Le pire bilan de contaminations en Chine

Covid-19 : la Chine enregistre son pire bilan de contaminations en deux ans et confine 17 millions d’habitants à Shenzhen

La Chine a fait état dimanche du triplement du nombre quotidien de contaminations par rapport à la veille. Un niveau qui n’avait plus été atteint depuis le premier épisode de la pandémie, au début de 2020. 

Le Monde avec AFPPublié aujourd’hui à 06h21, mis à jour à 12h58 

https://www.lemonde.fr/planete/article/2022/03/13/covid-19-avec-pres-de-3-400-cas-quotidiens-la-chine-enregistre-son-pire-bilan-en-deux-ans_6117302_3244.html?xtor=EPR-32280629-%5Ba-la-une%5D-20220313-%5Bzone_edito_2_titre_1%5D&M_BT=53496897516380 

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A Changchun (Chine), le 12 mars 2022, un centre d’exposition est transformé en hôpital de fortune à la suite du rebond des contaminations au coronavirus.
A Changchun (Chine), le 12 mars 2022, un centre d’exposition est transformé en hôpital de fortune à la suite du rebond des contaminations au coronavirus.  STRINGER / VIA REUTERS

C’est un revers pour la Chine. Les autorités de santé du pays ont recensé, dimanche 13 mars, près de 3 400 cas de coronavirus, son pire bilan en deux ans, et ont décidé de confiner les 17 millions d’habitants de la ville de Shenzhen.

En raison de ce pic de cas dans le pays, les autorités ont fermé les écoles de Shanghaï et confiné plusieurs villes du Nord-Est, tandis que presque dix-neuf provinces s’empressent d’endiguer des foyers locaux dus aux variants Delta et Omicron. La grande ville de Jilin, dans le Nord-Est, a été partiellement confinée, avec des centaines de quartiers mis sous cloche, a annoncé un responsable. Yanji, ville de 700 000 habitants à la frontière nord-coréenne, a été, elle, entièrement confinée.

La Chine, où le virus a été détecté pour la première fois à la fin de 2019, a appliqué une politique de tolérance zéro face à l’épidémie. Elle réagit aux foyers épidémiques par des confinements locaux, le dépistage de masse, et le contrôle de sa population par l’intermédiaire d’applications de traçage. Les frontières du pays restent pratiquement fermées.

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Des maires démis de leurs fonctions

Mais ce nombre inédit de cas quotidiens, provoqués par le variant Omicron, met à mal cette approche. « Le mécanisme d’intervention d’urgence dans certaines zones n’est pas assez robuste, la compréhension des caractéristiques du variant Omicron est insuffisante (…) et le jugement a été inexact », a admis lors d’un point de presse du gouvernement Zhang Yan, responsable de santé de la province de Jilin.

« Cela reflète également la montée rapide (…) du virus dans les différentes régions et le manque de (…) ressources médicales », provoquant des retards d’admission dans les hôpitaux et de traitement des patients, a-t-il ajouté.

Les habitants de Jilin, qui a signalé plus de 500 cas de variant Omicron, avaient terminé leurs six séries de tests de dépistage obligatoires dimanche, selon les autorités locales. Samedi, plusieurs centaines de quartiers de la ville ont été confinés. Changchun, ville voisine et base industrielle de 9 millions d’habitants, a, elle, été mise sous cloche vendredi.

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Le maire de Jilin et le responsable sanitaire de Changchun ont été démis de leurs fonctions samedi, ont rapporté les médias d’Etat, signe de l’impératif politique imposé aux autorités locales pour lutter contre les foyers épidémiques.

Des restrictions qui lassent

La Chine a jusqu’à présent réussi à maintenir les cas de coronavirus à un niveau très faible grâce aux confinements localisés, aux dépistages de masse et à ses frontières fermées. Mais la lassitude face à cette approche stricte se fait de plus en plus entendre dans le pays. Plusieurs responsables préconisent désormais des mesures plus ciblées, et les économistes avertissent que les restrictions radicales nuisent à l’économie du pays.

La politique sanitaire a généralement été plus souple depuis la hausse des cas, qui a commencé en février, qu’en décembre, lorsque la ville de Xi’an et ses 13 millions d’habitants avaient été entièrement confinés pendant deux semaines.

Dans la plus grande ville de Chine, Shanghaï, les autorités ont préféré miser sur la distanciation sociale en fermant temporairement des écoles, des entreprises, des restaurants et des centres commerciaux plutôt que de procéder à des quarantaines de masse. De longues files d’attente ont également été observées devant les hôpitaux de la ville, les gens se précipitant pour obtenir un test Covid négatif.

Face à l’augmentation des cas, l’autorité de santé nationale a annoncé vendredi qu’elle allait introduire l’utilisation de tests antigéniques rapides, ce qui pourrait indiquer une forme d’assouplissement de la politique sanitaire du Parti communiste.

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La semaine dernière, un scientifique chinois a déclaré que le pays devrait chercher à vivre avec le virus, comme l’ont fait d’autres pays. Mais le gouvernement n’a pas écarté la possibilité de recourir à des confinements stricts. Les villes plus petites de Siping et Dunhua, toutes deux situées dans la province de Jilin, ont ainsi été confinées jeudi et vendredi, selon les annonces officielles.

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Le Monde avec AFP

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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