Santé: nouvelles locorégionales

Albi. Claude-Bernard : un centre dédié à l’apnée du sommeil

ABONNÉSLe docteur Louvrier auprès d’une infirmière formée à la pose de l’équipement d’enregistrement. DDM, MPV.Le docteur Louvrier auprès d’une infirmière formée à la pose de l’équipement d’enregistrement. DDM, MPV.

Santé,  Albi,  Tarn

Publié le 16/03/2022 à 05:12 https://www.ladepeche.fr/2022/03/16/claude-bernard-un-centre-dedie-a-lapnee-du-sommeil-10173150.php

l’essentiel

L’établissement a ouvert deux lits qui permettront de réaliser des dépistages polysomnographiques pour détecter l’apnée du sommeil. Objectif : faire de la prévention.

Aujourd’hui, les syndromes d’apnées – hypopnées obstructives du sommeil sont des pathologies fréquentes mais encore sous diagnostiquées. Au moins 5 % de la population en souffre. C’est pour cette raison que la clinique Claude-Bernard vient d’ouvrir un centre pluridisciplinaire de dépistage et de traitement des apnées du sommeil. Quand ils ont été recrutés, il y a deux ans, les deux ORL, les docteurs Jean-Baptiste Maldent et Cyril Louvrier, ont tout de suite tenu à avoir une activité sommeil. Bien entendu ces deux lits sont aussi à la disposition des autres spécialités concernés par cette pathologie comme la cardiologie. « Il y en a très peu sur le département. Certains médecins généralistes sont formés mais il y a besoin d’une prise en charge derrière. Là on reconnecte le circuit. Il y a vraiment besoin de créer un réseau de proximité », explique le docteur Louvrier. Réseau qui s’étend bien au-delà du Tarn, puisqu’une large partie de l’Aveyron se tourne désormais vers la clinique.

Entre-temps, le covid est passé par là. Et les deux lits ne sont vraiment entrés en service qu’en janvier. Équipés de deux enregistreurs, ils permettent de faire des dépistages polysomnographiques. C’est-à-dire des bilans plus poussés que les dépistages à la maison. « Nous avions déjà plusieurs équipes formées pour ces derniers », souligne le médecin.

Avoir deux lits dédiés permet un accès rapide au dépistage. Objectif : rester à moins de trois mois de délai. Ce qui est acceptable. Au-delà, on perd l’efficacité du dépistage et souvent le patient lâche l’affaire et passe à autre chose.

Or, le but est avant tout de faire de la prévention. De traiter avant pour éviter les complications. Car une apnée du sommeil peut avoir de multiples répercussions : trouble de la libido, facteur cardio vasculaire, somnolence,… Attention, pas question de se ruer vers la clinique juste parce que votre conjoint a des doutes quant à vos ronflements ou que vous êtes hypocondriaque. Certains troubles peuvent vous alerter : les ronflements (attention, tous les ronfleurs ne font pas d’apnée), les maux de tête, les levées nocturnes pour aller aux toilettes, la somnolence diurne excessive et les palpitations nocturnes, notamment.

Toutes les apnées du sommeil ne sont pas à traiter. Certaines sont juste à surveiller. « L’avoir diagnostiqué permet au patient de revenir s’il y a une aggravation », indique le médecin. Les formes les plus sévères seront traitées par une machine pour dormir. « Ce n’est jamais à vie », prévient le docteur Louvrier. Et contrairement à certaines idées reçues, il y a peu d’échecs, seulement, 15 %. Le gros avantage : la machine corrige toutes les apnées. Alors en cas de doute, y a pas à hésiter.

E.D.

Albi. Un camion orthopédique sur le parking de Claude-Bernard

ABONNÉS


Le personnel est venu se former aux nouvelles techniques. DDM, E.C.

Le personnel est venu se former aux nouvelles techniques. DDM, E.C.

Santé,  Albi,  Tarn

Publié le 07/05/2022 à 05:13 

https://www.ladepeche.fr/2022/05/07/un-camion-orthopedique-sur-le-parking-de-claude-bernard-10280536.php

Le concept est inédit. Un camion a pris place hier sur le parking de clinique Claude-Bernard. Le but : mettre en avant les nouvelles technologies qui font avancer la médecine orthopédique. Pendant toute une journée, le personnel soignant a pu se familiariser avec du matériel de pointe. Le Dr Mathe, chirurgien orthopédique s’apprête à utiliser un nouveau robot lors de ses interventions. « Le robot garantira une précision ultime et permettra de diminuer le temps de récupération du patient ».

Une technologie moderne qui vulgarise la chirurgie auprès de ces derniers. L’objectif est de les rendre acteurs de leurs soins. Le patient peut ainsi mieux comprendre chaque étape de sa prise en charge. Un suivi numérique l’accompagne pour simplifier mais aussi optimiser sa récupération. Cela se fait grâce à un système de sms qui informe pas à pas sur les avancées de la convalescence. Tout le personnel, du généraliste au paramédical, en passant par le chirurgien peut suivre le pré-opératoire mais aussi le post-opératoire.

« La clinique a toujours voulu être à la pointe des nouvelles techniques opératoires », explique Dr Mathe. Ce camion était présent pour promouvoir toutes les avancées médicales et mettre en valeur la performance de ces nouveaux outils.

Violaine Verniol

Albi : visite dans le nouveau bâtiment du Bon-Sauveur, Henriette Tarroux

ABONNÉS Laurent Krajka futur directeur du Bon-Sauveur présente une chambre. Toutes ont été mises aux normes et disposent de sanitaires individuels.Laurent Krajka futur directeur du Bon-Sauveur présente une chambre. Toutes ont été mises aux normes et disposent de sanitaires individuels. DDM – DDM EMILIE CAYRE

Le poste infirmier est avancé pour avoir une visibilité sur tout le couloir.Le poste infirmier est avancé pour avoir une visibilité sur tout le couloir. DDM – DDM EMILIE CAYRE

Les cours sont spacieuses pour éviter l'effet d'enfermement.Les cours sont spacieuses pour éviter l’effet d’enfermement. DDM – DDM EMILIE CAYRE

Santé,  Albi,  Tarn

Publié le 25/02/2022 à 17:01 https://www.ladepeche.fr/2022/02/25/albi-visite-dans-le-nouveau-batiment-du-bon-sauveur-henriette-tarroux-10133819.php

l’essentielDébut mars, plusieurs services du Bon-Sauveur déménageront dans le nouveau bâtiment Henriette Tarroux. Visite de ce bâtiment qui doit représenter « la psychiatrie du futur ».

La première pierre avait été posée en septembre 2020, en présence de nombreux élus. Un an et demi après, le bâtiment Henriette Tarroux va bientôt être investi pas les équipes du Bon-Sauveur. Les unités 1, 2 et 3 qui correspondent aux zones géographiques de Gaillac, Carmaux et Albi, ainsi que l’UPC (unité de psychiatrie de crise) accueilleront des patients.

L’ambition de ce bâtiment : accueillir la psychiatrie de demain. Et cela passe par des « locaux plus adaptés », explique d’emblée Laurent Krajka, secrétaire général et futur directeur de la fondation, en faisant visiter le bâtiment flambant neuf.

Plusieurs aménagements ont été prévus pour favoriser le bien-être des patients. L’accent a été mis sur « l’ouverture » : un salon des familles a été créé pour les visites, les cours sont spacieuses. Toutes les chambres sont aux normes et équipées de sanitaires individuels ce qui n’était pas forcément le cas dans les anciens locaux. 

Plus de sécurité pour le personnel et le patient

L’étage du bâtiment accueillera entre autres un espace de kinésithérapie et une salle pour des activités thérapeutiques. Une salle d’audience a été aussi été créée, où le juge des libertés et de la détention (JLD) se déplacera, pour éviter au patient de se rendre au tribunal.

La sécurité est aussi primordiale. Celle des patients, passe par des dispositifs pour éviter de se mettre en danger. Dans chaque service, un espace d’apaisement a été prévu « pour éviter la crise du patient et son placement en chambre d’isolement », explique le secrétaire général.

La sécurité des personnels est aussi prise en compte. « L’insécurité peut générer du stress. Là on améliore les conditions de travail », avance le futur directeur. À titre d’exemple, le poste d’infirmier est avancé dans le couloir pour avoir une vue directe sur toutes les chambres.

Favoriser « l’aller-vers », éviter les hospitalisations « chroniques »

Ces aménagements et modernisations devraient réjouir le personnel du Bon-Sauveur. Pourtant les syndicats n’ont pas hésité à interpeller la direction : les médecins à l’origine des projets de soin pour Henriette Tarroux ont depuis quitté le Bon-Sauveur. Les personnels se retrouvent sans capitaine de navire. « Le travail est en cours avec le corps médical », répond Laurent Krajka. 

Autre problème : ce déménagement va entraîner une baisse du nombre de lits. Mais pour Laurent Krajka, c’est dans l’ordre des choses. « L’ARS établit un ratio de 110 lits de psychiatrie pour 100 000 habitants, nous sommes au-delà », explique-t-il. Et d’ajouter : « il faut éviter la chronicisation des patients », c’est-à-dire leur retour fréquent à l’hôpital.

Selon lui, « il y a des patients qu’on ne devrait pas avoir » : des personnes âgées atteintes de démence, des adolescents de longs mois longtemps « alors qu’il leur faut un lieu de vie ». Ces hospitalisations sont « inadéquates » pour Laurent Krajka.

La psychiatrie prône aujourd’hui « l’aller-vers » : c’est-à-dire des prises en charge à domicile ou en partenariat avec d’autres structures. « L’hôpital à caractère social, on ne peut pas le faire. Ça, c’est dur à faire comprendre » conclut Laurent Krajka.

Anouk Passelac
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Tarbes. Hautes-Pyrénées : « Pour le maintien des hôpitaux de proximité »

Le collectif de l’Union Populaire. Photo C.M.Le collectif de l’Union Populaire. Photo C.M.

13.000 signatures pour l’arrêt du projet de l’hôpital de Lanne et le maintien des hôpitaux de proximité de Tarbes et de Lourdes (le collectif Bigorre Union Populaire)

Santé,  Tarbes,  Hautes-Pyrénées

Publié le 26/03/2022 à 05:14

https://www.ladepeche.fr/2022/03/26/pour-le-maintien-des-hopitaux-de-proximite-10195673.php

Devant l’hôtel du Département, vendredi matin, le collectif Bigorre Union Populaire qui soutient la candidature de Jean-Luc Mélenchon, a réitéré son opposition au projet d’hôpital unique à Lanne, en revendiquant 13.000 signatures pour l’arrêt de ce projet et le maintien des hôpitaux de proximité de Tarbes et de Lourdes. Dans la même logique, il a dénoncé la situation « inqualifiable » des établissements de santé dans les Hautes-Pyrénées : « tous les soirs, les urgences de Bagnères sont fermées, celles de la clinique de l’Ormeau le sont définitivement, mettant en danger les populations locales et engorgeant les services d’urgence de Tarbes et de Lourdes. La médecine nucléaire de l’hôpital de Tarbes est condamnée et est quasiment transférée de fait à Pau. La scintigraphie cardiologique de stress, primordiale pour fixer les diagnostics de maladies coronaires, est sacrifiée par la direction de l’hôpital de Tarbes. Les médecins de l’hôpital, le comité médical d’établissement ont alerté en fin d’année la direction de l’hôpital, l’ARS, les élus et parlementaires locaux sur les pertes de chances pour les patients du département et donc leur mise en danger ».

La Dépêche du midi

Rodez. Les psychologues de l’Aveyron peu convaincus par « Mon Psy »

ABONNÉSLes praticiens dénoncent un manque de reconnaissance de leur travail.Les praticiens dénoncent un manque de reconnaissance de leur travail. Ouirni Salima

Santé,  Rodez,  Aveyron

Publié le 13/05/2022 à 05:14

https://www.ladepeche.fr/2022/05/13/les-psychologues-peu-convaincus-par-monpsy-10292632.php

l’essentiel

Ce nouveau dispositif prévoit le remboursement de huit séances par la Sécurité sociale. 77 % des psychologues libéraux aveyronnais ont écrit une lettre à l’ARS pour en dénoncer les contours.

Le dispositif « MonPsy » validé par la loi de finance de 2022 doit permettre à toutes les personnes ayant besoin d’aller consulter un psychologue d’avoir le droit à huit séances remboursées par la Sécurité sociale. Mais pour les professionnels ce dispositif « a été mis en œuvre sans tenir compte des retours des psychologues ayant participé à des expérimentations de remboursement« . Ce manque d’écoute conduit, selon eux, à des «  exclusions des personnes en souffrance « . C’est notamment le cas du collectif PsyAveyron, qui regroupe une quarantaine de professionnels du département.

En effet le dispositif prévoit que la personne souhaitant faire actionner « MonPsy » passe d’abord par son médecin généraliste. Une «  aberration « pour les professionnels qui n’acceptent pas d’«  être sous la tutelle du corps médical « . «  Les personnes doivent avoir un accès direct au psychologue, ont expliqué les psychologues aveyronnais lors d’une réunion, en présence du député Stéphane Mazars. En outre, ce dispositif crée des inégalités entre les territoires où il y a des médecins ou non et des psychologues qui souhaitent être conventionnés ou pas. Et que deviennent ces personnes dont le médecin décide qu’elles n’ont pas besoin d’un psy ? « 

La question d’accès (y compris financière) reste posée pour les psychologues, ainsi que la cohérence du dispositif. « Le projet met en place seulement huit séances. On ne peut pas décemment engager une psychothérapie, mais seulement une évaluation. Il faut savoir aussi que les séances remboursées ne sont que de 30 minutes, et non pas de 45 minutes. »Par cet argument, les praticiens veulent mettre en exergue « la précarisation de leurs métiers et de leurs revenus ».

Seulement six psychologues conventionnés en Aveyron

Sur le fond, les psychologues dénoncent « les gouvernements successifs qui sont dans des logiques comptables. Un dispositif de soin gratuit et couvrant l’ensemble du territoire existe depuis 1960 avec la création des centres médico-pychologiques adultes ou infantiles. Or depuis les années 1980, ce service public est progressivement abandonné avec réduction des effectifs et fermeture d’unité de proximité », notent les porte-parole. Pour l’instant et selon le collectif des praticiens, « seulement 6 % des 1 800 psychologues libéraux en France ont effectué des démarches pour être conventionnés. En Aveyron, seuls cinq psychologues ont demandé à être conventionnés sur les 62 ». Pour faire savoir son mécontentement, le collectif a adressé une lettre à l’ARS dans ce sens. Elle a été signée par 77 % des libéraux de l’Aveyron.

Interpellé par le collectif, le député Stéphane Mazars a assuré avoir voté la loi « avec beaucoup d’allant », reconnaissant « le retard pris en France sur la prise en charge ». Il entend que l’obligation de passer par un médecin traitant « reste un sujet ». Pour autant, Stéphane Mazars continuera à défendre cette loi qu’il faudra « faire évoluer », selon lui.

Cahors : le centre hospitalier certifié sur la qualité des soins par la Haute Autorité de Santé

ABONNÉS

  • Le centre hospitalier de Cahors est certifié haute qualité par l'HAS.Le centre hospitalier de Cahors est certifié haute qualité par l’HAS. DDM Marc Salvet

Santé,  Hôpital,  Cahors

– DDM MARC SALVET – AMBIANCES DANS LES COULOIRS DE L HOPÏTAL UROLOGIE GASTRO CARDIOLOGIE

Publié le 13/05/2022 à 07:31

l’essentielLe centre hospitalier de Cahors se voit renouveler sa certification haute qualité accordé par la Haute Autorité de Santé, avec un score de 85,95% de satisfaction. Une fierté pour Pierre Nogrette, directeur de l’établissement.

« C’est encourageant pour les équipes », se satisfait Pierre Nogrette, directeur du centre hospitalier de Cahors. L’établissement vient d’être certifié sur la qualité des soins par la Haute Autorité de Santé (HAS). Il a obtenu un score de satisfaction de 89,95% par rapport aux attendus du référentiel. 

Durant quatre jours, six experts sont venus évaluer le centre hospitalier. « Il y avait un chirurgien, deux médecins et trois soignants », explique le directeur. Du 25 au 28 janvier 2022, ces professionnels de santé mandatés par l’HAS ont observé les équipes de soins, l’établissement en lui-même ainsi que les patients. « Ils analysent surtout le parcours de soins », indique Pierre Nogrette. Et sur le chapitre consacré aux malades, l’hôpital obtient un score de 94%, avec des points forts sur le respect du patient, l’implication de l’entourage ou encore la prise en compte des conditions de vies, des besoins spécifiques et populations vulnérables.

Un effort de tous les jours

La qualité est un élément important dans le cadre de la santé. « Derrière, il y a des vies », avoue le directeur. Le centre hospitalier possède différentes spécialités (chirurgie, maternité, réanimation etc.) et donc plusieurs manières de prendre en charge les patients. « Cela est un risque de non-qualité. C’est pour ça que nous sommes très fiers d’avoir cette certification », indique Pierre Nogrette, surtout dans cette période compliquée pour les soignants (covid, manque de personnel, etc.).

Le label est accordé pour une durée de 4 ans et sera réévalué à l’issue des années écoulées. Entre-temps, pas question de se relâcher sur la qualité. « L’amélioration des soins doit être ancrée dans nos pratiques collectives », affirme le directeur. Malgré les urgences et les crises qu’il faut gérer, de nombreux groupes de travail et multiples réunions sont mis en place pour continuer les efforts. 

« Nous avons mis en place une check-list dans les blocs opératoires », se félicite Pierre Nogrette. Cette dernière est une série de vérifications avant chaque opération : l’hygiène, le matériel, les interlocuteurs (qui sont nombreux : chirurgien, anesthésiste, infirmière anesthésiste, infirmière de bloc…). « Tout cela se fait par étapes, environ une vingtaine. On ne peut pas passer à l’étape 7 tant que la 6 n’est pas validée », assure-t-il. Avec parfois quelques inconvénients. « Il faut que tout le monde l’accepte. Par exemple, cela peut retarder une opération de deux heures. Ce n’est pas évident pour le chirurgien qui a calé son agenda. Mais c’est nécessaire », affirme Pierre Nogrette. 

Covid-19 : plus de 180 000 nouvelles contaminations en 24 h en France, le taux d’incidence augmente fortement en Occitanie

En Occitanie, au 22 mars les hospitalisations pour Covid sont en hausse par rapport à la semaine passée.En Occitanie, au 22 mars les hospitalisations pour Covid sont en hausse par rapport à la semaine passée. AFP – LOIC VENANCE

Coronavirus – Covid 19,  Occitanie,  Santé

Publié le 22/03/2022 à 21:25 , mis à jour le 23/03/2022 à 10:11

https://www.ladepeche.fr/2022/03/22/covid-19-plus-de-180-000-nouvelles-contaminations-en-24-h-en-france-le-nombre-de-cas-augmente-en-occitanie-10187625.php

l’essentiel

Le nombre de contaminations en 24 h en France a explosé ce mardi 22 mars, avec 180 777 nouveaux cas positifs en 24 heures. Un nombre qui n’avait pas été atteint depuis début février.

Les contaminations repartent à la hausse, d’après les chiffres de Santé publique France publiés ce mardi 22 mars : 180 777 nouveaux cas positifs au niveau national en 24 heures, une première depuis le début du mois de février. 

En Occitanie, l’Agence régionale de santé (ARS) alerte face à une recrudescence des cas positifs : « La circulation du virus s’accélère à nouveau dans toute la région Occitanie. Le nombre de nouveaux cas repart à la hausse et s’établit déjà à un niveau élevé. » Actuellement, 1 835 hospitalisations (+ 11 par rapport à la semaine dernière) sont recensées, dont 134 réanimations et soins critiques (- 16 par rapport à la semaine dernière). Enfin, 7 265 décès ont été enregistrés à l’hôpital depuis le début de l’épidémie, soit 33 de plus en 4 jours. 

En Occitanie, le taux d’incidence de certains départements flambe

Pour le Gers, le taux d’incidence passe de 772,5, la semaine passée, à 1039,8 ce mardi. Et pour les Hautes-Pyrénées, il passe de 722,1 à 1 051. Des chiffres en hausse donc qui pourraient venir confirmer l’idée défendue par l’OMS selon laquelle « plusieurs pays européens ont levé trop brutalement les mesures de restrictions »

« La crise sanitaire actuelle nous a rappelé de bons réflexes face aux virus. Ces gestes barrières restent d’abord des habitudes pleines de bon sens pour limiter les risques de contamination. Le port du masque reste encore recommandé pour protéger les plus fragiles. Il l’est aussi dans les situations d’affluence », rappelle l’ARS face à la recrudescence des cas

Selon les dernières projections de l’Institut Pasteur, les hôpitaux pourraient faire face à une hausse des admissions journalières, y compris en soins critiques, dans les prochains jours. 

Projections de l’Institut Pasteur (via @SCauchemez) pour les prochains jours : hausse des admissions à l’hôpital et en soins critiques et hausse des lits occupés en hospitalisation conventionnelle, stabilisation des lits occupés en soins critiques. #Covidhttps://t.co/NwQtyVyK9npic.twitter.com/v9YSWQJRZC— Nicolas Berrod (@nicolasberrod) March 22, 2022

Covid-19 : le rebond épidémique se confirme dans le Gers

Thierry Tapie, président du Conseil de l’ordre des pharmaciens du Gers.Thierry Tapie, président du Conseil de l’ordre des pharmaciens du Gers. DDM – SEBASTIEN LAPEYRERE

Coronavirus – Covid 19,  Gers,  Santé

Publié le 23/03/2022 à 21:04

https://www.ladepeche.fr/2022/03/23/covid-19-le-rebond-epidemique-se-confirme-dans-le-gers-10190028.php

l’essentiel

Depuis plusieurs jours maintenant, les indicateurs repartent à la hausse en France. Dans le Gers, le taux d’incidence a bondi de 772 à 1 039 nouveaux cas en l’espace d’une semaine, rappelant que l’épidémie est loin d‘être terminée.

L’épidémie de la Covid ne semble, apparemment, pas disposée à tirer sa révérence… Si depuis le 14 mars, le port du masque n’est plus obligatoire en intérieur – une mesure qui laissait entrevoir le bout du tunnel –, depuis plusieurs jours, les indicateurs grimpent à nouveau sur tout le territoire et particulièrement dans le Gers. « Mardi soir, le taux d’incidence était de 1 039 nouvelles contaminations pour 100 000 habitants dans le Gers. À titre de comparaison, la semaine dernière, le 15 mars, il était de 772 cas. Il y a donc une différence positive de 300 cas en l’espace de quelques jours, c’est considérable », souligne Didier-Pier Florentin, directeur départemental de l’Agence régionale de Santé (ARS) dans le Gers.

Une hausse soudaine des cas positifs toutefois explicable. « Le rebond épidémique intervient après les vacances scolaires de février, où il y a eu des brassages familiaux et où les familles se sont déplacées. Or, s’il est peu virulent, le variant du virus Omicron, BA.2 (devenu majoritaire en France, NDLR), est extrêmement contagieux », explique Didier-Pier Florentin. « Le même scénario, à savoir une recrudescence du nombre des contaminations, s’est produit après les vacances de Noël », tient-il à rappeler.

En revanche, « on suppose, d’après les projections, que la poussée ne va pas être aussi importante qu’en janvier. Il devrait y avoir une baisse significative du nombre des contaminations courant avril », rassure le directeur départemental de l’ARS du Gers.

« 35 % des tests positifs »

Principale conséquence de l’accélération de la circulation du virus dans le département, le regain d’intérêt des Gersois pour les écouvillons. « La semaine dernière, 3 000 tests ont été réalisés dans le département, dont environ 35 % d’entre eux se sont révélés positifs. À titre de comparaison, 2 300 Gersois ont fait un test il y a deux semaines », dévoile Didier-Pier Florentin.

Un constat que partage Thierry Tapie, président du Conseil de l’ordre des pharmaciens du Gers. « Après avoir baissé drastiquement depuis la mi-février, avec trois à quatre fois moins de prélèvements effectués par rapport à la vague de janvier, le nombre de tests réalisés stagne depuis une semaine. En revanche, davantage de personnes sont positives. Récemment, j’ai testé dix patients, et la moitié se sont avérés être positifs à la Covid-19. »

« Appliquer les gestes barrières »

Une situation qui conduit le directeur départemental de l’ARS a appelé à la prudence. « Il est important de toujours appliquer les gestes barrières, de garder le masque dans les lieux fermés, de continuer de se laver les mains, de tousser dans sa manche et aérer le plus possible son lieu de vie… » préconise Didier-Pier Florentin.

« Le deuxième rappel est ouvert depuis le début du mois, sur la base du volontariat, pour les plus de 80 ans et les personnes souffrant de comorbidités », souligne pour sa part Thierry Tapie.

Bond du taux d’incidence dans le Gers

Avec un taux d’incidence de 1 039 nouveaux cas pour 100 000 habitants, ce mardi 22 mars, le Gers fait office de « mauvais élève » en Occitanie. Seul le département des Hautes-Pyrénées présente un taux d’incidence supérieur (1 051). Les départements voisins, la Haute-Garonne et le Tarn-et-Garonne, affichent respectivement, 721 et 983 cas.

Clément Manzi

Des pesticides à risques dans 50 % des fruits et légumes, alerte l’UFC Que choisir

Les aliments les plus contaminés seraient donc les pommes, à 80% des échantillons, on y détecterait particulièrement du fludioxonil, un fongicide suspecté d’être un perturbateur endocrinien, dans 48% des échantillons.Les aliments les plus contaminés seraient donc les pommes, à 80% des échantillons, on y détecterait particulièrement du fludioxonil, un fongicide suspecté d’être un perturbateur endocrinien, dans 48% des échantillons. Pixabay

Société,  Santé,  Agriculture

Publié le 24/03/2022 à 10:47 , mis à jour à 16:02 https://www.ladepeche.fr/2022/03/24/lufc-que-choisir-monte-au-creneau-et-denonce-la-presence-de-pesticides-a-risques-dans-50-des-fruits-et-legumes-10191261.php

l’essentiel

L’association de consommateurs UFC Que Choisir dénonce ce jeudi la contamination de 50% de fruits et légumes issus de l’agriculture intensive par des pesticides à risques. Les produits biologiques seraient bien moins touchés.

Pas moins de 150 substances cancérogènes, mutagènes, reprotoxiques ou perturbateurs endocriniens ont été trouvées parmi les pesticides. Ce jeudi 23 mars, l’association de consommateurs UFC Que Choisir a publié son étude des analyses officielles de 14 000 contrôles sanitaires officiels sur les aliments vendus en France.

Cette analyse révèle que plus de la moitié des fruits et légumes de l’agriculture intensive testés sont « contaminés par des pesticides suspectés d’être cancérogènes, toxiques pour la reproduction ou l’ADN ou perturbateurs endocriniens » souligne l’association de consommateurs.

Après avoir étudié les analyses officielles de ces 14 000 échantillons de produits bios et conventionnelles, l’UFC Que Choisir indique avoir trouvé parmi les pesticides détectés par mois de 150 de ces substances suspectées notamment d’être cancérogènes.

Les pommes, aliments les plus contaminés

Ainsi, dans plus de la moitié, 51%, des contrôles de fruits et légumes de l’agriculture intensive, on retrouve la présence d’un de ces pesticides à risques. Pour 30% des contrôles, l’association affirme que l’on retrouve la présence d’au moins deux pesticides à risques.

Selon l’UFC Que Choisir, dans près d’un cas sur deux, 43%, les autorités ont été en capacité de mesures les doses de ces substances.

Les analyses révéleraient que nous pourrions retrouver « dans plus d’un quart des pomélos analysés (27,4 %), du pyriproxyfène, fortement suspecté d’être un perturbateur endocrinien et d’avoir contribué à des malformations de la tête et du cerveau observées au Brésil ».

Les aliments les plus contaminés seraient donc les pommes, à 80% des échantillons, on y détecterait particulièrement du fludioxonil, un fongicide suspecté d’être un perturbateur endocrinien, dans 48% des échantillons. En deuxième position : la quasi-totalité des cerises, 92% des échantillons. Elles seraient notamment contaminées en phosmet, un insecticide suspecté par l’Autorité Européenne de Sécurité des Aliments d’être toxique pour la fonction reproductrice, dans 47 % des échantillons.

Les produits bios moins concernés

En revanche, cette étude de l’association de consommateurs révèle que les aliments issus de l’agriculture biologique sont « beaucoup moins contaminés notamment en raison de l’interdiction des pesticides de synthèse pour ce mode de production ».

Ainsi, l’UFC Que Choisir relève pratiquement « six fois moins d’échantillons » de tomates biologiques contaminées par des pesticides à risques. Également, elle relève « sept fois moins » pour les haricots verts biologiques et « huit fois moins » pour les pommes.

Dans les rares cas où le produit biologique est contaminé, l’étude affirme que les « teneurs relevées en pesticides à risque sont également beaucoup plus faibles qu’en conventionnel ».

« Conformément aux recommandations du Programme National Nutrition Santé (PNNS) du Ministère de la Santé, les produits de l’agriculture biologique constituent donc un recours pour les consommateurs, notamment les plus sensibles aux effets de ces molécules : femmes enceintes, enfants et adolescents » souligne l’association, regrettant de devoir « obliger » les consommateurs à devoir se reporter sur une offre plus chère.

Commentaires Dr Jean Scheffer:

Il serait intéressant de savoir si le Nouveau Centre d’apnée du sommeil de Claude Bernard, pratique le tiers payant intégral, ce qui devait être le cas du Bon sauveur avant que la direction ferme ce service. Idem pour les dépassements d’honoraires. Par contre c’est une bonne chose d’avoir à nouveau sur Albi , un tel centre.

Le camion d’orthopédie qui est venu à la clinique Claude Bernard, n’est autre qu’une action de communication pour les bénéfices de la société en question, et une publicité déguisée pour un chirurgien de la clinique. Il serait intéressant de savoir ce qu’en pense le Conseil de l’Ordre.

Il faut aussi se rappeler du transfert du service du service de surveillance des laryngectomisés dans une clinique privée du Tarn et Garonne, et de la fermeture de la consultation d’acupuncture, elle aussi sans dépassements d’honoraires.

A propos de l’inauguration du nouvel hôpital du Bon Sauveur, le récent Directeur explique l’importante suppression de lits par le fait que le Bon Sauveur avait un nombre de lits supérieur au ratio régional. Cela ne veut pas dire grand chose dans la mesure ou il manque des lits dans tous les autres hôpitaux.

En ce qui concerne la fusion des hôpitaux de Tarbes et de Lourdes, le débat est ouvert. Vu le manque actuel de médecins, de personnel soignant, la mise en commun des moyens permettrait d’aboutir à un hôpital performant à mi-chemin entres les deux villes. Par contre le gros inconvénient serait l’éloignement des urgences et de la chirurgie (la maternité de Lourdes ayant déjà fermé), de tous les habitants des vallées Pyrénéennes en amont de Lourdes.

En ce qui concerne la certification par la HAS de l’hôpital de Cahors, il est savoureux de lire la lettre toute récente que la haute autorité de santé a écrite au ministre:  » Quand les recommandations sont inapplicablesAllez expliquer aux patients qu’il faut dégrader la qualité des soins pour s’adapter aux moyens !

https://environnementsantepolitique.fr/2022/04/06/la-courageuse-attitude-de-la-haute-autorite-de-sante-avec-sa-lettre-ouverte-et-quelques-reactions/

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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