Albi. Des propositions contre la suppression des places de parking place Lapérouse
Les propositions des habitants avaient été épinglées dans la rue. DDM, MPV
Publié le 17/02/2022 à 05:15
Publié le 17/02/2022 à 05:15
L’association Albi citoyenne s’est récemment créée en réaction au projet de la mairie de supprimer les places de parking à côté du tribunal place Lapérouse, pour y implanter un kiosque qui servira du thé et du café (voir notre édition du 28 janvier 2021).
Plusieurs habitants et commerçants opposés à ce projet avaient décidé fin janvier d’interpeller les passants à ce sujet et de les inviter à écrire leurs envies pour cet espace qui va se libérer en centre-ville.
Fort de cette expérience, Albi citoyenne retourne à la rencontre des passants ce samedi 19 février. « Après avoir récolté des idées auprès des habitants pour aménager l’espace public que la mairie souhaite transformer, nous allons soumettre aux Albigeois les propositions qui ont été faites pour en choisir une ou deux. Ces idées seront alors proposées au processus du budget participatif de la mairie », annonce l’association.
Pour les retrouver, rendez-vous samedi, place Lapérouse devant la rue de Verdusse, entre 9 h 30 et 11 h.
Albi. Pour sa première visite, le préfet choisit la Safra
ABONNÉS
Michel Bossi, président de la CCI, François-Xavier Lauch, préfet et Vincent Lemaire, président de la Safra hier dans l’entreprise. DDM M.L
Énergie, Albi, Entreprise, Environnement
Publié le 17/02/2022 à 05:15
https://www.ladepeche.fr/2022/02/17/pour-sa-premiere-visite-le-prefet-choisit-la-safra-10116229.php
Moins d’une semaine après son arrivée dans le Tarn, François-Xavier Lauch, le nouveau préfet du Tarn, était en visite hier après-midi dans les ateliers de l’entreprise Safra à Albi. « Je n’imaginais pas cette première semaine sans aller dans une entreprise. C’est dire l’importance que je vais accorder à l’économie, et la Safra est un symbole », a déclaré le nouveau préfet sous le regard ravi de Vincent Lemaire, président et Stéphane Prin, directeur, de la Safra.
Signe de l’intérêt de l’état, après la visite de trois ministres dont celui de l’économie il y a tout juste un an, à l’occasion du premier conseil national de l’hydrogène organisé à Albi. « Je suis venu dire que l’état et ses services sont aux côtés de la Safra », a insisté le préfet en saluant le nouveau statut de leader, dans le domaine de l’hydrogène, de l’entreprise albigeoise.
Un soutien et une aide qui se sont concrétisés récemment par l’aide de 750 000 € apportée à l’entreprise dans le cadre du plan national de relance, s’ajoutant aux 4,80 M€ de l’Ademe, opérateur de l’état pour accompagner la transition écologique.
Aujourd’hui la Safra, seule entreprise française à fabriquer un bus à hydrogène, doit franchir une nouvelle marche pour atteindre une dimension internationale. L’entreprise albigeoise veut doubler la surface de son usine dédiée au Businova et travaille toujours sur une levée de fonds de 25 millions d’euros (La Dépeche du 7 avril 2021).
« Est-ce qu’une entreprise française à taille humaine saura prendre sa place dans les marchés internationaux » s’est interrogé le préfet en rappelant à ses interlocuteurs que l’état a déjà fait beaucoup pour l’entreprise. Et le représentant de l’état d’insister sur l’importance de disposer de structures de formation adaptées pour pouvoir trouver les compétences nécessaires au développement de la filière hydrogène. Sans pour autant nier que « pour la Safra, le problème c’est de boucler le plan de financement pour son extension. On va en parler » a rassuré le préfet. « Cette première visite nous honore beaucoup. On a besoin de ça parce que cette position de l’état en embarque d’autres et ça pèse beaucoup » a remercié Vincent Lemaire, le président du groupe.
Le nouveau préfet du Tarn a pris ses fonctions ce lundi matin
François-Xavier Lauch, 40 ans, est le nouveau préfet du Tarn DDM – EMILIE CAYRE
Publié le 14/02/2022 à 17:22
l’essentiel
François-Xavier Lauch a pris ses fonctions ce lundi. Les dossiers qui attendent le nouveau préfet du Tarn sont nombreux : Covid, économie, transports, sécurité…
« Je suis un homme de terrain. Un homme d’écoute, de dialogue et de décision. » Pour sa prise de fonction, le nouveau préfet du Tarn, François-Xavier Lauch, s’est présenté hier à la presse. Il en a également profité pour balayer les grands dossiers qui l’attendent dans le département.
Et pour son premier poste de préfet, François-Xavier Lauch, 40 ans, a de quoi faire : crise sanitaire, relance économique, volet sécuritaire, question sur les transports… « Ma première mission concerne le Covid, nous devons tous rester mobilisé à travers les gestes barrières et la vaccination », a-t-il expliqué. Un de ses premiers déplacements concernera d’ailleurs l’hôpital d’Albi et le centre de vaccination.
Pour celui qui fut directeur du cabinet du préfet dans le Var, le Vaucluse et les Alpes-Maritimes, « un des premiers rôles du préfet sera d’être au côté des entreprises, à travers le plan France Relance et transition écologique ». Le nouveau préfet du Tarn entend également mettre la sécurité au cœur de son action à travers la lutte contre les violences intrafamiliales ou encore contre les trafics de stupéfiant. Rappelons qu’avant son arrivée à Albi, François-Xavier Lauch a occupé le poste de chef de cabinet du président de la République, puis celui de directeur de cabinet adjoint au ministère de l’Intérieur.
A 69, RN 88… Le volet transport s’annonce chargé pour le préfet. « L’A69, on va l’accompagner, c’était un projet très attendu. Cette autoroute doit apporter du développement économique mais il faut aussi être à l’écoute des opposants. » Concernant, l’épineux dossier de la RN88, François-Xavier Lauch veut avant tout « écouter tous les acteurs afin de trouver un chemin et d’intervenir ».
Même constat pour le circuit d’Albi : « C’est un sujet compliqué, ça ne peut pas être noir ou blanc, a rajouté le préfet. Il faut se mettre dans une perspective historique mais pas seulement tournée vers le passé. L’avenir c’est aussi l’hydrogène. » On l’aura donc compris, l’écoute et le terrain vont être primordiaux dans les jours à venir.
Albi : création d’un « campus hydrogène » pour proposer des formations en lien avec les besoins du secteur
ABONNÉS
Les différents acteurs du projet ont acté hier la création de l’association Campus H2 Albi. DDM – MARIE PIERRE VOLLE
Publié le 16/02/2022 à 12:06
l’essentielPlusieurs acteurs de la formation supérieure étaient réunis mardi à l’IMT Mines Albi afin de créer un « campus H2 ». L’objectif est de mutualiser les équipements et les compétences pour donner « une coloration hydrogène » aux formations et répondre aux besoins des entreprises du secteur.
« Développer des formations initiales et continues dans l’hydrogène et les mobilités décarbonées ». Voilà l’un des premiers objectifs de la création du « campus H2 », dont la première réunion s’est tenue mardi à l’IMT Mines d’Albi.
Le territoire confirme progressivement son engagement dans le développement de la filière hydrogène, marqué l’an dernier par la création du centre européen des mobilités nouvelles.
Fort d’acteurs investis dans l’hydrogène comme la Safra qui construit des bus à hydrogène, la ville et l’agglomération veulent mobiliser le secteur de la formation « pour répondre à des besoins de compétences », comme l’a indiqué Stéphanie Guiraud-Chaumeil, maire d’Albi et président du Grand Albigeois.
L’IMT Mines avait déjà commencé ce travail puisque l’école « forme des ingénieurs généralistes pour travailler sur des filières, dont l’hydrogène » a rappelé Lionel Luquin, directeur de l’établissement. Le volet recherche est aussi abordé : « on vient en appui à des centres de recherche où nos étudiants sont immergés ».
École d’ingénieurs, BTS, licences pro…
Désormais, l’établissement va être rejoint par d’autres acteurs qui vont apporter une « coloration hydrogène » à certaines de leurs formations. Les licences professionnelles de l’université Champollion qui abordent l’électricité et l’énergie pourront choisir une option de 130 heures. Au lycée Rascol, la plateforme technologique dispensera des modules de 8 heures aux 6 BTS pour avoir un socle de connaissances minimal sur le sujet et sur les problématiques de l’énergie.
Les centres de formation par apprentissage sont aussi concernés dans le secteur automobile. Le CFA Maurice-Emile Pezous va construire un nouveau pôle de formation pour former les jeunes et les entreprises aux évolutions technologiques, dont l’hydrogène. L’Agence de formation professionnelle des adultes (Afpa), proposera elle aussi des heures dédiées à l’hydrogène à ses stagiaires à partir de l’année 2023.
Une démarche collective
« Tous ces établissements, avec leur diversité et leurs spécificités couvrent tous les niveaux de qualification », s’est réjouie Christelle Farenc, directrice de Champollion. « Ce collectif, c’est la richesse de notre démarche qu’il faut montrer aux entreprises. Et cela va nous permettre de mutualiser les formateurs et les équipements ». L’université va d’ailleurs collaborer avec la plateforme technologique de Rascol.
Pour le moment, difficile de dire combien de personnes seront touchées par ces formations. Mais l’objectif à terme est bien de faciliter leur insertion professionnelle. À l’échelle nationale, d’ici 2030, 150 000 emplois pourraient être créés dans le secteur de l’hydrogène.
Tarn. Agression d’un syndicaliste étudiant à Albi L’agression a eu lieu à l’entrée de l’université. DDM – DDM- MARIE PIERRE VOLLE
Publié le 17/02/2022 à 15:10

L’agression a eu lieu à l’entrée de l’université.
https://www.ladepeche.fr/2022/02/17/tarn-agression-dun-syndicaliste-etudiant-a-albi-10117027.php
l’essentielUn étudiant en 1re année de droit a été agressé à l’entrée de l’Université, mardi en plein jour, alors qu’il rentrait d’une manifestation en portant un drapeau rouge. La CGT Etudiants et le parti communiste accusent l’extrême droite et pointent l’inaction des pouvoirs publics.
Faut-il y voir une conséquence du climat d’effervescence politique ? Toujours est-il que les relations semblent se tendre, à quelques semaines de l’élection présidentielle. Hier, la CGT Etudiants et le Parti communiste ont accusé des groupuscules d’extrême droite d’avoir agressé un de leurs militants.
Ce mardi vers 16 h, un étudiant en 1re année d’histoire, âgé de 18 ans, rentrait d’une manifestation de soutien à des enseignants en grève, lorsqu’il a été interpellé devant l’université d’Albi au sujet d’un drapeau rouge qu’il portait enroulé. « Notre camarade a subi des coups légers et a réussi à esquiver les plus violents avant de pouvoir se réfugier dans le campus », raconte Antonin Vaïsse, secrétaire général du syndicat étudiant, qui précise que la victime s’en est sortie indemne.
« Cette 5e agression fait suite à celles contre une personne enlevant juste un autocollant LGBTphobe d’un poteau, celle du 25 octobre contre deux militants d’Étudiant-e-s CGT 81, celle du mois d’août contre un cortège antifasciste devant la médiathèque d’Albi », énumère le syndicat, qui veut organiser une mobilisation pour demander « la dissolution des groupuscules factieux et la fermeture de leurs locaux ».
« Nous exigeons que l’Etat, la police et la justice prennent leurs responsabilités et mettent un terme aux agissements des groupuscules et d’individus d’extrême droite qui sévissent en toute impunité à Albi », renchérit la fédération tarnaise du Parti communiste, qui demande « la dissolution de Patria Albiges ».
Albi. Pas d’avancées sur le Ségur malgré les annonces de Castex
Les salariés du Bon-Sauveur se sont mobilisés pendant des mois pour obtenir le versement du Ségur à tous les employés. DDM, MPV
Publié le 19/02/2022 à 05:12
l’essentiel
Hier, le Premier ministre a annoncé l’élargissement du versement de la prime Ségur aux travailleurs sociaux. Pas de quoi réjouir le Bon-Sauveur.
Jean Castex a fait des déclarations attendues hier concernant le Ségur de la santé, en marge de la Conférence des métiers de l’accompagnement du social et du médico-social. Le Premier ministre a en effet annoncé l’élargissement du versement de 183 euros net par mois pour les travailleurs sociaux employés par des structures associatives non lucratives, considérés comme « non-soignants », tels que les psychologues, éducateurs spécialisés, assistantes sociales, moniteurs d’ateliers, techniciens d’intervention sociale…
Pas de quoi réjouir la fondation du Bon-Sauveur. D’abord parce que ce dernier est un établissement privé à but non lucratif et non pas d’une association. Ensuite parce que cette mesure n’aurait de toute façon pas touché tous les salariés.
« On craint qu’il y ait encore des oubliés »
En amont des déclarations du Premier ministre, le secrétaire général du Bon-Sauveur, Laurent Krajka, n’était pas dupe des effets d’annonce du gouvernement : « On craint qu’il y ait encore des oubliés. Si la prime est accordée aux travailleurs sociaux et moniteurs éducateurs, quid des professeurs, du personnel administratif et logistique ? »
Mercredi dernier, à l’issue d’une médiation avec les syndicats la direction de l’établissement de santé a annoncé l’étendue du versement les 183 euros du Ségur aux 117 salariés qui en étaient encore privés, sur ses deniers personnels. « La direction s’est engagée à rencontrer le ministère de la Santé afin de lui demander de prolonger cette mesure via des financements pérennes », précise la direction dans un communiqué. Pour l’instant, le gouvernement fait la sourde oreille…
Par ailleurs, la médiation a aussi conclu à « la nécessité d’améliorer les conditions de travail ». « Les efforts dans ce domaine porteront notamment sur la qualité de vie au travail, la santé et la sécurité des personnels ainsi que la charge de travail et le recrutement des effectifs suffisants dans les services, précise un communiqué de la direction. Les deux parties s’accordent à reconnaître comme prioritaire le renforcement de l’attractivité des métiers des personnels soignant et éducatif. »
An.P.
Inquiétudes dans le secteur social et médico-social
Sur plusieurs sites, les salariés ont débrayé, hier, pour protester contre la fusion des conventions collectives. DDM, S MPV.
Publié le 18/02/2022 à 05:11
https://www.ladepeche.fr/2022/02/18/inquietudes-dans-le-secteur-social-et-medico-social-10118214.php
À l’appel des organisations syndicales, de nombreux débrayages ont eu lieu dans les unités du secteur médico-social, hier, entre midi et deux heures. Un mouvement bien suivi sur le Tarn comme à l’ASEI ou l’AGAPEI.
Des débrayages en réponse à l’assemblée générale des deux principales organisations patronales Nexem et Axess (plus de 500 000 salariés à eux deux) qui se déroulait le jour même. Elle doit entériner la décision de fusion des conventions collectives des secteurs d e l’action sociale et du médico-social.
Alors que les personnels de ces structures sont encore mobilisés pour permettre à tous les agents de toucher la prime de 183 euros du Ségur de la santé, cette fusion vient ajouter un peu plus d’inquiétude sur ce projet de convention collective « low cost », comme le qualifient les organisations syndicales.
« On va perdre des avantages et des acquis sociaux », craint Mathieu Thénégal, le secrétaire du CSE de l’ASEI spécialisé dans l’accompagnement, l’éducation, l’insertion des personnes en situation de handicap et des personnes dépendantes et fragilisées. Même constat à l’AGAPEI qui avait également débrayé. À Castres aussi, les salariés ont suivi le mouvement (Lire en page 30). Tous seront attentifs à ce qui se passera demain avec la conférence des métiers du secteur social et médico-social qui doit se tenir sous l’égide du 1er Ministre.
Albi. Carte scolaire : le Tarn perd 7 classes
ABONNÉS
La directrice académique et le préfet hier soir à l’issue du comité de carte scolaire. DDM, MPV.
Publié le 19/02/2022 à 05:12
https://www.ladepeche.fr/2022/02/19/carte-scolaire-le-tarn-perd-7-classes-10120754.php
Le combat des syndicats d’enseignants et la mobilisation des parents, depuis la première réunion préparatoire de la future carte scolaire, n’auront pas été stériles. Hier soir à l’issue de l’ultime comité départemental, convoqué en urgence après le boycott unanime de mardi dernier, la directrice académique (Dasen) et le préfet du Tarn ont validé une carte scolaire à 10 ouvertures et 17 fermetures au lieu des 19 prévues initialement. Après le poste repêché la semaine dernière dans le réseau d’écoles de Serviès, c’est l’école de Marssac qui finalement sauve sa classe. Pour cette dernière, la directrice académique a dû sacrifier le seul poste de remplaçant qu’elle avait en réserve. Elle consacre de plus 4,15 équivalents temps pleins pour améliorer les conditions d’exercices des directeurs d’école.
Après 2 h de réunion, le préfet a salué « la concertation très étendue menée par la directrice académique » et remercié les enseignants pour leur engagement. « Il n’y a pas de dialogue ; il y a un cadre contraint auquel elle nous renvoie » dénonçait hier soir Benoit Foucambert, représentant FSU. Sur 20 votes (consultatifs), 16 se sont exprimés contre la carte scolaire proposée, 2 pour (Fédération des parents d’élèves Peep et élu représentant la ville d’Albi), et 2 élus se sont abstenus. Pour la Dasen, cette carte scolaire permettra de mettre en place les priorités nationales, en particulier la limitation à 24 élèves en grande section maternelle, CP et CE1. « Un calcul de moyenne par école » contestent les syndicats en pointant 20 écoles où faute d’ouverture, l’effectif de 24 sera dépassé. Et de citer entre autres maternelle et élémentaire de l’Albinque à Castres, maternelle à Lacaune, ou encore élémentaire à Arthès. « Un dialogue de sourd » concluent les représentants syndicaux FSU.
Tarn : Bronca et boycott général au comité de carte scolaire
Les enfants déguisées en sardines pour signifier la pression des effectifs l’an prochain avec les fermetures de classe annoncées./ DDM, MPV. Marie-Pierre Volle
Publié le 15/02/2022 à 20:45
l’essentiel
Syndicats des enseignants,représentants des parents et élus du département et de la région, ont manifesté mardi soir devant la préfecture du Tarn à Albi, pour protester contre les fermetures de classes annoncées dans la future carte scolaire.
Boycott massif hier, en comité départemental, pour les représentants syndicaux des enseignants, des parents d’élèves FCPE, des élus (région et département) et même de la Federteep (transports scolaires).
La proposition de carte scolaire de la direction académique, avec une dotation de poste nulle et un bilan ouvertures fermetures de classes négatif (-7 postes), ne passe décidément pas.
Mardi soir sous les fenêtres de la préfecture du Tarn , les enfants de l’école de Mazicou d’Albi avaient mis leur costume de sardine pour signifier l’augmentation d’effectif à venir en cas de fermeture d’une classe.
« Ils sont déjà 29 en petite et moyenne section maternelle et en CM2. Avec une fermeture, ils seraient 32 en maternelle » s’insurge Jenny, maman de deux enfants scolarisés à Mazicou.
« Avec la crise qu’on vient de traverser, les enfants ont de grosses lacunes, ce n’est pas le moment d’augmenter les effectifs. » Parents, enseignants et enfants étaient venus de Castelnau-de-Montmiral, Lagarrigue, Carmaux ou encore Marssac, protester contre les fermetures annoncées.
« Depuis 2 ans on voit bien qu’il y a de grosses difficultés à l’école et beaucoup de pression sur les enseignants et les directeurs. On a déjà eu une fermeture l’an dernier et là une autre pour trois élèves qui manquent » déplorent deux enseignantes de l’école de Marssac, qui manifestaient pour la première fois devant la préfecture.
« Le département adopte une posture commune pour dénoncer ces fermetures dans le contexte actuel » confirme Christel Cabanis, élue de Lagarrigue et du département.
Faute de quorum, un nouveau comité départemental est convoqué mardi prochain.
Martine Lecaudey
Tarn. Coup d’arrêt pour la ZAC des Portes du TarnLe chantier de la Zac des Portes du Tarn est suspendu par le tribunal administratif. DDM – DDM EMILIE CAYRE
Environnement, Saint-Sulpice, Tarn
Publié le 18/02/2022 à 17:00 , mis à jour à 19:24

https://www.ladepeche.fr/2022/02/18/tarn-la-justice-ordonne-larret-du-chantier-terra-2-10119696.php
l’essentiel
Coup dur pour le projet Terra 2 : le juge des référés du tribunal administratif de Toulouse vient de suspendre les travaux où doit s’implanter un entrepôt géant de 70 000 m2.
Le Tribunal administratif de Toulouse vient de donner raison aux opposants au projet Terra 2, cet entrepôt géant situé à Saint-Sulpice. Les travaux viennent en effet d’être suspendus.
Dans son ordonnance du 17 février, le magistrat a estimé que les requêtes de France Nature Environnement et de l’association Saint-Sulpice Active et Citoyenne étaient recevables. Ces dernières avaient déposé un référé suspension contre l’arrêté interdépartemental du 6 mai 2021 dérogatoire à la préservation des espèces protégées et permettant ces travaux.
Le texte réglementaire est suspendu « au plus tard jusqu’à ce qu’il ait été statué sur la requête au fond », indique le jugement.
Terra 2 doit s’implanter sur 70 000 m2. Il devrait mesurer 533 mètres de long, 125 mètres de large et 14 mètres de hauteur.
» C’est une immense victoire pour le collectif Stop Terra 2, les associations requérantes FNE Midi-Pyrénées et Saint Sulpice Active et Citoyenne, tous leurs soutiens et l’ensemble des citoyens qui dénoncent, depuis des années, les erreurs de commercialisation de la ZAC, dont le projet d’entrepôt logistique géant Terra 2″, ont déclaré les associations dans un communiqué.
La Société publique locale d’aménagement (SPLA) des Portes du Tarn, en charge du projet, a annoncé se pourvoir en cassation contre cette décision..
Tarn. Projet Terra 2 : Christophe Ramond dénonce « des mensonges et des manipulations de professionnels de l’agitation »
ABONNÉS
Le président du Département s’est exprimé sur la polémique du projet Terra 2 vendredi matin DDM – DDM- MARIE PIERRE VOLLE
Publié le 11/02/2022 à 15:12 , mis à jour à 15:16
l’essentiel
À l’occasion de l’assemblée plénière sur les orientations budgétaires du Département, Christophe Ramond s’est exprimé sur le projet Terra 2 sur la Zac des Portes du Tarn.
« Stop aux mensonges et aux manipulations de professionnels de l’agitation ». Alors que débutait l’assemblée plénière sur les orientations budgétaires du Département ce matin, Christophe Ramond s’est exprimé sur le projet Terra 2 sur les Portes du Tarn.
Une première, puisque jusqu’alors, le président du Département restait muet sur le sujet. « Amazon ne s’installera pas sur ce site, a déclaré M. Ramond. Il s’agit d’un parc d’activités qui concilie économie et développement durable avec l’objectif d’accueillir majoritairement de l’industrie. » Et d’ajouter qu’avec ce projet « on va créer des emplois de proximité, plus de 2000 sur 20 ans. »
D’après les opposants, une centaine d’espèces protégées seraient menacées par la construction de cette plateforme logistique. « Les travaux se déroulent normalement, dans le respect de l’environnement, souligne le président. Tous les élus, quelle que soit leur étiquette, sont soudés derrière ce projet. Les habitants de Saint-Sulpice aussi. C’est un projet essentiel pour cette zone du département. Terra 2 respecte toutes les normes environnementales e vigueur », a-t-il déclaré, au lendemain de la publication d’un courrier de soutien signé par sept maires et présidents de collectivités.
Pour Christophe Ramond, le projet n’engendrera pas un trafic quotidien de 3000 camions, comme l’avancent certains opposants mais « un trafic estimé à 300 poids lourds par jour sur le parc d’activité ». Et de condamner « les intimidations et les menaces d’une poignée d’activistes professionnels ».
Une sortie qui intervient alors que le député européen Manuel Bompard et le député du Nord Adrien Quatennens sont attendus en fin d’après-midi à Saint-Sulpice pour rencontrer le collectif d’opposants au projet.
Albi. Sud Education prêt à lutter pour la MJC
Pour Sud Education, la MJC à un rôle important à jouer dans la ville. DDM
Publié le 22/01/2022 à 05:10 https://www.ladepeche.fr/2022/01/22/sud-education-pret-a-lutter-pour-la-mjc-10061718.php?fbclid=IwAR3roVcGEXkmRGMpSiOpZizqlEIVHPeS4OkF5e3vkdm3gAb9mBCDhejOBBE
« Si la mairie d’Albi programme la mort de la MJC, c’est avant tout pour des raisons politiques […] La mairie d’Albi fait le choix d’une culture qui domestique, qui suit la ligne idéologique qu’elle impose ».
Jeudi, Sud Education a tenu à soutenir la MJC dans son combat face à la ville. Pour rappel, cette dernière après avoir coupé une première partie des subventions à la structure en 2021, en supprime une autre partie en 2022, avant de tout couper en 2023. Ce qui risque de provoquer la mort de la structure, qui ne peut fonctionner sur ses fonds propres.
Or pour Sud Education, la MJC a tout son rôle à jouer sur la ville. « Elle tient un rôle central dans la vie albigeoise depuis 1957 ». Regroupant des professionnels de l’éducation, le syndicat se sent pleinement concerné par le sort de la MJC.
« La MJC a vocation à assurer un rôle de passerelle et de refuge pour une jeunesse que souvent l’école malmène ou maltraite […] La MJC a prouvé sa capacité à redonner confiance à des jeunes en échec à l’école, à être un tremplin pour celles et ceux que l’école abandonne ou qui y trouvent difficilement leur place ».
Sud Education est donc prête à rejoindre la lutte « avec tous les moyens à sa disposition » pour sauver la structure.
Albi. MJC : l’opposition de gauche interpelle Roselyne Bachelot
CONSEIL MUNICIPAL ALBI DDM – DDM-MARIE PIERRE VOLLE
Culture et loisirs, Enfance – Jeunesse, Albi
Publié le 04/02/2022 à 17:10
l’essentiel
La ministre de la Culture sera à Albi lundi pour une visite. L’occasion pour le collectif citoyens, écologistes et gauche rassemblée de lui demander de venir en aide à la MJC.
Ils ne pouvaient laisser passer pareil occasion. Lundi, la ministre de la Culture, Roselyne Bachelot, visitera Albi. Comment ne pas en profiter pour alerter la ministre sur les dangers qui guettent la MJC. C’est ce qu’ont fait les élus du collectif citoyens écologistes et gauche rassemblée. Ce matin, à quelques jours de la venue ministérielle, ils ont donc adressé un courrier à Roselyne Bachelot.
Rappelons le contexte. Lors du dernier conseil municipal, la ville a coupé une seconde partie des subventions qu’elle attribue à la MJC. Une première avait déjà été coupée en 2021. Pour justifier cet acte, la ville dénonce le manque de renouvellement et de projet de la structure, crée en 1958 sur Albi.
Plus grave, elle a signifié à la MJC, qu’elle couperait les dernières subventions (celles qui permettent de payer le salaire du directeur) l’an prochain. Enfin, la ville veut récupérer une partie des locaux, qui lui appartiennent depuis que la MJC lui a cédé, pour les céder en vue de construire un foyer de jeunes travailleurs.
« La culture ne doit pas se résumer à ce qui brille »
« Sans ces subventions et sans le soutien actif de la municipalité, la MJC est menacée de mort », alertent les élus dans leur courrier. Pour eux, cette décision « appuyée sur aucun argument », « arbitraire et inconsidérée » met en péril l’activité professionnelle de 35 personnes, salarié ou intervenants réguliers ». « Cette décision prive des centaines d’usagers de tous âges de leurs activités hebdomadaires, de leur passion ou de leur violon d’Ingres », ajoutent-ils.
Et de rappeler que de nombreux talents sont nés dans cette structure, dans des domaines aussi variés que la musique, la bande dessinée, les arts plastiques ou encore le théâtre.
Enfin selon eux, « cette décision raye de la carte de France un lieu de vie, de créativité, de débat, de citoyenneté. Un de ces lieux dont notre pays a plus que jamais un besoin vital, pour tisser du lien social et ouvrir de nouvelles perspectives face au repli sur soi et à la peur de l’autre ».
Pour les auteurs de cette lettre, la culture ne doit pas se résumer à ce qui brille. Certes Toulouse-Lautrec, le classement à l’Unesco font de la ville d’Albi, une ville connue et visitée, mais pour eux, la culture c’est aussi toutes ces associations qui œuvrent au jour le jour loin de la lumière pour permettre à chacun d’y avoir accès.
« Dans cette période si difficile pour le monde de la culture, tous les acteurs politiques doivent se mobiliser pour le soutenir, permettre aux artistes de créer et aux citoyens de découvrir de nouveaux horizons », écrivent-ils.
C’est pour cette raison qu’ils lancent un appel à la Ministre pour les aider à sauvegarder à la MJC.


Albi. Lapanouse : la place de la Marne va être rénovée
ABONNÉS
Des travaux d’embellissement sont prévus place de la Marne. archives DDM Emilie Cayre
Urbanisme – Aménagement, Albi, Tarn
Publié le 22/01/2022 à 05:10
l’essentiel
Tarn Habitat va procéder à des travaux de rénovation de la place dans le courant du premier semestre. Le projet a été présenté mercredi aux commerçants.
Est-ce le résultat de la dernière réunion de quartier de novembre ? Ce jour-là, des habitants et commerçants de Lapanouse avaient fait part de leur exaspération quant à l’état d’abandon de la place de la Marne.
Quasiment deux mois, plus tard, mercredi, Tarn Habitat, qui gère les locaux de la place de la Marne a présenté aux commerçants son projet de rénovation. « Les travaux d’embellissement de la place sont prévus pour le premier semestre. Nous avons déjà procédé à un nettoyage avant les fêtes. Malheureusement, l’éclairage a de nouveau fait l’objet de vandalisme », souligne le directeur de Tarn Habitat. Les travaux consistent en la rénovation énergétique par l’extérieur des bâtiments et un sérieux ravalement de façade. Leur coût dépasse les 200 000 €.
Pour le moment, la nouvelle couleur de peinture n’a pas encore été définie. Une réunion va avoir lieu avec les commerçants pour la choisir puis une proposition sera faite à la ville. L’objectif est d’harmoniser les différents bandeaux des commerces.
À travers ces travaux, Tarn Habitat veut donner un meilleur aspect à une place qui souffre afin d’essayer de redynamiser le quartier en attirant de nouveaux commerces. Depuis le départ de la pharmacie, il n’y a plus que deux commerces : la boucherie et le tabac. Il y a plusieurs emplacements à pourvoir. Mais quand les porteurs de projets voient la vétusté des locaux, ils ont tendance à partir vers d’autres cieux.
Et le quartier souffre d’une mauvaise réputation, que n’aide pas à contrer l’état général de la place.
Pourtant, il y a des avantages à s’y installer : aides, loyers moins chers…
Les commerces ont du mal à attirer des clients qui ne soient pas du quartier ou des habitués. « Avant quand la pharmacie était de garde, il y avait des clients non habitués qui venaient », indique le boucher. D’où l’importance de ces travaux de rénovation pour donner une meilleure image et envie aux clients de venir faire leurs courses.
Dans le même temps, Tarn Habitat explique avoir des projets d’aménagements des abords en partenariat avec la ville. Lors de la dernière réunion de quartier, la maire, Stéphanie Guiraud-Chaumeil avait rappelé que la rénovation de Lapanouse faisait partie de ses engagements de campagne. Mais que pour cela, la ville avait besoin d’un partenaire. Le message semble être passé.
Albi : le projet de rénovation urbaine de Cantepau est entré dans le concret
Le square Augereau a été ouvert sur l’avenue Kellerman grâce à la déconstructions de bâtiments réalisées récemment. DDM – EMILIE CAYRE
Urbanisme – Aménagement, Albi, Tarn
Publié le 10/02/2022 à 18:26
l’essentiel
Jeudi, l’ensemble des acteurs impliqués dans le projet Anru « Cantepau Demain » ont fait le point sur ce programme de rénovation urbaine qui s’étend jusqu’à 2025. Les premières conséquences sont enfin visibles.
Le visage de Cantepau a commencé à se transformer. Hier, lors d’un point d’étape sur le projet Anru de rénovation urbaine du quartier, les acteurs du dossier ont jeté un regard sur les premières avancées. « Malgré le Covid, on a tenu le calendrier. C’est important », souligne Jean-Charles Balardy, représentant la présidence de Tarn Habitat.
« En 2021, les choses ont visiblement évolué », se réjouit Stéphanie Guiraud Chaumeil, présidente du Grand Albigeois. En effet, une cinquantaine de logements ont été déconstruits avenue Kellerman, créant ainsi une nouvelle ouverture sur le quartier. Ouvrir et reconnecter Cantepau au territoire font partie des objectifs de ce projet au coût global de 60,6 millions d’euros, étalés jusqu’en 2025.
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10 millions d’euros en plus
Un budget en hausse de 10 millions d’euros par rapport à ce qui était annoncé l’an dernier. « Il y a eu un surcoût lié à la présence d’amiante dans les bâtiments déconstruits, plus élevée que nos premières estimations », a précisé Philippe Aspar, directeur de Tarn Habitant. Le bailleur social est le principal financeur du projet (41,3 M€), suivi de l’Etat via l’Anru (15.3 M€), du Grand Albigeois (11,2M€) et de la Ville d’Albi (7M€). Suivent le Département (1,4 M€), la Région (1M€) et l’Europe (1M€). « Les enveloppes intègrent aussi des éléments hors Anru », précise la présidente du Grand Albigeois. Les projets sont évolutifs. » A l’image de la médiathèque qui va être déplacée et entièrement reconstruite.
Les autres enjeux de « Cantepau demain », renouveler les bâtiments, déconcentrer les logements sociaux et rendre visible les équipements du quartier, vont commencer à se concrétiser cette année.
Du côté des chantiers menés par Tarn habitat, 2022 sera l’année des premières livraisons de nouveaux logements sociaux construits hors de Cantepau : 44 logements à la résidence avenue Clémenceau et 10 maison dans la rue Boucheporn.
Début des réhabilitations en mars
Dans le quartier, 187 logements vont être réhabilités à partir de mars. « Il s’agira de travaux énergétiques et de confort », précise le directeur de Tarn habitat : amélioration des cuisines, des salles de bains, création de balcons pour certains, mises aux normes électriques.
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À l’issue de ces travaux de réhabilitation qui s’étendront jusqu’à l’été 2023, le bailleur social entamera la phase de « résidentialisation », autrement dit de traitement des pieds d’immeubles et d’aménagement des espaces publics.
Dans le même temps, le Grand Albigeois conduit lui aussi plusieurs projets d’aménagements urbains, « amendés en permanence par le travail avec les habitants », précise Stéphanie Guiraud Chaumeil. Depuis l’an dernier, ces derniers ont été associés aux projets à travers des ateliers où ils expriment leurs souhaits et leur vision du quartier.
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Le square Augereau bientôt transformé
Ainsi, l’aménagement du square Augereau démarrera à l’automne et la dalle Bonaparte a commencé à être redynamisée à travers l’installation de la Maison France services et du Carré jeunes. Un pôle d’arts créatifs verra aussi le jour cet été, pour accueillir les activités aujourd’hui hébergées dans le centre social.
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Ce projet a été fait avec et pour les habitants. Il va changer les habitudes du quartier et lui donner un nouveau souffle », espère Fabien Chollet, secrétaire général de la préfecture.
Rendez-vous de l’emploi le 14 février
Le projet Anru comporte une clause sociale et un volet insertion. Dans ce cadre, le Grand Albigeois organise un nouveau Rendez-vous emploi et insertion lundi 14 février à Lapanouse. Cet événement s’adresse aux demandeurs d’emploi des quartiers prioritaires de la ville (Cantepau, Lapanouse et Veyrières) et a pour but d’informer, aider à la préparation et au dépôt de candidatures. Les participants pourront rencontrer des recruteurs, participer à des ateliers de CV, rencontrer divers acteurs de la formation et de l’insertion. Ils pourront aussi découvrir les métiers du chantier, des espaces verts, du bâtiment, des travaux publics, du nettoyage, etc.
Rendez-vous à l’espace social L’Atelier de Lapanouse, 7 square Amiral Abrial, de 9h30 à 12h30 pour tous et de 13h30 à 15h uniquement pour les moins de 25 ans.
Albi. Malaise au sein de la majorité du conseil d’Agglo
ABONNÉS
Mardi soir, quelques divergences ont émergé au sein de la majorité. DDM, MPV.
L’avenue St Exupéry présente pour le maire du Séquestre « des dents creuses ». DDM
Des aménagements sont planifiés à Innoprod. DDM, MPV.
Publié le 10/02/2022 à 05:12
https://www.ladepeche.fr/2022/02/10/malaise-au-sein-de-la-majorite-du-conseil-dagglo-10100744.php
l’essentiel
Mercredi soir, lors du conseil communautaire, deux délibérations n’ont pas été votées à l’unanimité par la majorité. L’une sur la direction générale des services, l’autre sur la révision du PLUi.
Le premier conseil communautaire de l’année a, comme à son habitude, adopté le budget de la collectivité (voir ci-dessous). Les divergences de points de vue au sein de la majorité, elles, sont moins usuelles.
La création d’un service de direction générale des services, commun au Grand Albigeois et à la ville d’Albi, n’a pas suscité un fol enthousiasme. Plusieurs vice-présidents et élus ont voté contre, et d’autres se sont abstenus. Avant le vote, l’opposition se demandait dans la voix de Pascal Pragnères « quelle marge de manœuvre va être laissée aux autres communes si les mêmes personnes gèrent l’Agglo et la Ville ? » « Je ne vois pas où est le problème », a rétorqué posément la présidente du Grand Albigeois et maire d’Albi, Stéphanie Guiraud-Chaumeil. « La mutualisation se fait déjà dans de nombreux services depuis de nombreuses années » Cela est en effet le cas pour les ressources humaines, les finances et budget, les affaires générales et juridiques, etc.
Hégémonie d’Albi ?
Pour plusieurs élus contactés, il y a un réel « malaise » autour de cette création de service. « Il y a une appréhension des petites communes, l’impression que cela va permettre à la ville-centre d’avoir une action encore plus prépondérante, explique Pierre Doat, vice-président de l’Agglo qui s’est abstenu de voter. Mais c’est peut-être une peur infondée ».
La vice-présidente et maire de Lescure Élisabeth Claverie, a voté contre pour « manifester mon désaccord », car « on demande à être informé de qui fera partie de ce nouveau service depuis septembre, et on n’a toujours pas les noms ; c’est regrettable ».
Anne-Marie Rosé, vice-présidente, confirme d’ailleurs ce sentiment : « Aujourd’hui, on a perdu l’information. Il est normal que nous soyons toujours informés en tant que vice-président. Or on a que ce qu’on veut bien nous donner. » La maire de Marssac a elle aussi voté contre ce nouveau service qui confirme « l’hégémonie » d’Albi au sein de la communauté d’agglomération. « Tout est dans les mains du directeur général des services qui intervient sur la commune d’Albi et sur l’agglomération et qui va appliquer ce que lui demande son supérieur hiérarchique. » Dans les deux cas, ce supérieur n’est autre que Stéphanie Guiraud-Chaumeil.
« Pas d’inquiétudes à avoir »
Pour cette dernière, « il n’y a pas d’inquiétude à avoir ». « Quand le directeur général travaille pour l’agglomération, il est sous l’autorité de la présidente et des vice-présidents, quand il travaille pour la mairie, il est sous l’autorité de la maire », indique Stéphanie Guiraud-Chaumeil. « Le temps démontrera qu’il n’y a pas de différence avec la mutualisation des autres services communs », poursuit-elle.
Ce nouveau service s’inscrit « dans une logique de rationalisation pour rendre le meilleur service public au meilleur coût ». Et pour poursuivre cette politique, Stéphanie Guiraud-Chaumeil annonce que lors des prochaines délibérations, il sera proposé que la ville d’Albi rejoigne le service commun des finances.
Modification du PLUI du Séquestre : les élus albigeois majoritaires n’ont pas pris part au vote
Second point où l’unité du conseil communautaire a été mise à mal. La modification du PLUI sur la commune du Séquestre. Cette dernière souhaite permettre l’urbanisation de deux secteurs de 1, 5 et 0, 7 hectares. Ces zones sont situées le long de l’avenue Saint-Exupéry et du chemin des Pountils. Ces deux zones peuvent être qualifiées de dents creuses. Elles s’insèrent dans des zones déjà urbanisées. Elles étaient d’ailleurs inscrites dans l’ancien PLU du Séquestre. « Aujourd’hui des projets ont mûri et la commune souhaite saisir cette opportunité qui lui permettrait de poursuivre sa croissance et son développement sur des places propices à une urbanisation insérée dans le tissu existant, sans nuire aux espaces naturels et agricoles », explique la délibération. « C’est dans la continuité de ce qui existe », indique Gérard Poujade, le maire du Séquestre.
Sur cette décision, le groupe majoritaire albigeois a décidé de ne pas participer au vote. Les deux terrains sont situés à proximité du circuit. Rappelons que depuis des années, un conflit oppose les riverains et le gestionnaire du circuit à cause du bruit. « Sur ce dossier, nous sommes en train de chercher collectivement une solution la plus apaisée possible, dans l’intérêt de tous. Ouvrir ces terrains à l’urbanisme ne semblait pas de nature à apporter de la sérénité dans ce dossier », explique Stéphanie Guiraud-Chaumeil, la maire d’Albi. Cependant, pour elle, chaque maire est légitime de mener les projets qu’il juge bon pour sa commune. « Nous n’étions pas légitimes à nous y opposer ». D’où cette décision de ne pas prendre part au vote.
Au final, la décision a été approuvée par les autres élus. L’urbanisation des deux zones pourra avoir lieu.
De nouveaux investissements approuvés
Le conseil communautaire a aussi approuvé le budget général de l’Agglo. Celui-ci s’élève à près de 200 millions d’euros, soit une hausse de 7,4 % par rapport à 2021. Malgré une baisse des dotations de l’État, la collectivité se targue d’avoir pu dégager des marges d’autofinancement en contenant ses charges de fonctionnement. Résultat : le Grand Albigeois va utiliser cette croissance du budget pour investir davantage.
55,6 millions d’euros sont prévus dans l’enveloppe investissements de l’année 2022. Cet argent va permettre d’abonder des projets de travaux de voirie (11,40 M€), lancer le nouveau schéma directeur cyclable pour réaliser 6 km de piste supplémentaire (2,60 M€), poursuivre l’aménagement des zones d’activités d’Innoprod et Rieumas et financer des projets immobiliers (2,10 M€), mais également de poursuivre la sécurisation de la RN88 (2 M€), d’investir dans les espaces aquatiques (1,10 M€), etc.
Par ailleurs, une enveloppe de 10 millions d’euros va être allouée sur trois ans (2022-2025) à un fond de concours, afin de cofinancer les investissements des communes. Cette « nouvelle possibilité de financement pour les communes », doit en priorité aider les projets « qui permettront d’accélérer la transition écologique et de prendre en compte les effets du changement climatique ».
Cette enveloppe a été répartie entre les communes selon des calculs prenant en compte plusieurs données (population, mètre linéaire de voirie, potentiel financier). Les communes rurales et semi-urbaines bénéficieront d’une enveloppe plus intéressante rapportée à leur nombre d’habitants.
Anouk Passelac
Albi. VOA : « Aujourd’hui, la direction s’en prend à notre mutuelle »
Les manifestants hier devant le site de la VOA DDM, MPV.
Publié le 09/02/2022 à 07:22 https://www.ladepeche.fr/2022/02/09/voa-aujourdhui-la-direction-sen-prend-a-notre-mutuelle-10098009.php
l’essentiel
À la verrerie ouvrière d’Albi, les tensions entre direction et syndicats se multiplient. Un mouvement de grève perdure depuis 15 jours, pour des augmentations de salaires. Hier, actifs et retraités étaient réunis devant l’entrée de l’usine, pour défendre leur mutuelle.
Ils étaient une petite centaine, hier, devant l’entrée de l’usine de la verrerie ouvrière d’Albi. Si depuis 15 jours, un mouvement de grève a été lancé, pour des augmentations de salaires, (mouvement suivi dans les 7 sites du groupe Verralia dont la VOA appartient), là, on a parlé mutuelle. Présents, des actifs, des retraités et des membres du Parti communiste, venus apporter leur soutien.
« L’objectif de la direction est de proposer une mutuelle commune, à l’ensemble des salariés du groupe. On n’en veut pas. Nous voulons protéger notre modèle, gérer par les salariés de la VOA et en garder la gouvernance », admet Alain Jeanjean de la CGT. « Le problème, c’est que la direction ne veut plus négocier et passer en force. »
Une augmentation des cotisations
Le syndicaliste a fait les comptes. « Le basculement fera payer plus cher, 70 % des salariés, surtout les familles. Pour les retraités, c’est plus important. S’ils adhèrent à cette nouvelle structure, le coût pour un couple sera de 1 000 euros supplémentaires par an. » Il ajoute. « Les retraités ne seront pas obligés de changer et peuvent rester à la VOA. Mais une mutuelle où il y aurait que des non-actifs, sera compliquée à gérer sur le long terme. » Voici en quelques phrases, les revendications de la journée. À cela, il faut ajouter une grève compliquée pour des augmentations de salaires.
« C’est historique », reprend Jérémy Lefèvre, délégué CGT ouvrier. « Pour la première fois, les sept usines du groupe ont des salariés en grève. Du jamais vu. Nous réclamons une augmentation de 3,7 % alors que le groupe propose 1,85 %. C’est loin du compte pour pallier l’inflation qui explose, avec une hausse de 2,8 %. »
Une vraie inquiétude
L’inquiétude se lit sur les visages. « Nous avons déjà perdu 15 postes à Albi. L’ambiance est compliquée. Le moral des salariés n’est pas au beau fixe. On a encore changé d’actionnaire majoritaire. Ce n’est plus les Américains d’Appolo mais un groupe brésilien. C’est à chaque fois plus difficile. Un exemple. Pour la première fois, on a connu deux démissions à des postes clés », s’inquiètent les syndicalistes.
Comment se porte la VOA ? « Le marché du verre va bien. On sait qu’avec la transition écologique, il va prendre des parts de marché sur le plastique. Une fois encore, on ne comprend pas la politique gouvernementale. On parle de réindustrialisation. Dans notre pays, Verralia appartient à un fonds de pension extérieure à la France. 40 % de la production de verre vient de l’étranger. Cela veut dire des milliers de camions qui débarquent dans le pays. Bonjour la pollution. Sans parler que cela nous fait doucement rire, de voir un producteur de vin bio avec des bouteilles portugaises ou roumaines », ajoute Alain Jeanjean. Alors que le soleil radoucit l’atmosphère, la manif continue, au rythme des 38 tonnes qui débarquent sur le site.
« Vous savez, la VOA est un symbole, même si aujourd’hui, c’est une usine comme une autre pour nos actionnaires. Pour tout cela, on ne lâchera rien. »
Vincent Vidal
Jean Louis Biget raconte Albi et l’Albigeois Moyen Âge
Couverture du tome 1 « Albi et l’Albigeois au Moyen Âge ». DR
Publié le 16/02/2022 à 05:10
l’essentielL’historien revient avec un ouvrage en deux volumes qui rassemble cinquante contributions, toutes consacrées aux localités situées dans le département.
Un nouvel ouvrage de Jean-Louis Biget, agrégé d’histoire, professeur émérite à l’École normale supérieure de Saint-Cloud-Fontenay, qui a consacré sa vie d’enseignant-chercheur à l’histoire du Moyen Âge, va être édité tout prochainement, en deux tomes : « Albi et l’Albigeois au Moyen Âge ».
Cet historien et érudit tarnais de renom s’est plus particulièrement intéressé à l’histoire du Languedoc médiéval et à l’histoire urbaine et religieuse du Midi médiéval. Ses travaux sur l’hérésie cathare et sur l’inquisition font référence.
En 1993, Jean-Louis Biget a soutenu une thèse intitulée « Albi et l’Albigeois, Ve-XVe siècles ». Parmi les innombrables livres qu’il a écrits, il convient de citer, notamment, « Histoire d’Albi », sous sa direction, « Albi La cathédrale Sainte-Cécile » ; « Albi la cité épiscopale », coécrit avec Henri Bru.
Jean-Louis Biget est, depuis de longues années, administrateur de la Société des Sciences Arts et Belles-Lettres du Tarn et fut président de la Fédération des Sociétés Intellectuelles du Tarn.
Plus de 1 100 pages
Dans « Albi et l’Albigeois au Moyen Âge », Jean-Louis Biget rassemble cinquante contributions, toutes consacrées aux localités situées dans le département du Tarn, écrites depuis près de cinquante ans et jusqu’à présent dispersées dans de multiples ouvrages.
L’ouvrage est en deux volumes, de plus de 1 100 pages, illustrés de très nombreuses photographies, cartes, graphiques, fac-similés, enrichi d’un index et de la bibliographie complète de tous les travaux de Jean-Louis Biget.
Le bulletin de souscription est à retirer aux Archives départementales, 1 avenue de la Verrerie à Albi.« Albi et l’Albigeois au Moyen Âge », Jean-Louis Biget, Editions Archives et Patrimoine ; 2 volumes, 1 100 pages ; Prix public : 69 € ; prix souscription : 55 €.
Il suffit de passer le pont : la petite Espagne d’Albi
Un ouvrage émouvant sur la diaspora espagnole. DDM
Publié le 12/02/2022 à 05:15 https://www.ladepeche.fr/2022/02/12/il-suffit-de-passer-le-pont-la-petite-espagne-dalbi-10105779.php
l’essentiel
André Gallego, professeur émérite au sein du laboratoire « France méridionale et Espagne : histoire des sociétés du Moyen-Âge à l’époque contemporaine » vient de publier un nouvel ouvrage sur Albi et l’Espagne.
Le professeur émérite de l’Université de Toulouse se souvient. Sa famille venue de Lorca appartient à l’émigration économique espagnole liée à la guerre de 14.
C’est le dernier né, en 1931, d’une nombreuse fratrie, installée dans le quartier de la rive droite du Tarn, qu’on appellera la petite Espagne. Une communauté assez nombreuse pour donner cette appellation au Bout du Pont (le Pont Vieux)
Revivent dans ces pages écrites d’une plume alerte les lieux, à peine changés et les gens ayant peuplé ce quartier. L’émigration de la guerre civile de 1939 accentue l’hispanité. Les commerçants, le coiffeur, les petits métiers, les loisirs sont en partie espagnols. La population des débuts est ouvrière, mal logée et la vie pas facile.
L’école a son rôle dans l’intégration. L’itinéraire d’André est l’exemple de la réussite ; école primaire de la Madeleine, secondaire au prieuré d’Ambialet, Terminale au Lycée Lapérouse puis études supérieures à Toulouse. Mais pour la plupart des jeunes, dès le certificat d’études, ce sera l’entrée dans la vie active. On a longtemps parlé le fragnol, un mélange franco-espagnol, mâtiné d’occitan.
Témoignage vivant
Des figures : le coiffeur Moréno, Monsieur Pardo épicier et « écrivain public », l’abbé Suc, curé des Espagnols, le boxeur Ségura « Borrego », le maître-nageur Toscane, le cordonnier Vieto et pour la santé : Sœur Apolline, la sage-femme Mme Audouy, le docteur Barthe et les musiciens les Cuadros et les Pérez.
Les fêtes de la Madeleine, et de la Saint-Jean sont des grands moments. André a vécu les pénuries de la Seconde Guerre, l’occupation et la Libération d’Albi. Un témoignage vivant amenant à une réflexion toujours actuelle sur une intégration jamais facile mais réalisée.André GALLEGO BARNES, NOTRE PETITE ESPAGNE ALBIGEOISE, Université de Toulouse Jean Jaurès, 2022, 96 pages. gallego.andre@ wanadoo.fr
Albi. Le riche patrimoine de la Madeleine dévoilé dans un ouvrage
ABONNÉS
Vue sur le quartier Madeleine Pont-vieux. Photo E.-J.C.
Livres et dédicaces, Albi, Patrimoine
Publié le 11/02/2022 à 05:10
Un groupe de passionnés de l’atelier « Notre patrimoine » du comité du quartier Madeleine Pont-vieux s’est attelé, il y a deux ans, à un long travail collectif de recherche sur l’histoire et les richesses de ce quartier.
Cette entreprise de longue haleine se termine avec la parution prochaine de l’ouvrage « Madeleine Pont-vieux. Un quartier d’Albi dans l’histoire ». À travers 250 pages, il révèle un patrimoine dans toute sa diversité : maisons, églises, métairies, moulins ou usines…
Les lieux, les dates et les personnages du quartier mis en valeur
Il retrace les évènements qui l’ont marqué : la VOA, la Petite Espagne, la Libération… Il décrit la vie des gens : de la lavandière à Mme veuve Dembourg, du tuilier aux résistants Porta ou Rinaldi. Il évoque la vie quotidienne, les commerces, les fêtes, le cinéma Florida, le Son et Lumière… Il revient sur l’importance de la rivière Tarn, son franchissement. Il esquisse les mutations d’ensemble de la société, la révolution industrielle, l’urbanisation.
Enrichi de nombreux témoignages, d’illustrations souvent inédites (photographies, aquarelles, cartes), le livre nous plonge dans le passé et nous invite à traverser le pont pour découvrir cet attachant quartier plein de vie.L’ouvrage est édité par le Comité du Quartier Madeleine Pont-vieux. Il est proposé en souscription jusqu’au 15 mars 2022 au prix préférentiel de 13 € au lieu de 17 € prix public. Bulletin de souscription en téléchargement sur le site : www.comite-quartier-madeleine.fr