées apparaissent à côté du centre de crise (cellule communication, tests, masques, publics précaires…) et l’IGAS parle “d’absence d’organisation structurée et durable” : entre début mars et fin juin, 25 organigrammes différents sur la direction de la crise se succèdent. “L’organisation de la crise a connu un éclatement tel qu’au cours de la mission, aucun acteur rencontré n’a semblé en avoir une vision claire et exhaustive” résument les auteurs du rapport.

Les Ehpad abandonnés

Une désorganisation illustrée par le fameux fiasco des masques. En principe, la mission est du ressort de Santé Publique France (SPF), mais “étant donné la nécessité d’acheter massivement à l’international, SPF se révèle rapidement sous-dimensionnée” constate l’IGAS. Une cellule logistique interministérielle, qui s’appuie essentiellement sur des agents extérieurs au ministère, est donc créé pour épauler SPF, mais les relations entre cette cellule et SPF s’avèrent rapidement exécrables, rendant l’organisation des opérations encore plus difficile. SPF est notamment accusée de pinailler sur des détails légaux, notamment en demandant des “lettres de saisine” pour assurer “la contractualisation des marchés”.

Fiasco également sur la gestion du début de l’épidémie dans les Ehpad, pourtant particulièrement vulnérables face au virus. Le rapport indique notamment que lorsque le 30 janvier, Jérôme Salomon émet une note sur le fonctionnement du centre de crise sanitaire, elle n’est pas envoyée à la direction générale de la cohésion sociale (DGCS), en charge des établissements pour personnes âgées. Les Ehpad sont de nouveaux oubliés lors de la publication du premier “guide méthodologique Covid-19 » le 20 février.

Deux cellules de crise, celle du ministère et celle de la DGCS, gèrent la situation en parallèle, ce qui ne fait que rajouter à la confusion. Il faudra ainsi attendre le 6 avril, alors que l’épidémie est au plus haut, pour une consigne nationale de dépistage dans les Ehpad soit diffusée. Tous les acteurs de terrain notent que les directives étaient “trop nombreuses, difficiles à lire et dans certains cas inapplicables”. La remontée des informations est également rendue difficile par “des modes de comptage différents et des sources différentes” et ce n’est que le 2 avril qu’un premier bilan de l’épidémie dans les maisons de retraite est connu. Au total, 22 000 résidents d’Ehpad décèderont durant les 9 premiers mois d’épidémie.

Zéro pointé pour la recherche

La recherche française en prend également pour son grade dans ce rapport de l’IGAS. Là encore, la plus grande confusion règne, SPF n’ayant “pas joué le rôle de coordination de l’expertise attendu au regard de ses missions légales” écrivent les agents de l’IGAS. Des projets de recherches “redondants et trop segmentés” se multiplient, la plupart n’arrivant pas à leur terme en raison de difficultés à recruter des patients : à la fin du mois d’août, seulement 2,5 % des patients hospitalisés en France ont participé à un essai clinique. A contrario, l’IGAS cite l’exemple de l’étude britannique Recovery, qui a recruté 15 000 patients et a obtenu des “résultats particulièrement intéressants”.

Au final, ce rapport accablant pourrait peut-être un jour devenir une pièce à conviction : il a été versé au dossier de l’enquête de la Cour de Justice de la République, qui instruit depuis plus de 2 ans sur la gestion du début de la pandémie. Pour le moment, seul l’ancienne ministre de la Santé Agnès Buzyn a été mise en examen.

Nicolas Barbet

Buzyn, Véran, Philippe… un rapport confidentiel accable le Gouvernement sur la gestion du Covid

Par M. J. le 04-01-2023 https://www.egora.fr/actus-pro/politique-de-sante/78493-buzyn-veran-philippe-un-rapport-confidentiel-accable-le?utm_source=ownpage&utm_medium=email&utm_campaign=20230108&_ope=eyJndWlkIjoiOGFhNDgzMzIwMWE0MDhlOGE1ZDc3NmFjMGI4NDRiYmMifQ%3D%3D

Un rapport non publié de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) portant sur la période juillet-octobre 2020, révélé par Le Parisien, conclut que la gestion de la crise Covid par le Gouvernement a été vivement critiquable. “Impréparation”, “désorganisation” et “circuit de décision ‘peu lisible’”… aucun acteur n’est épargné. 

Il fait 205 pages et est estampillé “confidentiel”. Un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas), portant sur la période de mi-juillet à novembre 2020, vient d’être révélé par nos confrères du Parisien. Ce long document, commandé par Olivier Véran lorsqu’il était ministre de la Santé, avait pour objectif d’être “préparatoire à une décision administrative” et d’identifier “les réussites, les difficultés et les lacunes” révélées par le Covid. Il doit également servir à “tirer les leçons de manière constructive, collective et transparente” en cas de rebond épidémique.  

“Leur constat, quasi-clinique, est accablant : impréparation, désorganisation et circuit de décision ‘peu lisible’… On comprend pourquoi l’avenue de Ségur espérait bien ne jamais rendre public cet audit !”, raillent nos confrères. En effet, l’Igas balaie tous les acteurs, sans ménagement.  

Elle pointe d’abord du doigt le centre de crise. Mi-février 2020, au début de l’épidémie sur notre sol, le centre de crise travaillait grâce au renfort de volontaires. Des agents “sans aucune précision de compétences nécessaires”, précise le Parisien, seront appelés depuis d’autres administrations et nommés à partir du 10 mars, soit 24h avant que l’OMS qualifie le Covid de “pandémie mondiale”. Quant au Centre opérationnel de régulation et de réponse aux urgences sanitaires et sociales (Corruss), il a bien été activé fin janvier, mais n’était composé que de 11 agents.  

L’Igas relève par ailleurs que le Pr Jérôme Salomon, directeur général de la santé, assumait à cette époque trois fonctions : la direction stratégique, la direction scientifique et la direction des opérations de la crise. Pour les inspecteurs, il résulte de cela une surcharge de la DGS. Il est “indispensable”, selon eux, de mettre en place un centre de crise “véritablement ministériel” avec des renforts “préalablement désignés et formés à la gestion de crise”, dévoile le journal. D’autant que la cellule interministérielle, qui peut être activée au début des crises, ne l’a été que le 17 mars, soit au moment du premier confinement.  

Dans son article, le Parisien note aussi un “bazar son nom” à propos du fonctionnement du centre de crise sanitaire. “L’organisation de la gestion de crise a connu un éclatement tel qu’au cours de la mission, aucun acteur rencontré n’a semblé en avoir une vision claire et exhaustive, quel que soit son niveau hiérarchique. Ce manque de vision d’ensemble a conduit à des activités conduites en doublon, mais aussi à l’absence de prise en charge de certains sujets, en particulier par anticipation”, écrit l’Igas. 

« J’en veux à mes collègues qui ont été dans le déni complet » : sur le Covid, Buzyn absout Macron et charge les médecins et les experts

Plus problématique, le rôle de la direction des opérations n’a pas été affiché dans l’organigramme des services gouvernementaux. Il y a donc eu prolifération de cellules “dédiées”, comme pour la communication, les publics précaires, la logistique, les masques… entre début mars et début juin, plus de 25 organigrammes ont été comptabilisés au total.  

Quant aux masques, si la question est vite apparue “centrale”, selon les inspecteurs, Santé publique France (SpF), agence qui était chargée de l’acquisition, du stockage, de la distribution et du transport n’était pas du tout préparée. L’agence ne disposait pas d’équipes d’acheteurs “en capacité d’agir sur les marchés chinois en particulier, ni de compétences logistiques permettant de créer une supply chain dans des délais extrêmement courts”. Alors qu’il y a eu des “échanges d’informations” difficiles entre organes gouvernementaux, notent-t-ils, SpF n’a pas compris qu’une cellule logistique avait demandé d’ajouter un second pont aérien entre la Chine et la France pour fournir les Français. “Pendant que les soignants dans les hôpitaux manquaient cruellement d’équipements de protection individuels, notamment de ces précieux bandeaux à élastiques, deux entités de l’État se disputaient âprement”, relève enfin le Parisien.  

A ce jour, Agnès Buzyn est mise en examen pour “mise en danger de la santé d’autrui”. L’ex-Premier ministre, Edouard Philippe, est placé sous le statut de témoin assisté. Olivier Véran, toujours au Gouvernement, est également visé par l’enquête.  

[avec Le Parisien] 

« Le Ministère de la Santé garde secret un rapport utile à tous », déplore Jeunes médecins

(Communiqué)

09/01/2023

Émis par : Jeunes Médecins

https://toute-la.veille-acteurs-sante.fr/203165/le-ministere-de-la-sante-garde-secret-un-rapport-utile-a-tous-communique/

Jeunes Médecins a appris par la presse que le Ministère de la Santé maintenait confidentiel un rapport réalisé à sa demande par l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) entre juillet et novembre 2020 pour permettre un « retour d’expérience du pilotage de la réponse à l’épidémie de Covid ».

Dans un souci de transparence, de sécurité sanitaire et de prévention de risques, il est tout à fait regrettable que ce rapport ne soit pas rendu public.

La gestion française de l’une des plus grosses épidémies mondiales du siècle mérite une analyse collective, à laquelle les soignants qui ont été et restent au cœur de la lutte contre cette épidémie doivent être associés.

Le rapport aurait émis une trentaine de recommandations. Deux années plus tard, ont-elles donné lieu à des modifications organisationnelles, administratives, réglementaires ? A l’affirmative, seront-elles suffisantes pour absorber une nouvelle crise épidémique mondiale ? A la négative, qu’attendons-nous ?!

Selon Le Parisien qui s’est procuré le rapport, « le chantier semble tellement titanesque qu’il est régulièrement remis à plus tard, explique un connaisseur du dossier ».

En gardant ce rapport « caché », le Ministère fait davantage douter de la parole et de l’action publique qu’autre chose, et nous empêche de progresser collectivement. Nos erreurs et nos oublis ne doivent pas se reproduire. La population et les soignants en ont trop souffert ces deux dernières années.

Convaincu que la meilleure expertise est une expertise collégiale qui, en toute transparence, admet la critique et le contradictoire, Jeunes Médecins demande donc la publication de ce rapport, afin que chacun puisse juger de sa pertinence et se l’approprier pour proposer des évolutions utiles à tous.


Contact presse :

Emanuel Loeb
Président Jeunes Médecins
president@jeunesmedecins.fr

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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