La carte des urgences qui vacillent : quatorze CHU sont à présent touchés
Mediapart met à jour sa carte des urgences en difficulté, à partir de la liste de 115 services établie par le syndicat Samu-Urgences de France. Certains manquent de personnel, d’autres sont contraints de fermer, partiellement ou complètement. À six semaines des vacances d’été, quatorze CHU sont touchés.
Caroline Coq-Chodorge et Donatien Huet
21 mai 2022 à 13h17 https://info.mediapart.fr/optiext/optiextension.dll?ID=TpoToqVK6LQ20FoLUjKj%2Br8AtsN5KEP%2BfCfObncRcHVsec79LW70mp9Y2jSTBoLqvQfOiTonWe3iihrf2B5mgVhQ8cD9_
L’interminable crise des urgences a atteint un nouveau seuil, entrant dans le stade critique. Le syndicat Samu-Urgences de France a établi une liste des 115 hôpitaux dont les services d’urgence sont en grande difficulté. Mediapart peut ainsi mettre à jour la carte de France des urgences à la peine, que nous avions établie à la période de Noël. Elle fait apparaître de très nombreux nouveaux points rouges (qui figurent le manque de personnel) et noirs (fermetures de services). Toutes les régions françaises sont touchées, toutes les tailles d’hôpitaux sont représentées.
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Se trouvent dans cette liste de petits centres hospitaliers de proximité, touchés par des fermetures depuis plusieurs mois : Amboise (Indre-et-Loire), Sélestat (Bas-Rhin), Clamecy (Nièvre) ou Marmande (Lot-et-Garonne). Fait nouveau, quatorze centres hospitaliers universitaires (CHU) sont à leur tour en grande difficulté : Grenoble (Isère), Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), Lyon (Rhône), Dijon (Côte-d’Or), Rennes (Ille-et-Vilaine), Orléans (Loiret), Reims (Marne), Metz-Thionville (Moselle), Strasbourg (Bas-Rhin), Amiens (Somme), Bordeaux (Gironde), Caen, Nice et Angers.
« Cette photo n’est pas exhaustive, prévient le professeur Louis Soulat, porte-parole du syndicat Samu-Urgences de France, et chef de service des urgences de Rennes. Mais elle donne une idée de la gravité de la situation, au mois de mai, à six semaines des vacances d’été qui sont la période la plus compliquée en raison des congés. Nous sommes complètement dépités, car les seules solutions qu’on nous propose sont de revenir sur nos congés, de multiplier les heures supplémentaires, alors que la fatigue des équipes est déjà très grande. Nous craignons une nouvelle fuite de professionnels, que les jeunes diplômés se détournent de la médecine d’urgence, tant la qualité de vie au travail y est mauvaise. »
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Le syndicat Samu-Urgences de France distingue deux niveaux de difficultés. Le premier est l’impossibilité de remplir les plannings des paramédicaux et/ou des médecins. Le niveau supérieur est l’obligation de fermer les urgences. Il existe diverses modalités de fermetures. Certains services ferment certaines plages horaires, souvent la nuit, limitant l’accueil aux seules urgences vitales. D’autres ferment des « lignes d’urgence » : les professionnels sont moins nombreux, les capacités d’accueil diminuées. D’autres encore choisissent de réguler l’accès à l’entrée des urgences, la plupart du temps la nuit : le 15 ou des agents à l’accueil renvoient vers la médecine de ville les patients qui ne sont pas jugés urgents. Plus inquiétant encore, il y a des fermetures de lignes de SMUR, les véhicules du Samu qui assurent le transport de patients en urgence : c’est le cas à Grenoble, Metz, trois hôpitaux de l’Oise – Creil, Compiègne et Senlis – ou Bagnols-sur-Cèze (Gard).
« On fait du damage control, explique le professeur Soulat. En régulant l’accès aux urgences avec le 15, on essaie de se recentrer sur notre cœur de métier. On essaie autant que possible de préserver le Samu, qui assure les urgences vitales. Mais certaines lignes de SMUR sont touchées. »
Fermetures cette semaine à Bordeaux et Chinon
Il ne se passe pas une semaine sans qu’un nouveau service d’urgences annonce de nouvelles difficultés. Ce mercredi 18 mai, le CHU de Bordeaux a annoncé la fermeture la nuit d’un de ses deux services d’urgences, le plus important, celui de l’hôpital Pellegrin. Ce sont les urgences les plus spécialisées et elles se concentrent désormais, la nuit, sur les urgences vitales : toutes les entrées sont régulées par le centre 15, aucun patient ne peut s’y présenter sans y être autorisé. Au journal Sud Ouest, le directeur du CHU, Yann Bubien, a expliqué être confronté à la fois à une forte augmentation de la fréquentation des urgences – 81 000 passages en 2019, 121 000 en 2021 – et à de très fortes tensions sur « les ressources humaines depuis l’été 2021. Beaucoup de démissions, de contrats non-renouvelés, de départs », énumère-t-il. Le travail des urgentistes de Bordeaux est rendu plus difficile encore par la difficulté à trouver des lits pour les patients, qui y stagnent dans leur service des heures, voire des jours : sur les 2 600 lits du CHU, 300 sont fermés, faute de personnel.
Mercredi 18 mai encore, ce sont les urgences de Chinon (Indre-et-Loire) qui ont annoncé leur fermeture totale, nuit et jour, car 21 des 22 membres de l’équipe paramédicale des urgences sont en arrêt maladie. Les accouchements ne sont plus assurés dans l’hôpital, car le bloc obstétrical s’appuie en partie sur le personnel des urgences. Le SMUR, d’abord annoncé fermé, reste finalement assuré. Dans une lettre à la directrice, l’équipe paramédicale lui reproche de rester « sourde à nos demandes et à notre souffrance ». La liste de leur revendication est longue : remplacement des arrêts, maintien du personnel nécessaire au fonctionnement normal du service, formation des nouveaux arrivants, etc.
La crainte d’un effet domino cet été
En Île-de-France, les CHU ne sont pas encore touchés. Mais nous nous sommes procuré un compte-rendu de la conférence téléphonique du jeudi 12 mai entre la directrice générale de l’Agence régionale de santé, Amélie Verdier, et les directeurs d’hôpitaux. Elle donne la mesure de l’inquiétude. La directrice reconnaît « une situation tendue et à risque », en raison de mouvements sociaux conjugués avec des difficultés de ressources humaines. Débordés, quatre services d’urgence ont dû adresser leurs patients vers d’autres établissements.
Les directeurs témoignent ainsi de leurs difficultés : la situation est « très sensible »dans les hôpitaux de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) et de Gonesse (Val-d’Oise), « extrêmement fragile » à Créteil et Villeneuve-Saint-Georges dans le Val-de-Marne. Les hôpitaux de Neuilly et Courbevoie (Hauts-de-Seine) sont en « grande difficulté sur les urgences pédiatriques » ; au Centre hospitalier sud francilien, dans l’Essonne, six infirmières de nuit sont en arrêt-maladie, sur douze, et il y a un mouvement social, en raison d’une trop grande « pénibilité ». « Il y a trop de passages, pas assez d’aval, » reconnaît le directeur. Au centre hospitalier de Versailles (Yvelines), la situation est « stable et fragile actuellement », mais « très préoccupante pour cet été ». L’Assistance publique-hôpitaux de Paris, le plus grand groupe hospitalier de France, veut « anticiper les organisations au cas où un établissement tombe » dans l’été, « éviter les effets dominos (…) de se faire trop surprendre ».
Caroline Coq-Chodorge et Donatien Huet
Au moins 120 services d’urgences font face à de graves « difficultés » avant l’été, « du jamais-vu »
Manque de médecins, d’infirmiers, d’aides-soignants ou de lits : ces services représentent quasi 20 % des urgences de France. Aucun territoire n’est épargné, avec 60 départements touchés dans toutes les régions.
Le Monde avec AFPPublié hier à 12h27, mis à jour hier à 17h24
Temps de Lecture 2 min. https://www.lemonde.fr/societe/article/2022/05/20/au-moins-120-services-d-urgences-en-difficulte-avant-l-ete-du-jamais-vu_6126954_3224.html

Accès filtrés et fermetures en cascade : la pénurie de soignants aux urgences vire à la « catastrophe », avec déjà 120 services contraints de limiter leur activité ou s’y préparant, prélude pour certains d’un été « atroce ». De mémoire d’urgentiste, « on n’a jamais connu une telle tension avant même la période estivale ». Manque de médecins, d’infirmiers, d’aides-soignants ou de « lits d’aval » pour transférer les patients : les services d’urgences de ces hôpitaux font face à de graves « difficultés », selon une liste établie par l’association SAMU-Urgences de France (SUdF) et que l’AFP s’est procurée.
Ces 120 services représentent quasi 20 % des quelque 620 établissements – publics et privés – hébergeant un ou plusieurs services d’urgences. Aucun territoire n’est épargné, avec 60 départements touchés dans toutes les régions, d’après ce décompte qui n’inclut pas la Corse, les Antilles et la Guyane. Pour un praticien exerçant dans l’un des établissements concernés, « la situation est catastrophique » et ferait « presque regretter la pandémie » de Covid.
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Signe supplémentaire d’une crise inédite, 14 des 32 plus gros hôpitaux français (CHU et CHR) figurent sur cette liste. Celui de Bordeaux vient ainsi d’instaurer un « accès régulé »chaque nuit entre 20 heures et 8 heures. Sauf « urgence avérée », il est impossible de rentrer dans le premier service de Nouvelle-Aquitaine sans un coup de fil préalable au 15.
Celui de Grenoble, qui tourne déjà avec une équipe mobile du SMUR en moins, pourrait suivre, le syndicat des médecins hospitaliers SNMH-FO y pointant un « risque de fermeture » la nuit « à très court terme » car « de nombreux médecins quittent le service ». A Chinon (Indre-et-Loire), l’activité des urgences est carrément suspendue depuis mercredi, car la plupart des infirmières du service sont en arrêt-maladie. La maternité n’est plus en mesure d’assurer les accouchements.
D’autres établissements ont opté pour des « délestages », renvoyant les malades vers d’autres sites, comme à Laval (Mayenne), ou ont eu recours au plan blanc, qui permet de déprogrammer des opérations et de réaffecter des personnels, comme le CHU de Rennes.
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Cris d’alarme de la profession
Le tableau est alarmant, et le pire reste à venir. « On a un risque imminent de rupture d’accès aux soins. C’est déjà en train de se produire et ça risque de s’aggraver de manière assez considérable pendant l’été, au moment des congés », a prévenu le professeur Rémi Salomon, président de la conférence médicale des Hôpitaux de Paris (AP-HP), jeudi sur Franceinfo.
« Ça va être atroce, du jamais-vu », avec « des décès inopinés et involontaires » de patients, a même prédit Patrick Pelloux, président de l’Association des médecins urgentistes de France (AMUF), dans un entretien à Ouest-France mercredi. Comme beaucoup d’hospitaliers, il réclame une revalorisation rapide des gardes et astreintes de nuit et de week-end. Mais la crise fait émerger d’autres propositions plus radicales.
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A l’hôpital d’Orléans, les urgences craquent
« Il faut trier à l’arrivée aux urgences, il ne faut pas permettre à tout le monde d’y aller facilement », a ainsi affirmé Philippe Juvin, chef des urgences de l’hôpital parisien Georges-Pompidou, vendredi sur Public Sénat. Le président de la Fédération hospitalière de France (FHF), Frédéric Valletoux, a pour sa part demandé mardi une « obligation de participation de tous les praticiens » aux gardes médicales, provoquant une levée de boucliers des libéraux, qui ont dénoncé des propos « entre mensonges et dérapages ». Le patron d’Hôpitaux de Marseille (AP-HM), François Crémieux, a, lui, estimé dans un entretien à Libération jeudi que « l’immense liberté des médecins libéraux est devenue un tabou dans notre pays ».
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Luc Duquesnel, le patron de la Confédération des syndicats médicaux français, premier syndicat chez les libéraux, s’est dit défavorable à une obligation « à titre individuel », mais pas collectivement « à l’échelle des territoires », lors d’une conférence de presse jeudi. Il la conditionne toutefois à un « coup de pouce » pour « rémunérer correctement »les gardes, qu’il a jugé « extrêmement urgent », s’étonnant « de l’attentisme du gouvernement sur un sujet aussi chaud, à seulement quelques semaines des vacances d’été ».
Le Monde avec AFP
Fermetures de nuit, accès filtré par le Samu… Au moins 120 services d’urgence en difficultés sur le territoire
Par A.M. le 20-05-2022

D’après une liste établie par l’association Samu-Urgences de France, 120 services d’urgence, dans 60 départements, ont été forcés de limiter leur activité faute de personnels soignants. Une situation « catastrophique » alors que l’été n’est pas encore là.
De l’aveu d’un urgentiste en poste dans l’un des hôpitaux listés, « la situation est catastrophique, nous n’avons jamais connu une telle tension avant même la période estivale ». Alors qu’un été noir se profile, l’association Samu-Urgences de France a recensé sur l’ensemble du territoire (hormis la Corse, les Antilles et la Guyane) les services qui rencontrent ou ont rencontré des difficultés de fonctionnement telles qu’ils ont été contraints de limiter leurs activités. En tout, ils sont 120, répartis dans 60 départements. Soit presque 20% des quelques 620 établissements, publics ou privés, disposant d’une autorisation pour l’urgence. Signe supplémentaire d’une crise inédite, 14 des 32 plus gros hôpitaux français (CHU et CHR) figurent sur cette liste.
Parmi les 120 établissements recensés, plus de la moitié ont dû se résoudre à une fermeture, le plus souvent partielle, de leurs urgences. Parfois la nuit, comme à Alkirch (Haut-Rhin), Auch (Gers) ou Voiron (Isère). Ailleurs, en supprimant des équipes mobiles du Smur, comme à Creil (Oise), Grenoble ou Metz.
La « solution » la plus fréquente reste cependant la « régulation d’accès » par les Samu: à Bordeaux, Cherbourg (Manche) ou encore Nevers (Nièvre), à moins d’une urgence vitale, seul un appel préalable au 15 peut permettre une admission à certaines heures.
Une dizaine d’hôpitaux sont allés jusqu’au « délestage », renvoyant les malades vers d’autres sites, comme Châteauroux (Indre), Laval (Mayenne) ou Pontivy (Morbihan). Une poignée ont même eu recours au « plan blanc », qui permet de déprogrammer des opérations et de réaffecter des personnels, dont Rennes, Roubaix et Tourcoing (Nord).
Face à cette situation, les alertes des hospitaliers se multiplient ces derniers jours, appelant à des mesures fortes. Frédéric Valletoux, président de la Fédération hospitalière de France, réclame ainsi le déploiement dans chaque région de « plans de continuité des soins » aboutissant notamment à une « planification » des vacances des cabinets de ville. « Il faut trier à l’arrivée aux urgences, il ne faut pas permettre à tout le monde d’y aller facilement« , a affirmé Philippe Juvin, chef des urgences de l’hôpital parisien Georges-Pompidou, vendredi sur Public Sénat. De son côté, l’urgentiste Pelloux s’est positionné en faveur de la réintégration des soignants suspendus faute de vaccination contre le Covid.
COMMUNIQUÉ DE PRESSE

CP-SUdF [17/11/2021] : La situation des services d’urgence demande une réaction forte du ministre de la Santé
Publié le 17/11/2021
La situation des services d’urgence demande une réaction forte du ministre de la Santé
Samu-Urgences de France a rencontré hier le ministre des Solidarités et de la Santé au sujet de la crise sans précédent que traversent les services d’urgence, dont 1/3 d’entre eux sont déjà en grande difficulté. Les fermetures temporaires se succèdent faute de personnels médicaux et/ou paramédicaux et, à l’aube d’un rebond épidémique, nous sommes très inquiets quant à notre capacité à faire face à une augmentation du nombre de malades. Seule « lumière dans la nuit », nos services subissent de plein fouet la crise de la permanence des soins, à l’hôpital comme en ville, et les effets de la crise sanitaire sur des équipes épuisées, au front depuis 20 mois, qui se sentent trahies par des promesses non tenues.
La discussion avec Olivier VERAN a été franche, directe, et nous avons pu exposer sans tabou les difficultés et les souffrances des professionnels de nos services : le manque criant de lits d’aval disponibles pour les urgences, la sensation toujours accrue de maltraiter les patients qui nous sont confiés, la pénibilité croissante des nuits et des week-end, l’indifférencede nombreuses administrations hospitalières, sont parmi les causes les plus évidentes de cette crise qui met en danger les services d’urgences en particulier et, au-delà, l’hôpital public tout entier.
Le ministre a été à l’écoute de ce diagnostic, partageant de nombreux symtômes avec nous. Nous avons pu lui exposer notre « ordonnance » pour traiter rapidement le mal :
- Valoriser la permanence des soins pour les professionnels de santé ;
- Réviser de la grille des praticiens hospitaliers « oubliés du Ségur » ;
- Recruter avec un salaire digne les médecins à diplôme étranger, sans qui les services hospitaliers ne fonctionneraient plus ;
- Mettre en application toutes les mesures du pacte de refondation des urgences et agir très rapidement sur la disponibilité de lits en aval des services d’urgence ;
- Faire accéder les Assistants de Régulation Médicale (ARM) et les ambulanciers Smur à un statut justifié de professionnel de santé, et lutter contre les statuts précaires ;
- Accélérer le déploiement des SAS et du Système d’Information des Samu sur tout le territoire national autour d’un numéro d’appel commun « Santé-113 », et favoriser la réponse de médecine générale pour décharger les services d’urgence ;
- Lever les freins institutionnels, organisationnels et managériaux à la modernisation, attendue par tous, de notre organisation des urgences.
Les personnels des urgences se sont mobilisés de façon exemplaire au cours de la crise sanitaire et sauront encore se mobiliser pour défendre l’offre de soins d’urgence, à condition d’avoir les moyens de le faire. Il faut agir vite, pour nos concitoyens et pour nos professionnels de santé afin de redonner de l’attractivité aux métiers de l’urgence et de l’espoir à tous les soignants et praticiens qui œuvrent jour et nuit dans l’hôpital Public, sur tout le territoire national. Samu-Urgences de France est entièrement mobilisé dans cet objectif.
Dr François Braun
Président de Samu-Urgences de France
Elément joint