Comment on met en exergue la création d’hôpitaux de proximité tout en camouflant la fermeture de nombreux centres hospitaliers rebaptisés hôpitaux de proximité.

Revue de presse Mediscoop du 03-05-2022

« Comment les hôpitaux de proximité facilitent l’accès aux soins »

Date de publication : 3 mai 2022

Le Figaro

Marie-Cécile Renault relève dans Le Figaro que « la création de 600 hôpitaux de proximité, chantier prioritaire du gouvernement mis en sourdine durant le Covid, a repris depuis le début de l’année. L’objectif est de fluidifier le parcours de soins des Français et de désengorger les urgences ».
La journaliste note ainsi que « l’idée est de mettre en place une gradation des soins hospitaliers selon trois niveaux. À côté des grands CHU – réservés à la recherche, à l’enseignement, aux interventions de pointe – et des centres hospitaliers dotés de services de chirurgie et de maternité, les hôpitaux de proximité constituent le premier niveau d’accès aux soins, en collaboration avec la médecine de ville, notamment pour les patients atteints de pathologies chroniques ».
Marie-Cécile Renault explique qu’« à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), l’Hôpital suisse de Paris vient d’être labellisé Hôpital de proximité par l’agence régionale de santé (ARS), comme 7 autres établissements d’Île-de-France ».
Pascale Cosialls, sa directrice, précise que « les trois niveaux hospitaliers ont des missions différentes et complémentaires. Cette gradation permet au patient d’aller au bon moment au bon endroit. Le label Hôpital de proximité nous apporte de la visibilité et valorise notre savoir-faire. C’est une validation extérieure qui incite à cet accès de proximité ».
Marie-Cécile Renault observe que « s’il ne possède ni bloc chirurgical, ni réanimation, ni maternité, l’Hôpital suisse répond à de nombreuses autres demandes de soins. Il dispose de 119 lits d’hospitalisation traditionnelle en médecine, propose des bilans ainsi que de la rééducation sur ses 10 places en hôpital de jour, des consultations dans une vingtaine de spécialités médicales et paramédicales (cardiologie, gastro-entérologie, pneumologie, diabétologie, etc.) ou encore un service de kinésithérapie ».
« Il dispose aussi d’un plateau technique avec un laboratoire accessible à tous et un centre d’imagerie avec échographies, radios et scanner. Enfin, la loi a confié aux hôpitaux de proximité une mission de prévention »,
 poursuit la journaliste.
Elle ajoute que « les hôpitaux de proximité n’ont pas de service d’urgences, qui répondent à des normes strictes. En revanche, comme à Issy-les-Moulineaux, ils peuvent disposer de centres de soins non programmés où les patients peuvent se présenter sans rendez-vous ».
Pascale Cosialls indique ainsi : « Nous prenons en charge les petites urgences de 8 heures à 20 heures. Si c’est plus lourd nous avons des conventions pour envoyer les patients vers les gros hôpitaux ».
La directrice ajoute : « Nous travaillons étroitement avec l’ensemble des acteurs de santé de la région : les grands CHU, les Ehpad, les médecins de ville, les infirmières libérales… Il y a une vraie coordination, qui fonctionne. Au final, les hôpitaux de proximité répondent bien à un double enjeu : faciliter l’accès aux soins de la population et contribuer à ce décloisonnement tant attendu entre la ville et l’hôpital ».

Comment les hôpitaux de proximité facilitent l’accès aux soins

Par Marie-Cécile Renault

Publié le 02/05/2022 à 17:45, mis à jour le 02/05/2022 à 17:45

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Fluidifier le parcours de soins des Français et de désengorger les urgences est un des chantiers prioritaires du gouvernement. Spotmatik/spotmatikphoto – stock.adobe.com

Ils doivent aussi permettre le décloisonnement tant attendu entre la médecine de ville et l’hôpital.

La création de 600 hôpitaux de proximité, chantier prioritaire du gouvernement mis en sourdine durant le Covid, a repris depuis le début de l’année. L’objectif est de fluidifier le parcours de soins des Français et de désengorger les urgences. Partant du principe que tous les hôpitaux ne peuvent pas tout faire, l’idée est de mettre en place une gradation des soins hospitaliers selon trois niveaux. À côté des grands CHU – réservés à la recherche, à l’enseignement, aux interventions de pointe – et des centres hospitaliers dotés de services de chirurgie et de maternité, les hôpitaux de proximité constituent le premier niveau d’accès aux soins, en collaboration avec la médecine de ville, notamment pour les patients atteints de pathologies chroniques.

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À Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), l’Hôpital suisse de Paris vient d’être labellisé Hôpital de proximité par l’agence régionale de santé (ARS), comme sept autres établissements d’Île-de-France. «Les trois niveaux hospitaliers ont des missions…

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Commentaires Dr Jean SCHEFFER:

Derrière une opération favorable à des soins de proximité, c’est la destruction de 66 hôpitaux généraux, avec disparition de leurs urgences, chirurgie et maternité.

Si certains hôpitaux locaux récupèrent des lits de médecine ou de SSR ou de Long Séjour (USLD) qui avaient été supprimés, on garde le silence sur toutes les fermetures d’urgences, de chirurgie et de maternité qui ont amputé nos hôpitaux généraux, les rétrogradant en Hôpitaux locaux ou de proximité.

Il ne faut pas oublier que la plus grande amputation dans tous les hôpitaux (CHU, CHG, hôpitaux locaux) a été la suppression des unités de long séjour qui étaient pour la plupart a coté d’un plateau technique, ce qui évitait ce que l’on voit aujourd’hui tous les WE, l’envoi depuis les EHPAD de nos aînés aux urgences par faillite de la permanence des soins libérale et l’absence de médecin coordinateur dans plus du 1/3 des établissements.

C ‘est 65% des lits de long séjour qui ont été supprimés entre 2000 et 2011; on est passé de 80.000 lits à 30.000 lits !

En pratique, derrière une mise en exergue des hôpitaux de proximité avec la promotion de 153 hôpitaux locaux en Hôpital de proximité , c’est en pratique la disparition d’au moins 66 centres hospitaliers, qui deviennent hôpitaux de proximité.

Il y avait eu entre 2004 et 2016 suppression de 55 hôpitaux locaux (de 362 à 307). En 2004, 252 hôpitaux locaux avaient des lits de médecine, il n’y en avait plus que 167 en 2016 (-87). (Cf données sur les hôpitaux locaux: https://1drv.ms/p/s!Amn0e5Q-5Qu_jTmyEFLGqkUTr1sR?e=AiiVrf )

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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