L’énergie atomique, très vulnérable en cas de conflit, n’est pas la solution pour la France, selon Stéphane Lhomme, directeur de l’Observatoire du nucléaire.

Guerre : le nucléaire rend la France vulnérable

Guerre : le nucléaire rend la France vulnérable

– © Red !/Reporterre

Stéphane Lhomme

5 mars 2022 à 09h58,  Mis à jour le 7 mars 2022 à 09h29

Durée de lecture : 7 minutes

https://reporterre.net/Guerre-le-nucleaire-rend-la-France-vulnerable

Tchernobyl, puis Zaporijjia. La Russie a pris possession de ces centrales ukrainiennes. Face aux futures pénuries, l’énergie atomique, très vulnérable en cas de conflit, n’est pas la solution pour la France, selon Stéphane Lhomme, directeur de l’Observatoire du nucléaire.

Stéphane Lhomme est directeur de l’Observatoire du nucléaire.


Depuis quelque temps, les promoteurs du nucléaire ne perdent pas une occasion de promouvoir leur industrie fétiche, parée de toutes les vertus. La construction de nouveaux réacteurs a été mise en avant pour lutter contre le changement climatique, alors que ces chantiers ne seraient pas achevés avant 2040. De même le nucléaire a été présenté comme « la » solution face à l’envol des prix de l’énergie, alors qu’il est acquis que les coûts de production des futures centrales seront prohibitifs.

Et voilà aujourd’hui que l’invasion de l’Ukraine par la Russie démontrerait la pertinence de l’option nucléaire imposée depuis plusieurs décennies en France, comme le prétendent, par exemple, la présidente et les rapporteurs de la commission des affaires économiques du Sénat ou des « experts » invités à s’exprimer dans les colonnes du Figaro, mais aussi divers intervenants sur les chaînes d’information en continu.

Pourtant, Il est évident qu’un pays très nucléarisé comme la France est en réalité hautement vulnérable. Qui peut raisonnablement écarter l’hypothèse dramatique d’une guerre qui toucherait le territoire français ? Alors que l’armée russe vient de prendre possession de la tristement célèbre centrale ukrainienne de Tchernobyl et de celle de Zaporijjia, comment ne pas envisager que des centrales françaises soient attaquées ou bombardées lors d’un conflit généralisé ?

La France possède certes des armes atomiques, mais comment permettraient-elles de protéger nos centrales nucléaires ? En atomisant les attaquants… sur notre propre sol ?

« En une nuit, un groupe terroriste peut mettre la France à genoux »

Et, même sans en arriver là, il est notable que la France nucléaire est très vulnérable du fait de la centralisation extrême de sa production : l’électricité est transportée sur des centaines de kilomètres par des lignes à très haute tension (THT) dont les pylônes, situés pour la plupart en rase campagne, peuvent être dynamités avec la plus grande facilité. En une nuit, un groupe paramilitaire ou terroriste peut mettre la France à genoux. Et qu’on ne nous accuse pas de « donner des idées à nos ennemis », cette vulnérabilité extrême est connue de toute personne qui suit les questions d’énergie.

A contrario, les énergies renouvelables peuvent être déployées de façon harmonieuse et décentralisée sur tout le territoire, et continueraient à fonctionner en grande majorité même si plusieurs régions étaient attaquées. Cette résilience est d’ailleurs aussi de mise face aux évènements climatiques.

Mais revenons à la question purement énergétique : selon divers intervenants (comme ici ou ici), l’Allemagne aurait commis une erreur majeure en décidant la fermeture de ses centrales nucléaires, décision sur laquelle elle serait d’ailleurs en train de revenir. Ce qui est faux.

« Le nucléaire est-il l’option « magique » apte à protéger la France ? Certainement pas »

Il est certes exact que, comme ceux du blé ou de l’aluminium, les prix de l’énergie s’envolent depuis le déclenchement de l’attaque russe. En outre, les pays qui importent du gaz russe — dont la France ! — risquent de devoir se passer subitement de cette ressource, ce qui va entraîner un envol des prix des différentes énergies, voire des pénuries. Oui, l’Allemagne va assurément être confrontée à d’importantes difficultés. Pour autant, le nucléaire est-il l’option « magique » apte à protéger la France ? Certainement pas.

Commençons par rappeler que, tous les hivers, la France est fortement importatrice d’électricité, en particulier depuis l’Allemagne, et ce, malgré ses 56 réacteurs nucléaires, ou plus exactement à cause d’eux : l’option « nucléaire et des millions de chauffages électriques » entraîne de tels pics de consommation que la production nucléaire française est largement insuffisante.L’arrêt du réacteur 2 de la centrale nucléaire de Chooz (Ardennes) a été prolongé début janvier 2022. Wikimedia Commons/CC BY-SA 3.0/Mossot

Ce phénomène s’aggrave d’ailleurs chaque année avec le vieillissement des réacteurs et les pannes de plus en plus nombreuses et inquiétantes : fin décembre, 17 réacteurs étaient à l’arrêt. Pour mémoire, EDF est actuellement obligée de stopper de nombreux réacteurs suite à la découverte de corrosions de systèmes de sécurité.

Si l’Allemagne ne peut plus exporter d’électricité suite aux conséquences de la guerre en Ukraine, la France va de fait se retrouver en situation critique. Encore est-il heureux que l’hiver touche à sa fin, mais il est très probable que de nouveaux hivers arriveront fin 2022 et les années suivantes.

« Le nucléaire ne nous protège absolument pas »

Rappelons aussi que, même avec la production nucléaire en proportion la plus importante au monde — les États-Unis comptent plus de réacteurs, mais ceux-ci produisent moins de 20 % de l’électricité du pays, contre 65 % en France —, le nucléaire ne couvre que 15 % de la consommation française d’énergie, dont la plus grande part provient de la consommation de combustibles fossiles pour les déplacements, l’industrie, l’agriculture. C’est d’ailleurs bien pour cela que les Français sont frappés comme leurs voisins par l’envol des prix du pétrole, du gaz, et de l’électricité : le nucléaire ne nous protège absolument pas.

Les promoteurs de l’atome en déduisent que, pour que cette protection soit plus opérante, notre production nucléaire doit augmenter fortement. Mais, comme signalé plus haut à propos du climat, il faudra attendre au moins jusqu’en 2040 pour que de nouveaux réacteurs entrent en service. Poutine aura alors près de 90 ans. De plus, des dizaines de réacteurs actuels auront été fermés d’ici là, trop délabrés pour être indéfiniment rénovés à grands frais par EDF. On nous parle beaucoup ces derniers temps d’une électrification massive de notre économie, mais ce ne sont pas les 6 à 14 nouveaux réacteurs annoncés par M. Macron — cela ne coûte rien en période électorale — qui permettront un tel basculement : il en faudrait en réalité dix ou vingt fois plus.

Or, outre son aspect insensé — démultiplication des risques de catastrophe et de la production de déchets radioactifs —, ce projet est totalement hors des capacités d’EDF sur le plan financier : l’entreprise est d’ores et déjà terriblement endettée et, sur le plan industriel, incapable de construire un seul réacteur, le fameux EPR de Flamanville (Manche). Comment donc l’entreprise en ferait-elle des centaines ? Mais l’incapacité du nucléaire à nous protéger, de façon générale et tout particulièrement en période de crise géopolitique, est évidente pour d’autres raisons que les déficiences d’EDF.

Les sénateurs et autres intervenants qui veulent instrumentaliser la guerre contre l’Ukraine pour tenter de promouvoir l’atome sont cyniques et irresponsables. Que ce soit face au péril climatique, à l’envol des prix de l’énergie ou aux crises géopolitiques, la seule option d’avenir passe par le triptyque sobriété (éliminer les consommations non indispensables), efficacité (consommer moins d’énergie pour un même besoin) et énergies renouvelables.

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11 AVRIL 2018 PAR HUET

Nucléaire et climat : la grande tromperie

https://www.lemonde.fr/blog/huet/2018/04/11/nucleaire-et-climat-la-grande-tromperie/

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Produire son électricité avec des centrales nucléaires présente un bilan très contrasté d’avantages et d’inconvénients. D’un côté la nécessité de maîtriser le risque d’une perte de contrôle des réacteurs, la difficile gestion des déchets radioactifs, et pour ceux qui ne fabriquent pas eux-mêmes réacteurs et combustibles une dépendance absolue vis à vis des fournisseurs. De l’autre une électricité abondante et pilotable, aux coûts qui peuvent être très compétitifs… ou non en fonction des situations. Une grande économie de matières premières et d’espace.  Des centrales pratiquement dénuées d’émissions de particules ou de gaz nocives pour la santé et l’environnement. Une balance à jauger en fonction des besoins et caractéristiques des pays et systèmes électriques, ce qui peut aboutir à dire oui ou non à cette technologie.

Toutefois, un aspect de l’énergie nucléaire semble sans contestation possible : le fait qu’il permette l’accès à une électricité à très faible impact sur le climat – comparable, voire meilleure au MWh produit, à l’éolien, au solaire ou à l’hydraulique. Un avantage massif, au regard du charbon et du gaz, source de près de 70% de l’électricité mondiale et dont la combustion émet du CO2, le gaz à effet de serre n°1 des émissions anthropiques provoquant le changement climatique en cours. Dans les scénarios énergétiques, ceux examinés par le GIEC ou d’autres experts, le nucléaire fait donc partie des mix électriques envisagés pour atténuer la menace climatique.

L’ignorance des hostiles

Mais cet aspect est-il un fait connu, partagé, permettant un débat public informé sur le sujet ? Une étude sociologique réalisée par IPSOS pour le compte d’EDF depuis 2012 chaque année semble montrer que non. Dans une mesure pour le moins alarmante pour qui souhaite une décision citoyenne sur le sujet énergétique. A partir d’une enquête réalisée par internet (1), confirmant les ordres de grandeurs d’autres études, il est permis d’affirmer que l’ignorance règne plus que la connaissance de ce fait. Que nos concitoyens sont victimes d’une grande tromperie qui pèse sur leur réflexion.D’après l’enquête IPSOS 75% des personnes se déclarant le plus hostiles à l’électricité nucléaire croient que les centrales nucléaires contribuent « beaucoup » à l’effet de serre.

L’ignorance est massive, puisque si l’on additionne les « beaucoup » (44%) et les « un peu » (34%), on frôle les 80% des sondés attribuant aux centrales nucléaires une responsabilité dans l’élévation de la teneur de l’atmosphère en gaz à effet de serre, et donc dans le changement climatique. Même une vision optimiste – pour l’état des connaissances de nos concitoyens – parvient quand même à constater que près de la moitié de la population se met le doigt dans l’œil jusqu’au coude.

Je crois donc je sais

l’un des résultats les plus frappant de l’enquête est la dépendance à l’opinion de la diffusion d’une connaissance pourtant robuste, celle qui explique pourquoi le système électrique français est « décarboné » à près de 90%. Un peu comme la situation américaine où le vote Démocrate ou Républicain permet de prédire votre opinion sur la cause ou la réalité du changement climatique. L’enquête relie la position la plus hostile à l’usage de l’électricité d’origine nucléaire avec l’ignorance la plus massive : 75% des sondés se déclarant « tout à fait contre » l’utilisation du nucléaire croient que les centrales nucléaires contribuent « beaucoup » à l’effet de serre. La seule option de politique énergétique qui rassemble des personnes majoritairement informées de la véritable liaison entre nucléaire et climat est celle qui se déclare « tout à fait pour » cette source d’électricité. Les opinions moins tranchées se distribuent entre ces deux extrêmes.

Un psycho-sociologue y verrait une magnifique illustration du « biais de confirmation » qui encourage les individus à écarter toute information susceptible de mettre en cause leur croyance. Si l’on croit que l’énergie nucléaire, c’est mauvais, alors il faut qu’elle soit mauvaise aussi pour le climat… que l’on veut préserver.

Le souci climatique est très fort

Ce n’est pas par négligence du dossier climatique que les sondés en arrivent à partager massivement cette ignorance d’une des caractéristiques principales de l’électricité d’origine nucléaire. Ils sont en effet plus de 90% à considérer le changement climatique comme « très préoccupant » ou « assez préoccupant ». Plus encore : ils sont près de 90% à considérer que pour choisir les énergies à utiliser « lutter contre le changement climatique » est soit « très important » (49%) soit « plutôt important ». On pourrait donc s’attendre à ce que nos concitoyens fassent l’effort nécessaire pour comprendre l’origine première du problème – l’émission massive de gaz à effet de serre issus de la combustion du pétrole, du charbon et du gaz. Et donc se rendre compte de ce qu’une centrale nucléaire ne fait pas partie du problème mais, éventuellement, de sa solution.

Il convient toutefois de noter que cette enquête, après d’autres, confirme que la population française n’est pas dans l’unanimité à ce sujet. Une grosse majorité affirme, en accord avec les climatologues, que nous vivons un changement climatique anthropique, causé par l’homme, mais ils ne sont que 67% en 2017 (et n’étaient que seulement 55% en 2012).

Plus on est jeune et plus on ignore

L’analyse du détail par tranche de population fait percevoir une dégradation de la culture scientifique inversement proportionnelle… à l’âge. Plus on est jeune et plus on se trompe. Entre 18 et 24 ans, 63% de la population est persuadée du caractère climaticide des centrales nucléaires. Et encore 55% des 25 à 34 ans. Curieusement, les jeunes sont aussi plus massivement convaincus que les vieux (75% des moins de 25 ans contre 50% des plus de 65 ans) du caractère anthropique du changement climatique. Autrement dit, la préoccupation climatique ne conduit absolument pas à la connaissance de la physique du climat, laquelle nous dit qu’une centrale nucléaire n’est pas une cause du changement climatique.

Les femmes se distinguent mal, avec un score de 57% persuadées que les centrales nucléaires émettent « beaucoup » de gaz à effet de serre, mais c’est là un résultat qui trouve sa source dans… l’hostilité qu’elles marquent puisqu’elles sont 51% à se déclarer tout à fait  contre ou contre leur utilisation, alors que seuls 39% des hommes sont dans ce cas.

Le bilan des « pour/contre » l’utilisation du nucléaire pour l’électricité est proche du match nul, avec 46% de contre contre 42% de pour. Les raisons invoquées par les uns et les autres pour choisir les énergies à utiliser sont diverses : emplois, protection de l’environnement, santé publique, coût… et lutter contre le changement climatique. Mais peut-on considérer que cette dernière raison est envisagée à bon escient lorsque tant de citoyens se trompent aussi lourdement sur la relation entre centrales nucléaires et émissions de gaz à effet de serre ? Le graphique ci-dessus montre en effet que les citoyens les plus soucieux de lutter contre le changement climatique sont également les plus opposés au nucléaire. Une opinion qui serait tout à fait respectable si elle ne s’accompagnait pas d’une ignorance largement partagée sur la véritable relation entre nucléaire et climat.

L’électricité allemande et française

Pour comprendre l’enjeu de l’origine de l’électricité, une comparaison des systèmes électriques allemand et français est utile. En voici une, effectuée le 10  avril à près de 11h, au moment de l’écriture de cet article, à l’aide d’un site web qui présente en temps réel des systèmes électriques et leurs émissions de gaz à effet de serre :

Ce jour là et à cette heure là, le système électrique allemand est dans une situation assez représentative de ses performances moyennes, proche (en termes d’émissions de gaz à effet de serre) de l’année 2017 montre le graphique ci-contre. Avec 40% de renouvelables et 14% de nucléaire, il affiche une émission de CO2 de 387 g/kWh, due pour l’essentiel à ses centrales à charbon. Une performance menacée à court terme, puisque toutes les centrales nucléaires seront fermées d’ici 2022 et il est peu probable que les renouvelables parviendront à compenser toute la perte de production d’ici là.

Un graphique permet de mieux comprendre les émissions de CO2 du système électrique allemand et leurs évolutions depuis 2000, de 640 g/kWh à 500 g/kWh en 2017 :L’implantation de milliers d’éoliennes, de panneaux photovoltaïques et l’usage massif de la combustion des déchets ménagers a permis une diminution des émissions de CO2 du système électrique allemand. Mais elles demeurent très élevées comparées à la France, la Suède ou la Norvège.

A la même heure et le même jour, voici le système français. Avec son mix formé surtout du nucléaire, de l’hydraulique, auquel s’ajoutent un peu d’éolien et de solaire, il est décarboné à 93% et n’émet que 60 g de CO2 par kWh. Une performance durable, puisque fondée sur des moyens de production susceptibles de se perpétuer pour des décennies. Elle correspond à celle que l’on attend en moyenne des systèmes électriques des pays développés d’ici 2050 si l’on veut s’approcher des objectifs climatiques fixés lors de la COP-21 à Paris en 2015, limiter le réchauffement à 2°C de plus en moyenne planétaire qu’avant la Révolution industrielle. Elle pourrait toutefois se dégrader si la diminution de la puissance nucléaire était compensée par un mix gaz/renouvelables comme le prévoit la loi sur la transition énergétique votée par le Parlement sous François Hollande.

Un débat public vérolé

Pourquoi la population française est-elle à ce point dupée sur une caractéristique majeure et décisive pour la politique climatique de son système électrique ? La question interroge l’école, les formations supérieures, la presse, mais aussi les discours des responsables politiques et militants. Tout responsable politique doit se demander s’il s’exprime clairement sur ce sujet. Tout journaliste concerné doit se demander si ce qu’il dit et écrit (ou pas) contribue (ou pas) à maintenir les citoyens dans cet état d’ignorance ou à l’informer correctement. Que l’on soit en désaccord avec l’utilisation de cette énergie parce que l’on n’est pas convaincu que les pratiques des industriels comme le dispositif public de contrôle du risque nucléaire par l’Autorité de Sûreté Nucléaire sont efficaces pour nous protéger est respectable. Et peut constituer une raison pour refuser cette source d’électricité. Mais que le débat public soit vérolé par une ignorance aussi criante de la capacité de l’énergie nucléaire à apporter une solution pérenne et massive à une fourniture d’électricité climato-compatible est une tare pour la vie démocratique.

Sylvestre Huet

(1) Enquête IPSOS sur un échantillon représentatif de la population de 1389 personnes de plus de 18 ans vivant en France, réalisée du 15 juin au 6 juillet 2017. Le questionnaire, l’analyse et les graphiques proviennent de Jérome Cubilié des Etudes et Recherches d’ED

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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