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Albi. Le circuit ne pourra désormais tourner que 67 jours par an

Le calendrier exceptionnel mis en place pour 2022 devrait donc avoir lieu.
  • Le calendrier exceptionnel mis en place pour 2022 devrait donc avoir lieu. DDM – DDM EMILIE CAYRE

   

Automobile,  Albi,  Tarn

Publié le 21/03/2022 à 18:01

https://www.ladepeche.fr/2022/03/21/albi-le-circuit-ne-pourra-desormais-tourner-que-67-jours-par-an-10185037.php?fbclid=IwAR030fzQb2CSDy47CCSV6EZ8v70veGX15Rbvu4IRs32uHnvxzuF76uZY5Co#xtor=%5B%5Bddm-ladepeche81

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Le maire du Séquestre, en accord avec la mairie d’Albi, a pris ce lundi, un nouvel arrêté réglementant l’utilisation de la structure. Les riverains restent sceptiques.

Et dire que des négociations étaient ouvertes depuis septembre. En fait, il n’a fallu que quelques jours aux mairies du Séquestre et d’Albi pour se mettre d’accord. La décision du délégataire de rendre son tablier a rebattu les cartes, permettant d’arriver à un accord.

Ce lundi, le maire du Séquestre a reçu une lettre officielle de la ville d’Albi, confirmant l’accord qui a été trouvé en fin de semaine en préfecture. En conséquence de quoi, il a pris un nouvel arrêté (voir la Dépeche de samedi).

À partir du mardi 22 mars, le circuit pourra être utilisé 67 jours par an. Pour 50 jours, il ne pourra y avoir que 4 véhicules à moteur thermique sur la piste. 12 seront consacrés aux courses. Et 5 aux associations du circuit.

Pour ces 17 jours, il y aura une dérogation permettant de faire rouler plus de 4 voitures. Mais attention, durant ces 17 jours, le code de la santé publique devra être respecté. C’est-à-dire qu’il ne faudra pas dépasser le seuil de bruit fixé par ledit code.

Circuit automobile d’Albi : la maire Stéphanie Guiraud-Chaumeil hausse le ton

Stéphanie Guiraud-Chaumeil, maire d'Albi, hausse le ton sur le circuit.
  • nullStéphanie Guiraud-Chaumeil, maire d’Albi, hausse le ton sur le circuit. DDM – DDM EMILIE CAYRE

   

Auto/Moto,  Albi,  Tarn

Publié le 17/03/2022 à 12:36 , mis à jour le 18/03/2022 à 10:10

La maire d’Albi a réaffirmé avec force son attachement au circuit automobile, menacé par l’évolution des réglementation sur le bruit et par le retrait de la société gestionnaire. Stéphanie Guiraud-Chaumeil est prête à aller au clash pour lui assurer un avenir à l’infrastructure et travaille sur un nouveau « projet d’avenir » autour de l’hydrogène.

Et soudain, le ton a changé. Son sourire s’est figé, laissant la place à une mine beaucoup plus martiale. Alors qu’elle inaugurait la foire d’Albi, mercredi soir, Stéphanie Guiraud-Chaumeil, a clôturé son discours en évoquant le dossier du circuit, où les courses automobiles sont suspendues en raison de plusieurs restrictions réglementaires et des plaintes en cascade des riverains qui ont porté le dossier devant la justice. Mardi soir, la société DS Events, qui gère le circuit dans le cadre d’une délégation de service public (DSP), a annoncé qu’elle jetait l’éponge, posant clairement la question de l’avenir de l’infrastructure.

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« Nous savons tous que le circuit d’Albi a un avenir. Nous y croyons fermement et nous continuerons à le faire vivre. (…) Nous pouvons affirmer ce soir que tout est mis en œuvre pour que le calendrier des compétitions sportives pour 2022 soit maintenu », a martelé la maire d’Albi, mercredi soir, en rendant hommage appuyé à son délégataire et aux efforts de médiation du Préfet. Le circuit reste cependant sous le coup d’un arrêté municipal du maire du Séquestre, qui réduit les possibilités de roulage et du Code de la santé qui restreint les nuisances sonores.

Albi : création d’un « campus hydrogène » pour proposer des formations en lien avec les besoins du secteur

Les différents acteurs du projet ont acté hier la création de l’association Campus H2 Albi.Les différents acteurs du projet ont acté hier la création de l’association Campus H2 Albi. DDM – MARIE PIERRE VOLLE 

Éducation,  Albi,  Tarn

Publié le 16/02/2022 à 12:06

https://www.ladepeche.fr/2022/02/16/albi-creation-dun-campus-hydrogene-pour-proposer-des-formations-en-lien-avec-les-besoins-du-secteur-10114329.php

l’essentiel

Plusieurs acteurs de la formation supérieure étaient réunis mardi à l’IMT Mines Albi afin de créer un « campus H2 ». L’objectif est de mutualiser les équipements et les compétences pour donner « une coloration hydrogène » aux formations et répondre aux besoins des entreprises du secteur.

« Développer des formations initiales et continues dans l’hydrogène et les mobilités décarbonées ». Voilà l’un des premiers objectifs de la création du « campus H2 », dont la première réunion s’est tenue mardi à l’IMT Mines d’Albi.

Le territoire confirme progressivement son engagement dans le développement de la filière hydrogène, marqué l’an dernier par la création du centre européen des mobilités nouvelles.

Fort d’acteurs investis dans l’hydrogène comme la Safra qui construit des bus à hydrogène, la ville et l’agglomération veulent mobiliser le secteur de la formation « pour  répondre à des besoins de compétences », comme l’a indiqué Stéphanie Guiraud-Chaumeil, maire d’Albi et président du Grand Albigeois.

L’IMT Mines avait déjà commencé ce travail puisque l’école « forme des ingénieurs généralistes pour travailler sur des filières, dont l’hydrogène » a rappelé Lionel Luquin, directeur de l’établissement. Le volet recherche est aussi abordé : « on vient en appui à des centres de recherche où nos étudiants sont immergés ».

École d’ingénieurs, BTS, licences pro…

Désormais, l’établissement va être rejoint par d’autres acteurs qui vont apporter une « coloration hydrogène » à certaines de leurs formations. Les licences professionnelles de l’université Champollion qui abordent l’électricité et l’énergie pourront choisir une option de 130 heures. Au lycée Rascol, la plateforme technologique dispensera des modules de 8 heures aux 6 BTS pour avoir un socle de connaissances minimal sur le sujet et sur les problématiques de l’énergie.

Les centres de formation par apprentissage sont aussi concernés dans le secteur automobile. Le CFA Maurice-Emile Pezous  va construire un nouveau pôle de formation pour former les jeunes et les entreprises aux évolutions technologiques, dont l’hydrogène. L’Agence de formation professionnelle des adultes (Afpa), proposera elle aussi des heures dédiées à l’hydrogène à ses stagiaires à partir de l’année 2023.

Une démarche collective

« Tous ces établissements, avec leur diversité et leurs spécificités couvrent tous les niveaux de qualification », s’est réjouie Christelle Farenc, directrice de Champollion. « Ce collectif, c’est la richesse de notre démarche qu’il faut montrer aux entreprises. Et cela va nous permettre de mutualiser les formateurs et les équipements ». L’université va d’ailleurs collaborer avec la plateforme technologique de Rascol.

Pour le moment, difficile de dire combien de personnes seront touchées par ces formations. Mais l’objectif à terme est bien de faciliter leur insertion professionnelle. À l’échelle nationale, d’ici 2030, 150 000 emplois pourraient être créés dans le secteur de l’hydrogène.

Anouk Passelac
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Le prototype de train diesel-électrique-batterie fait ses preuves

Transport  |  01 mars 2022  |  Félix Gouty  |  Actu-Environnement.com

https://www.actu-environnement.com/ae/news/ter-regiolis-hybride-diesel-electrique-batterie-alstom-39178.php4

Le prototype de train diesel-électrique-batterie fait ses preuves

© Yannick Hauwelle / AlstomCe TER Régiolis hybridé devrait circuler sur les rails français dès 2023. 

« Les essais du premier Régiolis hybride démontrent que l’hybridation des trains thermiques est une solution réaliste tant techniquement qu’économiquement pour réduire la consommation d’énergie et les émissions de gaz à effet de serre », avance Jean-Baptiste Eyméoud, président d’Alstom France. Le 16 février dernier, le spécialiste français du ferroviaire et SNCF Voyageurs ont présenté leur premier train régional tri-mode : « thermique-électrique-batterie ». Ce TER Régiolis – initialement bi-mode thermique-électrique – a été hybridé, sur le site d’Alstom de Reichshoffen (Bas-Rhin), pour remplacer la moitié de ses moteurs Diesel par des batteries lithium-ion de stockage d’électricité.

Après huit mois d’essais « concluants » dans le circuit de Velim en République Tchèque, Alstom affirme que son premier Régiolis hybridé présente un taux de récupération de l’énergie au freinage « supérieur à 90 % ». En moyenne, cela lui permettrait de réaliser une économie d’énergie de 20 %, en fonction du parcours, et ainsi de recharger partiellement ses batteries. En agglomération, l’alimentation électrique par caténaire et le stockage lui confèrent un « mode zéro émission » d’une autonomie d’une vingtaine de kilomètres. En dehors des villes, et en l’absence de lignes électrifiées, ce TER pourra circuler jusqu’à 160 kilomètres par heure sur 1 000 kilomètres, en alternant entre ses moteurs thermiques et électriques – comme n’importe quel Régiolis non-hybridé.

Prochaine étape ? Une dernière phase de test, directement sur le réseau ferré national, avant d’effectuer la demande des autorisations d’exploitation commerciale. Une fois ces autorisations obtenues, le Régiolis hybridé circulera dès le printemps 2023 dans les quatre régions qui ont soutenu sa conception : Occitanie, Nouvelle-Aquitaine, Centre-Val-de-Loire et Grand Est. L’industrialisation d’un tel modèle, sur tout le territoire, dépendra du succès de cette commercialisation.

Félix Gouty, journaliste
Rédacteur scientifique

Transport : bientôt des trains régionaux hybrides en Occitanie ?Un prototype hybride sur une rame de TER d'Occitanie a déjà été testé.

Un prototype hybride sur une rame de TER d’Occitanie a déjà été testé. DR © Christian Creutz

TransportsOccitanie

Publié le 16/02/2022 à 17:20

https://www.ladepeche.fr/2022/02/16/transport-bientot-des-trains-regionaux-hybrides-en-occitanie-10114909.php

l’essentiel

En partenariat avec la SNCF et quatre régions de France, dont l’Occitanie, Alstom a fini de développer une gamme de batteries qui permettront de rendre les TER hybrides.

Sur le site Alstom de Reichshoffen, dans le Bas-Rhin, se trouve une rame de TER venue d’Occitanie. C’est sur cette dernière que les équipes du site alsacien ont installé les nouveaux prototypes de batteries qu’ils ont pu développer en coopération avec plusieurs autres sites partout en France – dont celui de Tarbes dans les Hautes-Pyrénées – afin de rendre les trains régionaux hybrides. « Concrètement, grâce à ce nouvel équipement, 230 rames de trains vont pouvoir circuler selon trois modes de consommation », résumait ce mercredi 16 février Marc Ehret, directeur du site de Reichshoffen.

Au moteur diesel et aux caténaires fournissant directement l’électricité, vient s’ajouter la présence de batteries « dont la puissance proviendra directement de l’énergie récupérée lors des phases de freinage », explique François Degardin, chef de projet Énergie à la SNCF. « On parvient à récupérer 90 % de cette énergie, et ça nous permet d’économiser 20 % de consommation de carburant », se félicite Jean-Baptiste Eyméoud, président d’Alstom France. La réalisation de ce prototype et la phase d’expérimentation technique se sont étalées sur toute l’année 2021 et « les résultats sont allés parfois au-delà de nos espérances », se réjouit le dirigeant d’Alstom, avec notamment « une distance parcourue uniquement sur batteries allant de 23 à 27 kilomètres », souligne Carole Desnost, directrice innovation et recherche à la SNCF.

Alternative à l’électrification

Pour la compagnie ferroviaire, cette hybridation possible du parc régional est une solution de plus pour mener à bien la campagne de verdissement qui doit vite progresser. « Car l’électrification des lignes, ça coûte cher, environ 1 million d’euros par kilomètre, et ça prend du temps. Donc on a voulu trouver une solution alternative et plus rapide à mettre en place qui permet aux collectivités d’avoir le choix », insiste Christophe Fanichet, PDG de SNCF Voyageurs.

Un argument qui a su convaincre la région Occitanie de se lancer dans le projet, au même titre que la Nouvelle-Aquitaine, le Grand-Est, ou le Centre-Val-de-Loire. « C’est une fierté de faire partie de cette aventure qui va nous permettre d’avoir une belle complémentarité dans nos modes de transport », apprécie ainsi Jean-Luc Gibelon, vice-président d’Occitanie en charge des mobilités. « Dans notre volonté de développement des trains régionaux tout en mettant l’accent sur le verdissement de notre flotte, il était logique et normal qu’on accompagne ce projet. Et on va poursuivre cet engagement en passant commande bien sûr le plus rapidement possible. »

La phase de certification devrait durer toute l’année 2022, avec des essais qui pourraient se réaliser sur les lignes Toulouse-Rodez ou Toulouse-Mazamet, avant une commercialisation prévue pour 2023.

Lucas Serdic
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Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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