L’ex-ministre de la Santé Brigitte Bourguignon bientôt nommée à l’Inspection générale des Affaires sociales
Par M.J. le 31-08-2022

Ministre de la Santé pendant un mois avant de céder sa place à François Braun, Brigitte Bourguignon devrait prochainement intégrer l’Inspection générale des Affaires sociales, selon les informations de Franceinfo.
Nommée ministre de la Santé le 20 mai dernier avant de devoir quitter le Gouvernement un mois plus tard, ayant été battue aux élections législatives, Brigitte Bourguignon va prochainement intégrer l’Inspection générale des Affaires sociales, selon les informations de Franceinfo.
L’Igas est “une inspection générale interministérielle du secteur social, qui réalise des missions de contrôle, d’audit, d’expertise et d’évaluation, conseille les pouvoirs publics et apporte son concours à la conception et à la conduite de réformes” et intervient sur des “sujets mobilisant une part importante des ressources nationales et touchant à la vie de tous les citoyens : emploi, travail et formation professionnelle, santé publique, organisation des soins, cohésion sociale, Sécurité sociale, protection des populations”.
L’ex-ministre n’a toujours pas confirmé cette information.
[avec Franceinfo]
L’ancienne ministre de la Santé, Brigitte Bourguignon, nommée à l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS)
Cette nomination doit intervenir lors du Conseil des ministres, mercredi, selon les informations de franceinfo.Article rédigé par

Radio France
Publié le 31/08/2022 08:21Mis à jour le 31/08/2022 08:22
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L’ancienne ministre de la Santé, Brigitte Bourguignon, sera nommée inspectrice générale des affaires sociales à l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS), mercredi lors du Conseil des ministres, a appris franceinfo mardi de sources concordantes.
Selon son site officiel, « l’IGAS se définit comme une inspection générale interministérielle du secteur social, qui réalise des missions de contrôle, d’audit, d’expertise et d’évaluation, conseille les pouvoirs publics et apporte son concours à la conception et à la conduite de réformes. Elle intervient à la demande des ministres ou du Premier ministre, mais aussi sur la base de son programme d’activité. Elle traite de sujets mobilisant une part importante des ressources nationales et touchant à la vie de tous les citoyens : emploi, travail et formation professionnelle, santé publique, organisation des soins, cohésion sociale, Sécurité sociale, protection des populations.«
Brigitte Bourguignon a quitté le gouvernement à la suite de sa défaite au second tour des élections législatives dans la 6ème circonscription du Pas-de-Calais, au mois de juin. Elle s’est inclinée de justesse face à la candidate du Rassemblement national (RN), Christine Engrand. Cette dernière avait gagné avec 56 voix d’avance.
« ARISTOCRATIE D’ETAT », « ENTRESOI »: LA NOMINATION D’AGNÈS BUZYN À LA COUR DES COMPTES FAIT POLÉMIQUE
G.D.
Le 01/08/2022 à 13:36
Sur le plateau des « Grandes Gueules », on s’étonne de la nouvelle promotion d’Agnès Buzyn à la Cour des comptes. L’ancienne ministre de la Santé est en effet mise en examen pour son rôle dans la gestion de la crise du Covid-19.
L’ancienne ministre de la Santé Agnès Buzyn, proche d’Emmanuel Macron, a été nommée conseillère maître à la Cour des comptes, a annoncé vendredi l’Elysée. Une belle promotion pour l’hématologue, mise en examen fin 2021 pour « mise en danger de la vie d’autrui », en raison de sa gestion de l’épidémie et qui avait quitté son poste en urgence pour remplacer Benjamin Griveaux dans la course à la mairie de Paris.
Une nomination qui fait grincer des dents ce lundi sur le plateau des « Grandes Gueules »: « Comment c’est possible de mépriser autant la justice et la population? », s’interroge Khaouter Ben Mohammed. « J’ai perdu une dizaine d’amis lors de la première vague, j’en tiens pour responsable l’ancienne ministre de la Santé ».
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Après son échec aux municipales, Agnès Buzyn avait été nommée à la tête de l’Académie de l’OMS avant donc, d’accéder à la Cour des comptes où elle devrait toucher un peu moins de 10.000 euros mensuels: « On la remercie alors qu’elle est mise en examen pour mise en danger de la vie d’autrui, mais où est la morale dans ce pays? », tacle-t-elle.
« LA RÉPUBLIQUE, CE N’EST PAS UNE FAMILLE POUR ENFANTS GÂTÉS »
« C’est surtout un capitaine qui a quitté le bateau. ‘Dès le début j’ai compris que c’était important’, nous a-t-elle dit, et elle est allée se présenter à la mairie », se rappelle de son côté le médecin Jérôme Marty.
« Il y a un côté aristocratie d’Etat qui est choquant, un milieu qui se protège et se coopte », tacle l’avocat Charles Consigny qui rappelle qu’Agnès Buzyn est praticienne hospitalière et s’étonne qu’elle n’aille pas travailler à l’hôpital.
« On a plus besoin de médecins à l’hôpital que de conseillers à la Cour des Comptes. Cette aristocratie d’Etat est navrante et malheureusement alors que sous Macron on nous avait promis beaucoup de modernité, elle est renforcée ». La République, ce n’est pas une famille pour enfants gâtés », ajoute Charles Consigny.
« On a l’impression que ces gens-là s’en foutent. C’est ça qui fait monter les extrêmes, c’est ça que ne peuvent plus voir les gens, cette famille cet entresoi qui se protège », renchérit le docteur Jérôme Marty ».
LA LÉGION D’HONNEUR EN JANVIER DERNIER
Et même pour Claire O’Petit, ancienne députée de La République en Marche, la nomination d’Agnès Buzyn à la Cour des comptes est « d’une gravité extrême ».
La Cour de justice de la République avait ouvert en juillet 2020 une enquête sur la gestion par les autorités de l’épidémie de Covid-19 après plusieurs plaintes. C’est dans ce cadre que Agnès Buzyn avait été mise en examen le 10 septembre pour « mise en danger de la vie d’autrui » et placée sous le statut plus favorable de témoin assisté pour « abstention volontaire de combattre un sinistre ».
Une mise en examen qui n’avait pas empêché l’ancienne ministre d’être décorée de la Légion d’honneur en janvier 2022. Avant une nouvelle promotion à la Cour des comptes donc.
G.D.
Mme Emmanuelle Wargon est nommée présidente de la « Commission de régulation de l’énergie »,
« Par décret du président de la République en date du 16 août 2022, Mme Emmanuelle Wargon est nommée présidente de la Commission de régulation de l’énergie« , indique le texte paru au Journal officiel mercredi 17 août. Le nom de l’ancienne secrétaire d’État à l’Ecologie (2018-2020), puis ministre du Logement (2020-2022) avait été proposé en juillet par Emmanuel Macron pour présider la CRE, l’autorité indépendante chargée de garantir le bon fonctionnement des marchés français de l’énergie.
Pourtant, début août, les parlementaires s’étaient majoritairement exprimés contre son arrivée à la tête du régulateur de l’énergie. Après avoir été débarquée du gouvernement en mai, et sèchement battue aux législatives dans le Val-de-Marne, elle avait recueilli au total 43 voix pour et 48 voix contre sa nomination au sein des deux chambres. Pas de quoi faire capoter sa nomination puisque l’article 13 de la Constitution indique que les parlementaires doivent réunir « au moins les trois cinquièmes des suffrages exprimés » pour s’opposer à une nomination proposée par l’Élysée.
Le « fait du prince »
Du côté des oppositions, cette nomination ne passe pas. « Emmanuel Macron impose Emmanuelle Wargon« , s’agace le président délégué du groupe RN Jean-Philippe Tanguy, quand la gauche dénonçait un « fait du prince » début août.
Le président de la République a en effet la main pour nommer les présidents de certaines autorités administratives indépendantes (AAI). L’ex-Premier ministre Jean Castex a été nommé par Emmanuel Macron, sur proposition d’Elisabeth Borne, à la tête de l’Agence de financement des infrastructures de transport de France (AFIT). Cette autorité contribue au financement des grands projets de mobilité dans le cadre de la stratégie fixée par le gouvernement, sans avoir de pouvoir de décision. Un établissement qui a été néanmoins jugé peu utile par plusieurs rapports de la Cour des comptes, qualifié notamment de « quasi coquille vide » et qui, selon les magistrats financiers, servirait seulement au ministère des Transports à contourner le droit budgétaire, selon un référé de 2016.
Fin juillet, par un décret présidentiel, l’ancienne ministre de la santé Agnès Buzyn est arrivée à la Cour des comptes pour cinq ans non renouvelables. En février dernier, Jacqueline Gourault, alors ministre de la Cohésion des territoires s’est vu offrir un siège au Conseil constitutionnel.
Mais le recasage des anciens ministres par l’Élysée atteint ses limites. « On ne va pas pouvoir faire ça partout« , prévient un ponte de la macronie et certains « ex » s’inquièteraient d’un risque de polémique. Des interrogations demeurent quant à l’avenir de vieux compagnons de route, comme Christophe Castaner, un des grands perdants des législatives, désormais sans mandat. Certains assurent qu’il cherche dans le privé, d’autres qu’il pourrait être intéressé par l’Ademe, l’agence de la transition écologique. Avec ou sans coup de pouce présidentiel.