Albi. Chemin du Gô : les riverains veulent un élargissement et une piste piétonne
« il faut aménager le chemin du Gô. »
Hier, une partie s’est rassemblée à l’entrée du chemin. DDM
Circulation – Déplacements, Albi, Tarn
Publié le 23/03/2022 à 05:10
l’essentiel
Ils dénoncent la dangerosité de la voie à cause de son étroitesse et de son succès comme chemin de promenade.
« Le projet de la ville ne va rien résoudre. Nous voulons une solution pérenne pour la sécurité de tous ». Et cette solution, les habitants de la plaine du Gô et du quartier de la Mouline-Le Gô l’ont. Il faut aménager le chemin du Gô.
Pour eux aujourd’hui, le chemin est devenu trop dangereux, victime de son succès. Il est utilisé par de nombreuses personnes qui marchent, courent, font du vélo, des familles avec des poussettes, des personnes handicapées. « Beaucoup de gens ont besoin de faire du sport médicalement parlant », insiste un riverain. Et au milieu de tout ça sur une route pour le moins étroite : des automobilistes. « Il y a un vrai danger pour les piétons », soulignent les habitants. Ils demandent donc un aménagement de la route depuis plusieurs années.
Sur le secteur, la ville a un projet : relier le chemin de l’Ecluse à celui du Gô pour ainsi contourner le centre équestre. « Mais cela ne va amener aucun changement », regrettent les riverains, qui rappellent que les berges sont érodées. « Le PPRN est en cour de révision, le chemin pourrait à terme être interdit ». Face à cette situation, ils se sont organisés et lancés dans une démarche citoyenne de coconstruction. Et aujourd’hui, ils proposent une solution à la ville. Pour eux, le mieux est de procéder à un élargissement de la route et de créer jusqu’au centre équestre une voie piétonnière sécurisée.
Dans le même temps, ils ont une seconde revendication : la réfection de la rue Francisco Goya. « Aujourd’hui, cette rue est en piteux état, il y a des trous avec des flaques d’eau d’une profondeur de 15 cm. Il est impossible de marcher sur les trottoirs. Il y a un vrai danger pour les cyclistes », assurent-ils. Ils souhaitent donc « un reprofilage » général de la voie et la réalisation de deux pistes cyclables des deux côtés de la rue. « Il y aura aussi une réduction de la vitesse par effet du rétrécissement ». Enfin, ils demandent un inversement de la signalisation au carrefour des rues Ingres et Goya pour réduire la vitesse et le bruit.
Contactée hier, la mairie a répondu par ces lignes : « La ville d’Albi connaît parfaitement les sujets évoqués par ces Albigeois pour en avoir régulièrement échangé avec eux. La prise en compte des déplacements doux et des questions de sécurité des usagers de la plaine du Gô font partie de nos priorités. Bien évidemment, la ville d’Albi et l’Agglomération sont au travail pour répondre à ces attentes ainsi qu’à celles de tous les Albigeois. Les procédures et les études ont une temporalité qui apparaît souvent longue mais c’est le gage d’une bonne adéquation des projets répondant aux attentes de nos concitoyens. Bien entendu, la ville reviendra vers ces habitants dès lors que les dossiers seront avancés. »
Commentaires Dr Jean Scheffer:
« la ville reviendra vers ces habitants dès lors que les dossiers seront avancés. », oui c’est comme presque toujours, la ville revient vers vous quand tout est décidé !