Toulouse. Des cabinets médicaux vont ouvrir dans plusieurs quartiers : on vous dit lesquels
Après Borderouge, la Cartoucherie et Bagatelle, c’est au tour d’Empalot de se doter d’un cabinet médical. D’autres projets vont suivre.
Le cabinet médical qui doit être livré au premier semestre 2023 sera implanté au cœur du quartier d’Empalot au sud de Toulouse. (©Visuel Toulouse Métropole Habitat)
Par Maxence Dourlen – Publié le 7 Avr 22 à 6:06
Actu Toulouse
Une nouvelle étape pour un projet initié en 2017. Face au manque de médecins, l’Ordre des médecins, la mairie de Toulouse, l’Agence régionale de santé (ARS), le Département universitaire de médecine générale et l’Union régionale des professionnels de santé (URPS) avaient organisé un calendrier afin d’installer plusieurs cabinets médicaux dans des quartiers ciblés de la métropole toulousaine.
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Face à la raréfaction des médecins, les collectivités locales rurales ont réagi pour tenter d’attirer les professionnels de santé malgré les contraintes liées au coût de l’installation, au mode d’exercice de la profession, à la mobilité etc.
Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse, a chargé Daniel Rougé, premier adjoint et ancien président de Toulouse Métropole Habitat, d’engager le développement de locaux médicaux dans la ville.
« La mise en place rapide de groupes de travail associant tous les professionnels de santé a permis d’identifier les problèmes et d’y apposer des solutions concrètes. »
Toulouse Métropole Habitat
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Un quatrième cabinet en construction dans le quartier d’Empalot
Après la création de la maison de santé de Borderouge (résidence Maourine) où travaille désormais une quinzaine de médecins, de celle créée avenue de Grande-Bretagne à la Cartoucherie et une troisième située rue de Vestrepain à Bagatelle, c’est au tour du quartier d’Empalot de se doter d’un cabinet médical.
La maison de santé de la résidence Maourine à Borderouge. (©Toulouse Métropole Habitat )
Le projet d’Empalot
Toulouse Métropole Habitat vient d’annoncer le début des travaux autour de cette structure comprenant bureaux de médecins et d’orthophonistes en rez-de-chaussée d’une future résidence de 63 logements nommée « Champ du loup ». La bâtisse devrait être opérationnelle au premier semestre 2023.
Les locaux seront situés au cœur du quartier, entrée avenue Jean-Moulin pour le cabinet de médecins, rue Janine Hercule pour le cabinet d’orthophonistes.
« Nous visons à ce que les bénéficiaires de notre office puissent avoir accès à une offre médicale convenable. Et si ce travail de service public que nous effectuons profite à d’autres concitoyens, tant mieux ! »
Bertrand Serp
Président de Toulouse Métropole Habitat
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D’autres projets à venir
Outre cette avancée majeure pour le centre médical d’Empalot, Toulouse Métropole Habitat fait un point sur les prochains projets de santé dans plusieurs secteurs.
• Soupetard
Dans le cadre de l’opération Rose Place 2, un permis de construire a été déposé en décembre 2021 pour la construction d’une maison médicale regroupant médecins et kinésithérapeutes au rez-de-chaussée d’une résidence de 32 logements R+3.
• Papus
Un permis de construire sera déposé en 2022 pour la construction d’une maison médicale au rez-de-chaussée d’une résidence en R+2 et en accession sociale à la propriété. Elle regroupera des médecins, des kinésithérapeutes, des infirmiers et comprendra une pharmacie.
« Monter un projet immobilier pour un local médical, que ce soit à Toulouse ou ailleurs, c’est une action complexe. Les professionnels de santé n’ont pas nécessairement le temps ou le savoir-faire, ce qui est normal, et nous les aidons donc dans cette démarche. »
Bertrand Serp
Président de Toulouse Métropole Habitat
• Saint-Martin-du-Touch
Dans un ensemble comprenant également 60 logements et deux locaux commerciaux qui sera situé chemin de Tournefeuille, une maison de santé pluridisciplinaire sera installée en rez-de-chaussée et en R+1. La maîtrise d’œuvre exécutive sera attribuée au mois d’avril.
• Lalande
Une étude de faisabilité est en cours pour incorporer un centre médical de 350 m² dans une opération de construction de 11 logements sur la route de Launaguet.
• Reynerie
La maison de santé s’inscrit dans une opération comprenant également 44 logements locatifs et des locaux commerciaux au cœur du quartier, face au lac et au parc de la Reynerie. Le permis de construire a été déposé en décembre 2021. Elle regroupera de nombreux praticiens : médecins, psychiatre, kinésithérapeute, podologue, orthophoniste, diététicienne, sage-femme, orthoptiste, psychologue… Une pharmacie se trouvera en rez-de-chaussée et le dernier étage sera occupé par l’Association régionale pour la Sauvegarde de l’enfant, de l’adolescent et de l’adulte (Arseaa).
Le futur centre de santé de la Reynerie. (©Visuel Toulouse Métropole Habitat)
*CARTE. Occitanie : voici les 19 centres où seront installés les premiers médecins salariés recrutés par la Région
40 des 200 médecins et soignants que la Région Occitanie s’est engagée à recruter vont être embauchés dès 2022. Voici les 19 premiers centres de santé où ils vont s’installer.
Salariés par la Région, pas moins de 40 médecins devraient être installés dès 2022 dans les nouveaux « centres de santé » d’Occitanie (©Illustration / Adobe Stock)
Publié le 15 Jan 22 à 9:12
Actu Toulouse

Défendre la « souveraineté sanitaire », c’est l’un des grands axes avancés mardi par la présidente (PS) de la Région Occitanie lors de ses vœux à la presse. Carole Delga, qui avait hissé parmi ses grandes priorités la « santé du quart d’heure » lors des dernières élections régionales, a annoncé le lancement de l’un de ses engagements phares de campagne : le recrutement de 200 médecins, infirmiers et autres sages-femmes, qui s’installeront dans les secteurs sous-dotés du territoire. Les premiers « centres de santé » de la Région Occitanie ouvriront dès l’été 2022. Voici comment cela va fonctionner.
40 des 200 médecins soignants seront installés dès 2022
Au travers d’un Groupement d’intérêt public (GIP), la Région s’est lancée en 2021 dans le recrutement de professionnels de santé. Une première salve de 14 projets, sur 19 communes, a été retenue. C’est dans ces territoires que seront installés les 19 premiers « centres de santé » chapeautés par la Région et son GIP.
« Les premiers recrutements vont être lancés, dans un objectif d’installation des soignants tout début juillet », a annoncé Carole Delga mardi. Concrètement, une quarantaine de soignants, parmi lesquels une vingtaine de médecins, sera en poste dès cette année.
Le recrutement lancé, des jeunes médecins démarchés
« Le recrutement a débuté aujourd’hui », a confirmé vendredi 14 janvier 2022 à Actu Toulouse le Professeur Vincent Bounes, vice-président de la Région Occitanie en charge de la santé. « Les premières offres d’emploi viennent d’être mises en ligne sur le site de la Région », détaille celui qui dirige aussi le SAMU de Haute-Garonne.
« Nous avons avisé de notre opération 1 500 professionnels de santé d’Occitanie, pour la plupart des jeunes médecins en remplacement qui cherchent à s’installer, ou qui sont en fin de cursus médical et en passe d’obtenir leurs diplômes ».
Le Pr Vincent Bounes
Vice-président de la Région Occitanie à la santé
Outre les jeunes, la Région cible aussi le « recrutement à temps partiel de jeunes retraités », eux aussi en salariat.
Embauchés par une structure financée par la Région
Via un appel à manifestation d’intérêt, qui avait été lancé en octobre, la Région a proposé aux collectivités locales (communes et intercommunalités) d’intégrer son GIP, qui sera chargé de gérer ce nouveau service public de santé.
« Les médecins, infirmiers et sages-femmes recrutés pour ces centres de santé seront salariés par le GIP, qui sera financé et chapeauté par la Région, en partenariat avec des Départements et autres collectivités qui le souhaitent. Les communes et intercommunalités concernées devront, elles, mettre à disposition et entretenir des locaux ».
Le Pr Vincent Bounes
Si le patient « ne verra pas la différence avec une visite chez un autre docteur », pour le professionnel de santé, les choses seront différentes : c’est le GIP, et non le médecin, qui facturera les actes à l’Assurance maladie, laquelle remboursera ensuite les patients. « Les médecins vont générer une grande partie de leur salaire, voire la totalité, par leurs consultations, mais les éventuels déficits » de l’activité seront « abondés par la Région », explique Vincent Bounes.
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Des médecins salariés, payés à la grille hospitalière
« À la différence d’une maison de santé, les médecins qui s’installeront dans ces centres de santé ne seront pas des libéraux, mais des salariés ». Recrutés en CDI, ils auront une rémunération fixe dès le début, comme l’explique Vincent Bounes,
« Leur salaire sera indexé sur la grille hospitalière, ce sera la même rémunération pour toute l’Occitanie, ce qui évitera la surenchère. En début de carrière, ils touchent entre 3 500 et 4 000 nets par mois ».
Le Pr Vincent Bounes
En retour, tous ces médecins embauchés par la Région vont « s’engager à prendre des gardes (pour lesquelles ils percevront des primes) », mais aussi à « effectuer des visites », et à « accepter des urgences ».
Outre le fait de lutter contre la désertification médicale, la Région veut croire que ce dispositif permettra d’attirer les jeunes médecins, en sécurisant leur installation, quel que soit le nombre de patients qui viendront frapper à leur porte dès le départ. « La phase d’installation est une période délicate pour les médecins, car au départ, cela coûte cher » et les patients mettent souvent du temps à changer leurs habitudes…
Quels sont les 19 premiers territoires concernés ?
Voici les 19 communes (issues de 14 territoires) qui ont été retenues pour y installer les premiers « centres de santé » de la Région Occitanie :
- Les Cabannes (Ariège)
- Sainte-Croix-Volvestre (Ariège)
- Durban-Corbières (Aude)
- Sévérac-d’Aveyron (Aveyron)
- Jonquières-Saint-Vincent (Gard)
- Saint-Gilles (Gard)
- Aspet (Haute-Garonne)
- Montréjeau (Haute-Garonne)
- Saint-Gaudens (Haute-Garonne)
- Boulogne-sur-Gesse (Haute-Garonne)
- Lodève (Hérault)
- Salviac (Lot)
- Cazals (Lot)
- Loures-Barousse (Hautes-Pyrénées)
- Millas (Pyrénées-Orientales)
- Castelsarrasin (Tarn-et-Garonne)
- La ville-Dieu-du-Temple (Tarn-et-Garonne)
- Saint-Porquier (Tarn-et-Garonne)
- Verdun-sur-Garonne (Tarn-et-Garonne)