La coordination Nationale des comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de Proximité dénonce les mesures en urgence susceptibles de désunir les équipes soignantes et ne propose rien contre les 40% de postes de médecins vacants

« La rustine qui crève le tuyau » (Communiqué)

Imprimer la listeRecherche24/01/2022

Émis par : Coordination nationale des CDHMP

Bulletin Semaines 03-2022

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La semaine dernière, à Mayenne, à Toul, les maternités ont fermé quelques jours faute de médecins anesthésistes, à Laval, préfecture, ce sont de nouveau les urgences qui ont fermé faute de médecins urgentistes. Dans ces hôpitaux les médecins de ces services sont quasiment tout.e.s des intérimaires : l’hôpital public n’attire plus car les conditions de travail et les salaires sont insuffisants par rapport à la charge de travail imposée par sa mission de service public : accueillir tout le monde 24/24 chaque jour de l’année.

Dans de très nombreux services, dans toutes les catégories d’hôpitaux, des plus « petits » jusqu’aux plus « grands », des lits d’hospitalisation, de réanimation, des consultations, des blocs opératoires sont fermés faute de personnel (infirmièr.e.s ou aide-signant.e.s). Là encore les conditions de travail usent le personnel, l’hôpital public n’attire pas : les postes sont vacants. 

Alors nos dirigeants, experts en bricolage de toute sorte, « inventent » une mesure qui a déjà fait la preuve de sa toxicité et de son incapacité à résoudre le problème pour les médecins. L’ARS de l’Île de France va recruter, en CDD, des infirmiè.r.es payé.e.s beaucoup plus que les titulaires. Non je ne fabule pas, c’est le Figaro qui l’écrit.

Vous imaginez dans un même service des personnes qui font le même travail, les mêmes horaires, qui ont la même qualification, la même ancienneté et qui ont des salaires différents et pas qu’un peu ! C’est comme cela que l’on détruit les équipes, le sens du travail, qu’on décourage le personnel quelle que soit sa fontion : ce n’est pas une erreur, c’est la volonté de continuer à casser l’hôpital public. 

Il ne reste encore une fois qu’à retrousser nos manches, à sortir nos banderoles, nos drapeaux, nos cartes postales et nos pétitions, à convaincre nos voisin.e.s, ami.e .s, parents, collègues de rejoindre 27 janvier les rassemblements et manifestations intersyndicales et interprofessionnelles et exiger une revalorisation salariale.

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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