Albi. MTL : Pragnère demande l’annulation du vote du conseil municipal
Pascal Pragnère, élu écologiste à la Ville d’Albi. DDM, archives.
Politique, Musée Toulouse-Lautrec, Albi, Football – Amateurs
Publié le 23/03/2022 à 05:10 https://www.ladepeche.fr/2022/03/23/mtl-pragnere-demande-lannulation-du-vote-du-conseil-municipal-10188218.php
L’information avait fuité durant le conseil municipal. Ce qui avait provoqué la colère de la maire, Stéphanie Guiraud-Chaumeil (voir notre édition d’hier).
Pascal Pragnère (gauche) va demander au préfet d’annuler la municipalisation du musée Toulouse-Lautrec, dans le cadre du contrôle de légalité. Pour l’élu écologiste, le vote n’a pas pu se dérouler dans de bonnes conditions, l’opposition n’ayant pas eu les informations qu’elle demandait. « En commission, nous avons demandé les statuts détaillés, les différents scénarios étayés et le projet de régie. Mais ils ont refusé de nous donner le moindre document », raconte Pascal Pragnère. « Dès lors, il était légitime que nous ne prenions pas de décision. Ils refusent de nous informer, c’est gonflé pour des gens qui parlent de transparence ».
Pascal Pragnère ne se fait pas d’illusion sur l’issue du vote. « Mais le débat doit avoir lieu. Pourquoi ne pas nous donner l’information alors qu’ils sont sûrs que ce sera voter. Cela pose question et cela renforce l’idée qu’il y a quelque chose à cacher ».
Albi. La municipalisation du musée divise le conseil municipal
ABONNÉS
Pour la maire d’Albi, cette question aurait dû faire consensus. DDM
Politique, Musée Toulouse-Lautrec, Albi
Publié le 22/03/2022 à 05:10
l’essentielUn long débat a opposé la maire d’Albi et son opposante sur la décision de municipaliser le musée Toulouse-Lautrec. Une discussion qui a dérivé sur le fonctionnement du conseil.
Plus les semaines passent et moins Stéphanie Guiraud-Chaumeil et Nathalie Ferrand-Lefranc n’arrivent à se comprendre. Hier, la maire et son opposante se sont affrontées sur la municipalisation du musée Toulouse-Lautrec. Pour l’opposante, cette décision est sujette à la suspicion. Au contraire, la maire ne comprend pas pourquoi il n’y a pas une unanimité sur ce sujet. « Le musée est déjà dans un mode de fonctionnement très municipal, ce n’est qu’une étape supplémentaire », argumentait Stéphanie Guiraud-Chaumeil en préambule. L’établissement, qui fonctionne déjà avec des subventions municipales (en plus des recettes) passera en régie. Deux tiers des agents sont déjà municipaux. L’établissement possédera un budget annexe donc voté par les élus et non par le seul conseil d’administration. Un gage de transparence pour la maire. Il sera supervisé par un conseil d’exploitation et un conseil scientifique et culturel. Ce dernier pouvant impulser des actions de mécénat, d’achat d’œuvres… Le conservateur gardera la main mise sur la compétence scientifique et culturelle.
Oui mais voilà pour Nathalie Ferrand-Lefranc, le statut d’établissement public (l’actuel) reste le meilleur. Pour elle, le musée va perdre son autonomie. Et casser « ce statut protecteur » ne va pas dans le sens de ce que voulait la mère de Toulouse-Lautrec, une des trois donatrices.
Absence de documents
Nicole Hibert (gauche), elle, proposait que le vote soit reporté, l’opposition n’ayant pas eu les documents qu’elle demandait pour préparer sa décision. André Boudes (PCF) s’interrogerait également sur le statut ? Pour lui, cela empêchera les cofinancements. « Le problème est qu’on est les seuls à payer », lui a répondu la maire. Et de donner l’exemple de l‘exposition du double centenaire, Quand Lautrec rencontre Degas, qui coûte 270 000 €. Le Département s’est engagé sur 15 000 €. Quant à la Région, elle ne donnera rien. Elle ne finance que des expositions coproduites régionalement. Quant à l’Etat, il ne mettra pas la main à la poche.
Avec l’autre groupe d’opposition de gauche, le ton montait rapidement et les petites piques fusaient de part et d’autre, le mot de démocratie revenait dans toutes les bouches. « Quelles sont vos inquiétudes, la DRAC est pour, 95 % des musées fonctionnent en régie et le conseil d’administration du musée a voté pour le 21 décembre », lançait Stéphanie Guiraud-Chaumeil.
L’opposition insistait sur le fait qu’elle ne peut prendre de décision sans les documents demandés. « On n’est pas à votre service », répondait la maire, rappelant que les statuts étaient sur le site du musée et que les conventions avec la ville avaient été votées en conseil. « C’est une question de démocratie, on ne peut pas jouer notre rôle », plaidait Nathalie Ferrand-Lefranc. Et cette dernière de revenir sur le dernier conseil communautaire où elle avait fait la même remarque.
Coupure de micro
Agacée, Stéphanie Guiraud-Chaumeil lui coupait alors le micro. « Je pointe une façon de faire, une façon de travailler », reprenait l’opposante le micro revenu.
« Êtes-vous d’accord ou non ? Cette décision ne doit pas être polémique », concluait la maire en mettant la délibération au vote auquel une partie de l’opposition de gauche ne prendra pas part.
Mais la maire n’en avait pas fini avec Toulouse-Lautrec, elle apprenait quelques délibérations plus tard, que Pascal Pragnère (gauche) avait donné une interview avant le conseil, où il expliquait qu’il demanderait au préfet d’annuler cette délibération à travers le contrôle d e l’égalité. « Ce musée mérite un autre rôle que certains essaient de lui faire jouer », regrettait la maire.
E.D.
Albi. Le circuit ne pourra désormais tourner que 67 jours par an

- nullLe calendrier exceptionnel mis en place pour 2022 devrait donc avoir lieu. DDM – DDM EMILIE CAYRE
Publié le 21/03/2022 à 18:01
Le maire du Séquestre, en accord avec la mairie d’Albi, a pris ce lundi, un nouvel arrêté réglementant l’utilisation de la structure. Les riverains restent sceptiques.
Et dire que des négociations étaient ouvertes depuis septembre. En fait, il n’a fallu que quelques jours aux mairies du Séquestre et d’Albi pour se mettre d’accord. La décision du délégataire de rendre son tablier a rebattu les cartes, permettant d’arriver à un accord.
Ce lundi, le maire du Séquestre a reçu une lettre officielle de la ville d’Albi, confirmant l’accord qui a été trouvé en fin de semaine en préfecture. En conséquence de quoi, il a pris un nouvel arrêté (voir la Dépeche de samedi).
À partir du mardi 22 mars, le circuit pourra être utilisé 67 jours par an. Pour 50 jours, il ne pourra y avoir que 4 véhicules à moteur thermique sur la piste. 12 seront consacrés aux courses. Et 5 aux associations du circuit.
Pour ces 17 jours, il y aura une dérogation permettant de faire rouler plus de 4 voitures. Mais attention, durant ces 17 jours, le code de la santé publique devra être respecté. C’est-à-dire qu’il ne faudra pas dépasser le seuil de bruit fixé par ledit code.
Circuit automobile d’Albi : la maire Stéphanie Guiraud-Chaumeil hausse le ton

- nullStéphanie Guiraud-Chaumeil, maire d’Albi, hausse le ton sur le circuit. DDM – DDM EMILIE CAYRE
Publié le 17/03/2022 à 12:36 , mis à jour le 18/03/2022 à 10:10
La maire d’Albi a réaffirmé avec force son attachement au circuit automobile, menacé par l’évolution des réglementation sur le bruit et par le retrait de la société gestionnaire. Stéphanie Guiraud-Chaumeil est prête à aller au clash pour lui assurer un avenir à l’infrastructure et travaille sur un nouveau « projet d’avenir » autour de l’hydrogène.
Et soudain, le ton a changé. Son sourire s’est figé, laissant la place à une mine beaucoup plus martiale. Alors qu’elle inaugurait la foire d’Albi, mercredi soir, Stéphanie Guiraud-Chaumeil, a clôturé son discours en évoquant le dossier du circuit, où les courses automobiles sont suspendues en raison de plusieurs restrictions réglementaires et des plaintes en cascade des riverains qui ont porté le dossier devant la justice. Mardi soir, la société DS Events, qui gère le circuit dans le cadre d’une délégation de service public (DSP), a annoncé qu’elle jetait l’éponge, posant clairement la question de l’avenir de l’infrastructure.
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« Nous savons tous que le circuit d’Albi a un avenir. Nous y croyons fermement et nous continuerons à le faire vivre. (…) Nous pouvons affirmer ce soir que tout est mis en œuvre pour que le calendrier des compétitions sportives pour 2022 soit maintenu », a martelé la maire d’Albi, mercredi soir, en rendant hommage appuyé à son délégataire et aux efforts de médiation du Préfet. Le circuit reste cependant sous le coup d’un arrêté municipal du maire du Séquestre, qui réduit les possibilités de roulage et du Code de la santé qui restreint les nuisances sonores.
Albi : l’université Champollion se distingue pour le taux de réussite des licences
https://www.ladepeche.fr/2022/02/23/albi-luniversite-champollion-se-distingue-pour-le-taux-de-reussite-des-licences-10129457.php
Publié le 23/02/2022 à 17:45 , mis à jour à 17:48
Selon le classement 2022 de l’Etudiant sur la réussite en licence, Champollion se classe à la 11e place sur 68 universités. Un palmarès qui confirme l’ambition de l’établissement de démocratiser son accès.
L’université Champollion enchaîne les bons résultats. D’une année à l’autre, la faculté affiche un taux de réussite de ses élèves très satisfaisant au vu des autres universités française.
Récemment, le classement 2022 de l’Etudiant sur la réussite en licence positionne Albi à la 11e place sur 68 établissements, derrière Angers (1ere), l’université de Corse (2e), Poitiers (3e) ou même Paris Saclay (8e), mais devant Dijon (12e) Nanterre (17e) ou La Sorbonne (18e).null
Ce classement prend en compte les étudiants qui sont rentrés en 1ere année de licence en 2016 et sont sortis diplômés en 2019. Le taux de réussite de Champollion sur trois ans est de 37,8% (ou 48,5% en trois ou quatre ans).
Plus intéressant encore, le classement de l’Etudiant prend en compte la « valeur ajoutée »1, autrement dit « la capacité à accompagner les étudiants vers la réussite ». Cette valeur ajoutée place Albi à la 6e position des universités françaises pour une réussite en trois ans.
« Démocratiser la réussite »
Il n’y a pas que les licences qui bénéficient de ces bons résultats. En avril 2021, l’Etudiant sortait un classement similaire pour les masters. Albi était en deuxième position. Elle sortait même en première position en termes de valeur ajoutée.
Pour la directrice de Champollion, Christelle Farenc, ces classements sont utiles « pour voir où on se situe dans l’ensemble des universités de France ». « La question de la réussite est essentielle », soutient-elle. De multiples dispositifs d’accompagnement sont mis en place pour les étudiants.
Ses efforts avaient d’ailleurs été reconnus lors de la venue de deux sénateurs, auteurs d’un rapport sur les conditions de la vie étudiante. Ces derniers avaient souligné le bon taux de réussite de Champollion, couplé à un taux d’élèves boursiers supérieur à la moyenne des universités françaises.
Mais le classement de l’Etudiant est à nuancer : « il y a des établissements difficiles à comparer », estime la directrice. Certaines universités sont très sélectives et visent les meilleurs classements internationaux, quand la priorité pour Champollion est de « démocratiser la réussite ».
« Le Covid va chambouler les classements »
Et elle compte bien continuer dans ce sens, malgré le séisme provoqué par le Covid. « La crise sanitaire va chambouler les classements », certifie-t-elle. Celle-ci a entraîné beaucoup d’abandons et de redoublements liés à des difficultés financières, psychologiques et à l’isolement.
« Il y a également eu des phénomènes que nous n’avions pas anticipés, ajoute Christelle Farenc. On a beaucoup accompagné les étudiants qui entraient en L1 en 2020 mais ceux qui étaient en L2 ont aussi eu beaucoup de difficultés. On a vu leur taux de réussite baisser. »
L’accompagnement reste donc un point de vigilance important pour l’université. Ca tombe bien Champollion reste une université à taille « humaine », ce qui facilite la tâche.
1. la valeur ajoutée est calculée par le ministère de l’Enseignement supérieur. Elle est égale à la différence entre le taux de réussite simulé (qui intègre des données telles que le sexe, l’âge au bac, la série du bac, la mention et l’origine sociale) et le taux de réussite effectif.
Anouk Passelac
Albi. Carte scolaire : le Tarn perd 7 classes
Publié le 19/02/2022 à 05:12
https://www.ladepeche.fr/2022/02/19/carte-scolaire-le-tarn-perd-7-classes-10120754.php
Le combat des syndicats d’enseignants et la mobilisation des parents, depuis la première réunion préparatoire de la future carte scolaire, n’auront pas été stériles. Hier soir à l’issue de l’ultime comité départemental, convoqué en urgence après le boycott unanime de mardi dernier, la directrice académique (Dasen) et le préfet du Tarn ont validé une carte scolaire à 10 ouvertures et 17 fermetures au lieu des 19 prévues initialement. Après le poste repêché la semaine dernière dans le réseau d’écoles de Serviès, c’est l’école de Marssac qui finalement sauve sa classe. Pour cette dernière, la directrice académique a dû sacrifier le seul poste de remplaçant qu’elle avait en réserve. Elle consacre de plus 4,15 équivalents temps pleins pour améliorer les conditions d’exercices des directeurs d’école.
Après 2 h de réunion, le préfet a salué « la concertation très étendue menée par la directrice académique » et remercié les enseignants pour leur engagement. « Il n’y a pas de dialogue ; il y a un cadre contraint auquel elle nous renvoie » dénonçait hier soir Benoit Foucambert, représentant FSU. Sur 20 votes (consultatifs), 16 se sont exprimés contre la carte scolaire proposée, 2 pour (Fédération des parents d’élèves Peep et élu représentant la ville d’Albi), et 2 élus se sont abstenus. Pour la Dasen, cette carte scolaire permettra de mettre en place les priorités nationales, en particulier la limitation à 24 élèves en grande section maternelle, CP et CE1. « Un calcul de moyenne par école » contestent les syndicats en pointant 20 écoles où faute d’ouverture, l’effectif de 24 sera dépassé. Et de citer entre autres maternelle et élémentaire de l’Albinque à Castres, maternelle à Lacaune, ou encore élémentaire à Arthès. « Un dialogue de sourd » concluent les représentants syndicaux FSU.
M.L
Albi. Démolition à Cantepau : la pilule ne passe toujours pas
ABONNÉS
Le centre social de Cantepau sera détruit. DDM archive MPV.
Urbanisme – Aménagement, Albi, Tarn
Publié le 26/02/2022 à 05:14
l’essentielLe groupe albigeois pour Cantepau continue de s’opposer à la démolition programmée du centre social. Ils ont proposé un contre projet aux décideurs.
« Cet élément essentiel du projet ne sera pas revu ». Voilà les opposants à la démolition du centre social de Cantepau prévenus, ils n’obtiendront pas gain de cause sur ce sujet. C’est ce que leur ont indiqué dans un long courrier les représentants de l’Agglo et de Tarn Habitat.
Depuis quelques mois, un collectif de citoyens s’est constitué dans le quartier : le groupe albigeois pour Cantepau. Au départ, il s’agissait de plusieurs personnes opposées à la destruction du centre social. Puis très vite, le groupe évolue et entend réfléchir à un projet de rénovation global pour le quartier. « Nous avons souhaité analyser ce projet en allant en reconnaissance sur le terrain et en interrogeant les habitants et les personnes qui y travaillent », expliquent-ils.
Ce travail effectué, dernièrement, ils ont envoyé leurs propositions aux différents décideurs. Elles concernent aussi bien l’aménagement du quartier, que l’habitat ou encore les rues. Bien évidemment, il est question du centre social, dont la sauvegarde reste « la priorité » du collectif. À ce jour, 650 personnes ont signé une pétition contre sa démolition. Les opposants exposent plusieurs arguments. Ce bâtiment datant de 1977 a été rénové dernièrement. Sa démolition coûterait dans les 200 000 euros. Auxquels, il faudra ajouter le coût de la création des nouveaux bâtiments : halte-garderie, médiathèque… Pour eux, au lieu d’être détruit, ce bâtiment pourrait s’adapter aux besoins des habitants et associations : espaces culturels, salle de sport, créations de bureaux partagés, antenne de l’école de la deuxième chance… Pour eux, l’époque n’est plus à la destruction mais à la rénovation. Le détruire relève donc du gaspillage d’argent public.
Outre son intérêt en termes d’espace, ce lieu est aussi un exemple typique des bâtiments publics des années « 70 ». C’est « le témoin d’une époque », plaident-ils.
Enfin, pour améliorer la visibilité sur la maison de quartier (un des arguments des porteurs du projet), les habitants proposent des alternatives.
Dans un courrier tout aussi long, l’Agglo et Tarn Habitat leur ont répondu. Ils rappellent que ces équipements construits dans les années « 70 » ont vocation à évoluer. « La déconstruction de ce bâtiment constitue une des clés de transformation du quartier ». Il permettra de donner de la visibilité à la maison de quartier, d’ouvrir sur la plaine des jeux, de prolonger le mail piéton du square Augereau à l’école Jean-Louis Fiue et de reconfigurer l’accès au square Bonaparte. Enfin, ils insistent sur le fait que la ville s’est engagée à réintégrer l’ensemble des activités et associations existantes y compris la cuisine collective.
La réponse n’a pas séduit les habitants, qui estiment ne pas avoir été entendus. Pour eux ce projet ne répond pas à ce que souhaitent les habitants. « La co construction implique une élaboration des projets avec les habitants et non pas de leur montrer un projet déjà ficelé », déplorent-ils dans une lettre qu’ils ont envoyé également à la ministre de la Ville, Nadia Hay, au préfet du Tarn et au président national de l’ANRU.
RN 88 : les partisans de Lescure remontés
La réunion organisée à Lescure mardi dernier. DDM EC
Publié le 26/02/2022 à 05:14
https://www.ladepeche.fr/2022/02/26/rn-88-les-partisans-de-lescure-remontes-10135831.php
Si les partisans du grand contournement Sud-Ouest se sont fait connaître bruyamment, ils n’étaient pas seuls mardi soir. Dans la foule qui écoutait les solutions envisagées par la Dirso mercredi pour désengorger la RN 88 (voir la Dépêche de jeudi), on trouvait également des partisans de la bretelle de Lescure. Notamment les représentants de l’association Sécurité RN88. « Beaucoup de personnes présentes particulièrement sceptiques sur cette solution n’ont manifesté aucun enthousiasme », a tenu à souligner l’association.
Pour cette dernière, la solution du grand contournement n’est qu’un « leurre ». Et de rappeler que durant 21 ans, ce projet n’a pas avancé d’un pouce. Or durant ce temps, la situation s’est aggravée.
Pour l’association, la solution d’un autopont comme cela a été évoqué, serait catastrophique. « Ce serait la pire des solutions car cela sonnerait, selon nous, l’abandon de tout contournement. Les problèmes n’en seraient qu’aggravés et les problèmes de saturation de trafic se reporteraient sur un autre rond – point », assure-t-elle.
Une seule solution donc à leurs yeux : celle de Lescure. Le scénario le plus réaliste et le plus avancé du fait de réserves foncières présentes depuis des décennies ».
Tarn. RN88 : c’est parti pour plus d’un an de travaux
La présentation des travaux a laissé présager quelques mois difficiles pour les usagers. DDM, MPV.
Circulation – Déplacements, Lescure-d’Albigeois, Albi
Publié le 24/02/2022 à 05:13
https://www.ladepeche.fr/2022/02/24/rn88-cest-parti-pour-plus-dun-an-de-travaux-10130923.php
l’essentiel
Hier, à Lescure, les représentants de la direction interdépartementale des routes du Sud-Ouest (Dirso) ont expliqué et détaillé les travaux de sécurisation de la RN 88, qui vont être menés.
Quand on leur a dit que la solution présentée devrait durer dix ans avant l’arrivée de nouveaux bouchons, les riverains en ont pouffé. Pour eux, il n’y aura pas besoin d’attendre aussi longtemps pour que le secteur de l’Arquipeyre soit de nouveau embouteillé. Mais pour le représentant de la Dirso, « cela ne peut pas être pire qu’aujourd’hui ».
Hier, à Lescure, les représentants de la Dirso ont présenté les travaux de sécurisation de la RN88. Ces derniers consistent en la transformation de la route de la Drèche en deux voies. Il y aura également une piste cyclable et un trottoir de chaque côté de la rue. Cette route mènera à un nouveau giratoire, qui desservira les rues de la Drèche, Bouteiller et l’avenue Albert-Thomas. La pénétrante vers Cantepau, prévue un temps, ne sera pas réalisée mais pourra l’être dans le futur si besoin. Cet aménagement est censé délester une partie du flux de la RN88. Enfin, cette dernière sera doublée sur 300 m après le rond-point de l’Arquipeyre et sera donc en deux fois deux voies dans les deux sens. Là aussi, de chaque côté seront créées des zones piétonnes et cyclables. Une bretelle sera créée depuis le centre commercial pour intégrer la RN88. L’objectif de ces travaux est de sécuriser et de fluidifier le trafic. Et de créer des modes de circulation doux.
Seul problème, on ne réalise pas des travaux de cette ampleur, sans provoquer quelques gènes. Ils se dérouleront donc en plusieurs étapes pour impacter au minimum la circulation.
Dans un premier temps, les travaux de la route de la Drèche vont continuer. En avril, ceux du nouveau giratoire seront lancés. Les rues Bouteiller et l’avenue Albert-Thomas seront impactées. La Drèche sera toujours fermée. Mais en août, une partie du giratoire sera ouverte.
Le gros point noir ce sera les quinze jours des vacances de la Toussaint. « Durant cette phase, nous devons travailler sur l’ensemble du secteur et hors circulation », expliquent les représentants. Pendant cette phase des déviations seront mises en place. Par contre, on ne pourra plus accéder à Albi par la rue Albert-Thoms. Les automobilistes venant de Rodez devront sortir à Cantepau pour rattraper l’avenue Albert-Thomas un peu plus loin.
De novembre jusqu’au printemps 2023, on attaque les travaux de la RN88. Elle sera en restriction mais pas coupée. On pourra circuler sur une voie de chaque côté. Par contre l’accès direct à la RN88 en direction de Rodez sera coupé.
Autre moment délicat, au printemps 2023, quand il faudra réaliser la chaussée de la RN88. Les travaux se feront de nuit. Dix au total. La route sera entièrement coupée et des déviations mises en place.
Bien sûr, l’ampleur des travaux a provoqué quelques inquiétudes chez les riverains, qui craignent le bruit, la pollution. Et surtout que les rues voisines servent d’itinéraire bis à de nombreux automobilistes pour éviter les bouchons.
« L’objectif est de laisser ouvert tout ce qui est possible, mais on ne pourra pas empêcher des usages différents. Il y a des effets collatéraux qu’on n’a pas quantifiés », ont avoué les représentants de la Dirso.
Et revoilà le grand contournement
Impossible de parler de la RN88, sans évoquer le grand contournement nord ouest, surtout quand on est à Lescure. Hier, il en a bien sûr été question. Plusieurs intervenants ont plaidé une nouvelle fois pour cette solution. Ils ont été chaleureusement applaudis par la foule. « Il faut vraiment le mettre dans votre compte rendu, c’est ce que nous voulons », renchérissait un homme. Rappelons néanmoins qu’en novembre, lors d’une réunion publique, Stéphanie Guiraud Chaumeil, la présidente de l’Agglo, avait jugé cette solution aujourd’hui irréalisable.Il a été également question d’un autopont au niveau de l’Arquipeyre. Cette solution un temps envisagée n’a pas été retenue. « Quand l’aménagement sera saturé, on pourra faire un autopont », ont souligné les représentants de la Dirso.
Où en est le projet immobilier de l’ancienne CPAM ?
Le bâtiment est inoccupé depuis 2015. DDM, MPV.
Publié le 23/02/2022 à 05:10
https://www.ladepeche.fr/2022/02/23/ou-en-est-le-projet-immobilier-de-lancienne-cpam-10128489.php
Nous sommes à la mi-octobre 2019. Après quatre ans de tractations, de rencontres, de projets annulés, l’immense bâtiment de cinq étages qui abritait la Caisse primaire d’assurance maladie, située place Lapérouse, à quelques mètres de l’hôpital, a trouvé un repreneur. Ce ne sera pas la commune, comme le désirait l’opposition municipale de gauche. Elle aurait aimé que ce lieu accueille les élèves du conservatoire. Finalement, le nouveau patron des lieux est Jacques Pasturel, promoteur immobilier.
Il a en tête de créer des bureaux, des appartements, dont cinq haut de gamme dans la « Tour ». Et la volonté de faire venir une enseigne commerciale au rez-de-chaussée.
Un gros projet en rapport avec le prix d’achat qui aurait dépassé 1,5 million d’euros.
Reste que depuis, pas un camion, pas d’ouvriers, ni une grue à l’horizon.
Plus de deux ans d’attente et toujours rien. Le projet a-t-il été abandonné ?
Le nom de l’enseigne dévoilé dans deux mois
« Pas du tout. Avant de commencer les travaux et de vendre ou louer les appartements et les bureaux, il est indispensable que les futurs acquéreurs connaissent le nom de l’enseigne qui va s’installer au rez-de-chaussée. Cela paraît logique. Il faut de la clarté. Mais, ce n’est pas encore signé. Je pense que je pourrais dévoiler le nom de cette enseigne dans deux mois. À partir de là, on va pouvoir lancer les travaux », résume le promoteur.
La covid a-t-elle eu un impact sur ce retard à l’allumage ?
« Non. Le projet de l’ancienne CPAM a été quelque temps laissé en stand-by pour s’occuper de constructions plus complexes, qui doivent être finalisées dans les temps. Et ce n’est pas facile, en ce moment comme vous pouvez l’imaginer. »
On devrait y voir plus clair dans quelques mois, pour enfin faire revivre cet immense bâtiment dont le promoteur veut végétaliser le toit du futur hall commercial, pour apporter un peu de verdure sur une place totalement minérale, selon la volonté de l’architecte du Grand Théâtre, Dominique Perrault.
Par contre, Jacques Pasturel ne pourra pas toucher à l’extérieur de l’immeuble. C’est une demande des Bâtiments de France. Il a été construit par Léon Daures dans les années 50. Cet architecte est un personnage important dans l’histoire albigeoise. C’est lui qui a dessiné les plans de la cité administrative et de bien d’autres immeubles. Ces immeubles font aujourd’hui partis du patrimoine de la ville.