Lagrave : la maison de santé rencontre un fort succès
En marge de l’inauguration, le maire a fait visiter la maison de santé au préfet et aux élus locaux. DDM – MARIE PIERRE VOLLE
Publié le 20/02/2022 à 16:55
https://www.ladepeche.fr/2022/02/19/lagrave-la-maison-de-sante-rencontre-un-fort-succes-10121935.php
l’essentiel
Samedi, la nouvelle maison de santé de Lagrave-Cadalen a été inaugurée en présence de nombreux élus locaux. Le personnel était là pour témoigner de la réussite de ce projet.
« On vient de finir et il faut recommencer ». Max Moulis, le maire de Lagrave peine à y croire. Moins d’un an après l’ouverture de la maison de santé, celle-ci est déjà complète et doit refuser du monde. « Une psychologue vient de s’installer dans l’ancien cabinet médical. On a aussi été contactés pas une sage-femme et un ostéopathe », raconte l’édile.
Preuve que la maison de santé est « un bon outil pour attirer les professionnels de santé », avance Max Moulis. « Les locaux du cabinet médical n’étaient plus adaptés. Et quitte à les refaire, autant inclure d’autres spécialités ». Désormais, la maison de santé est occupée par trois médecins, trois infirmiers, deux dentistes, trois kinésithérapeutes, un orthophoniste et un podologue. Celle-ci a été inaugurée samedi en présence de nombreux élus locaux et des professionnels qui y travaillent.
« En 2016, on était inquiets : les remplacements de mon collègue médecin et du kiné n’étaient pas garantis », relate Joëlle Favarel, médecin qui a élaboré le projet avec « beaucoup d’investissements personnel » pour qu’il soit validé par l’ARS.
Coordination des professionnels
Après trois ans de travail, le résultat est plus que satisfaisant. « L’intérêt, c’est de travailler en coordination avec les autres professionnels », poursuit Joëlle Favarel. « C’est le partage d’idées, d’expérience et des visions différentes sur le patient. C’est très enrichissant », complète son homologue Christelle Obert, qui a été séduite par le projet et s’est installée l’an dernier.
Comme le relève le maire de Lagrave, l’équipement a contribué à faire venir certains professionnels. « Avant j’étais dans des locaux plus petits. Là je peux travailler de façon convenable », témoigne un kinésithérapeute dans une salle équipée pour le renforcement musculaire. Même son de cloche chez la podologue.
Cette maison de santé est partagée avec la commune de Cadalen où un autre bâtiment a été inauguré en mai 2021. Celui-ci abrite deux médecins et trois infirmiers. Au total, la maison de santé couvre une dizaine de communes et prend en charge entre 3000 et 4000 patients sur Lagrave, et autant à Cadalen.
Anouk Passelac
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Un centre de santé libéral, juxtaposition de paramédicaux et pour le moment d’un seul médecin aux portes de Castres
Tarn : le nouveau centre de santé de Lagarrigue va ouvrir ses portes
Après la pharmacie, c’est au tour du centre de santé d’ouvrir ses portes dans l’ancien bâtiment du Mégaloto./ DDM Br.M.
Publié le 22/02/2022 à 15:00
l’essentiel
Le centre de santé de Lagarrigue, situé dans l’ancien bâtiment du Mégaloto, aux portes de l’agglomération castraise, près de la zone du Siala, est prêt à accueillir 13 professionnels de santé le 1er mars.
C’est l’aboutissement d’un projet initié par la pharmacienne de Lagarrigue il y a 4 ans. Un centre de santé tout beau tout neuf ouvre mardi prochain 1er mars, à la place du Mégaloto, à Lagarrigue, aux portes de la zone du Siala de Castres.
C’est en effet en 2018 que Charlotte Dechoux décide de trouver un nouveau local pour sa pharmacie. « Le bâtiment ne se prêtait plus à l’évolution des missions de notre métier. Il me fallait des salles fermées, pour des entretiens individuels ou pour pratiquer des vaccinations, qu’il m’était impossible de réaliser », confie la pharmacienne qui va donc se lancer à la recherche d’un site. Un projet qu’elle propose aux autres professionnels de santé installés autour de sa pharmacie, eux aussi à l’étroit, afin de créer un centre qui regrouperait plusieurs disciplines, souvent complémentaires.
Et ils ont jeté leur dévolu sur le bâtiment du Mégaloto. Une belle opportunité qui leur permet de disposer d’un local de 1 150 m² , construit sur un terrain de 3 600 m² permettant de nombreuses places de stationnement. Un site très bien placé, sur l’axe Castres-Mazamet, l’une des principales pénétrantes de la sous-préfecture tarnaise, avec un arrêt de bus et une piste cyclable. Huit professionnels de santé vont ainsi s’associer afin de créer une SCI (Société civile immobilière) pour acheter et aménager le site. « Il n’y a pas d’investisseurs extérieurs », confie Charlotte Dechoux. Les travaux ont débuté en juin dernier.
Deux médecins supplémentaires sont recherchés
La pharmacie, qui compte 6 salariés, a déménagé fin novembre passant de 150 m2 à 350 m2. Les deux autres tiers du bâtiment, dont les travaux se terminent actuellement pour une ouverture la semaine prochaine, seront occupés par 13 professionnels de santé, de 34 ans d’âge moyen, répartis en pôle d’activités avec des salles d’attente dédiées et respectant les protocoles sanitaires : un pédicure-podologue, une psychologue, deux orthophonistes, deux infirmières libérales, un ostéopathe, deux sages-femmes, trois kinés (qui arriveront en avril dont deux nouveaux) et un médecin. « On recherche deux autres médecins, confie Charlotte Dechoux qui en fait un axe principal en espérant que ce centre de santé moderne, aux normes actuelles séduira de nouveaux praticiens qui disposeront de locaux parfaitement adaptés à leur activité et évolutifs. C’est aussi une opportunité pour le médecin de Lagarrigue d’offrir un bel outil à ses successeurs ». Des praticiens qui préfèrent aujourd’hui travailler en équipe. « On a une volonté de travailler ensemble en coordination », confie encore la pharmacienne montrant la salle commune de réunion et de pause au centre du bâtiment. « On se connaît tous, il y a une très bonne ambiance entre nous », ajoute Mickael Vincent, le podologue qui a hâte d’investir son nouveau cabinet lumineux.
Un centre de santé dans l’air du temps qui offre donc des conditions d’accueil optimum pour les patients mais aussi pour les professionnels. Il disposera même sur le parking de places de stationnement avec des bornes de recharge pour les voitures électriques.
Un chantier d’envergure
Les ouvriers s’activent pour terminer les travaux dans les temps. On en est aux finitions et tout devrait être prêt pour l’ouverture prévue mardi prochain. Une signalétique va être mise en place pour permettre aux patients qui arrivent par l’entrée commune de se diriger vers les différents univers proposés dans le bâtiment en fonction de ses rendez-vous chez l’un ou l’autre de ses professionnels de santé. Pour piloter ce projet, la pharmacienne s’est tournée vers Eric Dubois, directeur d’Audit et Développement à Saint-Amans, une société spécialisée dans la gestion d’entreprises et de projets dans le secteur de la santé. Un architecte, un notaire et un expert-comptable de la région ont été mobilisés sur ce projet qui a aussi compté sur un maximum d’entreprises locales pour réaliser ce chantier d’envergure. Il faut dire que la transformation du Mégaloto en centre de santé moderne et adapté aux différentes activités des professionnels de santé a nécessité un gros travail.
Lavaur. Urgences : le député Jean Terlier en appelle à la réserve
L’annonce de la fermeture jusqu’au 10 mars du service des urgences du centre hospitalier de 20h à 8 h du matin fait des vagues
Le député Jean Terlier./ DDM, arch. DDM
Publié le 23/02/2022 à 10:49 , mis à jour à 16:25
l’essentie
L’annonce de la fermeture jusqu’au 10 mars du service des urgences du centre hospitalier de 20h à 8 h du matin continue de faire des vagues. Le député Terlier a écrit à Olivier Véran.
C’est au tour de Jean Terlier, député de la majorité, de prendre sa plume pour alerter Olivier Veran, ministre des Solidarités et de la Santé sur la situation de l’hôpital vauréen et la fermeture de son service d’urgence nocturne (voir notre édition du 17 février).
« En raison de difficultés en matière de personnels médicaux urgentistes, ce centre hospitalier se voit dans l’obligation temporaire de réorganiser le fonctionnement de ses urgences » lui rappelle-t-il dans un courrier en date du 20 février, soulignant que « cette situation provisoire est très préoccupante et met en grandes difficultés les patients dans leur prise en charge et ne doit pas être appelée à durer. »
Car l’inquiétude est désormais bel et bien là : que cet état « provisoire » ne finisse par devenir « durable » et s’installer comme la norme, les syndicats rappelant que des situations de ce type se sont déjà installées insidieusement ailleurs.
Dans son courrier au ministre des solidarités et de la santé le député de la troisième circonscription du Tarn confie « J’ai échangé avec Olivier Rastouil, directeur délégué du site de Lavaur, et il m’a confirmé qu’il avait adressé au Ministère une demande afin de pouvoir bénéficier d’un renfort au titre de la réserve sanitaire à compter du 6 mars ».
Mais ce renfort, s’il est finalement obtenu, pourrait bien s’avérer une victoire à la Pyrrhus, entérinant cette situation précaire alors que c’est un retour «à la normale » qui est attendu tant chez le personnel hospitalier que chez les habitants du vaste secteur couvert par l’hôpital vauréen.
« J’ai bien conscience des difficultés qui sont les vôtres dans la gestion actuelle de cette réserve à la vue de la situation sanitaire mais je souhaitais vous alerter sur l’urgence de la prise en compte de cette demande. J’espère que ce dossier pourra être traité de manière prioritaire et avec la plus grande bienveillance » a conclu l’élu qui est, en outre, porte-parole du groupe majoritaire à l’Assemblée nationale.
Le service des urgences aura-t-il les moyens de reprendre une activité normale le 11 mars ? C’est là toute la question.
Commentaires Dr Jean SCHEFFER:
Voilà un député qui ne manque pas d’air: à vérifier , mais il a surement voté avec son groupe contre une régulation de l’installation des médecins.
J’ai proposé à nos députés du Tarn ma proposition de » Clinicat-Assistanat pour tous » qui pourrait résoudre ce manque de praticiens hospitaliers et bien d’autres déserts médicaux et hospitaliers. Qu’en ont-ils fait ?
« Vision Globale -Solution globale »: https://1drv.ms/w/s!Amn0e5Q-5Qu_sAoKetf_T8OKk2Io?e=GfjeRj
Lavaur : les urgences vont devoir fermer la nuit
ABONNÉS
Le centre hospitalier de Lavaur. DDM – JCC
Publié le 17/02/2022 à 18:01
https://www.ladepeche.fr/2022/02/17/lavaur-les-urgences-vont-devoir-fermer-la-nuit-10117320.php
l’essentiel
Du 20 février au 10 mars, le service des urgences du centre hospitalier de Lavaur sera fermé le soir à partir de 20 heures et jusqu’à 8heures du matin en raison de la situation dans les effectifs médicaux de la structure.
« Le directeur du centre hospitalier m’a informé il y a quelques jours de sa difficulté à disposer d’urgentistes afin d’assurer le service normal des urgences. Il a déployé tous les efforts possibles et imaginables, en particulier auprès du CHU de Toulouse auquel nous sommes mariés qui, pour l’instant, ne nous a pas apporté de solution de remplacement utile » constate Bernard Carayon, maire de la ville et président du conseil de surveillance de l’hôpital qui a écrit au nouveau directeur du CHU pour lui signifier que cette situation ne pouvait être que temporaire et exceptionnelle.
« Le CHU devrait prendre toutes ses responsabilités afin d’assurer la continuité des urgences à l’hôpital de Lavaur qui est la troisième porte d’entrée du CHU » souligne l’élu. Ceci est d’autant plus important que la maternité vauréenne a suivi la naissance de plus de 700 enfants l’an dernier.
Les urgences vitales seront traitées par la structure mobile d’urgence et de réanimation (Smur), régulées par le Samu 81. Ainsi, après 20 heures, une orientation aura lieu systématiquement soit par le dispositif habituel de recours au service de gynécologie obstétrique disponible par un interphone dédié, soit par le centre 15 pour les autres problèmes de santé.
« J’exige que cette interruption du fonctionnement des urgences dites « normales » le soir soit temporaire » souligne Bernard Carayon.
Un dialogue est d’ores et déjà engagé avec le Centre Hospitalier Universitaire de Toulouse. Cette situation précaire devrait être suspendue et le fonctionnement habituel rétabli dès que l’état des effectifs médicaux le permettra.
La grogne couve du côté des syndicats
La crainte pour les syndicats est de voir s’installer un « provisoire qui dure » comme cela a pu être constaté ailleurs. Si cette question d’une fermeture temporaire partielle avait déjà été posée, elle avait pu être jusque-là évitée.
« L’inquiétude pour nous est qu’il y ait une fermeture qui se pérennise. Nous avons des exemples avec des fermetures de lits, par exemple sur la psychiatrie adulte et enfant, qui, malheureusement ont fermé définitivement » explique un membre de la CGT, principale organisation représentative au sein de l’hôpital vauréen.
Dans un tract, le syndicat dénonce « les équipes en difficulté dans tout le centre hospitalier » et des « situations anormales » qui s’accumulent, soulignant que « depuis de nombreux mois, il ne se passe pas une semaine sans que cela soit la galère sur le pôle des personnes âgées, celui de la psychiatrie ou de MCO (Médecine-Chirurgie-Obstétrique) ».
C’est un personnel fatigué et usé après de longs mois de sollicitations hors-norme, parfois même « excédé » ou « désabusé » qui a accueilli la nouvelle de cette fermeture partielle temporaire du service des urgences.
Un préavis de grève local a été déposé par les infirmiers anesthésistes. Ils seront en grève illimitée à compter du 7 mars prochain. Quant à la CGT, elle prévoit une assemblée générale au début du mois de mars pour « aborder les contraintes locales qui pèsent sur les agents » et « décider collectivement d’une conduite à tenir ». Reste à savoir si d’ici là une solution aura été trouvée pour que le service des urgences fonctionne à nouveau comme avant.
J.-C. Clerc
Albi : visite dans le nouveau bâtiment du Bon-Sauveur, Henriette Tarroux
Des locaux neufs mais une chute drastique du nombre de lits (Dr Jean SCHEFFER)
ABONNÉS
Laurent Krajka futur directeur du Bon-Sauveur présente une chambre. Toutes ont été mises aux normes et disposent de sanitaires individuels. DDM – DDM EMILIE CAYRE
Le poste infirmier est avancé pour avoir une visibilité sur tout le couloir. DDM – DDM EMILIE CAYRE
Les cours sont spacieuses pour éviter l’effet d’enfermement. DDM – DDM EMILIE CAYRE
Publié le 25/02/2022 à 17:01
l’essentiel
Début mars, plusieurs services du Bon-Sauveur déménageront dans le nouveau bâtiment Henriette Tarroux. Visite de ce bâtiment qui doit représenter « la psychiatrie du futur ».
La première pierre avait été posée en septembre 2020, en présence de nombreux élus. Un an et demi après, le bâtiment Henriette Tarroux va bientôt être investi pas les équipes du Bon-Sauveur. Les unités 1, 2 et 3 qui correspondent aux zones géographiques de Gaillac, Carmaux et Albi, ainsi que l’UPC (unité de psychiatrie de crise) accueilleront des patients.
L’ambition de ce bâtiment : accueillir la psychiatrie de demain. Et cela passe par des « locaux plus adaptés », explique d’emblée Laurent Krajka, secrétaire général et futur directeur de la fondation, en faisant visiter le bâtiment flambant neuf.
Plusieurs aménagements ont été prévus pour favoriser le bien-être des patients. L’accent a été mis sur « l’ouverture » : un salon des familles a été créé pour les visites, les cours sont spacieuses. Toutes les chambres sont aux normes et équipées de sanitaires individuels ce qui n’était pas forcément le cas dans les anciens locaux.
Plus de sécurité pour le personnel et le patient
L’étage du bâtiment accueillera entre autres un espace de kinésithérapie et une salle pour des activités thérapeutiques. Une salle d’audience a été aussi été créée, où le juge des libertés et de la détention (JLD) se déplacera, pour éviter au patient de se rendre au tribunal.
La sécurité est aussi primordiale. Celle des patients, passe par des dispositifs pour éviter de se mettre en danger. Dans chaque service, un espace d’apaisement a été prévu « pour éviter la crise du patient et son placement en chambre d’isolement », explique le secrétaire général.
La sécurité des personnels est aussi prise en compte. « L’insécurité peut générer du stress. Là on améliore les conditions de travail », avance le futur directeur. À titre d’exemple, le poste d’infirmier est avancé dans le couloir pour avoir une vue directe sur toutes les chambres.
Favoriser « l’aller-vers », éviter les hospitalisations « chroniques »
Ces aménagements et modernisations devraient réjouir le personnel du Bon-Sauveur. Pourtant les syndicats n’ont pas hésité à interpeller la direction : les médecins à l’origine des projets de soin pour Henriette Tarroux ont depuis quitté le Bon-Sauveur. Les personnels se retrouvent sans capitaine de navire. « Le travail est en cours avec le corps médical », répond Laurent Krajka.
Autre problème : ce déménagement va entraîner une baisse du nombre de lits. Mais pour Laurent Krajka, c’est dans l’ordre des choses. « L’ARS établit un ratio de 110 lits de psychiatrie pour 100 000 habitants, nous sommes au-delà », explique-t-il. Et d’ajouter : « il faut éviter la chronicisation des patients », c’est-à-dire leur retour fréquent à l’hôpital.
Selon lui, « il y a des patients qu’on ne devrait pas avoir » : des personnes âgées atteintes de démence, des adolescents de longs mois longtemps « alors qu’il leur faut un lieu de vie ». Ces hospitalisations sont « inadéquates » pour Laurent Krajka.
La psychiatrie prône aujourd’hui « l’aller-vers » : c’est-à-dire des prises en charge à domicile ou en partenariat avec d’autres structures. « L’hôpital à caractère social, on ne peut pas le faire. Ça, c’est dur à faire comprendre » conclut Laurent Krajka.
Albi. Pas d’avancées sur le Ségur malgré les annonces de Castex en particulier pour les salariés oubliés du Bon Sauveur
Les salariés du Bon-Sauveur se sont mobilisés pendant des mois pour obtenir le versement du Ségur à tous les employés. DDM, MPV
Publié le 19/02/2022 à 05:12
l’essentiel
Hier, le Premier ministre a annoncé l’élargissement du versement de la prime Ségur aux travailleurs sociaux. Pas de quoi réjouir le Bon-Sauveur.
Jean Castex a fait des déclarations attendues hier concernant le Ségur de la santé, en marge de la Conférence des métiers de l’accompagnement du social et du médico-social. Le Premier ministre a en effet annoncé l’élargissement du versement de 183 euros net par mois pour les travailleurs sociaux employés par des structures associatives non lucratives, considérés comme « non-soignants », tels que les psychologues, éducateurs spécialisés, assistantes sociales, moniteurs d’ateliers, techniciens d’intervention sociale…
Pas de quoi réjouir la fondation du Bon-Sauveur. D’abord parce que ce dernier est un établissement privé à but non lucratif et non pas d’une association. Ensuite parce que cette mesure n’aurait de toute façon pas touché tous les salariés.
« On craint qu’il y ait encore des oubliés »
En amont des déclarations du Premier ministre, le secrétaire général du Bon-Sauveur, Laurent Krajka, n’était pas dupe des effets d’annonce du gouvernement : « On craint qu’il y ait encore des oubliés. Si la prime est accordée aux travailleurs sociaux et moniteurs éducateurs, quid des professeurs, du personnel administratif et logistique ? »
Mercredi dernier, à l’issue d’une médiation avec les syndicats la direction de l’établissement de santé a annoncé l’étendue du versement les 183 euros du Ségur aux 117 salariés qui en étaient encore privés, sur ses deniers personnels. « La direction s’est engagée à rencontrer le ministère de la Santé afin de lui demander de prolonger cette mesure via des financements pérennes », précise la direction dans un communiqué. Pour l’instant, le gouvernement fait la sourde oreille…
Par ailleurs, la médiation a aussi conclu à « la nécessité d’améliorer les conditions de travail ». « Les efforts dans ce domaine porteront notamment sur la qualité de vie au travail, la santé et la sécurité des personnels ainsi que la charge de travail et le recrutement des effectifs suffisants dans les services, précise un communiqué de la direction. Les deux parties s’accordent à reconnaître comme prioritaire le renforcement de l’attractivité des métiers des personnels soignant et éducatif. »
An.P.
Inquiétudes dans le secteur social et médico-social
Sur plusieurs sites, les salariés ont débrayé, hier, pour protester contre la fusion des conventions collectives. DDM, S MPV.
Publié le 18/02/2022 à 05:11
https://www.ladepeche.fr/2022/02/18/inquietudes-dans-le-secteur-social-et-medico-social-10118214.php
À l’appel des organisations syndicales, de nombreux débrayages ont eu lieu dans les unités du secteur médico-social, hier, entre midi et deux heures. Un mouvement bien suivi sur le Tarn comme à l’ASEI ou l’AGAPEI.
Des débrayages en réponse à l’assemblée générale des deux principales organisations patronales Nexem et Axess (plus de 500 000 salariés à eux deux) qui se déroulait le jour même. Elle doit entériner la décision de fusion des conventions collectives des secteurs d e l’action sociale et du médico-social.
Alors que les personnels de ces structures sont encore mobilisés pour permettre à tous les agents de toucher la prime de 183 euros du Ségur de la santé, cette fusion vient ajouter un peu plus d’inquiétude sur ce projet de convention collective « low cost », comme le qualifient les organisations syndicales.
« On va perdre des avantages et des acquis sociaux », craint Mathieu Thénégal, le secrétaire du CSE de l’ASEI spécialisé dans l’accompagnement, l’éducation, l’insertion des personnes en situation de handicap et des personnes dépendantes et fragilisées. Même constat à l’AGAPEI qui avait également débrayé. À Castres aussi, les salariés ont suivi le mouvement (Lire en page 30). Tous seront attentifs à ce qui se passera demain avec la conférence des métiers du secteur social et médico-social qui doit se tenir sous l’égide du 1er Ministre.
Castres. CHIC : pour un avenir plus serein
La députée du Tarn a pu échanger avec le directeur de l’hôpital. DDM
Publié le 28/02/2022 à 05:13
https://www.ladepeche.fr/2022/02/28/chic-pour-un-avenir-plus-serein-10139093.php
l’essentiel
En déplacement à l’hôpital, la députée du Tarn Muriel Roques Etienne a pu échanger avec les syndicats hospitaliers sur le Ségur de la santé.
Lors de son déplacement au CHIC, la députée a souhaité faire le point sur les investissements en cours, notamment dans le cadre d’une large table ronde en présence de divers représentants syndicaux. L’hôpital bénéficie d’un soutien de l’Etat de 18,5 millions d’euros. Le CHIC recevra ces montants sur 10 ans ce qui lui donnera de l’oxygène pour relancer l’investissement nécessaire au bon fonctionnement quotidien des services. « C’est un autre volet du Ségur de la Santé : dans l’enveloppe de 19 milliards d’euros d’investissements promis aux établissements, 6,5 milliards vont concerner le désendettement des hôpitaux. L’objectif de notre majorité est clair : rendre à nouveau ces établissements de santé attractifs pour les personnels soignants et pallier à la désertification médicale. Dans cette voie, notre département sert d’exemple de la politique d’investissement de notre gouvernement pour la santé », a indiqué Muriel Roques Etienne.
Par la suite, l’élue a pu visiter les installations du CHIC, notamment le service d’urgence, lourdement mis à l’épreuve durant cette période de crise sanitaire. Au contact du personnel soignant, la députée a pu échanger avec ces derniers ainsi qu’avec le directeur de l’hôpital Philippe Péridont.
« Il est essentiel que je sois sur le terrain pour échanger directement avec ceux qui étaient en première ligne durant cette crise. Et je veux les remercier, cela fait désormais plus de deux ans qu’ils luttent contre un virus qui a impacté considérablement notre société », a confié Muriel Roques Etienne.
Covid-19 : dans les hôpitaux d’Occitanie, on espère « voir la lumière au bout du tunnel bientôt »
Les hôpitaux de la région espère voir bientôt arriver la décrue de la cinquième vague. DDM – XAVIER DE FENOYL
Hôpital, Coronavirus – Covid 19, Occitanie
Publié le 17/02/2022 à 07:56
l’essentiel
Alors qu’Olivier Véran annonçait mercredi la perspective de nouveaux allègements au début du mois de mars, dans les hôpitaux d’Occitanie, la décrue de la cinquième vague est attendue pour reprendre des activités hors Covid-19 et permettre aux équipes de souffler.
« Ça commence à tirer… », lâche Vincent Minville. Le chef du pôle anesthésie réanimation du CHU de Toulouse espère bientôt voir la fin de cette cinquième vague. « Ça a été très difficile pour les équipes, elles ont fait preuve de beaucoup de professionnalisme, et nous avons réussi à faire face. Il est vrai que l’arrivée du variant Omicron a été assez inquiétante au départ, heureusement il a généré moins de formes graves », constate-t-il.
Le CHU, qui accueille en ce 16 février 229 patients Covid, dont 25 en réanimation, envisage de réduire la voilure et diminuer progressivement le capacitaire dédié au virus. « On voudrait revenir à la normale d’ici le début du mois de mars, en fonction des différents indicateurs, et ainsi voir la lumière au bout du tunnel. »
Un objectif que s’est également fixé le Centre hospitalier de Carcassonne, dans l’Aude. « Depuis deux ans on répète régulièrement ce mouvement d’accordéon : on prélève des capacités d’autres services pour renforcer ceux dédiés au Covid au moment des vagues d’hospitalisations, puis c’est l’inverse. On espère pouvoir rentrer dans cette phase-là bientôt parce que nous avons un nombre important d’opérations ou autres soins hors Covid en attente », explique Alain Guinamant, directeur du centre hospitalier.
À Carcassonne, comme dans d’autres établissements de santé, on s’accorde à dire que l’arrivée de cette cinquième vague a été fulgurante. Sa décrue sera-t-elle aussi rapide ? Selon Pierre Ricordeau, directeur général de l’ARS Occitanie, « le pic est clairement passé ». « Nous sommes probablement une des régions qui sort le plus tardivement de cette vague puisque nous étions parmi les dernières à être touchées », explique-t-il. Signe de cette décrue : les flux des nouvelles hospitalisations sont en baisse : 700 nouvelles hospitalisations ont été enregistrées au cours de sept derniers jours, contre 1100 sur les sept jours précédents, détaille Pierre Ricordeau.
« Une tendance très bonne se dessine, avec une baisse qui s’amorce, mais les données, comme le taux d’incidence à 1 781 en moyenne dans la région, restent élevées, on n’est donc pas encore tout à fait sorti d’affaire, il ne faut pas encore complètement baisser la garde », avertit le directeur général.
Lassitude et fatigue
Et même si elle commence à s’estomper, cette cinquième vague a laissé des traces : Jean-Claude Thieule, directeur du Centre hospitalier Ariège Couserans, décrit une « situation très compliquée du côté des équipes qui sont fatiguées ». « Cela représente une vraie complexité dans notre gestion, notamment du fait du taux d’absence qui est supérieur à la moyenne et qui nous a conduits à fermer provisoirement cinq lits de court séjour dans le service de gériatrie », détaille-t-il. Même constat à Carcassonne : « Le Covid oblige les équipes à être souples et flexibles, mais après deux ans de pandémie, cela devient éreintant, et génère un taux d’absentéisme important », indique Alain Guinamant. Une situation qui s’explique selon lui à la fois par la « lassitude et la fatigue », mais aussi parce que les soignants, malgré le vaccin, tombent également malades.
Une fatigue qui s’avère aussi psychologique face à des patients Covid-19 en très grande majorité non vaccinés : « Pour beaucoup de soignants, ça a été la cerise sur le gâteau de devoir traiter des personnes qui auraient pu éviter ça, et surtout de faire face à des familles plus difficiles à gérer car elles sont dans le déni de la maladie ou alors contre la vaccination », explique Vincent Minville.
Dans ces établissements, on se dit « admiratif de l’investissement des personnels » : « Malgré tout, les équipes n’ont rien lâché et pour ça on doit les remercier », souligne Vincent Minville, qui espère que cette décrue « leur permettra enfin de souffler ».
Moissac. La conseillère régionale Marie Piqué auprès des soignants de l’hôpital
Marie Piqué et la délégation. DDM
Publié le 17/02/2022 à 05:15
En visite dans le Tarn-et-Garonne, Marie Piqué, vice-présidente en charge des solidarités au conseil régional, a répondu à l’invitation du syndicat CGT des soignants de l’hôpital de Moissac. L’élue régionale s’est ainsi entretenue avec Mireille Laffont-Riols, secrétaire CGT de l’hôpital.
« Nous luttons depuis de nombreuses années pour défendre l’hôpital de Moissac, et dernièrement avec la fermeture des urgences la nuit, la pression est encore montée d’un cran. Nous avons de fortes inquiétudes quant à l’avenir de cette structure pourtant si nécessaire pour le territoire », explique la syndicaliste.
« Comme l’a annoncé mon collègue Vincent Bounes, la région va déployer des fonds pour l’achat de matériels manquants aux urgences de Moissac, pour autant le recrutement d’urgentistes pour rouvrir le service ne relève pas des compétences du conseil régional », détaille la vice-présidente. Côté maison de retraite, pourtant complètement reconstruite récemment, « c’est une véritable bombe à retardement », s’indigne Mireille Laffont Riols. « Le manque d’effectifs rend le travail difficile et très pénible. Des agents titulaires démissionnent régulièrement, c’est du jamais-vu ! ».
Un point sur lequel Marie Piqué n’oublie pas de renvoyer l’État à ses responsabilités : « Il est urgent de remplacer l’Agence Régionale de Santé, véritable bras armé du gouvernement pour amputer les services de santé publics. Aujourd’hui nous avons besoin de nouvelles structures assurant la démocratie sanitaire. L’ARS, créée par les ordonnances Juppé, symbolise une technocratie autoritaire, sans considération ni des personnels soignants, ni des usagers. Sa défaillance dans la gestion de la crise de la Covid-19, malgré ses efforts de communication médiatique, est manifeste »
Rodez. Maison de santé : les praticiens s’impatientent
Le bâtiment, au 33 avenue Victor-Hugo, dans lequella maison de santépourrait voir le jour.
Publié le 28/04/2022 à 10:25
https://www.ladepeche.fr/2022/04/28/maison-de-sante-les-praticiens-simpatientent-10264178.php
l’essentiel
Promesse de campagne du maire Christian Teyssèdre, la maison de santé de centre-ville tarde à voir le jour. Dans une lettre adressée à notre rédaction, les professionnels de santé semblent regarder d’un œil dubitatif les changements de lieux pour leur future structure.
Les professionnels de santé ruthénois savent manier l’ironie. Depuis plusieurs années, une cinquantaine d’entre eux travaillent ardemment à l’élaboration d’une maison de santé en centre-ville, tant la demande est forte dans une préfecture où près d’une personne sur trois recherche encore un médecin traitant, où le renouvellement des générations paraît impératif et sans compter sur des patients qui se languissent des temps d’attente pour consulter un spécialiste… Bref, le projet élaboré par les praticiens est rapidement devenu une question politique. Il trônait même parmi les premières promesses du candidat Christian Teyssèdre, lors des dernières élections municipales. « Il est impératif », répétait à l’envi celui qui fut réélu pour un troisième mandat. Mais voilà, le temps a passé. Et cette fameuse maison de santé a subi plusieurs soubresauts.
Alors que tout semblait prêt pour son installation place Adrien-Rozier et qu’elle venait de recevoir l’agrément de l’Agence régionale de santé (ARS), les plans ont finalement changé… L’option des anciens locaux de l’Agglo a été abandonnée, ces derniers présentant « trop de risques pour la commission de sécurité, à l’image d’un vieux parquet trop dangereux en cas d’incendie », selon Christian Teyssèdre. Surtout, le bâtiment « est classé », rappelle l’édile. Il présenterait donc trop de contraintes pour les travaux envisagés… Interrogé sur la lenteur de ce projet lors d’un conseil municipal, le maire a finalement indiqué que la fameuse maison de santé devrait voir le jour dans un immeuble au bas de l’avenue Victor-Hugo. Au N.33, précisément.
D’Adrien-Rozier à l’avenue Victor-Hugo : « Plus qu’une rue et on prend Paul-Lignon ! »
« On remercie Centre Presse de nous avoir informé de la peut-être future destination de notre maison de santé », a réagi cette semaine le collectif de professionnels de santé dans un courrier adressé à notre rédaction et signé de la main des docteurs Schuller et Bonnecuelle. « Il semble que cela nous éloigne un petit peu du cœur de Rodez, mais incontestablement, cela nous rapproche du haras national, cher à notre maire… Rugbymen et footballeurs réveillez-vous, plus qu’une rue et on vous prend Paul-Lignon », écrivent encore les professionnels, non sans ironie.
Et de poursuivre : « Nous avons également apprécié que l’urgence sanitaire dans laquelle se trouve notre ville de Rodez ait bien été comprise. » Dans ce courrier, les praticiens indiquent également que la destination de la future maison de santé fera l’objet d’une concertation « sur la cohérence du projet immobilier proposé » lors d’une future assemblée générale.
Christian Teyssèdre : « Cela peut aller très vite »
Contacté ce mercredi, le maire assure pour sa part que le projet « peut se réaliser très vite ». « Avant la fin de l’année », assure-t-il même si le bâtiment de l’avenue Victor-Hugo est aujourd’hui propriété du conseil départemental. Ce dernier s’en séparerait dans un échange avec les anciens locaux de l’Agglomération. « C’est une affaire qui tourne et ça ira au bout. Avec cet emplacement, la maison de santé offrira plusieurs avantages : elle servira aux personnes du centre-ville comme de Gourgan ou du quartier de l’Amphithéâtre. De plus, un parking est situé juste en face, en dessous du CGR », argumente encore l’édile qui assure avoir envoyé une lettre à plusieurs professionnels de santé pour avancer ses arguments. On peut aisément imaginer qu’elle ne restera pas lettre morte…
