Seuls 18% des bassins ruraux sont suffisamment dotés »en médecins gnéralistes

Déserts médicaux : il manque 6000 généralistes dans les campagnes, selon une étude 

Par M.J. le 03-10-2022 https://www.egora.fr/actus-pro/demographie-medicale/76620-deserts-medicaux-il-manque-6000-generalistes-dans-les-campagnes

Il manque plus de 6.000 médecins généralistes dans les bassins de vie ruraux par rapport à « l’objectif souhaitable » d’un praticien pour 1.000 habitants, selon une nouvelle étude dévoilée ce vendredi 30 septembre par l’Association des maires ruraux de France. 

https://www.amrf.fr/2022/10/01/les-chiffres-exclusifs-du-manque-de-medecins/

Depuis 2020, l’Association des maires ruraux de France (AMRF) publie régulièrement des études d’Emmanuel Vigneron, professeur des universités à Montpellier et spécialiste de l’approche territoriale de la santé, pour illustrer le déficit d’accès aux soins en milieu rural. Dans une nouvelle publication en date de ce vendredi 30 septembre, l’AMRF a décidé de calculer la densité de médecins au km². Ainsi, dans les bassins de vie ruraux, un généraliste couvre en moyenne 30 km³, contre 5 km³ dans les bassins de vie urbains. « La réalité de l’accessibilité à la présence médicale est donc six fois plus faible en milieu rural qu’en ville », résume l’association pour qui deux bassins de vie ruraux sur trois, dans le pays, manquent de médecins généralistes par rapport à la moyenne nationale. 

Par ailleurs, selon leurs calculs, il manque 6.000 généralistes dans les bassins de vie ruraux pour atteindre le ratio d’un médecin généraliste pour 1.000 habitants. “Au total en France, si 31% des bassins de vie urbains atteignent cet objectif d’un pour mille, seuls 18% des bassins ruraux sont suffisamment dotés », affirme l’AMRF.  

« Moins de 30 médecins pour 100.000 habitants » : l’accès aux spécialistes « critique » dans une quarantaine de départements *

L’AMRF observe également des écarts importants pour les autres spécialités : la densité est forte dans les grandes métropoles et sur la façade méditerranéenne mais la pénurie “particulièrement criante” dans des départements du centre ou de l’ouest du pays notamment, précise France Bleu, partenaire de l’étude. Par exemple, le département des Bouches-du-Rhône présente, selon l’association, un « excédent » de 1.862 praticiens… contrairement à la Dordogne, qui affiche un manque de 194. 

L’AMRF souligne que les études qu’elle a publiées depuis 2020 font aussi le « constat alarmant”, dans les territoires ruraux, d’une aggravation des écarts d’espérance de vie, d’une moindre consommation de soins hospitaliers et d’un vieillissement des professionnels de santé. 

[avec France Bleu et AFP]  

* »Moins de 30 médecins pour 100.000 habitants » : l’accès aux spécialistes « critique » dans une quarantaine de départements 

Par M.J. le 27-09-2022 https://www.egora.fr/actus-pro/acces-aux-soins-specialistes/76537-moins-de-30-medecins-pour-100000-habitants-l-acces-aux

Une quarantaine de spécialités médicales seraient aujourd’hui sous le seuil des 40 praticiens pour 100.000 habitants, révèle Le Monde.  

Le journal Le Monde révèle en exclusivité un indicateur inédit, réalisé par le géographe de la santé Emmanuel Vigneron, sur la baisse du nombre de médecins spécialistes en France. Selon le quotidien, leur chute « s’est poursuivie ces dix dernières années. Et parfois plus fortement encore qu’en médecine générale ». A l’heure actuelle, les médecins spécialistes sont 44.398 : un chiffre en stagnation, contrairement à celui de la population générale.  

Il ressort de cet indicateur que le nombre de professionnels de santé libéraux est passé de 68,4 pour 100.000 habitants en 2012 à 65,5 en 2022 dans une dizaine de spécialités : pédiatrie, gynécologie médicale, gynécologie-obstétrique, psychiatrie, ophtalmologie, dermatologie, rhumatologie, cardiologie, oto-rhino-laryngologie, gastro-entérologie, radiologie, anesthésie-réanimation.  

Sans surprise, ce sont les territoires ruraux qui sont les plus touchés par la désertification médicale des médecins spécialistes. Ainsi, la dégradation de l’accès aux soins à ces spécialistes a par exemple chuté de 35% dans la Creuse. Mais l’indicateur permet aussi de mettre en lumière de nouveaux territoires où l’accès aux soins est désormais compliqué : « des espaces plus mixtes, semi-urbains, comprenant parfois une grande ville ou plusieurs villes moyennes », cite le journal, prenant pour exemple l’agglomération de Calais, Cherbourg, Saint-Brieuc, Dinan ou Agen. Celles qui tirent mieux leur épingle du jeu sont essentiellement des métropoles : Paris, Lyon, Bordeaux et les villes sur la côte du Sud-Ouest de la France.   

Médecins : combien vous serez en 2050 

Selon Le Monde, les trois-quarts des 101 départements se trouvent toujours à un taux inférieur à la densité moyenne. Une quarantaine serait également sous le seuil critique.  

L’écart entre certaines communes peut être extrême : « de 20 à 30 spécialistes pour 100.000 habitants dans l’Eure ou encore en Haute-Loire, contre 100 à 120 médecins comptabilisés dans les bassins les mieux pourvus, en Gironde », indique Le Monde. Selon cet indicateur, on trouverait 1,3 gynécologue en Mayenne et 1,4 en Aveyron pour 100.000 habitants… et huit fois plus dans les Hauts-de-Seine.  

Enfin, la densité de certaines spécialités s’effrite depuis dix ans : − 17% chez les gynécologues, − 18% chez les rhumatologues, − 19% chez les dermatologues… quand elle est de -9% pour la médecine générale. Seules quelques spécialités sont en progression : l’anesthésie (+ 8%), la radiologie (+ 8%) et la cardiologie (+ 7%).  

[avec Le Monde]  

Les chiffres exclusifs du manque de médecins

Cliquez ici pour ouvrir le dossier de presse 

https://www.amrf.fr/2022/10/01/les-chiffres-exclusifs-du-manque-de-medecins/

Les faits et chiffres à retenir

25 %. À l’échelle des bassins de vie (BV), le rural c’est 30 % de la population mais seulement 25 % des médecins généralistes (MG).

6. Dans les BV ruraux, 1 MG couvre en moyenne 30 km² (contre 5 km² dans les BV urbains). La réalité de l’accessibilité à la présence médicale est 6 fois plus faible en milieu rural qu’en ville.

63 %. 2 BV ruraux sur 3 (63 %) manquent de MG (dans le sens où ils se situent en dessous de la moyenne).

3388. Dans ces BV ruraux déficitaires, il manque 3388 MG pour égaliser à la moyenne. En miroir, il y a au total 2 266 MG excédentaires (par rapport à la moyenne) dans les BV urbains.

6000. Au-delà de la moyenne, pour viser un objectif souhaitable de 1 MG pour 1000 habitants, il manque plus de 6000 MG dans les BV ruraux.

18%. Si 31 % des BV urbains atteignent cet objectif de 1 p. 1000, seuls 18 % de BV ruraux sont suffisamment dotés

Dossier de presse:

https://fr.calameo.com/read/005307989e15ca10fb77f

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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