Sur L’Île-d’Yeu, grand bleu, paix et poésie

Publié le 06 mai 2022 à 19h00
Réservé à nos abonnés
SÉLECTION
La Junior Suite no 15 de l’hôtel Les Hautes Mers, récemment rénové, offre une vue imprenable sur l’océan Atlantique, à quelques pas de la plage de Ker Châlon.
Situé à quelques centaines de mètres du débarcadère de Port-Joinville sur L’Île-d’Yeu (Vendée), où arrivent les navires assurant les liaisons maritimes depuis Fromentine et Noirmoutier, l’ancien hôtel Le Caillou Blanc a rouvert ses portes le 16 avril. Les nouveaux propriétaires, Guillaume Foucher et Frédéric Biousse, à la tête de la société Les Domaines de Fontenille, l’ont rénové et renommé Les Hautes Mers en hommage à la chanson de Barbara.
Seule une petite route, accessible uniquement à pied ou à bicyclette, sépare le jardin de l’hôtel et sa piscine bordée de transats dans la baie de Ker Châlon. A l’étage, la Junior Suite no 15 (l’hôtel dispose de 17 chambres et suites) est idéale pour contempler l’océan par tous les temps : depuis la terrasse privée quand il fait doux ou à l’abri derrière les grandes baies vitrées de la loggia, lorsque le vent souffle ou que la tempête fait rage. Dès l’entrée, une banquette en bois garnie de coussins, nichée sous une fenêtre avec vue, invite à la contemplation.

La chambre est équipée d’un confortable lit queen size et parsemée d’objets emblématiques de l’univers marin (voiliers miniatures, bouée d’amarrage, statuette de baleine, nœud en corde…) sans que l’ensemble verse dans le kitsch maritime. Sur une étagère, deux célèbres romans d’aventures de pêche sont proposés : Moby Dick, d’Herman Melville et Le Vieil Homme et la mer, d’Ernest Hemingway. Et dans la salle d’eau les soins biologiques de la marque L : a Bruket, fabriqués sur la côte ouest suédoise, sont à la disposition des hôtes.27, rue Pierre-Henry, L’Île-d’Yeu. La nuit dans la junior suite no 15 à partir de 400 euros.lesdomainesdefontenille.comM LE MAGAZINE DU MONDE EST SUR INSTAGRAMRetrouvez nos coups de cœur et nos inspirations sur @m_magazineDécouvrir
A 100 mètres : nager en paix

Ce n’est pas un hasard si la plage de Ker Châlon a accueilli les premiers bains de mer sur l’île au début du XXe siècle : l’eau est tiède et il n’y a pas de courant. A marée haute, les nageurs évoluent sous les cris des mouettes et des goélands argentés qui escortent les bateaux de pêche. A marée basse, riverains et vacanciers s’adonnent à la pêche à pied, à la recherche de coquillages et petits crustacés, en levant la tête lorsque la sirène d’un navire retentit au loin.
A 750 mètres : déjeuner sur le port

La terrasse de La Cabane, sur le port, au cœur du quartier le plus animé de l’île, permet d’observer le va-et-vient des bateaux comme celui, terrestre, des Méhari. A l’intérieur du restaurant, mobilier en rotin, fauteuils Emmanuelle et suspensions en paille évoquent les cahutes du bout du monde. On y sert une cuisine simple : des samosas de sardines, du poisson de la criée des Sables-d’Olonne à la plancha et du gâteau nantais en dessert.Place de la Norvège. Ouvert tous les jours en saison, pour le déjeuner et le dîner.
A 1 000 mètres : découvrir l’artisanat insulaire

La Fabrique réunit les productions de 25 artisans de l’île dans une ancienne caserne de pompiers. Bijoux, créations graphiques et produits d’épicerie sont proposés à la vente. Sous l’étiquette ID Vagabondes, Sonia Desfossé, à l’initiative de l’association en 2008, réalise des sacoches de vélo, des cabas, et des tabliers dans des chutes de bâches françaises colorées. La créatrice Sofie Rose, elle, façonne des accessoires et des éléments de décoration en maille crochetée.14, rue des Usines. Ouvert tous les jours sauf le dimanche.
A 1 500 mètres : visiter un bâtiment historique
Le fort de Pierre-Levée fut édifié au XIXe siècle à l’emplacement d’un haut menhir sur les hauteurs de Port-Joinville. Les Islais (les habitants de L’Île-d’Yeu) l’appellent « la citadelle ». Cette forteresse cachée au milieu d’un bois a été successivement une prison d’État, une caserne, le lieu de détention du maréchal Pétain de 1945 et 1951, puis un centre d’hébergement pour colonies de vacances dans les années 1960.51, rue de la Citadelle. Entrée libre et gratuite tous les jours.
A 2 000 mètres : flâner dans un village poétique

Ancien siège du gouverneur de l’île, le village de Saint-Sauveur est réputé pour ses petites maisons blanches aux portes et aux volets colorés. Une tradition héritée de l’époque où les marins utilisaient les fins de pots de peinture ayant servi à teinter les coques de leurs embarcations pour égayer leurs habitations. L’église romane du village mérite le détour avec son bateau suspendu dans la nef ou ses vestiges de fresques médiévales dans l’absidiole.Rue du Général-Leclerc. Hélène Brunet-Rivaillon