La concertation réjouit « Jeunes médecins », mais ces derniers sont attachés à la liberté d’installation en pleine contradiction avec « pouvoir accéder en France à des médecins et des soins de qualité, dans un délai raisonnable »

Jeunes Médecins se réjouit du lancement d’une grande concertation pour repenser le système de santé mais appelle néanmoins à la vigilance sur deux points

(Communiqué « Jeunes médecins »)

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Émis par : Jeunes Médecins

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A l’occasion d’une interview donnée au Quotidien du Médecin, le ministre de la Santé et de la Prévention, François Braun, a esquissé sa méthode et ses objectifs.

Jeunes Médecins se réjouit du lancement d’une grande concertation, qui aura pour objectif de repenser le système de santé et qui associera l’ensemble des corps intermédiaires (syndicats des professionnels de santé, associations des usagers et patients, représentants des collectivités) qui n’ont pas souvent été entendus et considérés ces dernières années.

Si Jeunes Médecins partage la méthode et la finalité, il appelle néanmoins à la vigilance sur ces deux points.

D’abord, la concertation ne doit pas donner le sentiment qu’on écoute alors qu’on sait déjà où l’on va, et qu’on n’accompagne pas de moyens suffisants les ambitions que l’on nourrit chez l’ensemble des participants. Les français gardent un goût amer du « Grand débat » de 2019, initiative gouvernementale ayant donné lieu à des centaines de réunions locales et des milliers de contributions, qui n’ont pourtant pas permis de changer la vie des gens. Si la Conférence des parties prenantes « accouche d’une souris », la déception sera immense de toute part.

Ensuite, discuter de tout sans sujet tabou – comme le souhaite le ministre – ne doit pas conduire à tout jeter. En effet, la réforme globale du système français de santé ne doit pas retirer ce qui serait le meilleur de ce système. Il faudra donc garantir le respect des principes qui le structurent, et qui assurent dans le même temps une motivation des professionnels et une qualité et une accessibilité des soins pour nos concitoyens. Ainsi, Jeunes Médecins est notamment attaché à ce que le Gouvernement garantisse aux français, la socialisation des dépenses de santé qui permet l’accès aux soins de tous quel que soient nos revenus, la qualité de la formation des médecins qui fait notre renommée internationale, la liberté d’installation des professionnels qui assure une attractivité du métier à ceux qui donnent dix ans de leur vie pour s’y former.

La réforme globale du système ne doit jamais perdre de vue son objectif : l’efficacité. Il faut pouvoir accéder en France à des médecins et des soins de qualité, dans un délai raisonnable, auprès de professionnels bien formés et bien rémunérés. Attention donc aux mesures contre-productives, qui s’inscriraient dans un discours populiste, mais qui ne parviendraient pas à régler les difficultés auxquelles notre système est confronté, et notamment la désaffection des soignants pour leur métier.

Beaucoup de nos concitoyens pensent que l’on a tout essayé, mais cela est faux. De ce point de vue, il est essentiel que la Conférence des parties prenantes n’ignore pas l’ensemble des travaux et recommandations qui ont été réalisés depuis plus de 20 ans. Nous avons besoin d’en tirer le meilleur, de mesurer l’efficacité de ce qui a été réformé et de comprendre pourquoi certaines propositions n’ont jamais été mises en œuvre.

Jeunes Médecins reste par ailleurs attaché à ce que les efforts soient partagés, et que la nouvelle génération n’en paye pas le prix fort.

En ce sens, le syndicat fera un certain nombre de propositions dans le cadre de l’examen des PLFSS et PLF 2023, mais également dans le cadre du lancement des négociations conventionnelles et de ladite Conférence des parties prenantes qui s’ouvriront tous ces prochaines semaines.

MG France met en garde les gouvernants contre les risques de décisions inappropriées (Communiqué)

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Émis par : MG France

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En instituant un numerus clausus aveugle et en ne le faisant pas évoluer, parlementaires et gouvernements successifs ont réduit drastiquement le nombre de médecins et éliminé de cette carrière un grand nombre d’étudiants compétents.
En négligeant les alertes sur l’attractivité de la médecine générale envoyées par MG France depuis vingt ans, ils ont dissuadé un grand nombre de jeunes médecins de s’engager sur la voie de cette spécialité souvent plus chronophage et toujours moins bien rémunérée.

Les mêmes ou leurs successeurs ont attendu que la pénurie s’installe pour réaliser l’importance de ce métier et reconnaitre le besoin de leur population.
Désormais, se faisant concurrence à coup de propositions démagogiques et à courte vue, ils espèrent obliger les médecins et particulièrement les généralistes à s’installer dans des zones qualifiées de sous denses, sans prendre conscience que cette « solution » consiste, dans un contexte de pénurie globale, à déshabiller Paul pour habiller Pierre.

En effet, à de rares exceptions près c’est la France entière qui est une zone sous dense.

Plus encore, ils voudraient obliger les généralistes à « faire des gardes » sans vérifier à quel moment les patients en ont besoin et en ignorant que la garde est déjà assurée dans 95% des territoires.

Contact : mgfrance-communiques@mg-france.f

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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