Santé. En congrès à Saint-Malo, la CGT évoque un hôpital « à bout de souffle »
Hôpital en tension, personnel en souffrance, craintes sur le recrutement… En congrès à Saint-Malo, la CGT a dressé un tableau particulièrement noir du milieu de la santé et de ses évolutions.
Afficher le diaporamaOuest-France
Émilie CHASSEVANT.Publié le 30/03/2022 à 18h40
https://l.facebook.com/l.php?u=https%3A%2F%2Fwww.ouest-france.fr%2Fbretagne%2Fsaint-malo-35400%2Fsante-en-congres-a-saint-malo-la-cgt-evoque-un-hopital-a-bout-de-souffle-76fc337c-b034-11ec-bac3-54faba916d73&h=AT0ciXg1oMfnOXnO7DLDtnqeA5qJLq-m0-RVSLCI2aL3d3EWXm7bPo9kTvleugO_s_y_FkM4sPF59H_IURgzxDD0-iQZd0TtNouBmJoa-Bj5_YQOWp48Gbtui4wqDSyt_l3_V2d3_qbZkvA
ÉCOUTER LIRE PLUS TARD NEWSLETTER SAINT-MALO
« Le Ségur de la santé n’a rien réglé. Les difficultés rencontrées ici ou là sont les mêmes partout en France », pose Mireille Stivala, secrétaire générale de la CGT Santé et action sociale. En congrès à Saint-Malo cette semaine, le syndicat décrit un hôpital « à bout de souffle, qui se coupe de ses usagers par ses projets de restructurations ».
« Le but est de faire des économies »
Sa tenue à Saint-Malo, où un projet de regroupement des hôpitaux de Saint-Malo et de Dinan est en cours, ne tient pas du hasard. « La réorganisation de Dinan en hôpital de jour, avec principalement des soins de suite et de réadaptation, fait qu’il va perdre des lits d’hospitalisation complète. Pour les habitants du sud et de l’ouest de Dinan, la question de la proximité est préoccupante », souligne David Vendé, secrétaire de la CGT à l’hôpital de Saint-Malo.
La fusion des trois sites fait également craindre au syndicat des suppressions de postes administratifs et soignants. « Le but de ces restructurations est avant tout de faire des économies d’échelle alors que l’hôpital est déjà en tension. » Pour Patrick Boulo, représentant en Ille-et-Vilaine, les mêmes logiques guident la reconstruction à Redon ou la fusion de Montfort et Saint-Méen.
Difficultés de recrutement
Ils alertent également sur l’état de « souffrance du personnel » que ce soit dans le médical comme dans le médico-social. « On s’attend à une catastrophe concernant les effectifs d’infirmiers. Depuis que le système de recrutement a changé, 30 à 40 % des élèves quittent l’école dès la première année. Nous avons déjà du mal à garder les personnels dans la fonction publique, donc connaître des difficultés de recrutement est encore plus inquiétant », poursuit Patrick Boulo.
Le syndicat attend des candidats à la Présidentielle et du futur gouvernement de « remettre la santé au centre du débat. Un enjeu vital surtout après une période de pandémie ».