Hopital de CASTRES et cash investigation: la cible n’était pas la bonne ! – 3 projets à l’hôpital de Lavaur –

Remous à l’hôpital de Castres après l’enquête de Cash investigation

À l’hôpital, le reportage « a choqué les équipes concernées »./ DDM DR

Publié le 14/01/2022 à 12:51 , mis à jour le 15/01/2022 à 09:58 46 commentaires

https://www.ladepeche.fr/amp/2022/01/14/remous-a-lhopital-de-castres-apres-lenquete-de-cash-investigation-10045854.php

Mis en la. Wable cause par l’émission d’investigation d’Elise Lucet après le témoignage de Sylvie, une ancienne pharmacienne qui estime avoir mal été opérée d’un cancer de l’ovaire, l’hôpital intercommunal crie à l’injustice.

Dans les couloirs de l’hôpital les dents ont grincé ce vendredi. Diffusée jeudi soir sur France 2, l’émission Cash investigation, intitulée « Liberté, santé, inégalités » traitait du cas épineux des déserts médicaux en France.https://d-36499462301465274399.ampproject.net/2112231523002/frame.html

Si le Tarn a été mis en lumière par le combat acharné du sénateur Philippe Folliot, un fragment du reportage a pointé du doigt l’implication du Chic Castres-Mazamet dans l’expérience douloureuse de Sylvie, une ancienne pharmacienne, près de Castres.https://3cd0605a7566188c683a9c6d285a17da.safeframe.googlesyndication.com/safeframe/1-0-38/html/container.html?n=0

« Quand le cancer frappe, nous n’aurions pas tous les mêmes chances de nous en sortir. Il existerait des établissements où il vaudrait mieux ne pas se faire opérer », introduit le journaliste avant la séquence présentant Sylvie, qui « aurait été mal opérée d’un cancer et qui depuis vit avec la menace constante d’une rechute ».

On apprend vers la 50e minute de l’émission présentée par Elise Lucet, que la sud Tarnaise se rend aux urgences du Chic, cinq ans auparavant, après plusieurs signes alarmants. Elle est consultée par un gynécologue, qui pose le diagnostic d’un cancer de l’ovaire et lui propose de l’opérer sur place, trois jours plus tard. Elle accepte et confie à la télévision : « Ce n’est pas un choix. On est dans un état de stupéfaction, je pense qu’il y a un certain nombre de neurones qui s’arrêtent de tourner. Plus vite je serai prise en charge, mieux ça ira. Même si après coup, on se rend compte que le calcul n’est pas le bon ».

« La patiente a reçu les soins adéquats dans les meilleurs délais »


Rapidement, alors qu’elle semble tirée d’affaire, Sylvie rechute. « Lors d’un contrôle, six mois plus tard, une autre tumeur est découverte, cette fois-ci sur l’intestin », commente le journaliste, qui poursuit : « Cette tumeur est très grosse. Étant donné sa taille, Sylvie est convaincue qu’elle existait déjà lors de la première opération. » « Est-ce qu’un gynécologue, quand il voit une petite trace de maladie sur un intestin, est-ce qu’il va oser couper ? », questionne l’ancienne patiente, alors que « la maladie s’aggrave, le cancer s’étend », poursuit le journaliste de Cash investigation.

Mis en cause, l’hôpital intercommunal se défend. Son directeur, Philippe Péridont précise : « Ce reportage a choqué les équipes concernées. Nous avons la chance d’avoir de très bonnes équipes chirurgicales, et cette équipe-là en particulier, je peux dire que c’est l’une des plus brillantes de la région. Nous ressentons cela comme une injustice. Nous n’avons jamais été saisis par cette patiente dans quelconque démarche ou de réclamation. Ce témoignage sert de base à une thèse qui n’est pas étayée sur des éléments qualitatifs importants et précis. On laisse croire que le Chic assure des activités qui n’entrent pas dans un cadre réglementaire. C’est faux ! Le Chic répond complètement aux conditions nécessaires pour valider ses activités. »

Et de conclure : « Par amalgame, ce reportage laisse planer le doute sur la qualité de la prise en charge de cette patiente au Chic et sur le respect des seuils par l’établissement (lire encadré). Il n’en est rien : la patiente a reçu les soins adéquats, dans les meilleurs délais et conditions de qualité et de sécurité des soins, en totale conformité avec les recommandations et normes réglementaires en vigueur. »

700 interventions de chirurgie de cancer en 2020

Dans leur enquête, les journalistes de Cash investigation soulignent : « Les scientifiques recommandent un nombre minimum d’actes à réaliser chaque année pour bien pratiquer. Quand un établissement en pratique moins, le risque de mortalité s’accroît fortement. » Une recommandation sans être une obligation. « Pour le cancer de l’ovaire, une équipe chirurgicale devrait faire au minimum 20 opérations par an. En dessous de 10 par an, le risque augmente de 40 % », avant d’indiquer, d’après leurs chiffres, que « 10 cancers de l’ovaire ont été opérés par an entre 2016 et 2018 ». Réponse de l’hôpital public : « En 2020, il y a eu au CHIC plus de 700 interventions de chirurgie cancérologique. Pour la spécialité gynécologie, ce sont 110 interventions dont 47 interventions entrant dans l’appréciation du seuil fixé à 20. Pour les cancers du sein, le nombre de cancers opérés est de 133 pour un seuil fixé à 30. Les seuils sont donc largement respectés au CHIC et l’activité de cancérologie y progresse tous les ans. »

Jason Esnault

Lavaur. Trois grand projets pour l’hôpital vauréen

Le centre hospitalier envisage 2022 dans les meilleures conditions. Publié le 15/01/2022 à 05:10

https://www.ladepeche.fr/amp/2022/01/15/trois-grand-projets-pour-lhopital-vaureen-10047380.php

Dans un contexte où le nombre de lits dans les hôpitaux diminue, celui de Lavaur tire son épingle du jeu voyant ce chiffre augmenter depuis dix ans et prévoyant même des ouvertures.

« On a stabilisé, maintenu la capacité de l’établissement avec des ajustements réalisés sur la chirurgie ambulatoire et les soins de suite et de réadaptation », explique Olivier Rastouil, directeur délégué du centre hospitalier de Lavaur.

Avec 752 accouchements l’an dernier, la maternité tourne très bien, aidée par une très bonne réputation du modèle « familial » et des professionnels qui incitent les futurs parents à être suivis à Lavaur, même venant d’un très large secteur géographique. Un dixième des naissances concerne aujourd’hui de futurs Toulousains. L’an dernier, le service des urgences quant à lui a enregistré 18 000 entrées.

Plusieurs projets sont en cours. « Nous avons la conviction que les crédits seront au rendez-vous de trois projets », confie Bernard Carayon, maire de la ville, président du conseil de surveillance de l’hôpital. Le premier concerne l’EHPAD qui doit bénéficier d’un cofinancement Etat-Conseil départemental pour être transféré sur un terrain situé à proximité du centre Philippe-Pinel. « Le pôle gériatrie sera situé face à l’unité de soins de longue durée », confie Olivier Rastouil.

À terme, le projet prévoit à la place de l’actuel EHPAD l’extension du court séjour gériatrique avec 10 lits qui seront ouverts en 2023, venant compléter le dispositif actuel.

Le second grand projet concerne le centre Pinel. « Cela fait des années que nous avons appelé l’attention de la tutelle sur la vétusté des bâtiments », souligne Bernard Carayon. Une aide pour l’investissement sera accordée dans le cadre du Ségur de la santé. Pour l’heure, le montant de cette destruction-reconstruction d’au moins deux bâtiments n’est pas encore connu pour ce projet qui reste à affiner.

Concernant l’important dossier de l’arrivée de l’IRM, il est prêt à être présenté. Une « fenêtre » pour déposer le dossier aura lieu au premier semestre de cette année. « S’il est rapidement validé, on peut imaginer avoir un IRM dont l’activité pourrait démarrer à la rentrée 2023 », estime Olivier Rastouil. « Le fait que nous soyons mariés avec le CHU de Toulouse est un atout pour l’obtenir de plus que l’ouest tarnais se développe démographiquement », rappelle pour sa part Bernard Carayon.

Ces trois projets devraient contribuer à la transformation de l’établissement pour lequel on craignait le pire il y a seulement quinze ans.

Jean-Claude Clerc

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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