Comment les sociétés privées gérant les autoroutes arnaquent l’Etat mais avec la complicité d’Alexis Kohler, le bras armé de Macron

Scandale des autoroutes : comment les concessionnaires ont arnaqué des milliards à l’État

Exclusif

Par Emmanuel Lévy

Publié le 10/02/2022 à 7:00

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Après cinq ans de procédure, « Marianne » a obtenu un rapport confidentiel sur le protocole de 2015 prorogeant de trois ans les concessions. Les négociations avec les émirs du bitume se sont fondées sur des données erronées. Et personne n’a rien trouvé à redire. Une arnaque à 4 milliards de surprofits.

Une vraie série avec entourloupes, rebondissements, acteurs connus et, bien sûr, gros sous, mais pas ceux d’un milliardaire, non, ceux des Français. Et toute l’affaire vient de là : quand l’État négocie avec les rois du bitume les concessions d’autoroutes, et donc les tarifs de péages, les citoyens n’apparaissent pas, ne comptent pas. Au moins, dans le Dîner de cons, le désigné idiot comptait au moins parmi les convives. À chaque nouvel épisode d’augmentation des tarifs autoroutiers, comme celui des 2 % applicables depuis le 1er février, le problème revient. Quel droit de regard les citoyens – un peu lassés de payer – peuvent-ils avoir sur ces « négos » de l’ombre ? Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si le mouvement des « gilets jaunes » s’est spontanément fixé aux gares de péage de ces nouveaux fermiers généraux. Et le rapport dévoilé par Marianne ne devrait pas calmer ce sentiment de dépossession, cette impression de « deals » à l’abri des regards.

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Concrètement : le document met au jour l’invraisemblable mécanique du Plan de relance autoroutier (PRA) de 2015, par lequel l’État accorde aux concessionnaires une rallonge de trois ans des contrats contre un investissement de 3,2 milliards d’euros de travaux. Une rallonge de concession faite par les pouvoirs publics en échange d’une amélioration du réseau autoroutier. Un grand classique. Oui, mais à regarder de plus près les deals et leurs conditions, l’État et les usagers apparaissent comme les dindons de la farce : hypothèses farfelues permettant la surrémunération des concessionnaires d’autoroutes, choix contestables des hauts fonctionnaires du ministère des Transports, travaux surfacturés, réflexions menées dans l’urgence…

L’opacité autour de ces négociations avait déjà été pointée grâce à Raymond Avrillier. Le « lanceur d’alerte » avait en effet obtenu que le protocole de 2015, dit protocole Macron et tenu secret, soit finalement rendu public. Grâce au document que Marianne révèle aujourd’hui, et que le gouvernement voulait garder secret, les conditions qui ont conduit à cette bérézina pour l’État sont désormais connues. Restent encore dans l’obscurité quelques détails des négociations finalisées par Élisabeth Borne, l’actuelle ministre du Travail, et Alexis Kohler, le principal conseiller d’Emmanuel Macron d’alors et d’aujourd’hui.

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Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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