Dans le Tarn, les personnels de l’hôpital de Gaillac en grève
Publié le 17/06/2022 à 10h25 • Mis à jour le 17/06/2022 à 10h41
Écrit par Pierre-Jean Vergnes

Ce vendredi 17 juin des salariés de l’hôpital et de l’Ephad de Gaillac sont en grève. Au menu des revendications, de meilleurs conditions de travail et le recrutement de personnels.
Des conditions de travail dégradées avec des services en sous-effectif, des salaires trop bas, des personnels épuisés : le malaise est profond à l’hôpital de Gaillac dans le Tarn.
Avec le soutien de la CFDT le personnel est appelé à manifester ce vendredi 17 juin au matin dans les rues de Gaillac. Une centaine de soignants est mobilisée sur les 350 employés que compte l’hôpital.
Tracts en main, Ils sont allés rencontrer des habitants de Gaillac, notamment sur le marché. Une délégation a été reçue par Martine Souquet, la maire de la ville.

Cet après-midi, c’est au tour des salariés de l’Ephad Saint-André de Gaillac de se mettre en grève à l’appel de la CGT. Les revendications sont sensiblement les mêmes à savoir une meilleure qualité de soins pour les patients et l’amélioration des conditions de travail pour les salariés.
Cet épuisement n‘est pas propre à l’hôpital et l’Ephad de Gaillac. Un peu partout en France les personnels hospitaliers font part régulièrement de leurs conditions de travail dégradées.
Lavaur. Hôpital : La fermeture de l’UPC de Castres évitée
ABONNÉS
L’hôpital vauréen est toujours en alerte.Photo DDM, J-C C
Publié le 15/06/2022 à 05:10
https://www.ladepeche.fr/2022/06/15/hopital-la-fermeture-de-lupc-de-castres-evitee-10366349.php
La menace de fermeture de l’unité psychiatrique de Castres (UPC) dès le 15 juin et qui serait transférée au Centre Philippe-Pinel de Lavaur, dont elle dépend – en raison d’un défaut de médecin ! – n’a de cesse de faire des remouds.
« C’est une nouvelle illustration du désastre que vivent l’hôpital public et ses soignants dans notre pays ! » fustige Bernard Carayon, maire de Lavaur et président du conseil de surveillance du Centre Hospitalier de la ville. « Les urgences de nuit vont à nouveau fermer à Lavaur, comme dans 120 autres services d’urgences en France, comme au CHU de Bordeaux. Et je ne parle pas des 50 000 Tarnais, au moins, qui vivent dans un désert médical. »
Le président du conseil de surveillance a reçu une délégation du personnel et saisi aussitôt après la direction du Centre Hospitalier de Lavaur, le directeur départemental de l’ARS et le directeur général du CHU de Toulouse, auquel l’hôpital est marié. « J’ai exprimé mon refus catégorique d’une fermeture, notamment le 15 juin. J’ai demandé qu’une solution médicale soit recherchée immédiatement pour pérenniser cette unité, si bénéfique pour les patients, et si logique, puisque l’essentiel de ceux-ci viennent du bassin de Castres-Mazamet, que nos lits sont déjà saturés et que les frais de transport seraient considérables » rappelle Bernard Carayon qui confie : « J’ai obtenu l’assurance que cette fermeture ne soit plus à l’ordre du jour et je m’en réjouis. Mais il faut rester mobilisés, et continuer à chercher des solutions de consolidation locale ».
Si la fermeture à court terme semble évitée, les problèmes structurels quant à eux demeurent.
Correspondant
Toulouse : les urgences de Purpan rouvrent au public
Le personnel a voté une nouvelle journée de grève aux urgences de Purpan mais la date n’est pas encore connue. DDM – Laurent Dard
Publié le 14/06/2022 à 18:50 , mis à jour à 23:10 https://www.ladepeche.fr/2022/06/14/toulouse-les-urgences-de-purpan-rouvrent-au-public-10365432.php
l’essentiel
À Toulouse, après une nouvelle journée de grève, lundi 13 juin, les urgences de Purpan (CHU de Toulouse) ont rouvert totalement dès ce mardi matin, 14 juin. Malgré la reprise d’activité, le dialogue est toujours compliqué entre la direction et le personnel. Une nouvelle journée de grève a été votée à l’unanimité pour les prochains jours.
À Toulouse, les urgences de Purpan reprennent leurs activités. Après une journée de grève, le lundi 13 juin, les soignants sont de retour dans leur service depuis mardi 14 juin, au matin. Pourtant les syndicats et la direction n’ont toujours pas trouvé d’accord. «On a voté, à l’unanimité, une nouvelle journée de grève. Purpan est en crise et la direction en est la principale responsable », lâche Pauline Salingue, responsable syndicale CGT au CHU de Toulouse.
Après une première mobilisation la semaine dernière, les grévistes veulent durcir le mouvement. « Les temps d’attente sont de plus en plus longs, le nombre de patients pris en charge par un soignant peut atteindre 25, les lits dans les couloirs sont monnaie courante», alerte la CGT du CHU de Toulouse dans un communiqué.
Un dialogue toujours aussi difficile
Contacté lundi 13 juin, le directeur des ressources humaines du CHU de Toulouse annonçait «un dialogue social» entre les grévistes et la direction. «En amont de chaque grève, nous rencontrons les organisateurs. On entame un nouveau cycle de négociation depuis cette semaine. La direction n’a pas rejeté toutes les demandes. On maintient le dialogue », récite Edouard Douheret, DRH du CHU de Toulouse.
Les syndicats ne sont pas du même avis : « Contrairement à ce que déclare le DRH dans la presse, les négociations avec les urgences somatiques ne sont pas en cours : une réunion a eu lieu jeudi 9 juin à laquelle une fin de non-recevoir nous a été donnée», fustige la CGT du CHU de Toulouse. Une autre réunion est prévue entre les différents acteurs mardi 21 juin.
Matis Gardent Bianco-Levrin
Plan blanc au CHU de Toulouse : seules les urgences vitales seront assurées aux urgences à Purpan
Seules les urgences vitales seront assurées à Purpan. DDM – XAVIER DE FENOYL /
Santé, Toulouse, Haute-Garonne
Publié le 12/06/2022 à 16:33 , mis à jour le 13/06/2022 à 08:03
l’essentiel
À la suite d’une grève massive du personnel soignant, les urgences adultes de l’hôpital Purpan de Toulouse seront ouvertes uniquement aux urgences vitales à compter de ce lundi 13 juin à 18 heures.
Alors que la CGT annonce une nouvelle journée de grève ce lundi aux Urgences adultes et aux urgences psychiatriques de l’Hôpital Purpan de Toulouse, tout en fustigeant l‘attitude de la direction de l’hôpital qui refuse dit-elle « de renforcer les urgences avec un binôme infirmier/aide soignant de plus par unité », la direction du CHU, anticipant une grève massive a décidé d’enclencher le plan Blanc. Aussi, à compter de lundi 13 juin à 18 heures, les urgences adultes de l’hôpital Purpan accueilleront uniquement les urgences vitales adressées par le Samu.
50 % des urgences de la Métropole
Hôpital public des Toulousains et établissement de référence pour les soins de recours de toute la région, le CHU de Toulouse, accueille plus de 50 % de l’activité des urgences de la Métropole. Il prend en charge aussi les deux tiers des urgences régulées par le SAMU.Dans un communiqué envoyé hier après-midi, l’établissement hospitalier toulousain faisait savoir que « Tout ayant le plus grand respect pour le droit de grève » celui-ci ne devait pas impacter sa mission de service public, qui est la continuité et la sécurité des soins dues à la population.
« Avec la grève, le service minimum n’étant pas garanti, le CHU de Toulouse active le Plan Blanc pour répondre à l’obligation de service public hospitalier et assurer la sécurité des soins aux personnes malades » poursuit le communiqué.
Urgences adultes
Aussi à compter de lundi 13 juin 2022 à 18 heures, les urgences adultes de l’hôpital Purpan accueilleront uniquement les urgences vitales adressées par le Samu (Allo 15). Les urgences pédiatriques, elles, ne sont pas concernées et seront normalement assurées.
Il faut donc éviter, sauf urgence vitale bien sûr, de se rendre aux urgences ou d’appeler le Samu pour tout et rien. Manière de ne pas encombrer un service qui n’a vraiment pas besoin de charge supplémentaire…
À ce titre, le CHU recommande pour une réponse médicale adaptée à votre besoin (un conseil médical, un rendez-vous de consultation avec un médecin, un renouvellement d’ordonnance…) de contacter les établissements privés de santé, médecin traitant ou la maison médicale de garde la plus proche.
N.C
CHU de Toulouse : après une grève massive, retour à la normale ce mercredi aux urgences de Purpan
Les urgences adultes de Purpan enregistrent plus de 200 passages par jour. DDM – Laurent Dard
Hôpital, Toulouse, Haute-Garonne
Publié le 07/06/2022 à 19:40
l’essentielAprès une fermeture partielle en raison d’une grève massive, les urgences de Purpan (CHU Toulouse) vont retrouver un fonctionnement normal ce mercredi 8 juin.
Les urgences de Purpan, au Centre hospitalier universitaire (CHU) de Toulouse, reprennent ce mercredi 8 juin leur configuration classique. Une grève massive dans l’équipe de nuit avait contraint la direction de l’établissement à restreindre l’activité aux urgences vitales dès la mi-journée de lundi, au cœur d’un week-end de trois jours (notre article du 6 juin). Pour ne pas mettre en difficulté les autres services, l’unité d’hospitalisation de courte durée (26 lits), a notamment été fermée deux nuits de suite. Les patients dont les soins pouvaient être différés étaient invités à contacter leur médecin traitant, à se rendre dans les autres établissements de santé ou à contacter le Samu qui a joué un rôle important de régulateur. Avec la fin de la grève du 7 juin, la direction du CHU a annoncé le retour d’un fonctionnement normal et l’accueil de tous les patients pour ce mercredi 8 juin.
« On ne peut pas continuer ainsi et mettre en difficulté les autres établissements qui ne pourront pas absorber plus longtemps ce flux. Car nous restons sur un plateau haut de fréquentation de nos urgences adultes avec 400 passages par jour cumulés pour Rangueil et Purpan », souligne Christophe Mazin, secrétaire général du CHU de Toulouse.
Nouveau mouvement annoncé pour le 14 juin
Avec l’annonce d’un nouveau mouvement pour le 14 juin, ce dernier «compte sur la responsabilité des soignants. Les syndicats ont fait un amalgame de toutes les revendications pour créer de la désorganisation avec un préavis qui n’était pas respectueux des organisations. Les urgences ne sont pas le pôle le plus en difficulté du CHU de Toulouse et d’autres services qui manquent d’effectifs, comme la gériatrie, la psychiatrie, ne doivent pas en pâtir ».
Comme tous les établissements de santé, le CHU de Toulouse est confronté à un manque de personnel et compte actuellement 143 lits fermés sur 2200 (6, 5 %). Les plans de continuité des soins pour l’été sont en cours de consolidation avec l’Agence régionale de santé (ARS), notamment pour trouver des lits qui permettront de désengorger les urgences.
17 % de mobilisation aux urgences
Pour la journée de grève du 7 juin 2022, la direction du Centre hospitalier universitaire (CHU) de Toulouse enregistre un taux de mobilisation de 17 % dans ses services d’urgences de Rangueil et Purpan (ramené à 9 % de participation avec les assignations).
Sur l’ensemble du CHU, la direction indique une mobilisation de 1,17 % (ramené à 0,83% de participation).
Hôpital de Saint-Gaudens: la prise en charge aux Urgences « coordonnée et régulée »
Hôpital : la prise en charge aux Urgences « coordonnée et régulée »
Publié le 17/06/2022 à 05:11
Dans le contexte national de pénurie de professionnels médicaux et soignants, le Comminges n’est pas épargné. Face à cette situation, et afin de maintenir la permanence des soins, le centre hospitalier de Saint-Gaudens souhaite mettre en place « une prise en charge des urgences coordonnée et régulée ».
À partir de ce samedi 18 juin, les Urgences accueilleront les patients présentant une urgence vitale ou des signes avérés d’urgence.
Les patients sont ainsi priés de contacter le 15 avant de se rendre aux Urgences.
Les patients nécessitant une prise en charge médicale urgente sans signe de gravité, doivent privilégier le recours aux médecins généralistes en semaine.
Le week-end, les patients sont priés de composer le 39 66, et seront pris en charge, si besoin, par le médecin présent à la Maison médicale de garde à partir du samedi à 8 heures (La Maison médicale de garde est située dans les locaux du Centre Hospitalier).
La compréhension de tous et le respect de ces mesures permettent ainsi à tous les patients du territoire de bénéficier d’une prise en charge appropriée à leur état de santé.
L’hôpital de Saint-Gaudens en grève
ACCUEIL » TOUTE L’ACTUALITÉ » L’HÔPITAL DE SAINT-GAUDENS EN GRÈVE
- 16 novembre 2019
- Didier Lacouzatte
- https://www.petiterepublique.com/2019/11/16/lhopital-de-saint-gaudens-en-greve/










L’hôpital de Saint-Gaudens en grève – les conditions de travail se dégradent.
Selon le personnel hospitalier, de l’aide soignant jusqu’au médecin chef de service, les politiques publiques successives en matière de santé conduisent les hôpitaux vers une fin programmée.
La diminution des crédits, la fermeture des lits, le manque d’effectifs conduit à une dégradation significative des conditions de travail du personnel, mais met également les patients en danger.
Au service des urgences, le personnel soignant assure des permanences de 12h. Les médecins assurent des vacations de 24h. Ils accueillent le public dans le service et fournissent en même temps le personnel d’intervention des équipes SMUR pour armer 2 véhicules.
L’effectif médical pour assurer cette charge se compose de médecins/d’infirmiers/d’aides-soignants/d’ambulanciers selon la répartition 3/3/2/2 de jours, et 3/2/2/2 la nuit.
Chaque véhicule en intervention est armé par 1/1/0/1. Sauf la nuit : le deuxième véhicule est armé par 1/0/0/1. Si les deux véhicules sortent en même temps, l’accueil du public aux urgences de l’hôpital est assuré selon la répartition de 1/1/2/0.
Pour améliorer le service il faudrait créer un poste permanent d’infirmier d’accueil et d’orientation (IAO). Par ailleurs les médecins soulignent la difficulté à trouver des lits et des médecins spécialistes, en particulier en gériatrie, afin de désengorger les urgences. Il faut stopper la suppression de lits et envisager d’en créer de nouveaux. Ils soulignent qu’à effectifs constants ils subissent une augmentation constante de leur activité de l’ordre de 2 à 5% par an. Leur problème est avant tout humain, et le service est en grève sur ses postes de travail depuis le 14 juillet.
Pour les autres services de l’hôpital, les problématiques diffèrent un peu.
Selon le médecin du travail Pascal FEGEL, le service public de l’hôpital n’est plus attractif pour les médecins comme pour les soignants. L’infrastructure est vétuste et inadapté aux matériels modernes : un lit ne passe pas la porte de la chambre, ce qui nécessite des manipulations pour déplacer les patients dans l’hôpital. Plus d’une année est nécessaire pour obtenir du matériel nouveau. Enfin certains services n’ont plus de médecin. Cette désaffection se traduit par de nombreux recrutements à l’étranger, en médecins comme en personnels soignants.
Selon un syndicaliste, les conditions de travail se dégradent rapidement. Les horaires de jour et de nuit, les repos entre deux services, le travail le dimanche et jours fériés, l’intensité du travail, sont tous supérieurs à la moyenne nationale. Les agressions verbales et physiques augmentent également et placent le personnel hospitalier largement au-dessus de la moyenne nationale. Enfin, on constante une augmentation importante des troubles musculo-squelettiques qui placent l’hôpital devant le BTP.
Pour finir, ce syndicaliste souligne que le personnel des hôpitaux a de plus en plus de mal à évacuer les difficultés professionnelles lorsqu’il rejoint son domicile. Cela se traduit par un accroissement des troubles psycho-socio.
L’amélioration du service passe avant l’augmentation des salaires qui pourtant situent la France en fin de classement des pays de l’OCDE. Les Français sont très attachés à leur hôpital. C’est un des piliers de la république et l’unique lieu de solidarité qui profite encore à chacun en palliant les carences de la médecine libérale et la désertification médicale des territoires.
Partager :
Hôpital de Saint-Gaudens : Grève et manifestation à l’appel du syndicat CGT le 16 juin
ACCUEIL » TOUTE L’ACTUALITÉ » HÔPITAL DE SAINT-GAUDENS : GRÈVE ET MANIFESTATION À L’APPEL DU SYNDICAT CGT LE 16 JUIN
- 13 juin 2020 https://www.petiterepublique.com/2020/06/13/hopital-de-saint-gaudens-greve-et-manifestation-a-lappel-du-syndicat-cgt-le-16-juin/

syndicat CGT du Centre Hospitalier Comminges-Pyrénées appelle à un rassemblement sur site le 16 juin. « De l’argent pour l’hôpital et non pour le capital ! »
Rassemblement et manifestation parking personnels du CHCP de 9 H à 12 H. Puis convergence vers Toulouse : Manifestation à 14 H.
Et en mémoire et en hommage aux soignants morts du Covid-19 une minute de silence sera observée à 11 H 30.
Bagnères-de-Luchon. Inquiétude dans les hôpitaux : le personnel luchonnais se mobilise
ABONNÉS
Inquiétude dans les hôpitaux : le personnel luchonnais se mobilise
La Gazette du Comminges, Hôpital, Bagnères-de-Luchon
Publié le 15/06/2022 à 12:31 https://www.ladepeche.fr/2022/06/15/inquietude-dans-les-hopitaux-le-personnel-luchonnais-se-mobilise-10367332.php
En écho au mouvement national, le personnel des hôpitaux de Luchon s’est mobilisé mardi. « Dans notre centre de convalescence gériatrique, nous n’avons que quatorze lits d’occupés sur vingt-six, au centre de rééducation fonctionnelle, le CRF, c’est tout un étage qui est fermé, alors que l’établissement vient tout juste d’être rénové », constate Catherine Blot, secrétaire du syndicat CGT aux hôpitaux de Luchon. « Tout cela, faute de personnel et de soignants. Nous avons donc pu rencontrer un représentant de la direction, afin de lui demander un plan de recrutement, avec des actions concrètes. Nous avons aussi demandé à avoir un interlocuteur sur le site de Luchon ».
Les salariés « veulent continuer à proposer une offre de soins sur le Luchonnais ».
Muret. L’hôpital obligé de fermer des lits par manque de personnels
Peu habitué à la pénurie de personnels, le centre hospitalier de Muret est désormais en crise. Pour combien de temps ? Photo DDM, X.H.
Publié le 04/06/2022 à 05:12
l’essentiel
20 % des lits en soins de suite et réadaptation sont fermés depuis ce milieu de semaine, par manque de personnels, au centre hospitalier. Une situation inédite.
Cette fois, l’alerte n’aura été donnée ni par la direction, ni même par les syndicats d’ordinaire vent debout contre pareille énormité. Depuis plusieurs jours, l’unité « court séjour » du centre hospitalier de Muret est amputé de 20 % de ses lits. Très exactement, 10 lits sur les 50 lits de soins de suite et de réadaptation ont dû être fermés faute – on a du mal à l’écrire- « de personnels suffisants »…
C’est le maire de Muret lui-même, André Mandement, président du conseil d’administration de l’hôpital local, qui est monté le premier au créneau pour dénoncer « une situation inadmissible ». Bel et bien confirmée par la direction de l’hôpital : « Le capacitaire du centre hospitalier de Muret doit s’adapter aux contraintes liées à la conjoncture actuelle de manque de personnel infirmier. Cela se traduit par des fermetures ponctuelles de lits, amenées à fluctuer en fonction des ressources disponibles. La situation est évaluée quotidiennement, en concertation et avec l’appui de l’Agence régionale de santé (ARS). L’objectif est de garantir, pour les patients pris en charge, la qualité et la sécurité des soins. »
La colère de Mandement
L’ARS, autorité de tutelle du CH Muret, qui, dès jeudi, affirmait que « ces éléments sont fluctuants et font l’objet d’un suivi régulier par l’établissement », n’évoque pas la question des personnels, pourtant au cœur de la problématique de cette soudaine fermeture de lits.
« C’est grave. On a laissé s’installer cette situation en pleine pandémie, après le Ségur de la santé. On a à la fois des personnels qui partent à la retraite et qui ne sont pas remplacés, des gens qui sortent de l’école mais qui ne veulent pas forcément faire ces métiers, tout un système dicté par ParcoursSup qui est inadapté aux besoins », analyse André Mandement, en colère.
Hier soir, il n’était pourtant pas question du moindre mouvement social à l’hôpital de Muret.
Villefranche-de-Rouergue : nouvelle mobilisation contre la fermeture de 153 lits en Ehpad
Durant la journée d’action mardi 7 juin. DDM – Dominique Dessart
Social, Hôpital, Villefranche-de-Rouergue
Publié le 08/06/2022 à 10:21
l’essentiel
Mardi 7 juin, la CGT ainsi que le collectif pour l’hôpital et des habitants étaient mobilisés en écho à la grève nationale pour alerter sur la situation de l’hôpital public. Localement, le mouvement dénonçait la fermeture de lits en Ehpad.
Ils ont répondu à l’appel de neuf syndicats et collectifs nationaux pour dénoncer un « hôpital désespérément maltraité ». Une journée d’action et de mobilisation a été organisée nationalement et localement à Villefranche, mardi 7 juin pour alerter sur la « situation de l’hôpital public et aussi celle du médico-social et du social ».
« On a voulu marquer cette grève nationale localement avec une journée d’action », précise Sandrine Cazelles secrétaire CGT de l’hôpital. Réunie autour de la CGT Hôpital, CGT Union Locale, Serge Roques pour le Collectif de défense de l’hôpital, de Pascal Mazet, conseiller régional et secrétaire CGT Aveyron mais également Eric Cantournet (PRG) et Laurent Alexandre (Nupes), candidats aux élections législatives ils ont pointé du doigt les conditions de travail des soignants et la volonté de revaloriser les salaires. « Les conditions de travail n’ont jamais été aussi dégradées, les salaires des soignants sont les plus bas d’Europe. Les soignants sont sans cesse rappelés quand ils sont en congés ou en repos. Depuis le 18 mai, le service d’urgence de Bordeaux a alarmé tout le pays », a notamment expliqué la secrétaire de la CGT.
« C’est irresponsable »
Localement, l’inquiétude première mise en avant durant cette action qui a réuni près de 80 personnes était bien évidemment l’Ehpad et le projet de fermeture de 153 lits. « L’hôpital doit être garant de l’égalité de traitements. À Villefranche, ce sont les gens dont les revenus sont les plus modestes qui intègrent l’Ehpad de Ruhle. Dans 8 ans, le nombre de personnes âgées aura atteint son maximum et nous ne pouvons pas supprimer des lits », revendique l’UL-CGT.
« C’est irresponsable : si on supprime des lits, le prix des contributeurs va augmenter et cela va impacter les recettes hospitalières. Le collectif se positionne en faveur de la modernisation sans suppression de lits. Une pétition circule partout », dénonçait de son côté Serge Roques, l’ancien maire au nom du Collectif pour l’hôpital.
Depuis le début du mouvement, « rien n’a changé mais tant que le projet n’a pas commencé tout est encore possible. Le nouveau directeur a l’air d’être dans le dialogue, c’est une bonne chose », expliquait Sandrine Cazelles.
Une arrivée en trombe pour le nouveau directeur
En effet, si mardi sonnait jour d’action pour l’hôpital, c’était aussi le premier jour du nouveau directeur du centre hospitalier villefranchois. Une arrivée dans le grand bain pour Olivier Granowski. « Il y a les revendications nationales et les inquiétudes locales sur le projet médico-social. J’ai pu discuter avec l’ancien maire et la CGT en arrivant. Par principe, je suis ouvert à la discussion mais il y a des impératifs. Je souhaite étudier ce projet avec le plus grand nombre. Je sais que cela peut faire peur mais ce n’est pas un projet comptable, qui casse le service public mais un projet médico-social pour améliorer la prise en charge des patients et les conditions de travail des soignants », veut rassurer le nouveau directeur.
Rien n’est arrêté donc, que ce soit le projet ou le mouvement contre ce dit projet. « On reste sur notre position. On ne veut pas 153 lits fermés mais une rénovation de Ruhle. Il faut voir toutes les possibilités », concluait Sandrine Cazelles.
Centre hospitalier d’Auch : pas de date de réouverture pour le service de gériatrie
ABONNÉS
« Le service gériatrie de l’hôpital d’Auch rouvrira » selon la direction et l’ARS 32. Mais sans donner de date. DDM – ILLUSTRATION
Publié le 08/06/2022 à 07:11
l’essentiel
Depuis avril, il n’y a plus de service de soins et de réadaptation gériatrique à l’hôpital d’Auch. Une situation qui semble devoir perdurer faute d’effectifs, avec des solutions territorialisées.
Fin avril, l’hôpital d’Auch a dû fermer son service de gériatrie faute de personnel. Cette fermeture était annoncée pour un mois et demi. Aujourd’hui, ni l’ARS, ni la direction de l’hôpital ne savent quand ce service sera remis en activité.
« Bien sûr que ce service va rouvrir, affirme le directeur de l’ARS, Didier Pier Florentin. Mais ces lits de SSR – service de soins et de réadaptation gériatrique – ont encaissé l’aval de tout ce qui concernait la réanimation pendant le plus fort de la crise Covid. » À l’heure du bilan, apparaissent une charge énorme pour le personnel, et le constat que la majorité des patients du SSR ne vivent pas à Auch.
La directrice de l’hôpital ne prévoit pas de réouverture, par manque de personnel. « J’espère, mais je ne sais pas quand », reconnaît Sylvie Lacarrière. Elle estime que l’absence de ce service fait défaut. « Les patients en médecine ont parfois besoin d’un passage en SSR. Là, ils doivent rester en médecine, ce qui réduit les capacités. » Si l’hôpital redistribue ses patients âgés vers les établissements locaux, Sylvie Lacarrière relève que, du fait de la pénurie générale de médecins, ce système « tourne en rond ». Tout est plein, et les autres services de SSR ont besoin de médecins et de personnels eux aussi. Pour le seul groupement hospitalier de territoire, il manque 70 infirmiers…
Relocaliser le SSR
À l’ARS, on préfère solliciter les antennes locales. Vic, Condom, Nogaro, Mirande, etc. disposent aussi de SSR, à même de prendre en charge ces patients, et d’assurer un meilleur retour à domicile. L’idée centrale est de repenser le parcours de soins des personnes âgées. « Il faut aussi penser au personnel. Cette répartition permet de soulager les effectifs de l’hôpital auscitain. Il est évident qu’il s’ajoute une difficulté d’effectifs à Auch, déclare le directeur de l’ARS 32, mais le service reste assuré. Les patients viennent à Auch parce que les spécialités n’existent pas localement. Mais l’hôpital, ce n’est pas un service/un patient. C’est un parcours : le patient arrive pour une opération ou sort de réanimation, il passe en médecine pour être stabilisé, puis passe en SSR, à l’hôpital ou d’autres lieux. »
Et le retour à domicile, dans un site plus local quand il n’y a plus besoin de soins spécialisés, fait partie du parcours. « Le service d’Auch rouvrira, il est nécessaire. Mais on doit retravailler les articulations entre les établissements. » La réflexion sur une carte de santé départementale, à la faveur de la construction du nouvel hôpital d’Auch, ne pourra pas en faire l’économie.
Pénurie d’infirmiers : des opérations déprogrammées au centre hospitalier de Narbonne (Aude)
Le centre hospitalier doit faire face à la pénurie d’infirmiers. christophe barreau
Richard Barthès, directeur du centre hospitalier et Alain Peret, président de CME : les infirmières sont épuisées psychologiquement. Philippe Leblanc
Valéry Folcher, directeur de l’HPGN : « La profession d’infirmière est désertée » Independant

Publié le 08/06/2022 à 05:11
l’essentielLes deux établissements de santé du Narbonnais, l’hôpital et la clinique, confrontés à la pénurie d’infirmiers, sont contraints de fermer des lits. Explications.
Partout en France, les équipes médicales font face à la pénurie d’infirmiers. Narbonne n’échappe pas à cette situation critique, vécue à la fois à l’HPGN de Montredon et au centre hospitalier. « En 35 ans de travail en structure hospitalière, je n’ai jamais vu ça ! » assure Richard Barthès, le directeur du centre hospitalier, qui gère 1500 salariés.
À l’hôpital de Narbonne, où 16 lits de chirurgie sont désormais fermés, la décision a été prise de déprogrammer les opérations non urgentes. Les usagers concernés sont contactés par le secrétariat qui leur propose une nouvelle date. « Nous n’avons pas voulu fermer les blocs, nous avons préféré fermer des lits pour récupérer de la ressource » explique Richard Barthès, le directeur.
Une situation d’autant plus problématique que la saison commence tôt cette année. Le service des urgences responsable de 25 % du taux d’hospitalisation tourne à plein régime : « On est 5 % au-dessus de mai 2019 qui était une année de record absolu. Il n’était pas question de fermer des lits de médecine, nous avons donc fait le choix de décaler les opérations programmées, dans toutes les pathologies possibles, sans toucher toutefois à la gynécologie, cancérologie, neuro, et cardiologie », explique Alain Peret, président de CME.
Une solution temporaire, qui ne devrait pas se prolonger au-delà de la mi-juillet, date de sortie de la nouvelle promotion des infirmiers diplômés. « Nous avons déjà procédé à 17 pré-embauches, pour combler ce vide et récupérer des salariés, la situation va se régler », explique Sophie Martin, cadre supérieur.
Les services des soins de suite et de réadaptation de Port-La Nouvelle, Pech d’Alcy et Les Quatre Fontaines sont sollicités, ainsi que l’hôpital de Lézignan.
Dans le privé, la pénurie d’infirmiers est vécue de façon tout aussi douloureuse, avec un manque de 3 infirmières de blocs et 5 de nuit à l’HPGN. Le même choix de déprogrammation a été fait. « Nous sommes plus touchés sur les effectifs de nuit que de jour, même si nous sommes en tension en journée également. Le problème s’est accru aujourd’hui avec deux arrêts maladie. Conséquence : nous déprogrammons les opérations sans toucher bien sûr aux urgences, ni à la cancéro, pour consacrer l’activité sur l’ambulatoire. Aujourd’hui, une prothèse de hanche ou de genoux se fait en une journée », explique le directeur Valéry Folcher, qui s’appuie sur une cellule de crise : « On s’adapte au jour le jour. Nous bénéficions des services d’une coordinatrice à l’Observatoire Régional des Urgences Occitanie. Cet organisme indépendant placé sous l’égide de l’Agence Régionale de Santé montre que les leçons de la crise du Covid ont été tirées. Une coordinatrice voit en temps réel les disponibilités en nombre de lits et facilite les transferts de patients. Ce dispositif nous permet de gagner du temps ».
Patience donc si votre opération prévue de longue date est déprogrammée… Inutile de chercher ailleurs, aucun établissement de santé n’échappe à cette pénurie d’infirmiers.
« Ne plus vivre de conflit de loyauté »
« Aujourd’hui la profession d’infirmier est désertée observe Valéry Folcher, directeur de l’HPGN (photo Philippe Leblanc). Le rapport au travail a changé depuis le Covid. Avant la crise, c’était l’arbre qui cachait la forêt et puis tout a explosé, la pénibilité du travail, les week-ends, les nuits sont devenues moins acceptables. Les soignants sont à bout et sont nombreux à partir, certains abandonnent carrément le secteur des soins ».« Nous assistons à une décompensation post Covid, explique Richard Barthès, le directeur de l’hôpital. Nous avons traversé six vagues de Covid, dont une particulièrement meurtrière, en janvier 2021, où les soignants ont vu plus d’un patient mourir par jour. C’est très dur. Ils sont épuisés psychologiquement et sont nombreux à refuser de continuer. »Alain Peret, patron des urgences et président de CME enfonce le clou : « Ils sont confrontés à des changements incessants de plannings, n’ont aucune visibilité sur leurs week-ends et le travail de nuit s’est intensifié. Les soignants sont des personnels très engagés dans leur métier. Aujourd’hui ils sont frustrés dans le fonctionnement au quotidien ; ils ne retrouvent pas ce qu’on leur a enseigné et ils vivent une perte de sens. L’esprit de corps est réel chez nous : quand une personne est rappelée sur son jour de repos, elle vient parce qu’elle ne veut pas que ses collègues soient en difficulté. L’équipe compense. Et aujourd’hui, nombreux sont ceux qui ne veulent plus vivre ce conflit de loyauté et préfèrent partir », détaille le président de CME.
Lot : « les soins se dégradent au même rythme que les conditions de travail », le personnel soignant manifeste son mal-être
Le personnel soignant s’est mobilisé devant l’hôpital de Cahors. DDM Marc Salvet
Publié le 07/06/2022 à 18:04
l’essentiel
Ce mardi 07 juin, la CGT appelait le personnel soignant à manifester dans les rues. À Cahors, ils étaient une cinquantaine à se rassembler devant l’hôpital. Leurs revendications principales : hausse des salaires et des effectifs.
50 lits en moins, 60 personnels manquants. Voilà la situation à l’hôpital de Cahors. Le syndicat CGT a lancé un appel national à la mobilisation du personnel soignant. Ils étaient une cinquantaine, ce mardi 07 juin, devant l’hôpital de Cahors pour faire valoir leurs revendications : hausse de moyens et d’effectifs. « C’est toujours le même refrain », soupire Laurence Chabert, secrétaire CGT du Centre Hospitalier de Cahors.
« On est épuisés »
Des lits et du personnel en moins, ce n’est pas qu’à Cahors. À Gramat, six lits viennent de fermer. Dans les Ephad de Prayssac, pourtant labellisé Humanitude en 2017, trois aides-soignantes (au lieu de 6) prenaient en charge 60 résidents le week-end dernier. « On est épuisés », explique Laurence Chabert, tirant une nouvelle fois la sonnette d’alarme.
L’hôpital de Figeac manque d’infirmières, et est en plan blanc. Tout comme celui de Cahors. Cette mesure n’a pas été levée depuis le covid, et est toujours en place pour manque de personnels. « Le plan blanc, normalement, c’est quand il y a une affluence de victimes », indique la secrétaire du CGT. Cela permet à la direction d’appeler les soignants sur leurs congés ou pendant leurs week-ends. « Cet été, ça va être le bordel », confie Laurence Chabert, avec l’affluence de touristes que connaît le département. Pour soulager un peu le personnel arrivant à bout de forces, une quinzaine d’élèves de l’IFSI vont pouvoir venir travailler à l’hôpital.
« On n’est pas des pions »
« Nous n’avons plus le sens du travail », regrette la secrétaire CGT. Un constat partagé par Nicolas Crouzat, qui travaille à l’institut Camille Miret. « Les soins se dégradent au même rythme que les conditions de travail », estime-t-il. À Leyme, le personnel est constamment en effectif d’urgence. « Pour le secteur de la psychiatrie, on entend parler de dotation à l’activité. Cela veut dire qu’on va quantifier la prise en charge des soins, comme la dépression », s’inquiète Nicolas Crouzat. Un gros turn-over touche l’établissement, « mais on n’est pas des pions, c’est difficile de passer d’une spécialité à l’autre », s’agace-t-il.
« Nous voulons l’embauche de personnel afin de réouvrir tous nos lits avec la définition d’un ratio personnel soignant/lit afin que nous puissions faire un travail de qualité. Nous demandons la réintégration de tous nos personnels suspendus, nous avons besoin d’eux plus que jamais », L’arrêt de « Parcours Sup » pour les écoles d’infirmières, le renforcement des moyens financiers, la revalorisation des salaires et de l’indemnité de nuit des dimanches et jours fériés… La liste des revendications est encore longue, et le chemin pour y accéder le semble encore plus.

Le cortège s’est déplacé jusqu’à La Chartreuse où une réunion se tenait en présence de Marie Piqué, élue à la Région. Les manifestants ont tenté de faire valoir leurs revendications.
Lourdes. Une centaine de personnes pour défendre l’hôpital
ABONNÉS
Ici, les soignants mobilisés. Photo DDM, G.R.
Publié le 01/06/2022 à 05:07
https://www.ladepeche.fr/2022/06/01/une-centaine-de-personnes-pour-defendre-lhopital-10330523.php
l’essentiel
Chirurgie ambulatoire, fin de la permanence des soins en chirurgie digestive et fusion administrative… Sud Santé Sociaux a réuni une centaine de personnes pour défendre l’hôpital de Lourdes.
Des soignants, des habitants et… des candidats à la députation, forcément. Une centaine de personnes se sont réunies ce mardi matin pour dénoncer des projets qui préfigurent la fusion administrative entre l’hôpital de Lourdes et l’hôpital de Tarbes. C’est un projet « en trois actes » que dénonce Jean-Christophe Lopez, représentant de Sud Santé 65 à l’hôpital de Lourdes. Une transformation progressive des services de l’hôpital vers uniquement de l’ambulatoire ; la fin de la permanence des soins en chirurgie digestive, à savoir la disparition des urgences digestives, avec, comme point final, la fusion administrative des hôpitaux de Tarbes et Lourdes, au 1er janvier 2023. Et la mobilité des personnels qui irait avec. Il explique : « La crainte est que l’on continue à déshabiller l’hôpital de Lourdes pour en faire une coquille vide avant même l’hôpital unique ! »
Si la direction avance comme argument le peu d’opérations pratiquées en chirurgie digestive, du côté de Sud Santé Sociaux, on préfère avancer le « service rendu à la population. »
Les soignants en naufragés
Une opinion partagée par les soignants qui ont été créatifs dans les banderoles déployées… La couverture de « Coke en stock » de Tintin détournée en « Tintin bosse à l’hôpital public », avec le capitaine Haddock et Tintin, en naufragés sur un bateau de fortune… Sur une autre banderole, « Lourdais, touristes, vous êtes en danger ! »
Autre crainte : que la fermeture de ces services et la transformation en ambulatoire ne fassent fuir les médecins en poste…
La proposition du syndicat consiste au contraire à créer à Lourdes une permanence des soins orthopédiques, service dont « l’organisation des blocs opératoires à Tarbes est régulièrement pointée du doigt. »
Dans l’assistance, applaudissements convaincus pour rendre hommage aux soignants. Applaudissements également de la part des candidats aux élections législatives qui avaient fait le déplacement. Jérôme Crampe, pour le PRG, venu avec Jeanine Dubié, députée sortante qui le soutient, qui se dit « très sensible à la période transitoire » qui s’ouvre avant la construction de l’hôpital de Lanne. Très sensible au « caractère indispensable du maintien des blocs opératoires pour conserver les médecins chirurgiens sur Lourdes », gages d’une médecine de qualité.
Candidats LR, NUPES et PRG
Du côté de Véronique Dutrey, candidate pour LR et infirmière, il ne faut « perdre aucun lit et être vigilant sur la qualité des soins ainsi que conserver des services de petites urgences pour désengorger les autres services d’urgences plus importants. »
Enfin, Héloïse Dasse, pour la NUPES, craint qu’effectivement, la fusion administrative ne « désavantage l’hôpital de Lourdes, avec des fermetures de lit » et dénonce « une logique comptable plus qu’humaine. » Elle en profite pour rappeler la mesure phare du programme santé de la NUPES : la création de postes de médecins fonctionnaires, pour recréer un maillage territorial de médecine.
Daniel Labarre, secrétaire départemental de Sud Santé Sociaux, conclut, à l’adresse des candidats : « Dire oui avant, c’est bien, mais il faudra des actes, on ne lâchera pas ! »
Voir aussi: