Brigitte Bourguignon à la santé

Brigitte Bourguignon nommée au ministère de la santé, où des dossiers urgents l’attendent

La nouvelle ministre, qui succède à Olivier Véran, va devoir faire face à la crise des urgences, qui s’aggrave, et tenter de résoudre l’épineuse question des déserts médicaux. 

Par Béatrice Jérôme et Camille StromboniPublié aujourd’hui à 10h33, mis à jour à 12h48  

Temps de Lecture 2 min. https://www.lemonde.fr/politique/article/2022/05/21/brigitte-bourguignon-nommee-au-ministere-de-la-sante-ou-des-dossiers-urgents-l-attendent_6127104_823448.html

Brigitte Bourguignon, le 20 mai 2022, à Paris.
Brigitte Bourguignon, le 20 mai 2022, à Paris.  LUDOVIC MARIN/AFP

Brigitte Bourguignon a l’habitude, lors des cérémonies officielles, d’arborer un collier d’émaux que le personnel de la maison de retraite de Frontenaud (Saône-et-Loire) lui a offert à l’automne. Un pendentif qu’elle voit comme le symbole de ses vingt-deux mois au gouvernement, durant lesquels elle a montré « sa patte sociale ».

Simple ministre déléguée chargée de l’autonomie, Mme Bourguignon devient, à 63 ans, ministre de plein exercice de la santé et de la prévention. Elle succède à Olivier Véran pour porter le dossier présenté comme prioritaire – avec l’éducation – du nouveau quinquennat d’Emmanuel Macron.

Lire aussi :  Orpea : la ministre Brigitte Bourguignon dénonce le « cynisme pur » des dirigeants

Il lui faudra plonger dans le bain immédiatement. C’est dans un contexte difficile qu’arrive l’ancienne socialiste : celui de la crise de l’hôpital et des urgences. Les fermetures de services d’urgences se multiplient la nuit et les week-ends – environ cent vingt services, soit presque un sur six sur le territoire, se trouvent en grande difficulté au 20 mai, selon un recensement du syndicat SAMU-Urgences de France. L’été s’annonce d’ores et déjà à haut risque, alerte-t-on de toutes parts dans la communauté hospitalière.

« Vraies réformes »

Députée du Pas-de-Calais depuis 2012, d’abord sous la bannière socialiste avant d’être réélue en 2017 dans la majorité macroniste, elle sera de nouveau candidate en juin. Elle a quitté la présidence de la commission des affaires sociales de l’Assemblée pour entrer au gouvernement, en juillet 2020, juste avant le rebond de la crise sanitaire à l’automne. Elle a vite montré qu’elle savait tirer avantage de l’adversité pour faire aboutir ses dossiers. Quitte à détonner comme lors de son premier conseil des ministres, où, un brin intempestive, elle ose alerter sur le sort des aides à domicile, « oubliées de la prime Covid ».

« Sa plus grande victoire, se souvient un proche, aura été de faire sortir de l’ombre le secteur de l’aide à domicile au point de parvenir à mettre dans la tête et la bouche d’Emmanuel Macron ce sujet dans sa campagne. Ce n’était pas gagné ! » Même si elle n’a pas porté une loi grand âge – promesse non tenue d’Emmanuel Macron –, elle a pu se féliciter d’avoir mené de « vraies réformes » : la revalorisation des salaires des aides à domicile du secteur associatif et public, le chantier de la modernisation des Ehpad publics, l’instauration d’une indemnité pour les salariés « proches aidants »

.Lire aussi  Brigitte Bourguignon, ministre en tandem pour plus d’autonomie

En janvier, le scandale Orpea l’a conduite à réagir en urgence face aux dérives du groupe privé commercial mises au jour par Victor Castanet (Les Fossoyeurs, Fayard, 400 pages, 22,90 euros). Sa réactivité pour tenter de circonscrire l’incendie a été appréciée à l’Elysée. Ses bonnes relations avec Elisabeth Borne, qui s’est investie dans la promotion des métiers du grand âge, ne seront pas de trop pour tenter de décrocher ses futurs arbitrages.

Grande concertation

Premier test majeur pour la nouvelle ministre : la grande concertation promise par Emmanuel Macron sur la santé, qui devrait s’ouvrir dans les toutes prochaines semaines, avec au premier rang la question de l’accès aux soins.

Entre les mesures urgentes attendues sur le plan des moyens et des effectifs, et la refonte en profondeur de l’hôpital, de son organisation, du management, la répartition des rôles avec le privé, la « crise de sens » chez les soignants…, il va falloir faire preuve de doigté face à une communauté éprouvée par deux ans de pandémie mais aussi des décennies de restrictions budgétaires. Le Ségur de la santé, enclenché par le gouvernement en juillet 2020, comprenant des revalorisations de salaires et des investissements d’un niveau « historique », est loin d’avoir suffi. La ministre est attendue de pied ferme pour trouver des solutions face à la désertification médicale et soutenir la médecine de ville.

L’intitulé du nouveau ministère, qui met l’accent sur la « prévention », est salué dans le monde de la santé. Un choix « inédit », selon François Bourdillon, ancien directeur général de Santé publique France, qui y voit le signe d’une « vraie prise de conscience » et d’une « réforme de la santé publique » à venir.

Béatrice Jérôme et  Camille StromboniContribuer

Premières réactions : la nomination de Brigitte Bourguignon au ministère de la Santé accueillie plutôt positivement par le monde médical

PAR MARIE FOULT – JULIEN MOSCHETTI – VÉRONIQUE HUNSINGER – LOAN TRANTHIMY – 

PUBLIÉ LE 20/05/2022

https://www.lequotidiendumedecin.fr/hopital/premieres-reactions-la-nomination-de-brigitte-bourguignon-au-ministere-de-la-sante-accueillie-plutot

Crédit photo : S.Toubon

Parce qu’elle n’est pas totalement une inconnue du secteur, lanomination de Brigitte Bourguignon comme ministre de la Santé et de la Prévention a fait réagir les représentants du corps médical dès ce vendredi après-midi, interrogés par « Le Quotidien ».

« Pas un secteur n’est épargné »

Sur Twitter, le président de l’UFML-S, le Dr Jérôme Marty, a immédiatement félicité la nouvelle ministre. « Notre système de santé connaît la plus grave crise de son histoire. Hôpitaux, médecine de ville, médico-social : pas un secteur n’est épargné. Vous devez maintenant provoquer une conférence sanitaire permanente », lui a enjoint le Dr Marty. Dans une lettre à la future locataire de l’avenue de Ségur, publiée hier, le président de l’UFML avait appelé à « prendre conscience de l’urgence »« Celles et ceux qui vous diront que les réformes en cours vont résoudre la crise vous tromperont », assène le généraliste de Haute-Garonne.

Le président du Syndicat national des ophtalmologistes (SNOF), le Dr Thierry Bour, a également présenté ses félicitations à Brigitte Bourguignon, tout en rappelant que beaucoup de choses étaient déjà « en route et en discussion » dans la filière visuelle. Le gouvernement a récemment autorisé la primo-prescription de lunettes et de lentilles de contact par les orthoptistes, pour les patients âgés de 16 à 42 ans.

Sur Twitter toujours, Philippe Vermesch, président du SML, a adressé ses félicitations à la nouvelle ministre. « Les défis sont énormes, a-t-il ajouté. Les médecins libéraux seront très vigilants sur la place accordée à la médecine libérale au bénéfice des patients et du système de santé. » 

Félicitations @BrigBourguignon nommée ministre de la #santé. Les défis sont énormes. Les #médecins libéraux seront très vigilants sur la place accordée à la médecine #libérale au bénéfice des patients & du système de santé. @LE_SML est prêt à répondre à ces défis ! #remaniement— Vermesch Philippe (@VermeschP_SML) May 20, 2022

Du concret, rapidement  

Le Dr Patrick Gasser, président d’Avenir Spé, estime auprès du « Quotidien » que cette « nomination est intéressante ». Ne pas être médecin à ce poste n’est pas un handicap à ses yeux. « Avenir Spé sera vigilant quant à la politique menée, une politique équitable, bienveillante à l’égard de tous les soignants pour redonner du sens à tous les métiers, dans tous les secteurs d’exercice. Ces décisions permettront de redonner une accessibilité aux soins à tous nos concitoyens sur l’ensemble du territoire. » 

Président de MG France, le Dr Jacques Battistoni reconnaît que Brigitte Bourguignon a une bonne connaissance du système de santé. « Elle a été présidente de la commission des affaires sociales et ministre dans le précédent gouvernement », rappelle-t-il. Le syndicat de généralistes attend un plan d’urgence pour l’accès aux soins dans les territoires afin d’appuyer les généralistes en difficulté : « On ne veut pas de grand-messe, martèle le généraliste normand. S’il y a une concertation, elle ne doit pas retarder les actions concrètes urgentes. » 

« Sérieuse et à l’écoute », pour la CSMF

Le président de la CSMF, le Dr Franck Devulder, salue également, auprès du « Quotidien » l’arrivée de la ministre, réputée « à l’écoute, sérieuse et ouverte à la discussion »« Les tâches qui l’attendent sont urgentes. Il y aura la grande concertation, dont nous attendons des mesures structurelles pour aller vers un système nouveau et, dans ce cadre, la médecine de ville est un levier phénoménal ! Mais le premier chantier devra être l’urgence estivale sur l’accès aux soins, car le système est en train de craquer », alerte le Dr Devulder, qui souhaite « bon courage » à Brigitte Bourguignon.

Les libéraux de santé, qui représentent 11 organisations de libéraux, saluent les nominations de Brigitte Bourguignon mais aussi de Damien Abad. La première « connaît parfaitement les dossiers de la santé. Son expertise des sujets liés au grand âge en fait également une ministre sérieuse pour répondre aux enjeux de l’accès aux soins et de la dépendance », jugent-ils avant de lui adresser un « message d’alerte ». « Partout dans les territoires, les libéraux constatent plus que jamais les difficultés rencontrées par les usagers du système de santé, font-ils valoir. C’est pourquoi nous appelons le nouveau gouvernement à miser et à réinvestir sur les soins libéraux. »

Les hospitaliers sur leurs gardes

Côté hospitaliers, les premières réactions recueillies par « Le Quotidien » sont beaucoup plus mitigées. Le Dr Olivier Milleron, porte-parole du collectif inter-hôpitaux (CIH), estime que« c’est la continuité car Brigitte Bourguignon était déjà ministre déléguée chargée de l’Autonomie ». Il n’y a donc « pas de signe fort de volonté de changement ». Le cardiologue demande à la nouvelle ministre de « prendre les choses en mains tout de suite. Nous n’avons pas le temps de nommer des commissions, de commander des rapports. Il y a aujourd’hui 120 services d’urgence en difficulté, en plus des blocs qui sont fermés ». Il réclame des mesures fortes et symboliques. « Il faut une revalorisation très rapide des salaires, en particulier du travail de nuit, pour que l’on puisse continuer à assurer la continuité de soins. » Sur les conditions de travail, « il faut inclure très vite dans la loi un ratio soignant/patients maximal. Il ne faut pas dépasser un infirmier pour huit patients. Il y a des ratios dans les crèches et dans les avions, je ne vois pas pourquoi cela ne serait pas la même chose dans les hôpitaux ».

Pour le Dr Jean-François Cibien, président de l’intersyndicale Action praticiens hôpital (APH),« on prend les mêmes et on recommence ! On avait déjà un tiercé perdant, et on nous refait un tiercé dans le désordre ! » Et d’ajouter : « On nous a fait attendre trois semaines pour cela ? De qui se moque-t-on ? L’hôpital public est dans une situation d’effondrement cataclysmique et nous sort le jeu des chaises musicales ! » « Nous voulons être reçus et écoutés rapidement par Brigitte Bourguignon, avance déjà l’urgentiste du Centre hospitalier d’Agen-Nérac. Il faut rapidement élaborer des actions pour sauver ce qui peut encore l’être. » Pour cela, il faudra « un budget adapté aux besoins de l’hôpital ». Enfin, le Dr Cibien exige « une véritable revalorisation de la permanence des soins », avec prise en compte de la pénibilité et du temps de travail effectué, mais aussi toujours l’octroi de quatre ans d’ancienneté pour les PH nommés avant le 1er octobre 2020.

Pour la FHP, le sujet de l’inflation

La Fédération de l’hospitalisation privée (FHP) a réagi dès vendredi, en rendant d’abord hommage à l’action d’Olivier Véran, « un ministre à l’écoute de nos difficultés », qui a reconnu « le rôle de l’hospitalisation privée ». Le président de la fédération des cliniques, Lamine Gharbi, estime que la future conférence des parties prenantes sera un rendez-vous « décisif »« Je compte sur notre nouvelle ministre pour s’emparer des sujets urgents comme la prise en compte de l’inflation, l’équité de traitement pour les salariés de nos établissements, la conduite des réformes du financement et la formation des soignants », a-t-il indiqué, tout en l’assurant de son « soutien ».

Dans un communiqué, le Conseil national de l’Ordre des médecins a félicité la nouvelle ministre. « Face à la crise que traverse notre système de santé, aux difficultés d’accès aux soins pour les patients, à la fermeture de services hospitaliers et à l’épuisement des médecins et de tous les professionnels de santé, l’Ordre des médecins espère que cette nomination permettra de faire advenir la nécessaire transformation de notre système de santé, seule à même de sauver ce pilier de notre République. » Une feuille de route ? 

Brigitte Bourguignon nommée ministre de la Santé et de la Prévention   

Par Aveline Marques le 20-05-2022 

https://tracker.egora.fr/u/nrd.php?p=XYBlorZBtz_32946_3890670_1_3&ems_l=3845557&i=1&d=TzBtMUJVbmoyTm1rcWtVR1p3JTJCQnhMcXhQS2cxZ1lIU3lEJTJGMElpWWJueHR1VjBRb2hhTmkzdXNzRnZ6cUVJd2Z4M1FHQVNabHhvT0I2aE5YN0NlNG1RJTNEJTNE%7CMjAyMi0wNS0yMC1lbnBsdXM%3D%7CMjAyMg%3D%3D%7CMDU%3D%7CMjA%3D%7CMTMxMzE2MTY2%7CWFlCbG9yWkJ0eg%3D%3D%7CNWQ0NjNjMjI2MDFiYzA0MDE%3D%7C&_esuh=_11_6b6b3326d48df65f229fded31f6170d4856a9d8722f996340717fe0e1f3c69ea

L’ancienne ministre déléguée chargée de l’Autonomie, âgée de 63 ans, succède à Olivier Véran au poste de ministre de la Santé et de la Prévention. Elle est aussi candidate aux législatives dans le Pas-de-Calais.

Ancienne secrétaire médicale, née à Boulogne-sur-Mer dans une famille ouvrière avec un père chaudronnier, Brigitte Bourguignon, « pas bardée de diplômes » selon sa formule, a d’abord travaillé au centre communal d’action sociale de la ville. Elle a oeuvré au Conseil départemental du Pas-de-Calais en tant que fonctionnaire territoriale chargée de l’aide alimentaire. Elle entre en politique en devenant adjointe au maire de Boulogne-sur-Mer, chargée de la lutte contre les exclusions, des personnes handicapées et de la petite enfance en 2011. Elue députée du Nord-Pas-de-Calais sous l’étiquette socialiste en 2012, Brigitte Bourguignon a été réélue sous la bannière En Marche en 2017. Elle est candidate à sa réélection. 

Émue de cette responsabilité éminente, au cœur d’une priorité d’@EmmanuelMacron pour la santé des Français. Gratitude pour @olivierveran qui restera un grand ministre des Solidarités et de la Santé. Détermination auprès d’@Elisabeth_Borne, que je remercie de sa confiance.

— Brigitte Bourguignon (@BrigBourguignon) May 20, 2022

Elle avait ensuite été élue présidente de la commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale, succédant à ce poste à Catherine Lemorton.

Favorable à la coercition?

En juillet 2020, Brigitte Bourguignon est entrée au Gouvernement en tant que ministre déléguée chargée de l’Autonomie. Elle a notamment eu à gérer le dossier de la loi Grand âge, finalement enterrée, et plus récemment le scandale Orpea.

Dans une interview accordée à Egora, en septembre 2016, Brigitte Bourguignon avait confié sa volonté d’inciter les jeunes médecins à s’installer dans les territoires ruraux, se montrant toutefois favorable, en dernier ressort, à la coercition. « Malgré toutes les incitations, si on ne parvient pas à attirer des médecins là où on en a besoin, il faudra peut-être en venir à des contrats d’engagement sur deux ans », déclarait-elle alors. En janvier 2018, alors qu’elle avait finalement voté contre une proposition de loi restreignant la liberté d’installation des médecins, attaquée sur ce « revirement », l’ancienne socialiste avait déclaré être « fière » d’avoir défendu le « conventionnement sélectif » par le passé, mais qu’elle avait bani « les mots coercition et désert médical ». Des mots qui sont toutefois apparus dans le programme d’Emmanuel Macron en 2022…

« Le progrès social et les valeurs humanistes ont toujours été la boussole de mon action sur le terrain », a plaidé sur Twitter Brigitte Bourguignon, trois jours avant sa promotion gouvernementale.

« La médecine de papa c’est fini, la médecine rurale c’est sexy »

Dans un communiqué, le conseil national de l’Ordre des médecins adresse ses félicitations à la ministre. Le Cnom « espère que cette nomination permettra de faire advenir la nécessaire transformation de notre système de santé, seule à même de sauver ce pilier de notre République. Cette transformation qu’appellent tous les professionnels de santé devra reposer sur les réalités territoriales et les besoins des patients », prévient l’institution. .

Damien Abad aux Solidarités, Olivier Véran reste au Gouvernement

Le ministère d’Olivier Véran a été divisé, le député et président du groupe LR à l’Assemblée nationale Damien Abad se voyant nommé ministre des Solidarités, de l’Autonomie et des Personnes handicapées, tandis que Brigitte Bourguignon récupère non seulement la Santé mais aussi la Prévention, ce qui marque la volonté du Président de mettre l’accent sur la santé publique. Quant au neurologue grenoblois, il reste au gouvernement en tant que ministre délégué : il sera chargé des Relations avec le Parlement et de la Vie démocratique.

Publié le 21/05/2022

Fera-t-elle un effet bœuf ? 

Paris, le samedi 21 mai 2022

https://hubtr.newsletter.jim.fr/clic132/6405/1244477/23?k=8bab0b2f8ddfefe33f1995b118148433

– La mine impassible, comme il sied à un secrétaire général de l’Élysée, Alexis Kholer a dévoilé, hier, les happy fews qui constitueront le gouvernement.

Tous les plumitifs que compte la presse médicale n’attendaient qu’un nom : celui du ministre de la Santé.

En milieu de liste, fin du suspense : Brigitte Bourguignon était officiellement nommée ministre de la Santé.

Ce n’est pas à proprement parler une surprise. Petit satisfecit, le JIM, au lendemain de la réélection d’Emmanuel Macron voyait en elle la favorite pour l’avenue de Ségur.

Une ministre qui fait peu de bruit ?

Un fait notable, alors que le JIM a cité Olivier Véran dans 628 articles (!) pendant les deux ans de sa période ministérielle, nos rédacteurs n’auront écrit le nom de Brigitte Bourguignon que dans 22 papiers (numériques) durant les 22 mois où elle fût ministre déléguée à l’autonomie et donc des EHPAD, sujet qui intéresse pourtant notre rédaction au premier chef.
Il faut dire à sa décharge que dès l’entrée au gouvernement de l’ancienne présidente de la commission des affaires sociales (de 2017 à 2020), le périmètre exact de son portefeuille demeurait flou alors que Sophie Cluzel était déjà en charge (et avec un certain brio) du dossier du handicap. Il semble aussi qu’elle ne soit pas parvenue à exercer pleinement son rôle, peut-être quelque peu étouffée par l’hyper-médiatique Olivier Véran.

Deux ans de ministère…pour rien ?

Reste, qu’on aura peu entendu cette ministre, y compris pendant la crise Covid et le « scandale Orpéa ». Elle avait même été accusée d’opacité dans cette dernière affaire. Elle avait en effet pris sur elle de ne pas publier le rapport établi conjointement par l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) et l’Inspection générale des finances (IGF) sur les agissements du groupe Orpea et avait été suspectée d’une certaine complaisance envers les prestataires privés du secteur de la dépendance. La ministre déléguée avait justifié cette non publication par le « secret des affaires »…avant de faire volte-face sous la pression de l’opinion publique.

Pire, ses deux ans en fonction auront été surtout marqués par un renoncement : l’abandon en rase campagne, fin 2021, de la réforme du grand âge qui devait pourtant être un temps fort du quinquennat. Certains observateurs avaient même pointé le cynisme d’une tribune qu’elle avait cosigné au même moment dans le journal Le Monde dans laquelle elle exhortait à la solidarité intergénérationnelle. 

Alors à la Commission des affaires sociales, elle avait déjà été, en 2019, accusée de « trahison » par des associations d’aide aux enfants placés, alors qu’elle avait déposé un amendement visant à limiter la protection pour les jeunes majeurs de l’ASE (Aide sociale à l’enfance).  Elle avait ainsi inscrit dans la loi un délai de placement minimal pour bénéficier d’une aide à la majorité.  

Le pire moment pour devenir ministre de la santé ?

Bruyante ou non, proactive ou non, la ministre Bourguignon arrive dans une période particulièrement compliquée pour un ministre de la Santé. Bien sûr il y a la Covid qui n’en finit pas de finir, ces étranges cas de variole du singe dans la communauté homosexuelle, mais il y a surtout la crise profonde que traverse l’hôpital et qui pourrait se traduire, dés cet été, par de nouveaux soubresauts .

Si Brigitte Bourguignon a pour elle l’expérience et le positionnement politique pour défendre un hypothétique tiers payant généralisé (qui n’était peut-être qu’une promesse de campagne…), on ne saurait dire, au vu de ces « états de service » si elle aura les « épaules » pour porter une réforme de l’hôpital, redensifier les déserts médicaux, faire face aux crises de santé publique.

Sans compter qu’elle sera attendue au tournant par les libéraux alors que doivent s’ouvrir dans les mois à venir des nouvelles négociations avec les médecins de ville.

Gageons qu’Olivier Véran regardera tout ça d’un œil attentif…

Félicitations et bon courage, madame la ministre !

F.H.

Nouveau gouvernement : Brigitte Bourguignon, la fibre sociale promue au ministère de la Santé

Par Wally Bordas

Publié hier à 18:33, mis à jour hier à 20:52

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Brigitte Bourguignon, une ancienne socialiste au ministère de la Santé.
Brigitte Bourguignon, une ancienne socialiste au ministère de la Santé. Thomas COEX / AFP

L’élue du Pas-de-Calais remplace Olivier Véran, qui était son ministre de tutelle dans le gouvernement précédent, où elle était en charge de l’Autonomie.

C’est l’une des promotions marquantes de ce nouveau gouvernement. Brigitte Bourguignon, jusqu’ici ministre déléguée chargée de l’Autonomie, hérite désormais du ministère de la Santé et de la Prévention. Elle reprend donc le poste de son ex-ministre de tutelle, Olivier Véran, qui est quant à lui relégué au rang de «délégué» en charge des Relations avec le Parlement et la Vie démocratique.

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Cette ancienne socialiste de 63 ans, députée du Pas-de-Calais depuis 2012, avait occupé le poste de présidente de la commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale avant de rejoindre le précédent gouvernement. Au Parlement, elle tente pendant plusieurs années de faire exister et de structurer «l’aile gauche» de la majorité. Elle rejoint d’ailleurs un peu plus tard Territoire de progrès, mouvement chapeauté par le ministre Olivier Dussopt pour faire exister la frange sociale-démocrate de la macronie.

En juin 2020, cette ancienne fonctionnaire territoriale chargée de l’aide alimentaire au conseil départemental avait également été nommée présidente de la commission d’enquête sur la crise sanitaire au Palais Bourbon. Elle fait partie des ministres candidats aux législatives puisqu’elle remet son mandat en jeu dans sa circonscription du Pas-de-Calais.

Brigitte Bourguignon, ministre de la Santé : « On ne voit pas quelqu’un qui va changer les choses », selon un membre du collectif Inter-Hôpitaux

Brigitte Bourguignon a été « la députée sous Hollande qui a voté toutes les lois qui ont fait beaucoup de mal à l’hôpital public », a affirmé samedi sur franceinfo, Olivier Milleron, membre du collectif Inter-Hôpitaux. Article rédigé par 

franceinfo

Radio France Publié le 21/05/2022 08:03Mis à jour le 21/05/2022 08:26

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 1 min. https://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=&cad=rja&uact=8&ved=2ahUKEwizivCwhfH3AhVOwYUKHfwADFkQvOMEKAB6BAgHEAE&url=https%3A%2F%2Fwww.francetvinfo.fr%2Fpolitique%2Fgouvernement-d-elisabeth-borne%2Fbrigitte-bourguignon-ministre-de-la-sante-on-ne-voit-pas-quelqu-un-qui-va-changer-les-choses-selon-un-membre-du-collectif-inter-hopitaux_5150791.html&usg=AOvVaw11xi8dvN_aZIwbV3ugx_z0

Brigitte Bourguignon arrive au Conseil des ministres à l'Élysée, le 28 avril 2022. (MYLENE DEROCHE / MAXPPP)
Brigitte Bourguignon arrive au Conseil des ministres à l’Élysée, le 28 avril 2022. (MYLENE DEROCHE / MAXPPP)

« Sur son CV, on ne voit pas quelqu’un qui va changer les choses », a affirmé samedi 21 mai sur franceinfo, le docteur Olivier Milleron, cardiologue à l’hôpital Bichat à Paris et membre du collectif Inter-Hôpitaux, au sujet de Brigitte Bourguignon, nommée vendredi au poste de ministre de la Santé et de la Prévention.

Brigitte Bourguignon a été « la députée sous Hollande qui a voté toutes les lois qui ont fait beaucoup de mal à l’hôpital public », avant d’être ministre déléguée à la Santé sous Emmanuel Macron. Olivier Milleron considère qu’il y a « nécessité d’annoncer un plan d’urgence » face à la situation dans l’hôpital public.

Situation catastrophique à l’hôpital

Olivier Milleron déplore qu’il ait « fallu trois semaines pour nommer une nouvelle ministre, alors que la situation est catastrophique » dans l’hôpital public. « La population française n’a pas actuellement accès à des soins de qualité », dit-il, en particulier aux urgences. Dans plusieurs villes de France, les services des urgences sont partiellement fermés, faute de personnel. Olivier Milleron espère que Brigitte Bourguignon fera « le constat de cette situation », ce qui changera « du déni d’Olivier Véran », le précédent ministre de la Santé.

Olivier Milleron demande des « solutions inédites » face à des « situations inédites », comme des « revalorisations salariales » le plus vite possible pour attirer les soignants à l’hôpital, ou encore l’inscription dans la loi d’un ratio patient/soignant. « Une infirmière ne peut pas s’occuper bien de plus de huit patients », assure-t-il. « Il faut qu’on redonne envie aux gens de travailler à l’hôpital public ».

Lutter contre les déserts médicaux, priorité de Brigitte Bourguignon, nouvelle ministre de la Santé

https://www.ouest-france.fr/sante/lutter-contre-les-deserts-medicaux-priorite-de-brigitte-bourguignon-nouvelle-ministre-de-la-sante-4b41b45a-d915-11ec-b353-b60ef4aa0089

Brigitte Bourguignon, qui a succédé à Olivier Véran au ministère de la Santé, a indiqué ce samedi 21 mai 2022 vouloir faire de la lutte contre les déserts médicaux sa priorité. « La politique d’accès à la santé est une politique très territoriale », a-t-elle également fait valoir, en esquissant la méthode qui serait la sienne.

Brigitte Bourguignon, la nouvelle ministre de la Santé, ce samedi 21 mai 2022.
Brigitte Bourguignon, la nouvelle ministre de la Santé, ce samedi 21 mai 2022. | GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP

Afficher le diaporamaOuest-France avec AFP.Publié le 21/05/2022 à 17h02

La nouvelle ministre de la Santé, Brigitte Bourguignon, veut faire de « l’accès aux soins pour tous » une priorité de son mandat, notamment en luttant contre les déserts médicaux, a-t-elle affirmé ce samedi 21 mai 2022 lors de sa passation de pouvoir avec Olivier Véran, avant de visiter une maison de santé en zone rurale.

« Ma feuille de route est claire, c’est celle du président » Emmanuel Macron qui est d’« assurer l’accès aux soins pour tous », a déclaré Brigitte Bourguignon devant le personnel du ministère des Solidarités et de la Santé à Paris.

Gérer la pénurie de médecins

Il faudra « poursuivre nos efforts pour la prévention, consolider, adapter le système de soins en ville, à l’hôpital, avec l’enjeu particulier de cette lutte contre les déserts médicaux », a poursuivi l’ex-ministre déléguée à l’Autonomie des personnes âgées.

« Nous allons en particulier devoir gérer cette pénurie de médecins, accélérée par une pyramide des âges vieillissante et une évolution des mentalités »préférant le soin à domicile plutôt qu’à l’hôpital, selon elle.

Brigitte Bourguignon a visité une maison de santé de Boulogne-sur-Mer

Son premier déplacement s’est inscrit dans ce cadre : la native de Boulogne-sur-Mer a visité samedi après-midi une maison de santé pluriprofessionnelle installée dans une zone rurale du Pas-de-Calais.

Saluant le succès de cette structure, ouverte en 2018, la ministre a souhaité que ces maisons deviennent « de vrais lieux de stage, de formation, ce qui peut faire naître des vocations » chez les jeunes médecins.

La volonté de construire une réponse « avec les territoires »

« La majeure partie des médecins ne veulent plus être isolés et veulent travailler comme vous », a-t-elle souligné, assurant qu’il existait « des perles et de l’innovation » dans ces structures.

« La politique d’accès à la santé est une politique très territoriale, qui doit être accompagnée plutôt que décrétée du haut vers le bas, construite avec les territoires », a insisté cette ancienne travailleuse sociale et élue socialiste du Pas-de-Calais.

« Aller plus loin » que le Ségur

« Je veux rappeler le Ségur de la Santé mais on doit aller encore plus loin aujourd’hui pour redonner du sens à tous ces métiers qui demandent énormément d’efforts », a dit lors de la visite celle qui sera à nouveau candidate aux législatives en juin dans sa circonscription, la 6e du département.

Depuis Paris, la nouvelle ministre avait concédé que repenser le système de santé « est une tâche difficile […], nous sortons d’une crise Covid qui a fatigué et éprouvé tous les professionnels » de santé, alors que 120 hôpitaux sont contraints de limiter leurs activités aux urgences.

Nouveau gouvernement : malgré quelques figures nouvelles, Macron et Borne choisissent la continuité

Alors qu’Emmanuel Macron a promis une « méthode nouvelle » pour son second mandat, le profil de l’équipe nommée vendredi est éloigné de la « disruption » de 2017, sauf sur un portefeuille important : l’éducation nationale.

22 Mai 2022

Brigitte Bourguignon : ministre de la santé et de la prévention

Jusqu’alors ministre déléguée chargée de l’autonomie, Brigitte Bourguignon devient, à 63 ans, ministre de plein exercice de la santé et de la prévention. Elle succède à Olivier Véran pour porter le dossier présenté comme prioritaire – avec l’éducation – du nouveau quinquennat d’Emmanuel Macron.

Elle arrive dans un contexte dicile : celui de la crise de l’hôpital et des urgences. Les fermetures de services d’urgences se multiplient la nuit et les week-ends – environ cent vingt services, soit presque un sur six sur le territoire, se trouvent en grande diculté au 20 mai, selon un recensement du syndicat SAMU-Urgences de France.

Députée du Pas-de-Calais depuis 2012, d’abord sous la bannière socialiste avant d’être réélue en 2017 dans la majorité macroniste, elle sera de nouveau candidate en juin. Elle a quitté la présidence de la commission des aaires sociales de l’Assemblée pour entrer au gouvernement, en juillet 2020. Elle a vite montré qu’elle savait faire avancer ses dossiers.

Grande concertation

« Sa plus grande victoire, se souvient un proche, aura été de faire sortir de l’ombre le secteur de l’aide à domicile au point de parvenir à mettre dansla tête et la bouche d’Emmanuel Macron ce sujet dans sa campagne. » Même si elle n’a pas porté une loi grand âge – promesse non tenue d’Emmanuel Macron –, elle a pu se féliciter d’avoir mené de « vraies réformes » : la revalorisation des salaires des aides à domicile du secteur associatif et public, le chantier de la modernisation des Ehpad publics, l’instauration d’une indemnité pour les salariés « proches aidants ».

En janvier, le scandale Orpea l’a conduite à réagir en urgence face aux dérives du groupe d’Ehpad mises au jour par Victor Castanet (Les Fossoyeurs, Fayard, 400 pages, 22,90 euros). Sa

Premier test majeur pour la nouvelle ministre : la grande concertation promise par Emmanuel Macron sur la santé, qui devrait s’ouvrir dans les toutes prochaines semaines, avec au premier rang la question de l’accès aux soins.

Entre les mesures urgentes attendues sur le plan des moyens et des eectifs, et la refonte en profondeur de l’hôpital, de son organisation, du management, la répartition des rôles avec le privé, la « crise de sens » chez les soignants…, il va falloir faire preuve de doigté face à une communauté éprouvée par deux ans de pandémie mais aussi des décennies de restrictions budgétaires.

Brigitte Bourguignon : nouvelle ministre de la Santé

par Marilyn Perioli

23 mai 2022 https://cvmviva.s2.mp-stats.com/redirect/?s=j%2fPBESuQYJcE00LjWNzEwCWloDMSlnakNF%2fle5b34hwTrE2hXnlnnnbqU3%2fj5Nwp%2b5Bam585KApyH47K6ugRdd2jalaH5kw4dLIb90Uf%2bdw5fxx4uvEghuXvHu4hDwk5&e=vbObMypOcpV%2bNTtFbizUo0d34jw9OtbQFwLDA12T%2f%2bA%3d

Brigitte Bourguignon, nouvelle ministre de la Santé.©Romains GAILLARD/REA
Brigitte Bourguignon, ministre de la Santé et de la Prévention. ©Romains GAILLARD/REA

Brigitte Bourguignon est nommée ministre de la Santé et de la Prévention. Elle était jusqu’alors ministre déléguée chargée de l’Autonomie. Elle arrive à un moment où la crise de l’hôpital, et particulièrement des services d’urgences, n’a jamais été aussi critique.

Pour Brigitte Bourguignon, c’est une promotion au sein de ce gouvernement. L’ex-socialiste, ralliée à « En Marche » pendant la présidentielle de 2017, reprend le poste de son ex-ministre de tutelle Olivier Véran. Agée de 63 ans, elle est candidate aux législatives dans le Pas-de-Calais. Cette nomination intervient près d’un mois après la réélection d’Emmanuel Macron et trois semaines avant les législatives.

ÉMUE DE CETTE RESPONSABILITÉ ÉMINENTE, AU CŒUR D’UNE PRIORITÉ D’@EMMANUELMACRONPOUR LA SANTÉ DES FRANÇAIS. GRATITUDE POUR @OLIVIERVERAN QUI RESTERA UN GRAND MINISTRE DES SOLIDARITÉS ET DE LA SANTÉ. DÉTERMINATION AUPRÈS D’@ELISABETH_BORNE, QUE JE REMERCIE DE SA CONFIANCE.— Brigitte Bourguignon (@BrigBourguignon) May 20, 2022

Brigitte Bourguignon

Brigitte Bourguignon est âgée de 63 ans et n’est pas médecin comme Olivier Véran. 

Ancienne travailleuse sociale, elle a été présidente de la commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale à partir de 2017. 

Puis, elle a été nommée ministre déléguée chargée de l’Autonomie auprès du ministère des Solidarités et de la Santé dans le gouvernement Jean Castex. 

Le fait d’ajouter la prévention à la santé dans ce portefeuille sera sans doute perçu comme positif auprès des professionnels. Engagera-t-elle enfin un chantier sur la prévention ? L’avenir nous le dira.

Santé : des défis à relever

De grands dossiers attendent la nouvelle ministre dans le domaine de la Santé. Beaucoup d’acteurs du domaine l’attendent au tournant. L’hôpital est au bord de l’implosion avec un secteur des urgences en crise depuis plusieurs années. De nombreux soignants sont en burn-out ou en reconversion professionnelle. Et le Ségur de la santé, organisé en juillet 2020, n’a pas tenu ses promesses.

Elle devra dès lors s’atteler à la préparation du projet de loi de financement de la Sécu (PLFSS 2023). Avec, au programme, le redressement de la Sécu. Vaste ouvrage sur lequel ses prédécesseurs se sont cassés les dents.

Elle devrait également avoir en charge la loi sur la dépendance, tant de fois repoussée. 

Quant à Olivier Véran, il reste au gouvernement en tant que ministre délégué chargé des Relations avec le Parlement et de la Vie démocratique.

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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